19 novembre 2012

C'est Lundi que lisez-vous ? [101]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

la_d_esse_des_petites l_Amour_sans_le_faire cavalier_seul

La déesse des petites victoires - Yannick Grannec (Grand Prix Elle) 
L'Amour sans le faire - Serge Joncourt 
Cavalier seul - Achdé , Daniel Pennac, Tonino Benacquista

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La faille souterraine et autres enquêtes - Henning Mankell

Que lirai-je cette semaine ?

Gains - Richard Powers (partenariat PriceMinister)
Livre pour le Challenge Un mot, des titres (mot : beau)
Printemps barbare - Hector Tobar (partenariat Belfond)

Bonne semaine et bonne lecture. 

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17 novembre 2012

Cavalier seul - Achdé , Daniel Pennac, Tonino Benacquista

cavalier_seul Dargaud – octobre 2012 – 48 pages

Présentation de l'éditeur : 
Dans Cavalier seul, 5e tome des Nouvelles aventures de Lucky Luke, Pennac, Benacquista et Achdé annoncent... la séparation des Dalton !
Ce 5e épisode des Nouvelles aventures de Lucky Luke s'ouvre sur un énième coup raté des Dalton. Mais, cette fois, Jack, William et Averell décident de destituer Joe et de faire cavalier seul. Chacun des frères partira de son côté, et celui qui, le premier, gagnera un million de dollars sera le nouveau chef des Dalton.

Auteurs :  Achdé, de son vrai nom Hervé Darmenton, né le 30 juillet 1961 à Lyon, est un scénariste et dessinateur de bande dessinée français. Son pseudonyme vient de ses initiales, H-D. Depuis le décès de Morris en 2001, il dessine la série Lucky Luke
Tonino Benacquista est né en 1961, de parents italiens. Il a grandi à Vitry, lisant très peu, mais passant en revanche une grande partie de son temps libre devant la télévision, à regarder des séries, comme Les Incorruptibles. Il a ensuite commencé des études de littérature et cinéma, qu'il a abandonnées pour faire toutes sortes de petits boulots, expériences qui lui ont donné une matière inépuisable pour l'écriture de ses romans. Il publie son premier roman en 1985, puis atteint à la reconnaissance en 1991 avec La Commedia des Ratés, qui rafle trois prix la même année. 

Daniel Pennac est né, en 1944, au Maroc, à Casablanca, dans une famille de militaires. Il a passé son enfance au gré de garnisons en Afrique et en Asie du Sud-Est, avant d'obtenir, à Nice, une maîtrise de lettres et d'opter pour l'enseignement. Professeur de français, il est autant connu pour ses romans pour adultes que pour enfants.

Mon avis : (lu en novembre 2012)
Une aventure de Lucky-Luke très sympathique, je l'ai lu en une demi-heure.
Le nouveau dessinateur qui a repris la suite de Morris reste très proche du dessin de son aîné. Le scénario concocté par Daniel Pennac et Toni Benacquista est à la hauteur de ceux de Goscinny, de l'humour, de l'imagination...
Après encore un retour en prison, Jack, William et Averell se rebellent contre l'autorité omniprésente de Joe. Celui-ci leur lance alors un défi, chacun des frères partiront de leur côté et c'est celui qui rapportera le premier un million de dollars qui deviendra le nouveau chef des Dalton. L'aventure commence dès l'évasion car chaque Dalton va creuser son propre trou... Lucky-Luke est bien sûr là mais son travail va être plus difficile et multiplié par quatre car il va devoir s'occuper de séparément de chacun des frères Dalton.

 

 

Extrait :

p3 p4

p5 p6

p7

 

 

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012

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"Loisirs"

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15 novembre 2012

Anniversaire !

Mon blog fête aujourd'hui ses 4 ans !

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1215 billets dont environ 860 livres commentés.

J'ai toujours beaucoup de plaisir à faire vivre ce blog. 

Je ne résiste pas à participer à de nombreux challenges, swaps et partenariats...

Les nouveautés de l'année :
Les premières rencontres réelles avec des blogueuses (George, Liyah, Marilyne, Valérie)
Ma première participation à un Jury (Grand Prix des Lectrices Elle 2013)
Festival America (ici et ici)

 Merci à toutes et tous de participer à la vie de A propos de livres...

Et c'est reparti pour une nouvelle année !

 

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14 novembre 2012

L'Amour sans le faire - Serge Joncourt

Lu en partenariat dans le cadre des 
Matchs de la Rentrée Littéraire de Priceminister

15

l_Amour_sans_le_faire Flammarion – août 2012 – 319 pages

Quatrième de couverture :
Après dix ans de silence, Franck téléphone un soir à ses parents. Curieusement, c'est un petit garçon qui décroche. Plus curieusement encore, il s'appelle Alexandre, comme son frère disparu des années auparavant. Franck décide alors de revenir dans la ferme familiale. Louise, elle, a prévu d'y passer quelques jours avec son fils. Franck et Louise, sans se confier, semblent se comprendre. "On ne refait pas sa vie, c'est juste l'ancienne sur laquelle on insiste", pense Franck en arrivant. Mais dans le silence de cet été ensoleillé et chaud, autour d'un enfant de cinq ans, "insister" finit par ressembler à la vie réinventée. L'Amour sans le faire, c'est une histoire de la tendresse en même temps qu'un hymne à la nature, une nature sauvage, imprévisible, qui invite à change, et pourquoi pas à renaître.

Auteur : Serge Joncour est l'auteur de huit livres, parmi lesquels UV (Prix France Télévision 2003), L'Idole (2005), Combien de fois je t'aime (2008) et L'Homme qui ne savait pas dire non (2009). Ses romans sont traduits en quinze langues.

Mon avis : (lu en novembre 2012)
C'est un très beau roman plein de sensibilité.
Jeune, Franck a fuit la ferme parentale pour la ville, pour devenir cadreur et voyager grâce à sa caméra. Il laissait les terres et l'exploitation, à son jeune frère Alexandre. Lorsque cette histoire commence, Franck n'a pas donné de nouvelles depuis dix ans. La dernière fois qu'il est retourné dans le Lot c'était pour l'enterrement de son frère mort accidentellement. Un soir, il décide d'appeler ses parents, c'est un enfant qui répond au téléphone, il s'appelle Alexandre. Surpris, Franck décide de retourner chez ses parents.
Louise était la compagne d'Alexandre, après la mort de celui-ci, elle est partie en ville pour refaire sa vie. A la suite d'une rencontre sans lendemain, elle tombe enceinte et décide de confier son enfant à Michel et Marthe les parents de Frank et Alexandre.
Franck et Louise sont des blessés de la vie, ils se sentent l'un et l'autre vulnérables. Ils vont se retrouver dans la ferme, en tête à tête avec l'enfant. Peu à peu, ils vont reprendre confiance en la vie, s'épauler l'un, l'autre, ils se comprennent au-delà des mots, ils se sentent proches.
Une belle histoire émouvante, pleine de poésie et de justesse. Les personnages sont vrais et attachants.

Un grand Merci à Oliver, à Priceminister et aux éditions Flammarion pour ce partenariat.

Note : 17/20

Extrait : (début du livre)
Il voulait les prévenir avant de descendre. Ce jour-là il laissa sonner longtemps, il reposa même le téléphone pour vérifier le numéro, il n'était plus très sûr depuis le temps. En ramenant l'écouteur à son oreille il tomba sur un long silence, comme si quelqu'un venait de décrocher. En fait non, ça sonnait toujours. C'est devenu inhabituel d'entendre sonner sans fin, sans qu'aucune messagerie ne se déclenche. Du regard il faisait le tour de son appartement, ce vertige absolu de devoir le quitter.
Il réessaya une heure plus tard, toujours rien, puis une nouvelle fois en toute fin d’après-midi, là encore pas de réponse. C’était inquiétant, ces sonneries qui se perdaient dans le vague, il se représentait ce décor oublié là-bas, le téléphone au fond du couloir, la maison isolée, vide peut-être, par distraction il revisitait mentalement l’endroit mais finalement ce coup-ci on décrocha, une petite voix de môme à l’autre bout du fil qui lui lança :
– Allô, c’est qui ?
Cette intonation solaire, cette voix de gosse improbable, elle lui fit tout de suite penser à celle de son frère, mais ça ne se pouvait pas, bien sûr que ça ne se pouvait pas, il y avait bien longtemps qu’Alexandre n’était plus un enfant, et surtout il était mort depuis dix ans. Par pur réflexe il hasarda 
- Alexandre ?
-Oui, et toi c'est qui ?   

Challenge 3% Littéraire 2012

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19/21

 

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13 novembre 2012

La déesse des petites victoires - Yannick Grannec

la_d_esse_des_petites Editions Anne Carrière - août 2012 - 468 pages

Quatrième de couverture : 
Université de Princeton, 1980. Anna Roth, jeune documentaliste sans ambition, se voit confier la tâche de récupérer les archives de Kurt Gödel, le plus fascinant et hermétique mathématicien du XXe siècle.
Sa mission consiste à apprivoiser la veuve du grand homme, une mégère notoire qui semble exercer une vengeance tardive contre l’establishment en refusant de céder les documents d’une incommensurable valeur scientifique.
Dès la première rencontre, Adèle voit clair dans le jeu d’Anna. Contre toute attente, elle ne la rejette pas mais impose ses règles. La vieille femme sait qu’elle va bientôt mourir, et il lui reste une histoire à raconter, une histoire que personne n’a jamais voulu entendre. De la Vienne flamboyante des années 1930 au Princeton de l’après-guerre ; de l’Anschluss au maccarthysme ; de la fin de l’idéal positiviste à l’avènement de l’arme nucléaire, Anna découvre l’épopée d’un génie qui ne savait pas vivre et d’une femme qui ne savait qu’aimer.

Albert Einstein aimait à dire : « Je ne vais à mon bureau que pour avoir le privilège de rentrer à pied avec Kurt Gödel. » Cet homme, peu connu des profanes, a eu une vie de légende : à la fois dieu vivant de l’Olympe que représentait Princeton après la guerre et mortel affligé par les pires désordres de la folie. Yannick Grannec a réussi, dans ce premier roman, le tour de force de tisser une grande fresque sur le XXe siècle, une ode au génie humain et un roman profond sur la fonction de l’amour et la finalité de l’existence.

Auteur : Yannick Grannec est designer industriel de formation, graphiste de métier et passionnée de mathématiques. La Déesse des petites victoires est son premier roman.

Mon avis : (lu en novembre 2012)
Ce livre est l'histoire de la rencontre de deux femmes. Anna Roth est jeune documentaliste qui a pour mission de récupérer les archives de Kurt Gödel auprès de sa veuve Adèle. Adèle est une vieille dame impotente qui sait qu'elle va bientôt mourir. Depuis la mort de son mari, elle refuse de céder les documents de son mari, grand mathématicien, à l'Université de Princeton.
Le lecteur suit en parallèle les rencontres entre Anna et Adèle et le récit de la vie d'Adèle depuis 1928 à Vienne lorsqu'elle remarque pour la première fois Kurt jusqu'à 1978 et la mort de son mari.
Une note en fin du livre nous explique que ce livre est avant tout un roman mais que l'auteur s'est « attachée, par respect pour la mémoire d'Adèle et Kurt Gödel, à être méticuleusement fidèle aux évènements biographiques, historiques et scientifiques à sa portée. » 

J'ai beaucoup aimé ce livre pour plusieurs raisons, tout d'abord, je ne connaissais pas du tout Kurt Gödel ce mathématicien contemporain et collègue d'Albert Einstein, cette traversée historique du XXème siècle est très intéressante : la crise, la montée du nazisme en Europe, l'exil les scientifiques, l'installation en Amérique, à Princeton, où Adèle et Kurt Gödel croiseront de nombreux intellectuels comme Einstein, Oppenheimer, Pauli, von Neumann, puis la montée du McCarthysme, tous ces éléments historiques contribuent à soutenir élégamment la trame sentimentale du livre. Le couple Adèle et Kurt est également spécial et fascinant. Adèle est une femme attachante qui par amour aura une vie difficile et pas ordinaire, elle s'est sacrifiée pour son mari dont le génie était proportionnel à sa folie...
J'ai également aimé les rencontres entre Anna et Adèle, toutes deux vont apprendre à se connaître et l'une et l'autre vont évoluer...
Pour ceux qui ont peur du mot « mathématique »... n'ayez aucune crainte, j'ai dénombré seulement deux explications mathématiques de quelques lignes, à la porté d'Adèle (une sur les opérateurs logiques et l'autre sur les ensembles). Il y a cependant quelques passages un peu long mélangeant des discussions plus philosophiques que mathématiques...
Une très belle découverte.

Pour compléter le livre Kurt Göbel (article Wikipedia

Extrait : (début du livre)
Octobre 1980.
Maison de retraite « Pin Run », Doleystown, USA

À l'exacte frontière du couloir et de la chambre, Anna attendait que l'infirmière plaide sa cause. La jeune femme se concentrait sur chaque bruit, tentant de museler son angoisse : conversations effilochées ; éclats de voix ; murmure des télévisions ; chuintement des portes qui s'ouvrent sans cesse ; claquements des chariots métalliques.
Son dos protestait, mais elle hésitait encore à poser son sac. Elle avança d'un pas pour se placer au centre du carreau de linoléum marquant le seuil de la chambre. Elle s'obligea à fixer la vieille dame qui ne faisait pas moins d'efforts pour lisser consciencieusement la bordure de son drap. Son regard remonta jusqu'aux bras adipeux. La visiteuse ne pouvait détacher les yeux de cette main constellée de taches. Elle toucha la fiche cartonnée rangée dans sa poche. Elle y avait rédigé un argumentaire solide en capitales bien lisibles.
La soignante caressa les doigts de sa patiente, ajusta son bonnet et cala ses oreillers.
- Madame Gödel, vous avez trop peu de visites pour vous permettre d'en refuser. Recevez-la. Faites-la tourner en bourrique. Ça vous donnera un peu d'exercice !
En sortant, l'infirmière offrit un sourire compatissant à Anna. Il faut savoir s'y prendre avec elle. Bonne chance, ma jolie. Elle ne l'aiderait pas davantage. La jeune femme hésita. Elle s'était pourtant préparée à cet entretien : elle exposerait les points forts de sa démonstration en prenant soin d'articuler chaque mot, avec entrain. Sous le regard peu amène de la grabataire, elle se ravisa. Elle se devait de rester neutre, de disparaître derrière la tenue passe-muraille choisie ce matin-là : jupe écossaise dans les beiges, twin-set assorti. Elle n'avait désormais qu'une seule certitude : madame Gödel n'était pas de ces vieilles dames qu'on réduit à leur prénom parce qu'elles vont bientôt mourir. Anna ne sortirait pas sa fiche.
- Je suis très honorée de vous rencontrer, madame Gödel. Je m'appelle Anna Roth.
- Roth ? Vous êtes juive ?
Anna sourit au plantureux accent viennois, refusant de se laisser intimider.
- Cela a de l'importance pour vous ?
- Aucune. J'aime apprendre d'où viennent les gens. Je voyage par procuration maintenant que...
La malade tenta de se redresser avec un rictus de douleur. Dans un élan, Anna voulut l'aider.
Un regard polaire l'en dissuada.
- Alors comme ça, vous êtes de l'Institut ? Vous êtes bien jeunette pour moisir dans cette maison de retraite pour scientifiques. Abrégez ! Nous savons toutes deux ce qui vous amène.
- Nous pouvons vous faire une proposition.
- Quelle bande d'imbéciles ! Comme si c'était une question d'argent !
Anna sentit la panique monter. Surtout, ne réponds pas. Elle osait à peine respirer malgré la nausée provoquée par les odeurs de désinfectant et de mauvais café. Elle n'avait jamais aimé ni les vieux ni les hôpitaux. Fuyant son regard, la vieille dame tortillait des cheveux invisibles sous son bonnet de laine.
« Partez, mademoiselle. Vous n'êtes pas à votre place ici. »

Grand_Prix_des_Lectrices_2013 
Jury JANVIER
Roman

50__tats
36/50 : New-Jersey

Challenge 3% Littéraire 2012

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18/21

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman

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12 novembre 2012

C'est Lundi que lisez-vous ? [100]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

les_lisi_res freezing

Les lisières – Olivier Adam 
Freezing - Clea Koff (Grand Prix Elle)
La déesse des petites victoires - Yannick  Grannec (Grand Prix Elle) (billet àvenir)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

L'amour sans le faire - Serge Joncour (partenariat PriceMinister)

Que lirai-je cette semaine ?

Gains - Richard Powers (partenariat PriceMinister)
Livre pour le Challenge Un mot, des titres (mot : beau)
Printemps barbare - Hector Tobar (partenariat Belfond)

 


Bonne semaine et bonne lecture. 

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08 novembre 2012

Freezing - Clea Koff

freezing Editions Héloïse d'Ormesson - octobre 2012 - 425 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Pascale Haas

Titre original : Freezing, 2011

Quatrième de couverture : 
Lorsque le tueur en série qui lui a échappé toute sa carrière refait surface à Los Angeles, l’agent spécial Scott Houston est prêt à enfreindre le règlement du FBI pour le coincer. Et il sait exactement à qui s’adresser : l’Agence 32/1, spécialisée dans l’identification de personnes disparues, que dirigent la séduisante Jayne Hall et sa meilleure amie Steevie Lander. Il est loin d’imaginer que sa requête entraînera les deux femmes dans une poursuite à travers les Etats-Unis, au péril de leur vie.

Clea Koff, anthropologue médico-légale, signe un thriller trépidant. Traqueur traqué, criminel machiavélique, experts en blouse blanche, elle flirte avec le danger, joue avec nos nerfs et manie la plume comme le scalpel.

Auteur : Née en 1972 en Angleterre, Clea Koff poursuit des études d’anthropologie et de médecine légale aux États-Unis. En 1994, à vingt-trois ans seulement, elle est envoyée par le TPI au Rwanda, puis dans les Balkans occidentaux. En 2005, les EHO publient La Mémoire des os, un document qui retrace son expérience d’anthropologue internationale. Elle travaille désormais au sein du MPID (Missing Persons Identification Resource Center), association qu’elle a fondée à Los Angeles. Ce centre a pour but d’établir le profil médico-légal de personnes signalées disparues, afin d’aider les services policiers à identifier les victimes de crimes violents.

Mon avis : (lu en novembre 2012)
Avant d'être écrivain, Clea Koff est anthropologue médicale, après des missions internationales au Rwanda, puis dans les Balkans. Elle travaille désormais au sein du MPID (Missing Persons Identification Resource Center), une association qu’elle a fondée à Los Angeles. 
Clea Koff s'est largement inspirée de son expérience professionnel pour écrire ce livre. Le MPID est assez proche de l'Agence 32/1 du roman.
Cela commence très fort avec la découverte sur une autoroute de Los Angeles de corps démembrés tombé d’une camionnette accidenté…L'agent du FBI Scott Houston fait alors appel à l'Agence 32/1 et ses anthropologues Jayne et Steelie pour déterminer de qui sont ses restes humains. L'enquête mènera le lecteur en Californie, en Arizona et en Géorgie.
C'est un livre qui se lit facilement, un vrai « page-turner » plutôt bien construit, évidement très bien documenté. En lisant ce livre, j'avais l'impression de voir un épisode d'une série avec non seulement une enquête mais également en parallèle la vie privée de nos anthropologues et des enquêteurs. L'auteur n'hésite pas à faire réfléchir le lecteur sur les à-côtés de la profession. Les conséquences psychologiques qui peuvent troubler les professionnels en contact avec la mort. J'ai pourtant trouvé l'intrigue assez prévisible.  

Autres avis : CanelAnna Blume

Extrait : (début du livre)
L'odeur vivifiante de l'eucalyptus chauffé au soleil s'intensifia avec la brise. Jayne contempla les arbres chatoyants en bordure de l'autoroute 101, puis se tourna vers l'agent de la California Highway Patrol. Pendant qu'il écoutait les instructions émises par la radio, son regard s'arrêta sur l'arceau de la Jeep décapotée, plongea sur les deux caisses à outils identiques rangées à l'arrière, puis remonta sur la silhouette menue de Steelie, une main sur le volant et l'autre posée nonchalamment sur le levier de vitesse, les yeux dissimulés sous la visière d'une casquette vieux rose.
- C'est vous les scientifiques ? demanda l'agent en faisant signe à leur escorte d'avancer.
Quelques mètres plus loin, une moto vrombit. Son conducteur s'approcha de la voiture, mit un pied à terre et se retourna, le bas du visage impassible sous son casque et ses lunettes noires. Steelie lui adressa un vague salut, puis le motard démarra.
Les deux jeunes femmes le suivirent en slalomant entre les voitures de police qui avaient transformé le parking de Sunkist en un véritable labyrinthe. La moto du CHP fila en trombe à l'angle nord-ouest et les abandonna devant un mur de Chevrolet Suburban bleu nuit. Steelie arrêta la Jeep. Les Suburban étaient garées en quinconce, moteur en marche et phares allumés. Les deux jeunes femmes patientèrent en espérant voir quelqu'un bouger derrière les vitres teintées. Rien.   

 

Grand_Prix_des_Lectrices_2013 
Jury JANVIER
Policier

50__tats35/50 : Arizona

Challenge 3% Littéraire 2012

logochallenge217/21

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman

d_fi_du_1er_roman

Challenge Thriller 
challenge_thriller_polars
catégorie "Même pas peur" : 11/12

 

 

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07 novembre 2012

Exposition Hopper - Grand Palais (10 octobre - 28 janvier 2013)

affiche_hopper

Edward Hopper, né le 22 juillet 1882 à Nyack dans l’État de New York et mort le 15 mai 1967 à New York, est un peintre et graveur américain, qui exerça essentiellement son art à New York, où il avait son atelier. Il est considéré comme l’un des représentants du naturalisme ou de la scène américaine, parce qu’il peignait la vie quotidienne des classes moyennes. Au début de sa carrière, il représenta des scènes parisiennes avant de se consacrer aux paysages américains et de devenir un témoin attentif des mutations sociales aux États-Unis. Il produisit beaucoup d’huiles sur toile, mais travailla également sur des affiches, des gravures en eau-forte et desaquarelles. Une grande partie de l’œuvre de Hopper exprime la nostalgie d’une Amérique passée, ainsi que le conflit entre nature et monde moderne. Ses personnages sont le plus souvent esseulés et mélancoliques.  

Avant de voir de la promotion pour cette Exposition, je connaissais déjà certains tableaux de Edward Hopper sans connaître le nom de son auteur...

En particulier, j'avais le souvenir de couvertures de livres empruntant des extraits de certains tableaux.
Depuis quelques jours, je me suis donc amusée à les recenser... 

the view from Hopper's window at the Baptist Mission (1906, 1907, 1909)

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New York Corner (1913)

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Soir bleu (1914)

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House by the railroad (1925)

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Intérieur (Modèle lisant) (1925)

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Jo Sketching at Good Harbor Beach (1925-1928)

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Eleven A.M (1926)

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Sunday (1926)

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La-Fin

Automat (1927)

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Lighthouse Hill (1927)

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The Lighthouse at Two Lights (1929)

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Chop Suey (1929)

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New York - New Haven and Hartford (1931)

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High Road (1931)

The camel's hump (1931)

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Room in Brooklyn (1932)

Room_in_Brooklyn1932

Room in New York (1932)

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House at Dusk (1935)

House_at_Dusk_1935

  

 

The Long Leg (1935)

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White River at Sharon (1937)

White_River_at_Sharon1937

Cape cod evening (1939)

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New York Film (1939)

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Gas (1940)

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Office at night (1940)

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Nighthawks (1942)

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Summertime (1943)

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The Martha McKeen of Wellfleet (1944)

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Rooms for Tourists (1945)

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Summer evening (1947)

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Pennsylvania coal town (1947)

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Conference at night (1949)

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Portrait of Orleans (1950)

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Rooms by the sea (1951)

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Morning Sun (1952)

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Sea Watchers (1952)

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Office in a small city (1953)

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South Carolina Morning (1955)

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Four Lane road  (1956)

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 New York Office (1962)

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Sun in an Empty Room (1963)

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Chair Car (1965)

 

...

Au fait, j'ai profité des vacances pour aller voir l'Exposition en famille...
C'est toujours émouvant de voir en vrai des tableaux dont on a souvent vu des reproductions, les couleurs sont différentes... On fait plus attention à certains détails...
Tous les tableaux n'ont pas la même taille, c'est un des effets trompeur des reproductions dans un livre ou sur un écran...

 

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06 novembre 2012

Les lisières – Olivier Adam

les_lisi_res Flammarion – août 2012 – 454 pages

Quatrième de couverture :
Entre son ex-femme dont il est toujours amoureux, ses enfants qui lui manquent, son frère qui le somme de partir s'occuper, « pour une fois », de ses parents, son père ouvrier qui s'apprête à voter FN et le tsunami qui ravage le Japon où il a vécu les meilleurs moments de sa vie, tout semble pousser Paul Steiner aux lisières de sa propre existence. De retour dans la banlieue de son enfance, il doit se confronter au monde qui l'a fondé et qu'il a fui. En quelques semaines et autant de rencontres, il va se livrer à un véritable état des lieux personnel, social et culturel qu'il se livre, porté par l'espoir de trouver, enfin, sa place.
Dans ce roman ample et percutant, Olivier Adam embrasse dans un même souffle le destin d'un homme et le portrait d'une certaine France, à la périphérie d'elle-même.

Auteur : Olivier Adam est né en 1974. Après avoir grandi en banlieue et vécu à Paris, il s'est installé à Saint-Malo. Il a publié Je vais bien, ne t'en fais pas (2000) et Passer l'hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises, A l'abri de rien (prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008), Des Vents contraires (Prix RTL/Lire 2009) et plus récemment Le Cœur régulier.

Mon avis : (lu en novembre 2012)
Olivier Adam est un auteur que j'aime beaucoup malgré ses histoires souvent tristes... Ce livre est beaucoup plus long que ces précédents, il reprend des thèmes chers à l'auteur.
Paul Steiner, écrivain, doit quitter quelques temps sa Bretagne et y laisser son ex-femme et ses enfants pour aller s'occuper de son père en banlieue parisienne pendant l'hospitalisation de sa mère.
Il retourne dans la ville et la maison où il a grandi. Il retrouve des anciens camarades de classe.
Paul se sent en décalage, sa vie est différente de celle de ses parents, de celles de ses amis d'enfance, il nous raconte sa vie, ses problèmes sentimentaux, sa relation compliquée avec ses parents et son frère. C'est une réflexion sur l'enfance, la famille, la banlieue, la classe ouvrière, sur la crise.
Ce Paul Steiner ressemble furieusement à Olivier Adam et cette histoire est tellement actuelle, noire, réaliste. J'ai beaucoup aimé ce livre touchant, sensible, émouvant. Un coup de cœur à découvrir !

Extrait : (début du livre)
Je me suis garé sur le trottoir d'en face. J'ai jeté un oeil dans le rétroviseur. Sur la banquette arrière, Manon rassemblait ses affaires, le visage caché derrière un long rideau de cheveux noirs. A ses côtés, Clément s'extirpait lentement du sommeil. Six mois n'avaient pas suffi à m'habituer à ça. Cette vie en pointillés. Ces week-ends volés une semaine sur deux. Ces dimanches soir. Ces douze jours à attendre avant de les revoir. Douze jours d'un vide que le téléphone et les messages électroniques ne parvenaient pas à combler. Comment était-ce seulement possible ? Comment avions-nous pu en arriver là ? J'ai tendu ma main vers ma fille et elle l'a serrée avant d'y poser un baiser. 
- Ça va aller, papa ? 
J'ai haussé les épaules, esquissé un de ces sourires qui ne trompait personne. Elle est sortie de la voiture, suivie de son frère. J'ai attrapé leurs sacs à dos dans le coffre et je les ai suivis. De l'autre côté de la rue, la maison de Sarah n'était plus la mienne. Pourtant rien ou presque n'y avait changé. Je n'avais emporté que mes vêtements, mon ordinateur et quelques livres. Chaque dimanche, quand je ramenais les enfants, il me semblait absurde de repartir, je ne comprenais pas que ma vie puisse ne plus s'y dérouler. J'avais le sentiment d'avoir été expulsé de moi-même. Depuis six mois je n'étais plus qu'un fantôme, une écorce molle, une enveloppe vide. Et quelque chose s'acharnait à me dire qu'une part de moi continuait à vivre normalement dans cette maison, sans que j'en sache rien. Dans le jardin tout renaissait. Un tapis de délicates fleurs roses s'étendait au pied du cerisier. Les jonquilles et les tulipes coloraient les parterres. La pelouse avait été tondue quelques heures plus tôt, l'herbe coupée embaumait l'air encore doux. J'imaginais mal Sarah s'acquitter d'une telle besogne. Sans doute le voisin lui avait-il proposé son aide. C'était son job après tout. J'ai regardé sa maison et je n'ai pu m'empêcher de lui en vouloir. Ça n'avait pas de sens. Je l'aimais bien. C'était un brave type qui croulait sous les emmerdes. Un de ses gamins était autiste ou quelque chose dans le genre, et sa femme enchaînait les opérations depuis trois ans, la plupart du temps on la voyait avec des béquilles et la jambe droite plâtrée. Mais en voyant l'herbe rase, je me suis dit qu'il faisait partie de la meute invisible qui depuis six mois me volait ma vie. 
Sarah se tenait dans l'encadrement de la porte, souriante, un verre de vin à la main. Au moment de l'embrasser, j'ai dû me retenir de poser mes lèvres sur sa bouche, d'y fourrer ma langue et de la serrer contre moi. Ça non plus je n'arrivais pas à m'y habituer. Nous étions là, face à face, nous n'avions pas changé, c'était toujours son corps et sa bouche. Pourquoi n'avais-je plus le droit de promener ma main sur son cul, de caresser ses seins, de passer un doigt entre les lèvres de son sexe ? Qu'est-ce qui avait changé ? 
- Tout, Paul. Tout a changé, avait-elle coutume de répondre quand après quelques verres de vin je ne parvenais plus à décoller du salon et cherchais ses lèvres. 
Nous avons échangé deux bises ridicules, de celles qu'on réserve aux connaissances vagues, aux collègues. 
- T'as l'air en forme, ai-je tenté, et j'étais parfaitement sincère. Depuis que nous étions séparés Sarah resplendissait, quelque chose en elle semblait libéré d'un poids, et il fallait bien que je me résolve à accepter que ce poids, c'était moi. Ce n'était d'ailleurs pas très difficile à comprendre. Toutes ces années, je n'avais pas été un cadeau, je n'étais pas un type facile, tout le monde s'accordait à le dire. Je ne voyais pas à quoi tous ces gens se fiaient pour s'entendre sur un tel constat, mais l'unanimité faisait foi : j'étais visiblement, et de notoriété publique, impossible à vivre. 
- Pas toi, a dit Sarah, avec dans les yeux cette légèreté nouvelle. 

Challenge 3% Littéraire 2012

  logochallenge2  
16/21

Déjà lu du même auteur :

a_l_abris_de_rien_p A l'abri de rien    falaises Falaises  
 Des_vents_contraires
Des vents contraires  je_vais_bien_ne_t_en_fait_pas_p Je vais bien, ne t'en fais pas
 le_coeur_r_gulier  Un cœur régulier    kyoto_limited_Express  Kyoto Limited Express  

a_l_ouest_p  A l'ouest

 

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05 novembre 2012

C'est Lundi que lisez-vous ? [99]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ?

les_visages_ecrases_p discordance

Les visages écrasés - Marin Ledun 
Discordance - Anna Jörgensdotter

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les Lisières - Olivier Adam
Freezing - Clea Koff (Grand Prix Elle)

Que lirai-je cette semaine ?

L'amour sans le faire - Serge Joncour (partenariat PriceMinister) 
La déesse des petites victoires - Yannick  Grannec (Grand Prix Elle)


Bonne semaine et bonne lecture. 

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