19 mai 2017

Nuit de septembre - Angélique Villeneuve

415+1T50NGL Grasset - mars 2016 - 160 pages

Quatrième de couverture :
« Une nuit, ton fils s'est tué dans sa chambre, au premier étage de votre maison. Au matin à huit heures, avec son père tu l'as trouvé.
Depuis, à voix basse, tu lui parles. Tu lui demandes s'il se souvient.
La mer étale à huit heures du soir, les talus hérissés d'iris, les pierres de la cour tièdes sous la peau du pied, les filles dont les yeux sourient, toutes les choses belles et la lande silencieuse.
Tu espères tant qu'il est parti gonflé d'elles. Mais comme tu n'es pas sûre qu'en aide, en ailes, ces choses lui soient venues cette nuit-là, tu les lui donnes par la pensée, la respiration, le murmure. »
Avec une sensibilité vibrante, lumineuse et poétique, Angélique Villeneuve dit l'après : comment exister sans celui dont on respecte silencieusement le choix d'être parti ? Quelle place trouver parmi les vivants et comment leur dire, à travers ce livre, toute la beauté du monde ?
Auteur : Angélique Villeneuve est l'auteur de cinq romans. Les Fleurs d'hiver, paru en 2014 aux éditions Phebus, a reçu un bel accueil (Prix Mille Pages 2014, prix La Passerelle 2015, prix de la ville de Rambouillet 2015).
Mon avis : (lu en avril 2017)
Après avoir beaucoup aimé le roman précédent d'Angélique Villeneuve, "Les fleurs d'hiver", j'ai eu envie de découvrir son dernier roman. Je ne m'attendais pas à lire ce témoignage sur le suicide du fils de l'auteure.
Un récit poignant et digne d'une mère qui cherche à aller au-delà de sa souffrance et à comprendre le geste de son fils. L'écriture d'Angélique Villeneuve est pleine d'humanité, de justesse, c'est une grande déclaration d'amour pour son fils et un témoignage bouleversant mais également réconfortant pour pouvoir se tourner vers l'avenir et vivre après un tel drame.
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à deux autres livres témoignages d'un père ou d'une mère sur la mort de leur enfant : Camille, mon envolée - Sophie Daull et Le Fils - Michel Rostain . 

Extrait :
Avant, bien longtemps avant ce jour-là, sans te sentir vraiment concernée tu avais lu ou entendu ces histoires à propos de la douleur.
On le disait, on l’écrivait, certains en tout cas le disaient, l’écrivaient, la douleur est une bête fidèle. Au moindre signe elle accourt, quand le monde déserte.
La douleur comme une créature.
Tu n’y croyais pas. Tu désirais, peut-être, te faire ta propre idée. Alors t’y voilà. Tu y es. Au milieu, au-dedans.
Tu as perdu ton fils il y a quelques semaines.
Une nuit, il s’est tué dans sa chambre, au premier étage de votre maison. Au matin à huit heures, avec son père tu l’as trouvé.

Déjà lu du même auteur : 

 9782752909985-e581c Les Fleurs d’hiver

Posté par aproposdelivres à 09:17 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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