9782302053915_1_75 Soleil - octobre 2016 - 144 pages

Quatrième de couverture :
Le dernier voyage que Jung a effectué en Corée le confronte à une famille qui voit en lui leur fils perdu depuis 40 ans. Faut-il faire un test ADN ? Et si la réponse était positive ? Comment ont-ils perdu cet enfant ? Quid de sa famille en Belgique, qui l'a chéri et élevé ?! Partagé entre Europe et Asie, entre le souvenir de ce qui a été et tout ce qui aurait pu être, Jung tente de définir son métissage.

Auteur : Sik Jun Jung est né le 2 décembre 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille belge en 1971, il prend pour nom d'adoption Jung Henin. Il suit des études d'Humanités Classiques (latin et mathématiques) à l'Athénée Royal de Rixensart, avant de fréquenter un an, en 1985, l'atelier Saint-Luc de Bruxelles. Il étudie ensuite à l'académie des Beaux-Arts de Bruxelles, en section Illustration. Parallèlement, il fait un bref passage dans le dessin animé, à la Cambre. C'est en 1987 que sa carrière prend un tournant décisif, puisqu'il rencontre Marc Michetz, qui le présente au magazine Spirou. Cela lui permet d'illustrer quelques courts récits dans Spirou et Tintin. Il travaille alors quelques mois dans l'atelier d'Yslaire et de Darasse, et illustre aussi les couvertures du Belgian Business Magazine. En 1991, Jung publie le premier des quatre tomes de Yasuda, chez Hélyode-Lefranc. La finalité de ses dessins est pour lui de faire transparaître des émotions, des sentiments, avec des personnages bien présents, vivants. En 1997, en collaboration avec Martin Ryelandt, il réalise La Jeune Fille et le Vent, aux éditions Delcourt. L'univers asiatique de cette série d'heroïc-fantasy est un retour à ses origines coréennes, et le fantastique lui permet de renforcer le côté évocateur de son dessin, notamment pour le héros : le Vent. Il signe avec Kwaïdan son premier scénario, une nouvelle série qui frappe par la beauté des couleurs directes et la poésie subtile et raffinée qui émane de ce conte nippon.

Mon avis : (lu en mars 2017)
J'ai été étonnée de découvrir que cette série avait un tome 4. Jung l'explique lui même dans la préface de cette BD, il pensait avoir fait le tour de la question de son adoption. Pourtant à la suite de la promotion de l'adaptation au cinéma de Couleur de peau miel, il a voulu partager cette nouvelle expérience qui lui a permis de faire le tour du monde. « J’ai cessé de dire à mon éditeur que c’était le dernier tome. » 
Jung nous raconte son retour chez sa mère adoptive après plusieurs années d'absence. Dans ces BD, il la décrivait assez durement comme peu maternelle. Cette dernière n'est pas rancunière et bienveillante est très fière des BDs de son fils... Il revient sur ses voyages en Corée du Sud, évoque la culture de son pays d'origine, la cuisine, les us et coutumes... Il tente de comprendre pourquoi les mères célibataires abandonnent leur enfant dans des agences d'adoption. Sa rencontre avec une jeune mère célibataire est bouleversante. En dessin et avec quelques photos d'époque, Jung revient également sur certains souvenirs de son enfance, son ton est plus apaisé.
Cette BD autour de l'adoption est toujours aussi intéressante et touchante.

Extrait : (début de la BD)

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