19 février 2016

Dessins à la verticale - Carnets de voyages en paroi - Jeremy Collins

Lu en partenariat avec Babelio et Glénat

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dessins Glénat - novembre 2015 - 176 pages

Quatrième de couverture :
Les grimpeurs seront fascinés de retrouver dans cette expression graphique inédite les sensations, les émotions qu’ils éprouvent sur le rocher, et l’esprit qui anime leurs itinérances de montagne en montagne.
L’artiste américain Jeremy Collins est un des leurs. Il vit pour et par l’escalade. À 32 ans, marié et père de jeunes enfants, il a éprouvé le besoin impérieux de faire le point sur sa vie, au moment où l’un de ses amis intrépides mourait dans une avalanche. La réponse à ses interrogations, il est allé la chercher dans l’ouverture de nouvelles voies en voyageant successivement vers les quatre points cardinaux. Funambule du rocher, c’est en fait l’équilibre entre une vie d’aventure et le réconfort d’un noyau familial qu’il a exploré, de sommets perdus en falaises vierges.
Dessins, photos, topos de voies, collages, peintures, poésie, récit : les carnets de cette odyssée ascensionnelle sont à la fois étonnants de beauté, pleins d’humour et émouvants. Mieux qu’un guide, ils seront une inspiration pour bien des grimpeurs.

Auteur : Les créations graphiques de Jeremy Collins et notamment ses cartes illustrées agrémentent régulièrement les pages des magazines américains Rock and Ice et Alpinist, et jusqu’à la couverture du National Geographic. On les retrouve sur la ligne de vêtements Meridian Line qu’il a créée, mais également sur différents matériels destinés aux activités outdoor. Jeremy, son épouse Tricia et leurs enfants Zion et Sela vivent à Kansas City, dans le Missouri. Le film Drawn, qu’il a réalisé parallèlement à ce livre, a été récompensé par plusieurs prix dans les festivals internationaux. C’est une véritable performance associant musique, dessin, vidéo et improvisation que Jeremy propose aux spectateurs.

Mon avis : (lu en février 2016)
Ce livre est tout d'abord un très joli objet, dès sa réception, j'ai eu envie de l'ouvrir et de le feuilleter. Le marque-page est obligatoire car les pages ne sont pas numérotés...
Jeremy Collins est avant tout un grimpeur américain, il a la passion de la montagne et ne pense qu'à escalader... Après la mort de son ami Jonny dans une avalanche, il décide de partir aux quatre coins du monde escalader des montagnes, tenter de nouvelles voies. 
A l'Est, il part aux confins de la Chine, de la Mongolie et du Kirghizistan pour découvrir la vallée de la Keketuohaï.
Au Sud, c'est le Venezuela 
Au Nord, c'est la Canada avec le mont Phoenix
A l'Ouest, c'est le Colorado
Son carnet de voyage est très personnel, il y consigne ses pensées, y raconte son quotidien de baroudeur, les mésaventures de ses expéditions, ses rencontres... Les textes sont assez succincts, se sont plutôt des notes manuscrites ou bien dactylographiées.
Je retiendrais surtout les dessins, au crayon, au fusain, à l'aquarelle, mélange de collages, dessins, peintures et photographies... Difficile de lire ce livre dans sa continuité, je l'ai surtout feuilleté, grappillant ci et là une phrase, un texte, admirant les photos ou les dessins... C'est plutôt dépaysant !

Merci Babelio et les éditions Glénat pour ce partenariat dépaysant

 

Extrait : 

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Drawn trailer from Jeremy Collins

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14 mars 2015

Faces B - François Thomazeau

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book_faces Hors collection - octobre 2014 - 240 pages

Quatrième de couverture : 
« Rock around the clock » de Bill Haley, « Strawberry fields forever » des Beatles, « The man who sold the World » de David Bowie, " I feel love" de Donna Summer ou « Ne me quitte pas » de Jacques Brel : autant de titres qui ont bien failli passer à côté de leur destin !
Jugés trop mauvais pour figurer en face A, la place d’honneur réservée aux tubes, parfois écrits à la va-vite sur un coin de table, ils ont été placés en face B pour combler un vide ou ne pas heurter le public par des paroles un peu osées. Ces 180 titres ont pourtant connu un succès tel qu’ils ont éclipsé leur face A.
Diffusés par erreur à la radio, repérés grâce au flair d’un programmateur, ou adoptés par le public en dépit des certitudes des plus grands producteurs, ces titres de face B ont finalement rencontré le succès.
De face B en face B, l’ouvrage nous transporte à travers l’histoire du vinyle. Des Doors à Léo Ferré, de Brigitte Bardot aux Rolling Stones, d’Elvis Presley à Radiohead, l’auteur dresse ici un panorama des tubes qui, en dépit des préjugés, sont entrés dans l’histoire de la musique.
Au fil de ce pavé illustré par les pochettes de ces vinyls de légende, l’auteur nous fait voyager à travers les tubes, côtoyer les stars du rock ou de la chanson française, pousser les portes des plus illustres labels, afin de découvrir comment ces morceaux voués à l’oubli sont devenus des titres incontournables.

Auteur : Amateur de musique, François Thomazeau est aussi journaliste sportif, passionné de rugby, éditeur ou encore auteur de romans policiers. Il est l'auteur de Rugby Nostalgie, sorti en 2007 chez Hors Collection.

Mon avis : (lu en mars 2015)
J'ai reçu assez tardivement ce livre grâce à Masse Critique chez Babelio. C'est plus un livre à feuilleter qu'à lire dans sa continuité. Je n'ai pas une grande culture musicale internationale, et grâce à internet, j'ai pu écouter certains titres que je ne connaissais pas.
Ce livre recense cent quatre-vingt 45 tours ou single (de 1938 à 2011), largement illustré et très documenté. Face B est vraiment intéressant et amusant à découvrir. L'ouvrage au format carré a été très soigné, le lecteur a l'impression de "feuilleter" une collection de 45 tours.

Extrait de quelques-unes de ces 180 "faces B" devenues célèbres, à redécouvrir...:
- Charles Trénet "Douce France"
- Franck Sinatra : "Time after Time"
- Edith Piaf : "L'homme à la moto"
- Ritchie Valence :"La bamba"
- Chuck Berry : "Memphis Tennessee"
- Serge Gainsbourg : "La javanaise"
- Kinks : "I need you"
- The Beatles : "Strawberry fields forever"
- The Rolling Stones : "Ruby Tuesday"
- Léo Ferré : "C'est extra"
- Joe Dassin : "Les Champs-Elysées"
mais aussi Led Zeppelin, Rod Steward, Janis Jopli, Abba, Pink Floyd, Kiss, Queen, The Smiths, Madonna, Prince, U2,...

Merci Babelio et les éditions Hors Collection pour cette découverte passionnante.

 

Extrait : 
Je vous parle d'un temps que les adeptes du MP3 ne peuvent pas connaître. Le bon vieux temps où la musique se déclinait en deux faces et où, qu'il le veuille ou non, le consommateur de disques obtenait toujours deux titres pour le prix d'un. La face B, c'était le cadeau bonus, le truc en plus, ce morceau souvent inédit qu'il fallait aller chercher et découvrir de l'autre côté du miroir et qui vous entraînait souvent du côté obscur. Contraints de proposer deux chansons sur les galettes qui s'étaient imposées, face au rouleau, au début du phonographe, certains artistes se moquaient ouvertement de nous en recyclant des fonds de tiroirs, des jam-sessions enregistrées à la va-vite ; le même titre chanté a capella ou au contraire livré dans sa version instrumentale. D'autres y mettaient du coeur et se forçaient à offrir au fan un supplément d'âme et de qualité. Et les plus grands, comme les Beatles ou Elvis, incapables au faîte de leur gloire d'enregistrer de mauvais titres, ne sortaient que des singles avec double face A, que l'on pouvait retourner indéfiniment sans arriver à décider quel titre était le meilleur. Le mouvement perpétuel appliqué à la musique populaire.
La face B est indéfectiblement liée à un format, le 45 tours, et à une époque allant de l'après-guerre jusqu'à l'invention du CD, lorsque ces microsillons assuraient la majeure partie des ventes de musique. La vogue de la face B déclina un peu dès les années 1970, où l'album (ou 33 tours) remplaça le 45 tours dans le coeur des mélomanes. Mais le terme n'a pas disparu, en dépit de l'avènement des formats à une face comme le CD, qui glissait des faces B à la suite des faces A, et malgré la dématérialisation des supports. C'est qu'avec le temps, «face B» est aussi devenu synonyme de pépite, de trésor caché, de morceau que seul l'initié possède ou revendique. Pour les rappeurs, la face B (ou B-side), c'est le refuge de la contestation, du délit d'initié, la zone d'ombre où se retrouvent les vrais experts, les puristes...
Les 180 titres réunis ici ne prétendent pas être les meilleurs versos de 45 tours jamais enregistrés. La qualité a moins primé dans notre choix que l'importance, le succès, ou l'ingéniosité déployée pour contourner la figure imposée du titre à glisser impérativement au dos d'un enregistrement. La plupart sont pourtant des classiques de la musique populaire, des tubes, des titres devenus d'autant plus mythiques qu'ils se sont imposés au grand public en dépit de l'ombre qui leur avait été faite initialement. Pensez que quelques-uns des plus grands titres de l'histoire de la musique populaire du XXe siècle - «Rock around the clock», «Be Bop-a-Lula», «La Bamba», «Amsterdam» - étaient à l'origine relégués à l'arrière-plan ! Ce florilège démontre aussi l'énormité des erreurs commises par les directeurs artistiques et les producteurs, incapables d'identifier un authentique hit. Ne les blâmons pas. Souvent, les artistes eux-mêmes ont fait le mauvais choix. Mais une chanson populaire finit toujours par s'imposer. Voici donc la petite histoire de 180 chansons sans lesquelles la face du rock, de la pop et de la variété aurait été changée.

 

   Challenge Petit Bac 2015 
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Musique (2)

 

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15 octobre 2014

La beauté du geste - Philippe Delerm

la beauté du geste Seuil - octobre 2014 - 145 pages

Quatrième de couverture :
Quel délice, pour un écrivain passionné de sport, de concevoir un album comme celui-ci ! Elire en toute subjectivité les gestes que j'ai trouvés les plus beaux, les champions les plus charismatiques, les histoires les plus émouvantes. Ecrire sur tout cela. Bénéficier du travail d'une petite équipe me permettant de choisir les documents photographiques illustrant ces préférences, les mettant en scène, leur suscitant des échos. Le sport a ses ombres, mais il s'agit ici de toute la lumière qu'il m'a donnée, hier, aujourd'hui, et même avant que je sois né parfois. L'amitié de l'aryen Luz Long et du noir Jesse Owens, la perfection du saut de Carl Lewis, la subtilité de la passe d'Andrés Iniesta ... Tout le sport que j'aime, en images et en mots.

Auteur : Philippe Delerm est né en 1950 à Auvers sur Oise. Très vite passionné par le sport, il a pratiqué en club le football et l'athlétisme. A défaut de devenir un champion du 400m, il a d'abord souhaité être journaliste sportif avant d'effectuer des études de Lettres à la faculté de Nanterre. Il est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages et dirige depuis 2006 la collection "Le goût des mots" aux éditions Points.

Mon avis : (octobre 2014)
Je n'ai pu feuilleter ce livre que sous forme de pdf sur mon ordinateur. Je n'ai donc pas pu apprécier totalement la beauté des images de sport que Philippe Delerm a choisi pour illustrer "La beauté du geste".
Des images souvent pleine page, purement de sport comme la douleur de l'effort, le plongeon d'un gardien de but, le geste fluide du gymnaste, la fragilité d'une patineuse, la concentration dans le regard d'un basketteur lors d'un lancer franc, un saut en longueur de Carl Lewis...
Des images plus anodines comme le lancer de serviette d'un tennisman, une main enduite de magnésie tenant un poids...
Mais
 également des images de gestes plus profond comme la "magnifique accolade et le sourire si pur, si éclatant entre Emile Zatopek et Alain Mimoun" ou comme l'amitié sportive en août 1936 au Jeux Olympiques de Berlin entre le Noir américain Jesse Owens et le grand blond allemand Luz Long qui concourent au saut en longueur... 

Certaines images parlent d'elles-même, mais le texte de Philippe Delerm, connaisseur et passionné de sport, est un vrai plus, il décrit les émotions, les circonstances ou le geste sportif. 
En fin du livre chacune des images du livre est légendée avec la date, le lieu et l'évènement de la photo.
L'extrait que j'ai choisi est un petit clin d'œil à mon billet précédent...

Extrait : (page 18)
La poutre ensorcelée
La poutre. Le mot lui-même sonne comme un instrument de torture. La nudité parfaite de cet agrès, une espèce de piste de danse dure, si implacablement longue, si perversement mince, renvoie d'emblée à la lumière blafarde des gymases où les petites championnes sacrifient leur jeunesse. Certaines parviennent par miracle à l'enrober d'une sensualité paradoxale, en enlaçant la planche, en tentant de l'apprivoiser...
Et puis, il y a Nadia Comaneci, point de rupture de la gym féminine. Elle incarne la perfection dans l'audace. Elle tente l'impossible et elle le réussit. La poutre est l'essence du risque. C'est là que Nadia se transcende. Son mouvement nous met les yeux et le coeur à l'envers. Comment peut-elle encore penser à l'élégance déployée de ses mains, quand tout va si cruellement vite, si haut, si dangeureusement ? Elle est tellement jeune pour tant de maîtrise, dans le petit justaucorps blanc de l'équipe de Roumanie. Elle vient de là, de ce pays latin où l'on aime la langue française, de ce pays dont nous ne connaissons pas encore tout l'asservissement, toute la misère, quand Nadia s'avance sur la poutre. Elle est adolescente, avec un corps de femme en devenir. Après elle, il y aura surtout des enfants décharnées, ou des petites boules musculeuses. En dépit de sa minceur extrême, Nadia demeure féminine. Et malgré tous ses pièges de silence brut, la poutre ne peut rien, vaincue par ce feu follet d'insolence idéale.

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p. 19 : La Roumaine Nadia Comencini à la poutre lors des Jeux Olympiques d'été de Moscou en 1980. Elle y sera quatre fois médaillée : deux fois championne olympique à la poutre et aux exercices au sol (ex aequo avec la Russe Nelli Kim), et deux fois vice-championne olympique au concours multiple individuel et en compétition par équipes.

 

 

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26 septembre 2010

Hello monsieur Hulot – David Merveille

Lu dans le cadre du partenariat  Masse Critique de Babelio et Éditions du Rouergue

hello_monsieur_hulot Éditions du Rouergue - octobre 2010 – 56 pages

D’après le personnage de Jacques Tati.

Présentation de l'éditeur :
Après les tribulations amoureuses de M Hulot dans "Le Jacquot de M Hulot", David Merveille met à nouveau en scène le personnage de Jacques Tati dans une série de 22 strips où l'on retrouve toute la poésie, l'humour et le caractère subversif de M Hulot. Encore une fois, David Merveille nous montre combien Hulot est à la fois décalé et toujours d'actualité, par les jeux graphiques, les références cinématographiques ou littéraires et les clins d'œil à l'actualité, qu'il glisse dans ces mini-BD menées avec brio.

Auteur : David Merveille vit à Bruxelles. Il travaille pour la presse, la publicité et l'édition jeunesse et est enseignant à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles, en graphisme et illustration.
Il a illustré de nombreuses campagnes publicitaires en France et en Belgique, réalise des affiches et des illustrations hebdomadaires de nouvelles qui paraissent dans le quotidien belge " La Libre Belgique". Il est l'auteur de plusieurs albums édités chez différents éditeurs ( Mijade, Rouergue, Nathan, Hachette, etc)

Mon avis : (lu en septembre 2010)
Quelle bonne surprise de trouver dans ma boîte aux lettres le livre « Hello monsieur Hulot » de David Merveille. J'avais sélectionné ce livre parmi mes choix lors de Critique en Masse de Babelio.
Or, un autre livre m'ayant été attribué, je ne m'attendais pas du tout à recevoir celui-ci.
A peine l'enveloppe ouverte que j'étais déjà en train de le lire... ou plutôt de le regarder, car il n'y a comme seul texte les titres de chacune des petites histoires.
Chaque histoire tient en deux pages : sur le recto il y a le début de l'histoire en plusieurs cases et au recto (il faut donc tourner la page) il y a la chute en pleine page. On retrouve le personnage de Monsieur Hulot créé par Jacques Tati, sa fantaisie, son étourderie, sa poésie, son humour, son côté enfantin.
Les dessins sont simples et colorés mais avec beaucoup de petits détails à découvrir, des clins d'œil à l'actualité, au personnage de Monsieur Hulot...
Le livre en lui-même est un belle objet avec un dos toilé.

Dès que j'ai terminé de le regarder, tour à tour mes fils et mon mari ont voulu le découvrir également. Cela s'est terminé par une lecture commune... chacun ayant vu des petits détails que les autres n'avaient pas vu !
L'avis de la famille est unanime : un très beau livre qu'on prend beaucoup de plaisir à lire et qui nous révèle beaucoup de surprise !

Un GRAND MERCI  aux éditions du Rouergue pour ce jolie cadeau.

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Extraits :

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hello_monsieur_hulot_extrait_3

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Pour découvrir un peu plus l'auteur : Blog de David Merveille

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06 juin 2010

Le Louvre pour les nuls - Daniel Soulié

Lu dans le cadre de babelio_masse_critique

le_louvre_pour_les_nuls Illustrations de Marc Chalvin

Editions First / Musée du Louvre – avril 2010 – 440 pages

Présentation de l'éditeur :
Fleuron du patrimoine français, le Louvre a de multiples facettes. Monument historique, ses murs ont vu défiler les souverains les plus puissants de leur temps, et ses salles ont été témoins d'événements qui ont marqué l'histoire de France. Musée, il dispose d'un ensemble de chefs-d’œuvre sans égal, et son public toujours plus nombreux devrait dépasser les 10 millions de visiteurs annuels dans un avenir proche. Institution et centre de recherche, le Louvre est aussi une immense ruche où s'affairent chaque jour plus de 2000 personnes : conservateurs et agents de surveillance, électriciens et conférenciers, doreurs et marbriers, et même pompiers et garçons de café ! C'est ce Louvre connu ou insolite, mille fois vu et jamais épuisé, que ce livre vous invite à découvrir. Le Louvre de l'histoire, le Louvre des oeuvres d'art et le Louvre des hommes, ces trois ingrédients qui, mêlés, en font un extraordinaire lieu de rendez-vous pour les savants, les amateurs et les curieux du monde entier.

Auteur : Daniel Soucié est archéologue et historien d'art de formation; il a participé à plusieurs campagnes de fouilles en Egypte avant d'entrer en 1988 au musée du Louvre. Il a assuré la programmation des activités proposées aux visiteurs jusqu'en 2008. Il est aujourd'hui responsable de médiation pour les salles du nouveau département des Arts de l'Islam et pour la section des Trois Antiques.

Mon avis : (lu en juin 2010)

Ce livre est une coédition avec le Musée du Louvre, il très complet que j'ai pris beaucoup d'intérêt à feuilleter et à découvrir.

L'introduction nous présente les différentes parties du livre et nous propose des pistes pour découvrir le Louvre :
Le Louvre est un lieu historique et abrite d'importante collections et de nombreux chefs-d’œuvre.
On va découvrir le Louvre à travers les âges. Puis le livre nous présente le musée et ses collections à travers ses 8 départements, avec en fin de chaque chapitre «les œuvres à ne pas manquer» et autre découverte, le Louvre aujourd'hui.
Puis vient un chapitre présent dans chacun des livres de la collection « pour les nuls » « La partie des Dix » où l'on aborde le Louvre de trois manières : à travers 10 personnages et évènements associés au palais et au musée du Louvre, à travers 10 œuvres incontournables et à travers 10 lieux ou activités du Louvre.
Il y a également 40 reproductions en couleur de chefs-d’œuvre et du Louvre, des anecdotes signalées par un pictogramme et en annexes, une chronologie, une bibliographie et des index des personnes, des lieux, des œuvres.
Je ne l'ai pas lu ce livre comme je lis un roman, j'ai lu de longs passages piochés au hasard où à partir de la table des matières très détaillée. Et maintenant, j'ai très envie d'aller faire un long tour au Musée du Louvre !

Un très grand merci à Babelio pour m'avoir permis de découvrir ce beau livre lors de l'opération Masse Critique.

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15 mai 2010

Jacques Tati : Deux temps, trois mouvements... - Macha Makeieff et Stéphane Goudet

Livre lu en partenariat avec les Éditions Naïve

Jacques_Tati Éditions Naïve - avril 2009 – 304 pages

Mot de l'éditeur :
Sous la direction de Macha Makeïeff et Stéphane Goudet, des artistes de différents horizons témoignent de leur attachement à l’œuvre de Jacques Tati ( Pierre Étaix, David Lynch, Olivier Assayas, Jean-Claude Carrière, Sempé, Philippe Delerm, Jean-Philippe Toussaint…). Si le livre reproduit les objets, souvenirs, photogrammes des films rassemblés dans l’exposition que la Cinémathèque française consacre au cinéaste, il est, au-delà d’un catalogue, une création graphique, un objet ludique qui réussit à restituer l’esprit et la fantaisie si singulière de Tati.

Auteurs :
Née à Marseille en 1953, fondatrice, avec son acolyte Jérôme Deschamps, de la Compagnie Deschamps, Macha Makeïeff est une artiste complète, auteur, metteur en scène mais aussi costumière et décoratrice. Formée au Conservatoire d'art dramatique de Marseille, puis à la Sorbonne où elle étudie l'histoire de l'art, elle choisit la voie de la mise en scène grâce à sa rencontre avec Jérôme Deschamps au début des années 1970. La communion de leurs esprits est évidente et fait naître une langue nouvelle, celle des Deschiens. Intarissable, elle monte pièce sur pièce - plus de vingt-cinq pièces en moins de trente ans -, souvent présentées dans le cadre du Festival d'Avignon (' En avant', 'Les Petits Pas', 'Les Pieds dans l'eau') et jouées sur des scènes renommées. Ainsi 'Les Etourdis' est représentée au théâtre national de Chaillot tandis que 'L' Affaire de la rue de Lourcine' plante son décor sur la scène de l'Odéon. Makeïeff théorise son approche du théâtre et publie des essais comme 'Poétique du désastre' sorti en 1998. Multipliant les projets, l'artiste se plonge avec son complice dans la réalisation cinématographique avec 'Tam Tam', 'C' est dimanche' ou le film d'animation 'La Véritable Histoire du Chat Botté', sorti en 2009. Son travail investit également galeries et musées : l'exposition 'Le Grand Ordinaire et le petit ménager' qui se tient à la Villette dans la Grande Halle, en 1992, est suivie de 'Vestiaire et défilé' à la Fondation Cartier. Directrice du théâtre de Nîmes de 2002 à 2008, Macha Makeïeff s'investit de manière totale dans son art jusqu'à créer une véritable identité visuelle, décrite dans l'ouvrage 'Bréviaire pour une fin de siècle'. En 2009, elle est la co-commissaire et scénographe de l'exposition “Jacques Tati : Deux temps, trois mouvements” à la Cinémathèque.

Stéphane Goudet est un exploitant, critique de cinéma et universitaire français. Il est directeur du cinéma Le Méliès à Montreuil depuis 2002. Il a participé en tant que critique à la revue Positif. Il est enfin maître de conférences en cinéma à l'Université Paris I et est auteur de nombreux ouvrages sur le cinéma et notamment Jacques Tati, sur lequel il a écrit une thèse en 2000. Il est membre du « Club des 13 ».

Jacques Tatischeff :
Né à Le Pecq le 09 octobre 1908, d'un père russe et d'une mère française, il commence son observation du monde extérieur dès l'école. Amateur de sport, il pratique la boxe et le rugby et se produit à ses débuts dans des cabarets et des music-halls. A partir de 1936, il travaille pour le cinéma en scénarisant et en jouant dans des courts métrages. En 1947, il remplace le réalisateur René Clément sur 'L' Ecole des facteurs'. Véritable pied à l'étrier, ce film lui permet de tourner et de produire 'Jour de fête' (1947) qui remporte le prix de la Mise en scène à la Biennale de Venise deux ans après sa sortie. Tati entame alors un combat contre une société moderne qui fait d'une déshumanisation inhérente le lot de chacun. Il crée pour cela un personnage burlesque et rêveur : Hulot. Il sera le personnage principal des 'Vacances de monsieur Hulot' (1952), 'Mon oncle' (1958), 'Playtime' (1968) et 'Trafic' (1971). Malheureusement, l'échec financier de 'Playtime' mine ses dernières productions. Ses œuvres seront néanmoins récompensées par un césar d'honneur en 1977. Il est décédé à Paris le 04 novembre 1982.

Mon avis : (lu en mai 2010)

J'ai eu la chance de voir avec mon fils, l'Exposition “Jacques Tati : Deux temps, trois mouvements” qui a eu lieu du 8 avril au 2 août 2009 à la Cinémathèque Française.

Ce livre est non seulement le catalogue de l'exposition mais aussi une mine de renseignements sur Jacques Tati et son œuvre. Dès la réception de ce livre, j'ai commencé à le feuilleter, à retrouver ce que j'avais vu à l'exposition mais à découvrir également beaucoup d'autres images... puis mon fils m'a emprunté le livre et il est devenu son livre de chevet pendant plus d'une semaine !

Jacques Tati évoque pour moi mon enfance, en effet mon père aimait beaucoup ses films et me les a fait découvrir. Avant de nous emmener voir les films de Jacques Tati au cinéma, mon père nous les racontait et nous mimait la partie de tennis, les Arpel enfermés dans leur garage à cause de leur petit chien... Et lorsque que nous allions en famille au cinéma, nous restions deux séances de suite pour mieux apprécier le film et ne rater aucun des gags !

Ce livre est constitué d'une première partie avec des notes et des croquis faits lors de la conception de l'exposition, dans la deuxième partie, on retrouve beaucoup d'images vues à l'exposition en 15 sensations (ou chapitres) décrivant le monde de Jacques Tati et en troisième partie, il y a des témoignages d'artistes variés sur Jacques Tati. Des auteurs, des architectes, des cinéastres et certaines personnes qui ont travaillé avec lui nous raconte des anecdoctes ou comment ils ressentent le cinéma de Jacques Tati.

Presque un an après l'Exposition “Jacques Tati : Deux temps, trois mouvements”, j'ai eu beaucoup de plaisir à revivre les émotions que j'avais eu lors de ma visite. Et nous avons pu partager ce que nous avions vu avec le reste de la famille.

Un grand Merci à Camille et aux Éditions Naïve de m'avoir permis de découvrir ce très Beau Livre.

Avis de P'tit Aproposdelivres2 (15 ans) :
Ce livre est très amusant et très complet, on y retrouve bien l'expo. Il est plein de petits détails et de photos. On découvre également Tati vu par d'autres (des auteurs, des cinéastes et des architectes). J'ai trouvé cela très intéressant et j'ai beaucoup aimé ce livre.

Extrait : (début du livre)
Le monde selon Tati
Serge Toubiana

Ceux qui évoquent le cinéma de Jacques Tati, parce qu'ils ont connu ou approché de près le cinéaste, ou parce qu'ils connaissent parfaitement son œuvre, parlent de sa manière de travailler, de son obsession à trouver et mettre en scène des gags visuels toujours ancrés dans la vie quotidienne. Donc, le travail, le travail, toujours le travail. Tati a passé sa vie à travailler. Mais le résultat de son travail est tout le contraire : la fête (Jour de fête, son premier long métrage), les vacances (Les Vacances de monsieur Hulot), la famille sous l'angle le plus fantaisiste (Mon Oncle), les jeux de quiproquo et le déséquilibre à l'échelle d'une ville, voire du monde: Play Time. Et ainsi de suite avec Trafic et Parade. Sur l'écran le monde défile et parade, tandis que derrière Tati est au travail. Cet homme a travaillé à nous (spectateurs) rendre fainéants, à nous faire aimer par-dessus tout la vie buissonnière. Rien que pour cela, il a droit à notre estime et à notre admiration éternelles.

L'autre idée qui me vient à l'esprit c'est que Tati a filmé quelque chose d'essentiel au cours du XXe siècle : il a filmé la campagne, la vie à la campagne (période Jour de fête), puis il a filmé la vie pavillonnaire (Mon Oncle), l'aspiration au confort petit-bourgeois de l'après-guerre et la découverte du formica, et il a surtout filmé et capté de manière ultrasensible, tel un sismographe de génie, le passage de la campagne à la ville, cette grande transhumance des hommes et des objets, d'un monde ancien vers un monde moderne. Le vélo du facteur a laissé place à la voiture et aux ennuis qu'inéluctablement elle génère, les encombrements. Tout est bouleversé, les gestes et les parcours, les ambiances et les costumes. Et bien sûr l'architecture. La villa Arpel de Mon Oncle a laissé place aux buildings ultramodernes de Play Time, génial film d'anticipation. À eux seuls les mots n'arrivent pas à décrire cette mutation.

C'est la raison pour laquelle les films de Tati ne parlent pas. Ils sont. Ils bruitent. Ils observent. Et ils fixent du regard, d'un regard précis et entomologiste, le monde des humains fait de un plus un plus un, dans ses affolements et ses paniques, devant les inéluctables transformations de la vie matérielle. Monsieur Hulot est un homme parmi les hommes. Mais il est aussi la quintessence de l'homme: maladroit, désarticulé, mutique, lunaire, gentil (mais en est-on certain ?), guère sexué. L'Homme au cours du XXe siècle a changé : Tati en a saisi les étapes et les mutations.

Cette multitude de «légers décalages» dont parle le génial Sempé constitue l'univers graphique et plastique de Jacques Tati. Tout part du dessin, de la forme, avant de s'incarner. Le geste premier est abstrait, puis prend de la chair et s'évertue à saisir le mouvement. Il y a de la pensée, à tous les stades de l'élaboration de l'œuvre, car Tati est un cinéaste intelligent et conceptuel. Avec Tati nous en sommes toujours, ou nous y revenons, à l'art primitif du cinématographe. Plus exactement: passage par l'art forain, le cirque, la scène, puis la mise en scène. En six films, Tati fait œuvre. Son œuvre. Elle est unique et généreuse. Matricielle. Elle scintille de mille feux avec un fond de mélancolie, de tristesse russe. Comment ne pas aimer Tati ? Cet amour se transmet de génération en génération. Tati c'est notre oncle à nous, celui qu'on n'a pas eu : l'excentrique de la famille.

Lorsque Macha Makeïeff et Stéphane Goudet sont venus me voir il y a deux ans pour me parler d'une exposition consacrée à Tati, j'ai dit oui dans la seconde. Exposer Tati à la Cinémathèque française relève de l'évidence. Encore faut-il faire preuve d'imagination. Avec Macha Makeïeff je me sens rassuré. Le monde selon Tati, je sais qu'elle le connaît et qu'elle saura nous le faire re-connaître et re-voir. Un monde de féerie, de poésie et d'humour. Un monde fait sur mesure pour l'homme. Plus précisément, pour la part d'enfance qui continue de vivre en lui.

Films de Jacques Tati en DVD :

dvd_play_time     dvd_mon_oncle     dvd_les_vacances_de_monsieur_hulot
    Play Time      Mon Oncle / My Oncle   Les vacances de Monsieur Hulot

L_Illusionniste_de_Sylvain_Chomet_diaporama

Sept ans après Les triplettes de Belleville, Sylvain Chomet sortira son nouveau film d’animation L’illusionniste, adapté d’un scénario inédit de Jacques Tati, le 16 juin 2010, distribué par Pathé.

Livre lu en partenariat avec les Éditions _naive

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