11 août 2012

Bilan Challenges n°1

Les Challenges qui se terminent :

Challenge_Thriller  CHALLENGE REUSSI
Challenge Thriller organisé par Cynthia jusqu'au 15 juin 2012, j'ai choisi de lire au moins 8 thrillers pour la catégorie "Même pas peur"

livre n°1 : En mémoire de la forêt - Charles T. Powers (États-Unis)
livre n°2 : Le Sabot du diable – Kem Nunn (États-Unis)
livre n°3 : Nous n'irons plus au bois – Mary Higgins Clark (États-Unis)
livre n°4 : Remède mortel – Harlan Coben (États-Unis)
livre n°5 : La lionne blanche – Henning Mankell (Suède)
livre n°6 : Jusqu'à la folie - Jesse Kellerman (États-Unis)
livre n°7 : Printemps - Mons Kallentoft (Suède)
livre n°8 : Cyanure – Camilla Läckberg (Suède)
livre n°9 : Le Chinois – Henning Mankell (Suède)
livre n°10 : Le troisième pôle - Guillaume Lebeau
livre n°11 : Les anges perdus – Jonathan Kellerman (États-Unis)
livre n°12 : Le Vol des cigognes – Jean-Christophe Grangé 
livre n°13 : Sous haute tension – Harlan Coben
livre n°14 : De bons voisins – Ryan David Jahn 
livre n°15 : L’homme qui souriait – Henning Mankell (Suède)
livre n°16 : Noir océan – Stefán Máni (Islande) 
livre n°17 : Haka – Caryl Férey 
livre n°18 : La mort indienne – Karin Fossum (Norvège) 

 

RL2011b  CHALLENGE 7% REUSSI
Challenge 1% Littéraire 2011 organisé par Hérisson08, il s'agit de lire au moins 1% des 654 sorties littéraires prévues cet automne. Soit au moins 7 livres...  (fin du challenge 31 juillet  2012) 

livre n°1 : En mémoire de la forêt – Charles T. Powers 
livre n°2 : Chiens féraux – Felipe Becerra Calderon (Chili)
livre n°3 : Persécution – Alessandro Piperno (Italie)
livre n°4 : Father – Vito Bruschini (Italie)
livre n°5 : Remède mortel – Harlan Coben (États-Unis)
livre n°6 : Skoda – Olivier Sillig (Suisse)
livre n°7 : Le premier été – Anne Percin                      Challenge 1% 
livre n°8 : Aleph – Paulo Coelho (Brésil)
livre n°9 : Et rester vivant – Jean-Philippe Blondel
livre n°10 : Jusqu'à la folie - Jesse Kellerman (États-Unis)
livre n°11 : Rien ne s'oppose à la nuit - Delphine de Vigan
livre n°12 : Les vaches de Staline – Sofi Oksanen (Finlande)
livre n°13 : Mots de tête – Dominique Resch
livre n°14 : Freedom – Jonathan Franzen (États-Unis)    Challenge 2% 
livre n°15 : Famille modèle – Eric Puchner (États-Unis)
livre n°16 : Le pacte des vierges – Vanessa Schneider
livre n°17 : Désolation – David Vann (États-Unis)
livre n°18 : Portes ouvertes – Ian Rankin (Grande-Bretagne)
livre n°19 : Printemps - Mons Kallentoft (Suède)
livre n°20 : Eux sur la photo - Hélène Gestern
livre n°21 : Du domaine des Murmures - Carole Martinez    Challenge 3%
livre n°22 : Retour à Killybegs - Sorj Chalandon
livre n°23 : Veuf – Jean-Louis Fournier
livre n°24 : Cyanure – Camilla Läckberg (Suède)
livre n°25 : Bettý – Arnaldur Indridason (Islande)
livre n°26 : Le cas Sneijder - Jean-Paul Dubois 
livre n°27 : Le Chinois – Henning Mankell (Suède)
livre n°28 : Le héron de Guernica – Antoine Choplin           Challenge 4%
livre n°29 : Un amour de geek – Luc Blanvillain
livre n°30 : Tout, tout de suite – Morgan Sportès
livre n°31 : Le roman de Yocandra – Zoé Valdès (Cuba)
livre n°32 : Terezin plage – Morten Brask (Danemark)
livre n°33 : Le silence ne sera qu’un souvenir – Laurence Vilaine
livre n°34 : Les souvenirs – David Foenkinos
livre n°35 : Un avenir – Véronique Bizot           Challenge 5%
livre n°36 : La Tour d'arsenic – Anne B. Ragde (Norvège)
livre n°37 : 
Les Solidarités mystérieuses – Pascal Quignard 
livre n°38 : La tentation du homard – Elizabeth Gilbert (États-Unis)
livre n°39 : Les oreilles de Buster – Maria Ernestam (Suède)
livre n°40 : Juste avant – Fanny Saintenoy
livre n°41 : La fille tombée du ciel - Heidi W. Durrow (États-Unis)
livre n°42 : Banquises – Valentine Goby            Challenge 6%
livre n°43 : 
Les revenants – Laura Kasischke (États-Unis)
livre n°44 : L'année où tout a changé - Jill Hucklesby (Grande-Bretagne)
livre n°45 : Si tu passes la rivière - Geneviève Dumas (Belgique)
livre n°46 : Brise glace – Jean-Philippe Blondel
livre n°47 : Sunset Park – Paul Auster
livre n°48 : Room - Emma Donoghue
livre n°49 : Le Turquetto – Metin Arditi            Challenge 7%          

 

challenge_Paul_Auster  CHALLENGE REUSSI
Challenge Paul Auster organisé par Mrs Pepys jusqu'au 27/07/2012, je me suis inscrite pour "un petit tour à Brooklyn" soit 2 romans à lire.

livre n°1 : Brooklyn Follies – Paul Auster
livre n°2 : Sunset Park – Paul Auster

 

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10 août 2012

Pleure, ô pays bien-aimé – Alan Paton

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Albin Michel – 1950 – 342 pages

Albin Michel – mai 1966 – 316 pages

Livre de Poche – janvier 1967 – 429 pages

Livre de Poche – 1978 – 429 pages

Livre de Poche – 1984 – 351 pages

Livre de Poche – juin 1997 -

Albin Michel – juin 1999 -

traduit de l'anglais par Denise Van Moppès

Titre original : Cry, the beloved country, 1948

Quatrième de couverture :
Appelé par sa sœur, Stephen Koumalo, le vieux pasteur noir d'un village d'Afrique du Sud doit se résigner à partir pour Johannesburg. Plusieurs de ses parents, dont son fils unique Absalon, sont déjà dans cette ville redoutable, le royaume des Blancs. Koumalo qui, tout au long de son existence, ne fut qu'amour et charité, découvre à Johannesburg la réalité brutale de l'apartheid, de la misère et de la déchéance qui règnent parmi les Noirs transplantés dans la grande ville. 

Auteur : Alan Stewart Paton est un écrivain et un homme politique sud-africain, fondateur du parti libéral d'Afrique du Sud.
Il est né en 1903 dans la province du Natal, aujourd'hui appelée KwaZulu-Natal. Sa famille descendait des colons anglais en Afrique du Sud. Ses parents appartenaient à la communauté religieuse protestante des christadelphians. Alan Paton obtint à l'université du Natal une licence de sciences ainsi qu'un diplôme d'enseignement.
Il devint enseignant en lycée, puis, de 1935 à 1948, proviseur d'un centre de rééducation pour mineurs délinquants. Il y introduisit des réformes progressistes en assouplissant les conditions de vie et en proposant toutes sortes de permissions en cas de bonne conduite : dortoirs plus ouverts, autorisation de travail hors du centre. Il autorisa aussi l'hébergement dans des familles d'accueil avec contrôle par l'institution.
Alan Paton voulut s'engager lors de la seconde guerre mondiale mais fut réformé. Il décida alors de voyager, à ses propres frais, pour découvrir les systèmes éducatifs étrangers et tout particulièrement leurs centres de rééducation. Il visita ainsi une partie de l'Europe et les États-Unis. Lors de son passage en Norvège, il commença à écrire son premier roman, Pleure, ô pays bien-aimé. Il en finit l'écriture fin 1946 à San Francisco, où il rencontra également son éditeur.
Rentré au pays en 1947, il fonda en 1953 le parti libéral sud-africain qui militait pacifiquement contre l'apartheid fraîchement instauré. Il en resta président jusqu'à sa dissolution en 1968, la loi interdisant alors les partis multiraciaux. Il prit sa retraite à Botha's Hill, dans sa province natale, où il meurt le 12 avril 1988. 

Mon avis :
Je me rappelle très bien avoir reçu ce livre comme cadeau d'anniversaire par mes parents, mais impossible de me souvenir pour quel âge exact, sans doute pour mes 15 ans.
Avec ce livre, j'ai découvert ce qu'était l'Afrique du Sud et la réalité brutale et injuste de l'apartheid.
C'est l'histoire d'un vieux pasteur zoulou Stephen Kumalo d'un petit village d'Afrique du Sud qui subit l'exode des hommes désignés pour le travail des mines d'or. Le vieux pasteur a reçu une lettre qui l'invite à se rendre à Johannesburg où son fils Absalon a disparu. Là-bas, il découvre la misère des populations noires, et après de longues et pénibles recherches il retrouve son fils en prison, lors d'un cambriolage Absalon a commis un meurtre sur un blanc. Il est condamné à mort.

Ce livre m'a marqué, beaucoup touché et adolescente, je l'ai relu plusieurs fois. Pour faire ce billet, j'en ai relu quelques passages et même si le style peu paraître un peu vieillot, j'ai retrouvé la force du livre.

 CryTheBelovedCountry1951 lost_in_the_star film_pleure_o_mon_

Ce livre a été adapté à plusieurs reprises au cinéma :
Pleure, ô pays bien-aimé (Cry, the Beloved Country) est un film britannique réalisé par Zoltan Korda, en 1951.
Lost in the Stars, en 1974 est un film américain réalisé par Daniel Mann.
Pleure, ô pays bien-aimé (Cry, the Beloved Country) est un film sud-africano-américain réalisé par Darrell Roodt en 1995.  

Extrait : (début du livre)
Il y a une jolie route qui mène d'Ixopo dans les collines. Ces collines sont couvertes de prairies, vallonnées et plus charmantes qu'on ne pourrait dire ou chanter. La route y monte pendant douze kilomètres jusqu'à Carisbrooke et, de là, lorsqu'il n'y a point de brouillard, l'on découvre à ses pieds l'une des plus belles vallées d'Afrique. Alentour s'étendent herbages et fougères et l'on entend au loin le cri mélancolique du titihoya (1), l'un des oiseaux du veld (2). Plus bas coule l'Umzikulu qui vient du Drakensberg et s'en va vers la mer et, de l'autre côté du fleuve, les hautes chaînes de collines se dressent les unes derrière les autres jusqu'aux montagnes d'Ingeli et d'East Griqualand.
La prairie est riche et touffue, l'on ne voit pas le sol. Elle retient la pluie et le brouillard qui pénètrent dans la terre, alimentant des ruisseaux dans tous les ravins. Elle est bien entretenue et il n'y a pas trop de troupeaux pour la paître, pas trop d'incendies pour la dévaster. Déchaussez-vous pour y marcher, car cette terre est sacrée et telle qu'elle sortit des mains du Créateur. Protégez-la, gardez-la, nourrissez-la, car elle protège les hommes, garde les hommes, nourrit les hommes. Détruisez-la et l'homme est détruit.
L'herbe alentour est riche et touffue et l'on n'aperçois pas le sol. Mais les riches collines vertes s'interroment. Elles descendent vers la vallée et, en descendant, changent de nature. Elles deviennent rousses, elles se dénudent ; elles ne retiennent plus la pluie ni le brouillard, et les ruisselets sèchent dans les ravins. Trop de troupeaux en paissent l'herbe et trop d'incendies les dévastent. Chaussez-vous bien pour marcher sur cette terre, car elle est rude et dure et les pierres sont coupantes sous les pieds. Elle n'est point entretenue, ni gardée ni nourrie, elle ne protège plus les hommes, ne garde plus les hommes, ne nourrit plus les hommes. Et il y a bien longtemps qu'on n'entend plus ici le cri du titihoya.
Les grandes collines rousses se dressent, désolées, et la terre s'en arrache comme de la chair. Les éclairs flamboient au-dessus d'elle, les nuages se déversent sur elle, les ruisseaux morts se remettent à couler gonflés du sang rouge de la terre. En bas, dans les vallées, les femmes grattent ce qui reste de terre arable et le maïs atteint à peine à la hauteur d'un homme. Ce sont des vallées de vieillards, de femmes et d'enfants. Les hommes sont partis, les jeunes sont partis. Le sol ne peut plus les nourrir.

(1) Onomatopée, désigne un oiseau de la famille du pluvier.
(2) Nom african, signifie prairie. Peut également servir à désigner l'herbe.

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09 août 2012

Souvenirs, Souvenirs...

Souvenirs_souvenirs

Cette été va être l'occasion de présenter sur mon blog
quelques livres de mon enfance et de mon adolescence
que j'ai lu et relu à l'époque
et dont je garde un très bon souvenir...

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08 août 2012

Swap Anniversaire

C'est le jour de l'Anniversaire de notre grande organisatrice de Swap Anniversaire

Joyeux Anniversaire Hérisson08 !

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Pensez à aller lui souhaiter sur son Blog !

 

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07 août 2012

En pause...

C'est mon tour de partir quelques jours en vacances, 

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avec bien sûr des livres dans mes bagages...

Les livres de la sélection ELLE du mois de Septembre :
L'élimination -Rithy Panh (en cours)
Belle famille - Arthur Dreyfus

Une veuve de papier - John Irving
Les yeux au ciel - Karine Reysset
La légende de nos pères - Sorj Chalandon
Un livre pour le Challenge Destination : Egypte (1er septembre)
Un livre pour le Challenge Un mot, des titres : ENFANT (1er septembre)
Le guerrier solitaire - Henning Mankell

...

Le blog continue à vivre, quelques billets ont été programmés durant mon absence... 

A très bientôt...

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06 août 2012

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [89]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

ce_qu_il_n_ont_pas_pu_nous_prendre promenons_nous_dans_les_bois

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys 
Promenons-nous dans les bois – Bill Bryson

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

L'élimination - Rithy Panh (Sélection Prix Elle 2013)

Que lirai-je cette semaine ?

L'avant-dernière chance - Caroline Vermalle

Bonne semaine et bonne lecture. 

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04 août 2012

Promenons-nous dans les bois – Bill Bryson

promenons_nous_dans_les_bois Payot – avril 2012 – 346 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Karine Chaunac

Titre original : A walk in the woods, 1997

Quatrième de couverture :
Rentré aux États-Unis au milieu des années 1990 après avoir longtemps vécu en Angleterre, le désopilant Bill Bryson nous avait raconté les péripéties de son quotidien dans American Rigolos (Payot, 2001). Outre observer la faune de ses concitoyens, il a voulu redécouvrir aussi son pays par un retour à la nature. Alors il s’est courageusement attaqué à l’Appalachian Trail, un sentier qui serpente à travers les montagnes sur 3 500 kilomètres, du Maine à la Géorgie.
Pour compagnon dans des paysages autrement plus tourmentés que son Iowa natal, Bill s’est choisi son vieux copain d’école, Stephen Katz, qu’il nous avait présenté dans Ma fabuleuse enfance dans l’Amérique des années 1950 (Payot, 2009). Le problème, c’est que Katz n’aime rien tant que regarder la série X-Files dans les motels. L’autre problème, c’est qu’en se promenant dans les bois on risque, comme dans la série, de croiser de drôles de créatures qui n’ont pas l’humour de l’auteur – des ours ou, pis, des randonneurs, sans oublier les petites plantes toxiques qui vous rendent plus vert qu’un Martien.
La littérature de voyage à la Bryson a pour immense avantage de ne pas endormir le lecteur en chemin. « Jamais un bouquin ne m’a fait autant rire ! » s’est exclamé Robert Redford après en avoir acquis les droits cinématographiques pour devenir Bill à l’écran aux côtés de Katz, alias Paul Newman. Le décès de ce dernier a repoussé le projet, mais Redford a récemment déclaré ne pas y avoir renoncé… 

Auteur : Né en 1951, Bill Bryson est un auteur américain de récits de voyages humoristiques, ainsi que de livres traitant de la langue anglaise et de sujets scientifiques. Il a vécu la majorité de sa vie d'adulte au Royaume-Uni.  

Mon avis : (lu en août 2012)
Je n'aurais jamais emprunté ce livre s'il ne m'avait pas été conseillé par ma Bibliothécaire préférée...
Avec beaucoup d'humour, l'auteur nous raconte sa longue randonnée avec son ami Stephen Katz sur le mythique sentier des Appalaches qui fait environ 3500 km de la Georgie au Maine en passant par tous les sommets. Ils sont deux quadragénaires pas spécialement préparés et leurs péripéties sont souvent hilarantes. C'est également un livre documentaire car il y a beaucoup de passages racontant l'histoire de sentier de randonnée qu'est l'Appalachian Trail. C'est très intéressant mais parfois cela devient lassant car les mésaventures et les rencontres de Bill et Stephen sont bien plus amusantes.
Je le conseille également pour le Challenge 50 états 50 billets car il y a le choix pour les états évoqués dans ce livre : Georgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, Virginie, Pennsylvanie, Maine, New-Hampshire...  

Extrait : (début du livre)
Peu après avoir déménagé ma petite famille dans une bourgade modeste du New Hampshire, je suis tombé sur un chemin qui démarrait à la lisière de la ville pour disparaître dans les bois. Une pancarte indiquait qu'il ne s'agissait pas de n'importe quelle piste mais du célèbre sentier des Appalaches, ou AT pour «Appalachian Trail», qui longe la côte Est des États-Unis sur plus de 3 500 kilomètres à travers la paisible - et ô combien prometteuse - chaîne de montagnes du même nom.
C'est l'ancêtre des chemins de grande randonnée. La section qui traverse la Virginie fait à elle seule deux fois la longueur du Pennine Way, un itinéraire anglais qui mène du Derbyshire à la frontière écossaise. L'AT serpente de la Géorgie au Maine, à travers quatorze États, par-delà de plaisants mamelons rebondis dont les appellations mêmes - Blue Ridge, Smokies, Cumberlands, Catskills, Green Mountains, White Mountains - semblent une invitation à l'errance. Qui peut prononcer les mots de «Great Smoky Mountains» ou «Shenandoah Valley» sans sentir le besoin irrépressible, comme l'a évoqué au XIXe siècle le naturaliste John Muir, «de jeter une miche de pain et une livre de thé dans une vieille besace puis de sauter par-dessus la barrière du jardin» ?
Et voici que ce sentier se présentait à moi, à l'improviste, étirant ses courbes dangereusement séduisantes dans ce coin agréable de Nouvelle-Angleterre où je venais juste de m'installer. Cela paraissait absolument extraordinaire : je pouvais claquer la porte de chez moi et m'enfoncer dans les forêts de Géorgie sur 2 900 kilomètres ou partir en sens inverse et grimper les flancs escarpés et rocailleux des White Mountains jusqu'à la proue légendaire du mont Katahdin, à 700 kilomètres au nord. Et tout cela dans un environnement sauvage dont peu ont fait l'expérience. Au fond de moi, une petite voix murmurait : «Ça a l'air génial. Vas-y !»
J'ai échafaudé quelques bonnes raisons de me lancer dans l'aventure. Cela me remettrait en forme après des années à me traîner comme une larve. Cela me serait bénéfique - je ne savais pas en quoi, mais j'en étais sûr - d'apprendre à me débrouiller seul dans la nature.
Quand des types en pantalons de camouflage et chapeaux de chasse se mettraient à raconter leurs terrifiants exploits au comptoir du Four Aces, je ne me sentirais plus aussi benêt. Je voulais moi aussi un peu de la suffisance du gars buriné qui promène un regard d'acier sur l'horizon lointain et dit lentement, avec un reniflement viril : «Ouaip ! J'ai chié dans les bois. Et pas qu'une fois.»

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32/50 : Virginie

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02 août 2012

L'Aventure commence !

Cela fait des semaines que j'attendais cela...

Il y a une semaine, je recevais une lettre m'annonçant les titres des 3 premiers livres et
hier soir, j'ai trouvé le colis avec les 3 livres dans ma boîte aux lettres !

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C'est donc parti pour le Jury du Grand Prix des lectrices Elle 2013 !

Je dois rendre ma "copie" avant le 27 août.

Pour ce premier round, j'ai déjà lu le policier "Au lieu-dit Noir-Étang... - Thomas H. Cook" juste quelques jours avant de savoir qu'il faisait parti de la sélection, je vais donc pouvoir rapidement réécrire mes commentaires sur ce livre sans être obligé de le relire.

Je pense terminer deux lectures en cours avant de me lancer pour commencer dans la lecture du document. 

A suivre...

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01 août 2012

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre – Ruta Sepetys

ce_qu_il_n_ont_pas_pu_nous_prendre Gallimard jeunesse – octobre 2011 – 432 pages

traduit de l'anglais (américain) par Bee Formentelli

Titre original : Between shades of gray, 2011

Quatrième de couverture :
Lina est une jeune Lituanienne comme tant d'autres. Très douée pour le dessin, elle va intégrer une école d'art. Mais une nuit de juin 1941, des gardes soviétiques l'arrachent à son foyer. Elle est déportée en Sibérie avec sa mère et son petit frère, Jonas, au terme d'un terrible voyage. Dans ce désert gelé, il faut lutter pour survivre dans les conditions les plus cruelles qui soient. Mais Lina tient bon, portée par l'amour des siens et son audace d'adolescente. Dans le camp, Andrius, dix-sept ans, affiche la même combativité qu'elle... Le récit de Lina vous coupera le souffle. Vous n'aurez qu'une envie : faire partager cette histoire aussi terrible qu'exemplaire, qui irradie d'amour et d'espérance. Déjà un classique dans de nombreux pays.

Auteur : Fille d’un réfugié lituanien, Ruta Sepetys est née dans le Michigan où elle a été élevée dans l’amour de la musique et des livres par une famille d’artistes. Elle étudie la finance internationale et vit quelques temps en Europe (Paris). Puis, elle part à Los Angeles pour travailler dans l’industrie de la musique. Aujourd’hui mariée, elle vit dans le Tennessee avec sa famille. Ce qu’ils n’ont pu nous prendre est son premier roman.

Mon avis : (lu en juillet 2012)
Lina est une jeune lituanienne de 15 ans, en juin 1941, est arrêté avec sa mère et son petit frère Jonas par la NKVD (la police politique soviétique). Ainsi commence un long voyage dans des wagons à bestiaux vers la Sibérie. Les conditions de voyage sont très difficiles avec en particulier la soif et la faim. Après 42 jours de train, la première étape sera un camp de travail dans l'Altaï. Ils sont logés « chez l'habitant », ils sont imposés aux autochtones qui les acceptent difficilement. Le travail est obligatoire si on veut obtenir sa maigre ration de pain du jour. Lina est soutenue par Andrius, un jeune homme de dix-sept ans aussi combatif qu’elle. Mais près de neuf mois après leur arrivée dans se camp une partie des déportés est condamnée à reprendre la route vers une destination glaciale au-delà du Cercle Polaire. Andrius et Lina sont donc séparés et la survie devient encore plus dure dans ces conditions extrême.
Lina est douée pour le dessin et tout au long de ce terrible voyage, elle utilisera en cachette son art pour témoigner.
L’auteur imagine ce récit plein de courage et de solidarité pour évoquer des faits historiques souvent passés sous silence : comment durant la Seconde Guerre Mondiale les Pays Baltes (Lituanie, Lettonie et Estonie) ont été envahis par les Soviétiques et les opposants ont été déportés en Sibérie. Une note de l’auteur en fin de livre nous explique tout cela.
Ce roman est édité dans une collection pour adolescents mais je le conseillerai aux adultes et grands adolescents. Un roman très fort à découvrir et à faire découvrir ! 

Extrait : (début du livre)
Ils m'ont arrêtée en chemise de nuit.
Quand je repense à cette terrible nuit, je suis bien obligée d'admettre que les signes avant-coureurs n'avaient pas manqué : on avait brûlé des photos de famille dans la cheminée; tard dans la soirée, j'avais surpris Mère à coudre à l'intérieur de la doublure de son manteau ses plus beaux bijoux et ses plus belles pièces d'argenterie; Père n'était pas rentré de son travail. Mon petit frère, Jonas, posait des questions. J'en posais, moi aussi, mais peut-être me refusais-je à reconnaître les présages de la catastrophe. En réalité, mes parents avaient l'intention de prendre la fuite, ce que je ne compris que plus tard.
Ils n'ont pas pris la fuite. Nous avons été arrêtés.

14 juin 1941. Après m'être changée et avoir passé ma chemise de nuit, je m'installe à mon bureau pour écrire une lettre à ma cousine Joana. J'ouvre ma nouvelle écritoire en ivoire, assortie d'une boîte de plumes et de crayons, qu'une tante m'a offerte pour mes quinze ans.
La brise du soir entrée par la fenêtre ouverte flotte au-dessus de mon bureau, faisant voltiger les rideaux. Je peux sentir le parfum du muguet que Mère et moi, nous avons planté voilà deux ans. Chère Joana.

Ce n'est pas un simple coup frappé à la porte, mais une véritable salve de coups, pressants, insistants, qui me fait bondir sur ma chaise. On martèle la porte d'entrée à coups de poing. Personne ne bouge à l'intérieur de la maison. Je quitte mon bureau pour aller jeter un regard furtif dans le couloir. Ma mère est debout, aplatie contre le mur, face à notre carte encadrée de la Lituanie. Elle prie, les yeux clos. Elle a les traits tirés par l'angoisse - une angoisse comme je ne lui en ai jamais vue.
- Mère, demande Jonas dont un seul œil apparaît dans l'embrasure de sa porte, est-ce que tu vas leur ouvrir ? S'ils continuent comme ça, ils vont finir par défoncer la porte d'entrée. 
Tournant la tête, Mère nous voit tous les deux, Jonas et moi, postés chacun sur le seuil de notre chambre, l'air interrogateur.
- Oui, mon chéri, je vais leur ouvrir, répond-elle en esquissant un sourire forcé. Je ne laisserai personne défoncer notre porte.

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31/50 : Tennessee
Ruta Sepetys vit dans le Tennessee

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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30 juillet 2012

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [88]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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Sunset Park – Paul Auster
Room - Emma Donoghue
Le Turquetto – Metin Arditi

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre - Ruta Sepetys

Que lirai-je cette semaine ?

Promenons-nous dans les bois - Bill Bryson
L'avant-dernière chance - Caroline Vermalle


Bonne semaine et bonne lecture. 

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