12 septembre 2012

Fukushima, récit d'un désastre – Michaël Ferrier

fukushima Gallimard – mars 2012 – 262 pages

Quatrième de couverture :
« On peut très bien vivre dans des zones contaminées : c'est ce que nous assurent les partisans du nucléaire. Pas tout à fait comme avant, certes. Mais quand même. La demi-vie. Une certaine fraction des élites dirigeantes - avec la complicité ou l'indifférence des autres - est en train d'imposer, de manière si évidente qu'elle en devient aveuglante, une entreprise de domestication comme on en a rarement vu depuis l'avènement de l'humanité. »

Auteur : Michaël Ferrier vit à Tokyo où il enseigne la littérature. Il est l'auteur de plusieurs essais et romans, dont Tokyo - Petits portraits de l'aube (2004) et Sympathie pour le fantôme (2010).

Mon avis : (lu en septembre 2012)
Mickaël Ferrier connaît bien le Japon car il y vit et y enseigne depuis des années, son livre est un témoignage sur le désastre de Fukushima.
Le récit commence le jour du séisme, le vendredi 11 mars 2011à Tokyo. Dès les premières pages entraînent le lecteur dans une description en détails d'un tremblement de terre, avec les sensations d'un monde qui bouge et où les objets tombent partout...

« Mais c'est aux arêtes de la bibliothèque que le séisme atteint son paroxysme. Il court le long des tablettes, se glisse entre les rayons et décapite un à un les livres au sommet de l’étagère, où se trouve disposée la poésie française avec un crépitement de mitraillettes. Saint-John Perse tombe le premier. “S’en aller ! S’en aller ! Paroles de vivant !” Celui qui peint l’amer au front des plus hauts caps, qui marque d’une croix blanche la face des récits, ne résiste pas plus de quelques secondes à la bourrasque : le Saint-Leger Leger s’envole. Vigny le suit de près, et Lamartine, et même Rimbaud, qui prend la tangente sur sa jambe unique avec un facilité déconcertante, poursuivi par Verlaine et ses sanglots longs. Leconte de Lisle s’impatiente et vient bientôt les rejoindre puis, pêle-mêle, Laforgue et Louise Labé… La grand Hugo hésite, tergiverse, il grogne de toute la puissance de ses œuvres complètes et puis il s’écrase au sol dans un fracas énorme. Aimé Césaire, lui, tombe avec élégance et majesté. Nerval chevauche René Char, Claudel monte sur Villon, Villon sur Apollinaire. Enfin, Malherbe vient, et entraîne à sa suite toute la Pléiade... Ronsard, Du Bellay, Belleau, Jodelle...»

Cela semble durer une éternité, et pourtant la télévision dira plus tard que le séisme a eu lieu durant deux à trois minutes...
Ensuite, Mickaël Ferrier découvre que le téléphone ne fonctionne plus, puis des dizaines de mails demandant de ses nouvelles arrivent de partout, à la télévision tout le monde a l'air à la fois inquiet et ahuri. Une alerte au Tsunami est annoncée.
Trois jours plus tard, c'est le désastre complet : la grande vague du tsunami a dévasté la région du nord, il y a des milliers de morts, les nombreuses répliques du séisme stresse la population et les centrales nucléaires du Nord qui explosent inquiètent tout le Japon. Les étrangers cherchent à fuir le pays. Ils ont peurs. En plus de la réalité du terrain, les médias se déchaînent, les même images apocalyptiques tournent en boucles...
Après avoir quitté quelques temps Tokyo pour se ressourcer dans le calme de Kyoto. Mickaël Ferrier et sa compagne Jun décident, plutôt que de fuir ou de se terrer, de partir pour « le Nord, voir la mer, aider les gens, nous mêler aux cataclysmes. »
Le témoignage devient de plus en plus fort, ce qu'ils découvrent est incroyable, stupéfiant :

« Je marche, je marche dans le désastre. Petits morceaux, gros morceaux, menus débris, tout se mêle et s'accumule : le fer, le béton, les lambeaux de plastique. Tout est réduit en poudre, en cendre, en sable... Une plage, une plage immense de débris. Les bâtiments, comme des écorchés, laissent apercevoir leurs viscères. Les bâtissent et les édifices déchiquetés se succèdent, sans qu'on puisse la plupart du temps deviner s'il s'agissait d'habitations ou de hangars, de monuments ou de terrasses, de bureaux ou de corps de logis. Les structures métalliques et rouillées sont enchevêtrées dans un dédale de boue et de béton liquéfié, ne laissant plus apercevoir, dans la confusion des métaux et des matériaux, que l'incroyable férocité de ce qui les a jetés à terre et impitoyablement laminés. »

Et plus l'écrivain monte vers le Nord et plus le paysage est lunaire, la vie semble s'être arrêtée, les descriptions sont puissantes, à la fois belles et tragiques :

« On voit tous les objets en brun, toutes les autres couleurs ont disparu du monde. Tout à coup nous ne sommes plus au Japon. Nous ne sommes plus nulle part d’ailleurs, car d’aucun pays ce paysage ne saurait porter le nom. »

« Miyako-mura, le village frontière, presque entièrement vidé de ses habitants… Il est difficile de décrire ce que l’on ressent quand on arrive dans un de ces villages fantômes. D’abord, le silence est colossal, un silence profond et qui semble sans fin. J’ai l’impression d’être devenu sourd. Le cri des corbeaux, le ronflement des moteurs, l’aboiement des chiens, c’est comme s’ils n’avaient jamais existé. Le vent même a disparu. »

Mickaël Ferrier n'a pas pu aller plus loin, la zone proche de Fukushima est interdite, il s'est pourtant bien documenté et a obtenu le témoignage d'un « liquidateur », cette troisième partie est très intéressante, l'auteur nous rappelle également qu'un accident du même genre pourrait se produire ailleurs, y compris en France où le nucléaire est fortement présent...

Le livre se lit plutôt facilement il est très bien écrit, mais il m'a été impossible de lire d'une traite ce témoignage saisissant, les images du désastre vues à l'époque à la télévision se sont mises peu à peu à hanter mon esprit. Heureusement quelques touches d'humour, soulignant des situations décalées permet le lecteur de sortir, ne serait ce qu'un instant, de cette vision apocalyptique. 

 

Extrait : (page 19)
Vendredi 11 mars 2011, en début d’après-midi, la vibration des fenêtres. Quelque chose s’ouvre, grogne, frémit, demande a sortir.

Tout d’abord, ce n’est rien, un mouvement infime, insignifiant, quelque chose comme une fêlure sur l’ivoire d’un mur, une craquelure sur un os. Je ne sais pas comment je m’en aperçois, une babiole peut-être qui bouge, les bibelots qui s’ébrouent près de la baie vitrée, quelques points de poussière dans la lumière de l’air. Silencieusement, subtilement, cette chose se développe et suit son cours, elle circule sans relâche.

Maintenant, le frisson envahit la table, la déborde, oscille sur elle comme une vague, il gronde tout doucement, se déplace, touche les stylos, les cahiers, les livres, fait palpiter le clavier de l’ordinateur, remonte entre les lignes, arrive sur l’écran, pulsation imperceptible. C’est une immense phrase qui s’est mise en marche avec sa mélodie spécifique, source et centre momentané de tout l’Univers, tour a tour souple, précise et fluide, cahotante, anarchique, poétique, torpillant les sentences et disloquant la syntaxe, renversant les perspectives, changeant tous les plans et bouleversant les programmes, et qui pourrait se condenser en un seul énoncé reflétant pour un instant la vérité tout entière : ça venait des profondeurs et c’était arrivé.

*

Je suis avec Jun, c’est un après-midi radieux, une brise tiède entre dans la maison. Nous prenons un café sur la grande table de bois. Le printemps scintille dans les camélias, les iris, le bouquet pimpant du jasmin qui parfume l’impasse et dans les yeux de Jun. Elle est là, sur la chaise, elle a senti comme moi le frémissement de la table, elle rit. Jun, née ici, a Tokyo, d’un père japonais et d’une mère espagnole, la rencontre de l’Orient et de l’Occident dans un corps de liane. Cheveux noirs, sourcils en accent circonflexe, peau que l’on devine douce au toucher : ses yeux sont très petits quand elle rit, très grands quand elle sourit. Sa bouche est une étrange fleur asymétrique, qui balance toujours entre la feinte et le rire. Quand elle rit, ses dents, très blanches et bien plantées, semblent défier le monde entier.
Le café tremblote dans les tasses. De petits anneaux concentriques apparaissent a la surface du liquide noir et fumant, qui s’élargissent sans cesse puis disparaissent au contact de la porcelaine avant de se reformer en cercles a chaque fois plus rapides, plus nerveux. Tous les livres sur la table commencent a bouger aussi. Les oiseaux se sont tus. Je guette du coin de l’œil les spirales du café dans la tasse pour voir si le tremblement se calme ou s’il s’amplifie.

A ce même moment, dans tous les bureaux de Tokyo, les bistrots, les restaurants, des millions de gens font comme moi : l’œil se fixe avec une intensité extraordinaire sur un verre d’eau, sur une chope de bière, un gobelet de thé vert.

Soudain, le monde entier est suspendu a quelques remous a la surface d’un bol, au cyclone qui s’empare d’une tasse de thé.

 Grand_Prix_des_Lectrices_2013
Sélection roman
Jury Octobre

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Géographie"

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17 août 2012

L'élimination - Rithy Panh

l__limination_1 lelimination Grasset – janvier 2012 – 336 pages

Quatrième de couverture :
"A treize ans, je perds toute ma famille en quelques semaines. Mon grand frère, parti seul à pied vers notre maison de Phnom Penh. Mon beau-frère médecin, exécuté au bord de la route. Mon père, qui décide de ne plus s'alimenter. Ma mère, qui s'allonge à l'hôpital de Mong, dans le lit où vient de mourir une de ses filles. Mes nièces et mes neveux. Tous emportés par la cruauté et la folie khmère rouge. J'étais sans famille. J'étais sans nom. J'étais sans visage. Ainsi je suis resté vivant, car je n'étais plus rien."

Trente ans après la fin du régime de Pol Pot, qui fit 1.7 millions de morts, l'enfant est devenu un cinéaste réputé. Il décide de questionner un des grands responsables de ce génocide : Duch, qui n'est ni un homme banal ni un démon, mais un organisateur éduqué, un bourreau qui parle, oublie, ment, explique, travaille sa légende.

L'élimination est le récit de cette confrontation hors du commun. Un grand livre sur notre histoire, sur la question du mal, dans la lignée de Si c'est un homme de Primo Levi, et de La nuit d'Elie Wiesel.

Auteurs : Rithy Panh est cinéaste. On lui doit, entre autres, Les gens des rizières, Bophana et S21 – La machine de mort khmère rouge, qui fut un événement, et Duch, le maître des forges de l'enfer. Il a écrit ce livre avec Christophe Bataille, qui est romancier.

Christophe Bataille, né en 1971, est l’auteur de plusieurs romans, parmi lesquels Annam (1993) et J’envie la félicité des bêtes (2002), Quartier général du bruit (2006). Il est éditeur chez Grasset depuis 1997.

Mon avis : (lu en août 2012)
Avant de recevoir ce livre pour le Jury Elle 2013, j'avais déjà entendu parler de ce livre et vu une interview de l'auteur. J'étais donc très curieuse de le découvrir.
Rithy Panh est avant tout un cinéaste, il a réalisé en 2003 le film documentaire S21, la machine de mort Khmère rouge où il filme la rencontre entre deux des sept rescapés de ce centre de détention situé au cœur de Phnom Penh où près de 17 000 prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés entre 1975 et 1979 et de leurs anciens bourreaux. Pour avoir un autre point vue sur ce génocide, en 2011, Rithy Pahn réalise un documentaire sur Dutch qui a dirigé le centre S21. Il l'a rencontré et filmé des centaines d'heures dans sa cellule pour tenter de cerner ce communiste acteur du génocide cambodgien, pour essayer de comprendre pourquoi il est devenu bourreau. C'est à la suite de cette rencontre que Rithy Pahn a ressenti le besoin d'écrire ce livre où il raconte en parallèle sa rencontre avec Dutch et son enfance sous le joug des Khmers rouges trente-cinq ans plus tôt. Cela l'amène aussi à quelques réflexions sur l'homme capable de devenir inhumain.
Dutch est un personnage ambiguë et glaçant, il reconnaît ses crimes mais veut les justifier, il se définit comme un « technicien de la révolution ». Jamais, il n'a un mot de compassion ou de pardon pour ses trop nombreuses victimes. « Méchanceté et cruauté ne font pas partie de l'idéologie. C'est l'idéologie qui commande. Mes hommes ont pratiqué l'idéologie. »  
Rithy Pahn est lui-même un rescapé du génocide commis par les Khmers Rouges sur presque un tiers de la population cambodgienne. Il avait une dizaine d'année le 17 avril 1975, lorsque les Khmers rouges sont entrés dans Phnom Penh et que sa vie a été à jamais bouleversé.

Ayant lu il y a un an sur le même sujet le livre Le portail de François Bizot, cela m'a permis d'en apprendre encore plus sur ce moment d'Histoire mais je n'ai pas pu m'empêcher de comparer les deux livres et regretter que Rithy Panh soit beaucoup dans la retenue et laisse une distance avec son lecteur, mais c'est sans doute conforme à sa personnalité et à sa culture. J'ai eu également l'occasion de voir plusieurs interviews à propos du livre et Rithy Panh est plus touchant dans son témoignage oral que à l'écrit, c'est vrai qu'il est avant tout un cinéaste. Aussi après la lecture de ce livre je suis vraiment curieuse de découvrir ses films S21 et Dutch, le maître des forges de l'enfer.

C'est un témoignage très fort à la fois terrible et passionnant qui ne peut pas laisser indifférent. En cours de lecture, j'ai noté de nombreux passages qui m'ont frappé et que j'ai voulu relire en rédigeant ce billet.

Autres avis : CanelJostein, Mimi, Clara, Constance

Extrait : (début du livre)
Kaing Guek Eav, dit Duch, fut le responsable du centre de torture et d'exécution S21, dans Phnom Penh, de 1975 à 1979. Il explique avoir choisi ce nom de guérilla en souvenir d'un livre de son enfance, où le petit Duch était un enfant sage.
12 380 personnes au moins furent torturées dans ce lieu. Les suppliciés qui avaient avoué étaient exécutés dans le « champ de la mort » de Choeung Ek, à quinze kilomètres au sud-est de Phnom Penh - également sous la responsabilité de Duch. A S21, nul n'échappe à la torture. Nul n'échappe à la mort.
Dans sa prison du tribunal pénal parrainé par l'ONU (en fait CETC, soit « Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens »), Duch me dit de sa voix douce : « A S21, c'est la fin. Plus la peine de prier, ce sont déjà des cadavres. Sont-ils hommes ou animaux ? C'est une autre histoire. » J'observe son visage de vieil homme, ses grands yeux presque rêveurs, sa main gauche abîmée. Je devine la cruauté et la folie de ses trente ans. Je comprends qu'il ait pu fasciner, mais je n'ai pas peur. Je suis en paix.

Quelques années auparavant, pour préparer mon film S21 - La machine de mort khmère rouge, j'ai mené de longs entretiens avec des gardiens, des tortionnaires, des exécuteurs, des photographes, des infirmiers, des chauffeurs qui travaillaient sous les ordres de cet homme. Très peu ont fait l'objet de poursuites judiciaires. Tous sont libres. Assis dans une ancienne cellule, au cœur du centre S21 devenu un musée, l'un d'eux me lance : « Les prisonniers ? C'est comme un bout de bois. » Il rit nerveusement.
A la même table, devant le portrait de Pol Pot, un autre m'explique : « Les prisonniers n'ont aucun droit. Ils sont moitié homme, moitié cadavre. Ce ne sont pas des hommes. Ce ne sont pas des cadavres. Ce sont comme des animaux sans âme. On n'a pas peur de leur faire du mal. On n'a pas peur pour notre karma. » A Dutch aussi, je demande s'il cauchemarde, la nuit, d'avoir fait électrocuter, frapper avec des câbles électriques, planter des aiguilles sous les ongles, d'avoir fait manger des excréments, d'avoir consigné des aveux qui sont des mensonges, d'avoir fait égorger ces femmes et ces hommes, les yeux bandés au bord de la fosse, dans le grondement du groupe électrogène. Il réfléchit puis me répond, les yeux baissés : « Non. » Plus tard, je filme son rire.  

Grand_Prix_des_Lectrices_2013
Sélection document
Jury Septembre

Autre livre sur le même sujet :

le_portail_folio Le portail - François Bizot

 

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23 mai 2012

Les disparus de Shangri-la - Mitchell Zuckoff

Partenariat avec les éditions Flammarion

les_disparus_de_Shangri_la Flammarion – avril 2012 – 319 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Christophe Magny

Quatrième de couverture :
13 mai 1945, Nouvelle-Guinée néerlandaise : quelques semaines avant la fin de la guerre du Pacifique, un avion américain s'écrase dans une vallée totalement inexplorée, inconnue des cartes, entourée de montagnes imprenables et tapissées d'une jungle épaisse. Sur les vingt-quatre passagers, combien réchapperont à l'accident? Et comment survivront-ils, grièvement blessés, privés de nourriture et de soins, invisibles des secours qui survolent la vallée, sans défense face aux combattants japonais cachés dans les parages et surtout aux populations indigènes, réputées cannibales ?
C'est cet épisode méconnu de l'histoire que nous raconte Mitchell Zuckoff d'une plume alerte, au terme d'une longue enquête - documents d'archives, lettres et photographies d'époque à l'appui. 
Car, dans ce formidable récit d'aventures, tout est véridique : la découverte d'un monde perdu, idyllique et hostile à la fois, la confrontation avec des tribus vierges de tout contact avec la civilisation, l'héroïsme des rescapés et leur bouleversant témoignage.

Auteur : Mitchell Zuckoff est journaliste et professeur de journalisme à Boston University. Il publie des reportages dans des magazines à grand tirage comme The New Yorker et Fortune, ainsi que dans le quotidien The Boston Globe. Il est l'auteur de plusieurs livres, dont des biographies de Charles Ponzi (Ponzi's Scheme : The True Story of a Financial Legend, New York, Random House, 2005) et de Robert Altman (Robert Altman : The Oral Biography, New York, Alfred A. Knopf, 2009).

Site du livre 

Mon avis : (lu en mai 2012)
Dans ce livre, Mitchell Zuckoff nous raconte une histoire vraie qui a eu lieu à la fin de la Seconde Guerre Mondiale en Nouvelle-Guinée néerlandaise. En 1944, des pilotes américains découvre lors d'un vol de reconnaissance une vallée cachée dans une région montagneuse et luxuriante. Cette vallée est baptisée ”Shangri-La”, depuis les airs ils aperçoivent des jardins, des habitations et une population primitive. L'endroit est inaccessible, il est seulement possible de la survoler. 
Le 13 mai 1945, vingt-quatre militaires hommes et femmes sont invités à embarquer à bord du Gremlin Special, surnom donné à cet avion pour survoler Shangri-La. Au cours du vol, l'avion se crash en pleine jungle et une aventure incroyable commence pour les rescapés. Il va falloir survivre, dans des conditions d'hygiène difficile, se faire repérer par d'éventuel secours, ne pas se faire massacrer par les populations autochtones qui n'ont encore jamais rencontré de blancs...
Le sauvetage est difficile à organiser puisque l'endroit est inaccessible, loin de tout, en altitude, entouré de jungle avec la présence de soldats japonais au alentour...
A partir de témoignages des rescapés, des sauveteurs et de leurs proches, d'une enquête très documentée avec également de nombreuses photos de l'époque, l'auteur nous raconte une histoire incroyable. A la fin du livre, il y a près de 50 pages de notes. Au début de ma lecture, je m’y référais mais ce n’étais pas très pratique car pour chaque chapitre d’une dizaine de pages, il y a environ trente notes, le plus souvent faisant référence à la source ou avec le mot mystérieux Ibid. J’ai fini par aller voir sa signification : Abréviation utilisée dans les notes bibliographiques pour faire référence à un ouvrage déjà cité dans une note précédente. (Merci Wikipedia)

Un livre passionnant qui raconte une histoire vraie et qui se lit comme un roman d’aventure.

Un grand Merci à Virginie et aux éditions Flammarion pour ce partenariat.

Autre avis + concours pour gagner le livre

Les disparus de Shangri-la
(Présentation de l'auteur en V.O)

Extrait du Site du livre 

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24/50 : Missouri
(Etat d'origine de John McCollom, l'un des rescapés) 

  Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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04 mars 2012

La résistance française à Buchenwald - Olivier Lalieu

Lu dans le cadre du partenariat Logo_News_Book et des éditions Tallendier

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Editions Tallandier – mars 2005 – 

Editions Tallandier – janvier 2012 – 441 pages

Préface de Jorge Semprun

Quatrième de couverture :
Depuis la Libération, le camp de Buchenwald, symbole de la résistance des déportés dans le système concentrationnaire nazi, est au cœur de polémiques acharnées : quel est le rôle respectif des droits communs et des politiques dans le contrôle de l’administration intérieure du camp ? Et chez ces derniers, quelles sont les conséquences des rivalités entre gaullistes et communistes ? Qu’impliquent les rapports de force permanents entre les différentes communautés nationales ? Et dans quelles circonstances le camp est-il libéré, le 11 avril 1945 ? 


Au-delà des passions et des conflits, à partir d’archives et de témoignages inédits et avec le recul serein de l’historien, Olivier Lalieu révèle la véritable histoire de la résistance des déportés français alors que chaque action avait le poids d’une vie.

Auteur : Olivier Lalieu, historien au Mémorial de la Shoah à Paris, est également l’auteur de La Déportation fragmentée. Les anciens déportés parlent de politique (Boutique de l’histoire, 1994) et de nombreux articles ou communications sur la mémoire de la déportation. Jorge Semprun,ancien déporté à Buchenwald, a rédigé la préface de ce livre.

Mon avis : (lu en mars 2012)
J'ai accepté ce partenariat avec Newbook car depuis toujours je me suis intéressée aux témoignages des personnes ayant vécu durant la Seconde Guerre Mondiale. 

Ce livre est est le résultat d'un gros travail d'historien très bien documenté, rassemblant une documentation riche et variée avec des archives officielles ou privées, de nombreux témoignages sur la vie du camp du Buchenwald et en particulier sur la Résistance française. Avec un regard objectif de l'historien, Olivier Lalieu nous décrit avec une grande précision l'histoire de la résistance clandestine à Buchenwald.
Le camp de concentration de Buchenwald « Forêt de hêtres » a été créé en 1937 par le régime hitlérien sur la colline d'Ettersberg près de Weimar, en Allemagne. Les nazis y envoyaient des opposants politiques et religieux allemands comme les sociaux-démocrates, les communistes, les syndicalistes, les libéraux, les démocrates, les pacifistes, les religieux catholiques et protestants (ils portent l'insigne du triangle rouge). Au début, les petits chefs du camp étaient constitués de criminels de « Droit Commun » (les triangles verts), une idée des nazis pour mater . Lorsque la plupart des Français arrivent à Buchenwald en 1943 et 1944, les détenus « Politiques », ont réussi à s’imposer sur les détenus « Droit Commun » pour les postes stratégiques du camp. La Résistance française à Buchenwald va se développer grâce à la rencontre deux hommes aux parcours différents mais dont les personnalités affirmées et leurs engagements vont réussir à créer un collectif français CIF (Comité des intérêts français) et cela permet à la communauté française de se faire mieux respecter. La Résistance dans un camp comme Buchenwald est multiple. C'est avant tout avoir le sens collectif. C'est refuser la brutalité envers les autres détenus. C'est entretenir le moral des déportés en organisant des « loisirs » (dessins, musique, théâtre, conférences...) pour oublier la triste réalité du froid, de la misère, des coups, de la mort. C'est avoir des gestes de solidarité, alimentaire ou vestimentaire, C'est entretenir le moral des déportés en organisant des « loisirs » (dessins, musique, théâtre, conférences...) pour oublier la triste réalité du froid, de la misère, des coups, de la mort. C'est aussi faire du sabotage en particulier dans les usines d'armement qui utilisaient comme main-d’œuvre les déportés. Mais c'est aussi participer à « la dramatique question des « Transports » », c'est à dire établir des listes d'affectations à certains kommandos ou de départ vers d'autres camps.

Ce livre très complet m'a beaucoup intéressée même si certains passages m'ont paru un peu long. J'y ai appris beaucoup de choses, le camp y est décrit avec beaucoup de précision, glossaires, carte, plans, annexes, bibliographies et index enrichissent également ce cours d'histoire.

Un grand merci à News Book et aux éditions Tallendier pour m'avoir permis de découvrir ce livre.


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05 janvier 2012

Le voyage de Thétys, de Marseille à Panama – Nathalie Chateau et Bruno Fabre

Lu dans le cadre d'un partenariat avec
tamata

le_voyage_de_Thetys Tamata Éditions – septembre 2011 – 208 pages

Photos : Bruno Fabre

Quatrième de couverture :
Un catamaran, une skipette, un chasseur de langoustes.
Récits originaux et clichés voyageurs pour raconter cette première  année autour du monde.
Quand deux marins débutants décident de voyager autrement, c'est pour offrir en partage leur aventure et leur enthousiasme. Avec leurs mots, et leur regard.
Entre mars 2008 et avril 2009, ils nous emmènent de Marseille  à Panama, en passant par les Canaries. Ils nous font vivre leur traversée de l'Atlantique, leurs découvertes des îles de la côte
vénézuélienne. De mouillage en mouillage, leurs amis deviennent les nôtres. Avec eux, nous filons au Pérou pour une escapade, et revenons en mer Caraïbes pour une longue  escale aux San Blas. Avant que le passage, mouvementé, du mythique canal de Panama ne leur ouvre la route du Pacifique.

Auteurs : Nathalie Chateau l'auteur et skipette du bord.
Bruno Fabre le photographe et pêcheur du bord.

Le bateau : Thétys, un catamaran de 14 mètres.

Mon avis : (lu en janvier 2012)
J'ai accepté un partenariat avec la toute jeune maison d'édition de Tahiti : les Éditions Tamata qui m’a envoyé durant les fêtes « Le voyage de Thétys, de Marseille à Panama – Nathalie Chateau et Bruno Fabre ». Un très beau cadeau !
C’est un très beau livre avec de nombreuses photos que je ne me lasse pas de feuilleter.
Nathalie et Bruno ont décidé de  faire le tour du monde à la voile sans se presser en partant vers l'ouest, un voyage de 2365 jours, soit 6 à 7 ans. Ils sont déjà partis depuis 4 ans et ce livre nous raconte leur première année de voyage avec en préambule, quelques pages sur les préparatifs du voyages.
C’est le récit du voyage chronologiquement avec de nombreuses et superbes photographies. Le journal du  bord, les visites à terre, les rencontres avec d'autres équipages. Il y a même quelques recettes de cuisine faites à bord et que l’on peut reproduire dans notre cuisine...
Départ de Marseille, destination Les Canaries, la traversée de l’Atlantique en direction de Trinidad et Tobago puis le Vénézuela, Bonaire, San Blas et Panama. Il y a même une escapade au Pérou.
C’est un très beau voyage dépaysant qui m’a fait rêver !
Pour poursuivre le voyage, la dernière page du livre nous annonce déjà le deuxième tome, « des Galapagos en Nouvelle-Zélande »

En attendant, aller voir le Site Internet dédié au Voyage de Thetys

Un grand MERCI à Tamata Éditions de m'avoir permis de découvrir ce beau livre de voyages.

Extrait :

Recettes : ici

Photos : quelques photos visibles dans le livre et ici

th_tys1 th_tys1_marseille
Marseille : Le départ

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La Goméra (Canaries)

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Canal de Panama  -  Pacifique               

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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Thétys 

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11 décembre 2011

J'irai dormir chez vous : Carnets d'un voyageur taquin – Antoine de Maximy et Ariane Allard

J_irai_dormir_chez_vous Éditions de la Martinière – septembre 2011 – 240 pages

Quatrième de couverture :
Une chemise rouge, un culot monstre, un esprit taquin, un drôle de dispositif vidéo : depuis 2004, Antoine de Maximy, reporter enjoué, raconte le monde comme personne. A la télévision d'abord, à travers sa série "J'irai dormir chez vous".Et puis au cinéma avec "J'irai dormir à Hollywood". Parcourant la planète en s'invitant chez les autres, cet homme-orchestre a le chic pour tisser du lien n'importe où. Du Mali à Hawaï, de la Finlande à l'Iran, du Japon à Cuba, ou du Mont Saint-Michel à la Corée du Sud, cet homme orchestre réinvente la plus périlleuse des aventures : rencontrer les gens. Un récit intime autour de l'idée simple, mais néanmoins géniale ! de dormir chez les autres et de partager un petit moment intime avec eux. Ce livre, construit comme un carnet de voyages, revient, en images et en paroles, sur chacune de ses 35 destinations. Détaillé et décalé à la fois, fourmillant d'anecdotes inédites, il ressemble à Antoine et démontre le pouvoir du rire et de la bonne humeur dans les échanges humains aux quatre coins du monde.

Auteurs : Diplômée en lettres modernes, en histoire, et de l'ESJ Lille, Ariane Allard est journaliste depuis une vingtaine d'années. Voyageuse et cinéphile, elle a d'abord été reporter "Société" et/ou "Culture", dans différents titres de la presse quotidienne, puis chef de rubrique "Cinéma" à La Provence, à Marseille, pendant 10 ans. Elle travaille aujourd'hui en free-lance à (de) Paris.
Réalisateur, présentateur et cameraman, en vingt ans, Antoine de Maximy s'est rendu dans soixante-dix pays. Spécialiste des voyages à l'étranger (actualité internationale, films animaliers et expéditions scientifiques), il a réalisé ou présenté une trentaine de documentaires, dont Animal Zone, Zone sauvage, Les Nouveaux Mondes, Emmenez-moi et Au-delà des dunes. J'irai dormir chez vous est la première série qu'il propose en tant qu'auteur à la télévision pour ensuite réaliser un long métrage passé sur les écrans de cinéma en 2008, J'irai dormir à Hollywood.

Mon avis : (lu en décembre 2011)
Ce livre est un très bon complément aux émissions « J'irai dormir chez vous » d'Antoine de Maximy. Il revient sur les 35 pays qu'il a visité depuis 2004. Il nous raconte chacune de ses destinations avec des anecdotes, de superbes photos et des détails insolites. Il nous raconte aussi l'envers du reportage... Il y a également un chapitre pour son film « J'irai dormir à Hollywood ».
Voilà un livre à feuilleter sans modération pour rêver à des destinations et à des rencontres insolites et variées tout autour du monde !

Les 35 destinations : Mali, Québec, Vanuatu, France, Japon, Australie, Maroc, Inde, Chili, Suisse, Belgique, Cambodge, Chine, Roumanie, Éthiopie, Émirats arabes unis, Royaume-Uni, Madagascar, Bolivie-Pérou, Israël, Finlande, Polynésie, Portugal, Cuba, Grèce, Iran, Mexique, Nouvelle-Zélande, Indonésie, Hawaii, Ghana, Corée du Sud, Albanie, Mongolie.

Extrait :

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10 décembre 2011

En route pour L’Aude et les Pyrénées-Orientales

 Lu dans le cadre de Masse Critique Littérature jeunesse
 mcjeunesse 

kids_voyage Itak éditions – mai 2011 – 118 pages

Quatrième de couverture :
Des remparts de Carcassonne aux reliefs du Canigou, la montagne sacrée des Catalans, des châteaux cathares à l'ours brun, le seigneur des sommets pyrénéens..., l'Aude et les Pyrénées-Orientales, terres d'histoire aux paysages inoubliables, forment une région idéale de découvertes et d'aventures pour toute la famille. Bon voyage !
Préface: Maud Fontenoy
Plus de 120 activités à vivre en famille
Une sensibilisation aux problèmes environnementaux
Des astuces et des conseils pour profiter pleinement du voyage
Des définitions de mots

Mon avis : (lu en décembre 2011)
J’ai accepté de recevoir ce livre lors de l’opération Masse Critique de Babelio spéciale Littérature Jeunesse. Je trouvais intéressant de découvrir un guide touristique destiné aux enfants de 8 à 14 ans.
Pour la forme, le guide est divisé en trois parties intitulées :
« Avant de partir » avec la présentation de la région, ses spécificités, son histoire, sa faune et sa flore.
« La vie au quotidien » avec ses traditions, ses produits régionaux.
« Embarquement immédiat » avec les activités à faire en famille suivant trois thématiques repérables grâce à un logo de couleur : Nature (parcs, réserves naturelles, jardins botaniques...), Animaux (zoos, aquariums...) et Savoir (monuments, musées, ateliers pédagogiques...)
Au début du guide une double page qui explique comment l'utiliser.
Dans le guide, il y beaucoup de photos, des textes assez simples, plus pour éveiller la curiosité des enfants que pour donner des informations. A la fin il y a un plan schématisé de la région (faussement appelé carte) pour se situer et un carnet d'adresse (avec téléphone et site internet) qui regroupe dans une liste alphabétique par département et par ville de toutes les références du guide.
Pour le fond, j’ai plus de mal à donner un avis car les deux destinations proposées chez Babelio (celle-ci et Côte d’Azur, le Var et les Alpes Maritimes) ne sont pas des lieux de destinations que je connais vraiment…

La collection regroupe 14 guides sur les régions françaises et 5 city-guides sur des capitales européennes.
Un site internet complète le guide : http://kidsvoyage.fr

Merci à Babelio et aux éditions Itak pour m'avoir permis de découvrir ce guide.

 

 

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15 octobre 2011

Destination Cuba - carnet de voyage

Challenge Destination Cuba : 15 octobre 2011
proposé par evertkhorus
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Cuba était une destination qui me faisait très envie, car le hasard faisant bien les choses mon fils de 16 ans est parti cet été 15 jours à Cuba lors d'un voyage solidaire. C'était son premier grand voyage à l'étranger, le dépaysement a été total et il a été très touché par les cubains qui sont très accueillants et qui ont toujours le sourire malgré un quotidien pas toujours facile.
En effet, le pays subit l'embargo américain depuis 1962 et une grave crise économique depuis la disparition de l'URSS.

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Première surprise en sortant de l'aéroport, les touristes voyagent à bord de bus, les cubains sont à bord de charrette à cheval, ou sur de vieux vélos, à pied ou dans les voitures américaines des années 50. Sur les murs le long de la route, ils aperçoivent de nombreux messages de propagande peints.

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Promenade dans les rues de La Havane et visite du musée de la Révolution. La Havane a hérité de l'architecture coloniale espagnole mais la plupart des maisons sont dans un état de délabrement avancé. En effet, les anciens palais de l'aristocratie coloniale sont occupés par des familles pauvres, qui n'ont pas les moyens de les entretenir. Et pourtant le quartier de la Havana vieja (la vieille Havane) est classé patrimoine mondial de l'humanité.

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Une des manifestations les plus visibles de l'embargo est la quasi absence d'automobiles actuelles dans les rues de La Havane. Les automobiles datent des années 50. Dans la réalité, ces automobiles ont toutes été refaites pièce par pièce. En effet, comme il n'est pas possible d'importer des pièces détachées, les mécaniciens cubains sont des orfèvres de la débrouille pour réparer l'irréparable.

Nouveau : pour la première fois depuis un demi-siècle, les Cubains peuvent acheter et vendre librement des voitures et cela depuis le 1er octobre 2011.

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En gare de Remedios, nous montons dans un vieux train à vapeur du début du XXème siècle qui servait à transporter la canne à sucre. L’industrie sucrière date du XIXe siècle, plus de 12000 esclaves africains ont travaillé à son essor.

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Le long de la voie de chemin fer, il y a de nombreux messages de propagande peints.

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À Cuba, il existe deux monnaies, la monnaie nationale (M.N.), utilisée par les Cubains seulement et la monnaie cubaine convertible (appelée CUC) et utilisée principalement par les touristes. On peut la convertir en monnaie nationale mais pas l'inverse et 1 CUC (environ 0,75 euros) vaut 24 M.N.

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CUC

Et pour terminer, de la musique à écouter avec La Banda Municipal de Santiago de Cuba
qui interprète une chanson de Georges Brassens (extrait du disque Echos du monde)

 Ma lecture cubaine : le_nid_du_serpent_p Le nid du serpent - Pedro Juan Gutiérrez

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24 mai 2011

Secret des hommes secret des dieux – Henry Quinson

Lu dans le cadre de de Critique en Masse de Babelio
en partenariat avec les éditions Presses de la Renaissance

 secret_des_hommes_secret_des_dieux Presses de la Renaissance - mars 2011 - 289 pages

Quatrième de couverture :
Conseiller monastique du film Des hommes et des dieux, Henry Quinson retrace cette étonnante et rare aventure humaine et spirituelle.

«Henry Quinson a été tellement précieux !» Lambert Wilson, «frère Christian»

«Secret des hommes, secret des dieux m'a appris beaucoup de choses que j'ignorais dans cette aventure exceptionnelle. Merci à Henry Quinson pour la profondeur de sa relecture spirituelle. Des hommes et des dieux a touché le public d'une manière que je n'ai jamais connue dans ma longue carrière d'acteur. Ce livre en rend compte avec bonheur.» Michael Lonsdale, «frère Luc»

«Secret des hommes, secret des dieux est passionnant, émouvant et instructif. C'est aussi l'amour qui est au coeur du récit d'Henry Quinson et qui le rend si attachant et si beau.» Jean-Marie Frin, «frère Paul»

«J'ai dévoré Secret des hommes, secret des dieux. Écriture magnifique ! On y retrouve tout l'esprit du tournage, tout est juste.» Loïc Pichon, «frère Jean-Pierre»

«Secret des hommes, secret des dieux est un récit captivant. Henry Quinson est la seule personne qui a vécu de l'intérieur toutes les étapes du film et qui a connu les moines de Tibhirine.» Farid Larbi, «Ali Fayattia»

Auteur : Henry Quinson a connu quatre des sept moines assassinés en Algérie en 1996. Économiste franco-américain, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, professeur certifié d’anglais et de lettres, chevalier de l'ordre des arts et des lettres, cet ancien trader a vécu six ans à l’abbaye de Tamié dont étaient issus deux des frères. Il a habité quatorze ans dans une cité de transit à Marseille avec de nombreuses familles musulmanes. Prix 2009 de littérature religieuse pour son récit autobiographique Moine des cités, de Wall Street aux quartiers Nord de Marseille (Nouvelle Cité, 2008), il est l’auteur et le traducteur de plusieurs ouvrages et articles sur le monastère de Tibhirine.

Mon avis : (lu en mai 2011)
J'avais vu au dernier Salon du Livre de Paris le début de la présentation de ce livre, mais n'ayant pas encore vu le film, je n'étais pas restée à la conférence. Aussi lorsque Babelio nous a proposé ce livre pour sa dernière opération Critique en Masse, je l'ai choisi parmi mes quatre choix. Et dès que j'ai reçu le livre, j'ai proposé de regarder le film « Des hommes et des dieux » en famille puis j'ai attendu 3 semaines avant de commencer le livre d'Henry Quinson « Secret des hommes secret des dieux ». Et je n'ai pas pu lâcher le livre tellement il est passionnant. Il y a en premier lieux le récit de la conception du film, la préparation, le tournage, le montage et la présentation au public. Mais il y a bien plus, il nous raconte l'aventure humaine et spirituelle de ce film vraiment pas comme les autres. Il y a également au centre du livre quelques photos du tournage.

Henry Quinson a participé à ce film en tant que conseiller monastique, il connaissait personnellement quatre des frères assassinés à Tibhirine en 1996, Paul, Christophe, Christian et Célestin, il a vécu six ans à l'abbaye de Tamié d'où venaient deux des sept frères et il était également le traducteur de livre « Passion pour l'Algérie. Les moines de Tibhirine : l'enquête d'un historien américain de John W Kiser ». Livre que Xavier Beauvois avait beaucoup consulté pour préparer son film.
Henry Quinson avait lui-même imaginé écrire un scénario sur les moines de Tibhirine pour donner un écho au testament spirituel de Christian de Chergé, le supérieur de la communauté. Mais un ami producteur l'en avait dissuadé et lorsque quelques jours plus tard il reçoit un mail d'Étienne Comar scénariste et producteur qui veut lui parler du projet du film « Des hommes et des dieux », il voit cela comme un signe...
J'ai vraiment beaucoup aimé le film « Des hommes et des dieux » et ce livre est vraiment un bonus formidable et indispensable, pour mieux comprendre « la lumière des moines de Tibhirine ». Pour découvrir comment les acteurs et l'équipe du film ont su faire revivre l'Esprit de la communauté de Tibhirine.

Après cette lecture, je n'ai qu'une envie, revoir le film !

Un GRAND MERCI à Babelio et aux éditions Presses de la Renaissance pour m'avoir permis de découvrir ce livre captivant.

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Le film : « Des hommes et des dieux » a été réalisé en 2010 par Xavier Beauvois avec Lambert Wilson, Michael Lonsdale, Olivier Rabourdin, Philippe Laudenbach, Jacques Herlin, Loïc Pichon, Xavier Maly et Olivier Perrier. Il a obtenu de nombreux prix comme le Grand prix du jury à Cannes en 2010, le César 2011 du meilleur film, César 2011 du meilleur second rôle masculin pour Michael Lonsdale et le César 2011 de la meilleure photographie pour Caroline Champetier...

Pour en savoir plus sur le film : article Wikipédia

Extrait : (début du livre) ici

 

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15 mai 2011

Une vie de Pintade à Berlin – Hélène Kohl

Lu dans le cadre du partenariat Livraddict et Calmann-Lévy

une_pintade___Berlin Calmann-Lévy – mars 2011 – 384 pages

illustrations de Sanaa Kassou

Quatrième de couverture :
Berlin, capitale de l’Allemagne et de l’Europe, capitale de la fête, capitale de la liberté… Berlin où l’on vient tour à tour s’encanailler et s’inspirer, une ville qui n’en finit pas de connaître des transitions. En huit chapitres décoiffants, Une vie de Pintade à Berlin vous guidera dans ses coulisses féminines, avec carnet d’adresses pointu et radioscopie en profondeur des habitants.
Féministes et indépendantes, rebelles et libertaires, les Berlinoises portent leur ville chevillée au corps. Elles sont DJettes, designers, actrices porno-lesbiennes, éternelles adolescentes ou mères de famille. Elles sont naturelles, sans fards, sans artifices. La mode est d’abord pratique pour elles, qui filent sur leurs vélos le long de la Spree. Leurs cafés sont légendaires, leurs brunchs dominicaux, incontournables, leurs saucisses, mythiques, et leurs saunas, indispensables.
Qu’on ne vienne pas leur dire qu’à Berlin l’hiver est trop long : les salles de vapeur sont là pour réchauffer les corps, les marchés de Noël pour réchauffer les cœurs et, pour se réchauffer les sangs, les Pintades berlinoises savent faire la fête jusqu’au bout de la nuit.
Que vous soyez Berlinoise pour un week-end, une année ou une vie, Une vie de Pintade à Berlin vous montrera le chemin des plaisirs teutons. Afin que vous aussi puissiez dire : « Ich bin eine Berlinerin. »

Auteur : Hélène Kohl, 31 ans, vit et travaille à Berlin depuis 2003. Des crues du Rhin aux variations du Dax, en passant par les exploits de la Mannschaft et la cote de popularité de la chancelière, elle couvre l'actualité allemande pour Europe 1, LCI, Le Journal du dimanche et Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Elle a obtenu le Prix franco-allemand du journalisme en 2007.

Mon avis : (lu en mai 2011)
Lorsque Livraddict a proposé ce partenariat avec Calmann-Lévy, j'étais assez curieuse de découvrir Berlin à travers cette collection "une vie de pintade"... J'ai souvent entendu l'auteur à la radio et c'est cela aussi qui m'a incitée à postuler pour ce livre.
Tout d'abord, je ne m'attendais pas à un livre aussi épais... Je l'ai d'abord feuilleté comme un guide avant de le lire vraiment de la première à la dernière page !
Le principe de la collection, c'est un guide-découverte d'une capitale à travers le regard d'une femme journaliste et qui raconte le quotidien, les habitudes et les spécificités des femmes dans cette capitale.
« Une vie de Pintade à Berlin » est divisé en 8 chapitres, chacun étant consacré à un sujet particulier : les sorties, la mode, les femmes indépendantes, la cuisine, les enfants...
A la fin de chaque chapitre, nous trouvons un carnet d'adresses utiles comme dans tout bon guide.
Berlin est une ville où les femmes tiennent une place particulière. Les hommes ont détruit Berlin, les femmes l'ont reconstruit. En effet, après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ce sont les femmes qui ont déblayé les ruines brique après brique et reconstruit la ville. «Je n'ai pas peur.» Voilà la devise des Berlinoises.
La mode c'est « pratique et confortable avant tout », le look « billig » (bon marché) est légion, « beaucoup de vintage, pas mal de fait maison... Surtout ne pas ressembler aux autres. »
« Toute la ville n'est que récup... » « Les Berlinoises ont toujours été des as de la débrouille, des magiciennes qui transforment du vieux en neuf. » Elles organisent même des Klamottentauschparty (fête de troc de fringues)...
Berlin est une ville débordante d'énergie, de créativité, c'est une ville d'artistes en tous genres...
La Berlinoise pratique le FKK, Freikörperkultur « la culture du corps libre », c'est une philosophie de vie. La nudité ne les gêne pas et la Berlinoise assume son âge.
« Le vélo est un accessoire indispensable à la vie de toute Berlinoise qui se respecte. » La superficie de la ville est huit fois celle de Paris, et c'est un mode de transport parfaitement écolo ! Et ni la pluie, ni le froid n'arrêtent les cyclistes.
Il n'existe pas vraiment de cuisine berlinoise... « la cuisine de Berlin, c'est le mélange « multikulti ».

Un peu effrayé par l'épaisseur du livre, je l'ai finalement lu très facilement, c'est un mélange d'informations et d'anecdotes croustillantes. Hélène Kohl a payé de sa personne pour tester de nombreux lieux et activités répertoriés dans ce livre... C'est vraiment très documenté et très complet.
J'ai pris beaucoup de plaisir durant cette balade au féminin dans Berlin, les Berlinoises sont authentiques, anticonformistes très différentes des Françaises mais très attachantes.
Cela m'a vraiment donnée envie d'aller découvrir par moi-même Berlin et les Berlinoises...

Même si ce livre semble plutôt destiné aux femmes, je pense que les hommes seront également intéressés de découvrir ces « Portraits piquants des Berlinoises »...

Un grand merci à Livraddict et aux éditions Calmann-Lévy de m'avoir permis de passer un très bon moment avec ce livre.

 

Extrait : (Introduction)
« Pour faire le portrait d'un oiseau, peindre d'abord une cage. » Jacques Prévert aurait eu tout faux à Berlin. C'est bien en liberté, toutes plumes au vent, qu'il faut saisir la pintade des bords de Spree. Un siècle de dictature derrière elle, alors la Berlinoise, maintenant, elle veut de l'air, de la tolérance, de la folie même.
Pour croquer la volière de Berlin, il faut de l'énergie. Ma traque dure depuis 2003 déjà. Et, pour mon plus grand bonheur, le safari sociologique se poursuit encore et toujours, dans une métropole huit fois plus vaste que Paris. Où aurai-je la meilleure prise de vue ? Sous des tonnes de débardeurs en textile synthétique, avec la basse-cour des quartiers d'immigrés, dans ces friperies bon marché où jeunes Turques, Libanaises et Iraniennes cherchent le chèche assorti à leur manucure ? Ou bien au-delà de la ligne de S-Bahn qui encercle le centre, vers le grand Est où 40% des familles vivent en dessous du seuil de pauvreté ? Dans un café branchouille pour un brunch au mousseux avec des jeunes libérales qui méprisent les artistes paresseux du nouveau Berlin et ont bien l'intention de faire de cette cité aux 60 milliards d'euros de dettes une ville enfin rentable ? Ou dans une manifestation, avec cette faune colorée et cosmopolite – vieilles hippies, altermondialistes de 20 ans avec des dreads et des percings, bataillons de féministes sans soutien-gorge et les cheveux en brosse – qui tente de sauver les squats, les bars illégaux et les villages de roulottes où l'on vit en communauté au coeur de la capitale du pays le plus riche d'Europe ?
Venez ! L'aventure est alléchante ! Berlin passe actuellement pour être l'eldorado des nuits sans fin, Babylone joyeuse des fêtes éternelles. Je vous promets des rencontres décoiffantes : une femme fontaine en action, une DJ à peine sortie du lit, une lesbienne reine des bigoudis... On pourrait même se prendre au jeu d'expériences extrêmes : laisser son bikini au vestiaire du sauna, croire (ne serait-ce qu'une minute) qu'on va pouvoir accoucher sans péridurale, encourager un club de foot de métallos, être prête à donner sa tunique Kaviar Gauche (celle pour laquelle on a tant compté ses sous) pour séduire un videur tatoué... Car cette saison, c'est chez lui qu'il faut danser ; demain, au gré des rachats immobiliers, des destructions d'usines, des réhabilitations d'espaces, il faudra peut-être aller danser ailleurs. Berlin est une ville mouvante qui n'en finit pas de se réorganiser, de se chercher, de redéfinir ses contours...

 Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Géographie" et "Animal"

 

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