25 juillet 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [269]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

111572762 une année particulière

La fête est finie - Olivier Maulin 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les Saints vont en enfer - Gilbert Cesbron

Que lirai-je les semaines prochaines ?

Agathe Raisin enquête : Remède de cheval - M.C. Beaton (partenariat Albin Michel)
L'adoption - Qinaya - Zidrou et Monin
Un peu plus loin sur la droite - Fred Vargas (partenariat Audiolib)
De terre et de mer - Sophie Van der Linden (partenariat Babelio - Buchet Chastel)
Les Derniers Jours de Rabbit Hayes - Anna Mc Partlin 
Au bout du chemin - Patricia Hespel
Pour l'amour d'une île - Armelle Guilcher
...

Bonnes lectures, je vous retrouve après mes vacances !

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24 juillet 2016

Enfin les vacances !

Direction la Bretagne pour quelques semaines...

Au programme : retrouvailles en famille, travaux, repos, plage...

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Sans internet, mais bien sûr avec de la lecture dans mes bagages...

Le blog continue à vivre au ralenti, quelques billets ont été programmés durant mon absence... 

A très bientôt !

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22 juillet 2016

Une année particulière - Thomas Montasser

une année particulière Presses de Cité - mars 2016 - 176 pages

traduit de l'allemand par Leïla Pellissier

Titre original : Ein ganz besonderes Jahr, 2014

Quatrième de couverture :
" Ma nièce Valérie doit s'occuper de tout. " 
Se retrouver un beau matin avec une librairie sur les bras, Valérie ne s'y attendait pas. Pour elle qui se destinait à une brillante carrière de consultante internationale en économie, quel cadeau empoisonné ! 
La jeune femme va pourtant se laisser prendre au jeu et, indépendamment des comptes de la boutique au bord de la faillite, découvrir la littérature. Kafka, Dickens, Calvino, Pessoa... Une tasse de thé à ses côtés, elle dévore avec joie tout ce qui lui tombe sous la main. 
Texte après texte, échange après échange avec les clients peu banals du magasin, Valérie commence à prendre goût à sa nouvelle vie, mais c'est un roman singulier intitulé Une année particulière et la rencontre d'un charmant inconnu qui l'aideront à écrire le chapitre décisif de son existence... 
Une touche d'humour et de fantaisie, de la sensibilité et, surtout, une foule de livres, qu'on aurait presque envie de ranger du côté des personnages. S'il est des romans qui donnent envie de lire et d'aller fureter dans les rayons des librairies, c'est bien celui-ci.

Auteur : Auparavant journaliste et chef d'une petite troupe de théâtre, l'Allemand Thomas Montasser est aujourd'hui agent littéraire et écrivain –Une année particulière est son premier roman traduit. Il vit à Munich.

Mon avis : (lu en juillet 2016)
J'ai pris par hasard ce livre à la Bibliothèque, une histoire autour d'une librairie est toujours attirante... 
Valérie se voit confier la gestion d'une librairie par sa tante, celle-ci ayant disparu mystérieusement. Valérie se destinait à avoir une brillante carrière de consultante internationale et pourtant elle accepte de s'occuper de cette librairie. Cette dernière est désuète et peu achalandée, mais peu importe, Valérie va peu à peu l'explorer et s'y installer. Elle commence par tenter d'en faire l'inventaire. Elle n'hésite pas à faire quelques pauses pour ouvrir un livre qui l'intrigue et à s'installer confortablement dans un fauteuil pour le dévorer, en compagnie d'une tasse de thé.
Quelques clients vont pousser la porte et il y aura de belles rencontre autour des livres et de la lecture.
Ce métier de libraire, va être pour Valérie, comme une pause dans sa vie, un moment de réflexion sur son avenir... 
J'ai bien aimé l'ambiance de cette librairie, j'aurai eu envie d'y entrer et d'y déguster un thé fait dans le vieux samovar...
Un bémol sur la conclusion de l'histoire...
En fin du livre, il y a une longue liste des livres évoqués dans l'histoire : Flaubert, Kafka, Balzac, Dostoïevski, Calvino, Morgenstern, Maupassant, Camus, Jane Austen, Twain... mais également des auteurs allemands peu connus.

Extrait :

 

Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Allemagne

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20 juillet 2016

La fête est finie - Olivier Maulin

Lu en partenariat avec les éditions Denoël

B26714 Denoël - juin 2016 - 240 pages

Auteur : Olivier Maulin vit et travaille à Paris. Il a écrit plusieurs romans, dont En attendant le roi du monde, prix Ouest-France/Etonnants Voyageurs 2006. La fête est finie est son neuvième roman.

Mon avis : (lu en juillet 2016)
Mon avis sur ce livre est mitigé. J'ai bien aimé le début, puis au milieu du livre, j'ai eu une certaine lassitude et ensuite j'ai mis plusieurs jours à terminer cette lecture et j'ai eu beaucoup de mal à écrire ce billet.
Victor et Picot sont deux amis qui s'improvisent vigiles de nuit pour un besoin alimentaire. Ils vont chercher à la SPA les deux chiens nécessaires pour ce travail de vigile. Ils doivent surveiller un parc de camping-car à Lagny-sur-Marne. Le début de la nuit se passe plutôt bien, puis la fatigue étant là, ils décident d'être éveillés à tour de rôle, l'autre utilisant un des camping-car de luxe pour y faire une petite sieste... Finalement, ils s'endorment tous les deux, le véhicule est volé par une famille de roms et à au réveil de nos deux amis, ils se retrouvent vers Strasbourg. Les deux vigiles reprennent possession du véhicule mais ayant peur d'être accusé de vol, ils préfèrent se réfugier dans un petit camping discret où ils vont faire de nombreuses rencontres...
Une galerie de personnages hauts en couleur, un hymne à la nature, à l'écologie, de l'humour, des situations improbables...
Mais pour ma part, à mi-lecture, je me suis lassée : la cocasserie et les délires de l'auteur ont pris trop de place dans l'histoire et ont occulté le message écologique du livre. 

Merci Laïla et les éditions Denoël pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
Bach, je n’avais rien contre. Je veux dire : Bach, de temps en temps, je n’avais rien contre. Mais toute la sainte journée à fond les ballons, ça commençait franchement à me taper sur les nerfs ! Le Victor, il était capable de rester douze heures allongé sur le sofa sans bouger, à enquiller les disques. Seul un bras se dépliait parfois pour changer de CD ou écraser une cigarette dans le cendrier posé par terre. Et puis ça se repliait lentement et ça ne bougeait plus pendant une heure et demie. Deux ou trois fois, j’en étais arrivé à le pincer dans le gras du bide pour vérifier qu’il n’était pas claboté. Tout en gardant les yeux fermés, il soulevait alors lourdement son poing droit et me le montrait de l’index de sa main gauche. Dans le langage élaboré de la grosse outre, ça signifiait : attention, risque de pain dans la gueule ! C’était strictement interdit de le déranger quand il écoutait Bach, c’est-à-dire tout le temps.
À vrai dire, je n’avais jamais vu pareille loque humaine. Au physique, il ressemblait à Georges le solitaire, la dernière tortue des Galápagos. Au moral, il était à mi-chemin entre le flan et le potiron. En un sens, il était fascinant ; à lui tout seul, il donnait tort à la science. La grande activité de sa journée, pour ne pas dire la seule, c’était la préparation de son petit déjeuner. Allumer la machine à café, changer le filtre, beurrer les tartines... c’est là qu’il dépensait ses calories. Ensuite, la journée était pour ainsi dire finie ; il se collait sur son sofa et en avant pour le marathon : cantates, motets, oratorios, fugues, concertos, suites, partitas, préludes, sonates, tout y passait ! Et même les messes et les passions ! Et il chialait, le veau, fallait voir comment ! Des grosses larmes qui roulaient sur ses joues et son cou. Parfois, il secouait la tête, il s’agitait, faisait mine de se relever ; et puis il se laissait retomber en soupirant, comme terrassé. « Putain, c’est trop beau, Bach », disait-il.
C’était sa contribution à la critique musicale. C’est en piquant un disque au hasard qu’il l’avait découvert. Ça avait immédiatement collé entre Bach et lui. Il était tombé en extase sur les Motets et avait décidé de monter sa petite collection. C’est un autre avantage de Bach : très facile à voler ! Les rayons rap, électro, heavy metal, étaient bourrés de vigiles suspicieux. Chez Bach, on vous foutait la paix. Il allait donc faire son marché une fois par semaine, nourrissant sa passion. À présent, il comparait les versions, trouvait celle-ci plus émouvante, celle-là un peu forcée, telle autre un poil lyrique. Il n’avait jamais eu l’idée de taper « Bach » sur Internet, n’avait aucune idée de l’époque à laquelle le bonhomme avait vécu, mais sur la musique, pardon ! Un spécialiste ! Du genre à repérer une fausse note ! Tiens, le troisième violon, il n’aurait pas fait un la au lieu d’un si ? Bref, il avait pris le melon par-dessus le marché.
Évidemment, c’était difficile pour moi de me plaindre vu que cela faisait trois semaines que je m’étais incrusté chez lui. Je n’avais pas d’autre choix que de la fermer ou de prendre la porte. Du coup, pour me venger, je l’appelais Totor la grosse outre, Totor la grosse légume, Totor l’esthète de con ! Enfin je l’appelais comme ça dans ma tête, rapport au gros poing poilu.
— Si t’aimes pas Bach, t’as qu’à te casser ! me disait Totor. 
— Je dis pas que j’aime pas Bach, Totor, il faut me comprendre, je dis que douze heures de suite ça fait un peu longuet, tu piges la différence ? 
— Quand on aime Bach, on l’aime pendant douze heures. Sinon, c’est qu’on l’aime pas et on a qu’à dégager. La logique du gros Totor !

les_lumi_res_du_ciel Les lumières du ciel

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18 juillet 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [268]

93122062

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Les beaux étés - 2 - La Calanque - Zidrou et Jordi Lafebre 
146298 - Rachel Corenblit

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Les délices de Tokyo - Durian Sukegawa
Rosalie Blum - Camille Jourdy

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Agathe Raisin enquête : Remède de cheval - M.C. Beaton (partenariat Albin Michel)
L'adoption - Qinaya - Zidrou et Monin

Bonne semaine et bonnes lectures !

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17 juillet 2016

146298 - Rachel Corenblit

9782330053758 (1) Actes Sud Junior - septembre 2015 - 66 pages

Quatrième de couverture :
146298. Une suite de chiffres tatoués sur le bras de sa grand-mère. Elle les a vus toute sa vie sans leur donner plus de sens. Puis un jour, en classe, elle comprend. D'abord en colère face à ce secret de famille trop longtemps caché, elle parvient enfin à convaincre sa grand-mère de lui parler, de faire le tri dans sa mémoire défaillante : la rafle, le voyage, le camp, la faim... Les vies de la jeune fille et de la vieille femme se croisent et s'entremêlent pour se mettre au diapason.

Auteur : Après des études de philosophie, Rachel Corenblit se tourne vers l'enseignement en 1997. Elle exerce aujourd'hui à Toulouse en tant que professeur des écoles. Elle est l'auteur de plusieurs romans.

Mon avis : (lu en juillet 2016)
Bizarre cette couverture avec des bonhommes d'un baby-foot... Où est le rapport avec cette histoire ? Peut-être que pour certain le début de cette suite de chiffres 1.4.6.2... pourrait évoquer une position de joueurs de foot sur un terrain... Cette histoire n'a aucun rapport avec le baby-foot ou avec le football ! C'est beaucoup plus sérieux !
Elsa est une adolescente qui a décidé de ce faire tatouer. Un tatouage particulier qui lui tient à coeur, un tatouage identique à celui de sa grand-mère. Ce tatouage, elle l'a toujours vu sur le bras de sa grand-mère et c'est seulement tardivement qu'Elsa en a compris la signification, en classe, lors d'un cours d'histoire...
Cette histoire alterne entre le présent et le passé, l'écriture est simple et le récit est fort et poignant.
Une très belle découverte.

Extrait : 
La fille met des gants. Elle applique la feuille, appuie dessus avec le plat de sa main et la retire lentement. Je regarde.
Mon avant-bras.
C'est là.
Le motif apparaît. Les chiffres.
La succession froide que je connais par cœur.
Ce que ce tatouage va révéler a toujours existé.

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13 juillet 2016

Les beaux étés - 2 - La Calanque - Zidrou et Jordi Lafebre

les beaux étés Dargaud - juin 2016 - 56 pages

Quatrième de couverture :
Dans ce deuxième tome des Beaux Étés, Zidrou et Lafebre remontent le temps : les Faldérault et leur 4L rouge ont quatre ans de moins. 1969, cap au Sud ! Le Sud, certes, mais le voyage sur les petites routes a aussi toute son importance : le dernier café avec Pépé Buelo avant le départ, le champagne pour les 100 000 km de Mam'zelle Estérel, les pauses pipi, les pique-niques, le camping... avant de rejoindre les calanques paradisiaques de la Méditerranée ! Des moments précieux pour lesquels il est bon de prendre son temps...

Auteurs : Zidrou (Benoît Drousie) est né en 1962 à Bruxelles. D'abord instituteur, il se lance au début des années 1990 dans l'écriture de livres et de chansons pour enfants. En 1991, il rencontre le dessinateur Godi avec qui il crée L'Elève Ducobu. Sa carrière de scénariste de bande dessinée est lancée ! Il signe de nombreuses séries pour enfants et adolescents, des Crannibales à Tamara, de Scott Zombi à Sac à Puces, assure la reprise de La Ribambelle. Il est également l'auteur des plus réalistes, mais non moins sensibles, La Peau de l'ours, Lydie, Folies Bergères, La Mondaine, Les 3 Fruits. En 2015, Zidrou revient en force avec trois nouveaux albums : en août Le Bouffon avec Francis Porcel, en septembre, une nouvelle série familiale, Les Beaux Etés avec Jordi et en octobre, en duo avec P. Berthet, un polar dans les régions reculées de l'Australie, "Crime qui est le tien". Pour 2016, l'auteur continue d'écrire les souvenirs de vacances de la famille Faldéraut dans "Les Beaux Étés" et proclame la fin de Venise dans "Marina".

Jordi Lafebre est né en 1979 à Barcelone, où il étudie la bande dessinée et les beaux-arts avant d'effectuer ses premiers pas de dessinateur en 2001. Il est publié dans plusieurs magazines espagnols, notamment dans la revue pour la jeunesse Mister K, dans laquelle il signe El munda de judy(« le monde de Judy») en collaboration avec le scénariste Toni Front. Sa rencontre avec Zidrou est décisive: après quelques dessins dans l'hebdomadaire Spirou, il participe à un ouvrage collectif écrit par le scénariste de Ducobu, La vieille dame qui n'avait jamais joué au tennis et autres nouvelles qui font du bien, puis en 2010, il cosigne avec lui un album remarqué, Lydie. En 2014, toujours avec Zidrou, il sort La Mondaine, et continue sur sa lancée, en 2015, avec une nouvelle série Les Beaux Étés qui sortira en septembre. En 2016, le tome 2 des Beaux Étés sortira en juin 2016.

Mon avis : (lu en juillet 2016)
Voilà le deuxième tome de la série Les Beaux Étés, et après l'année 1973 dans le tome 1, les auteurs nous font remonter le temps pour l'année 1969. La famille Faldérault attend avec impatience que Pierre, le père, termine ses dernières planches de BD pour partir dans le sud à bord de leur Renault 4L rouge. Mado, la mère, a tout préparé pour le grand départ, les trois enfants, Julie, Nicole et Louis sont impatients... C'est l'époque de l'insouciance, la petite famille prend le temps de descendre en direction de la Méditerranée, ils vont rencontrer un autostoppeur hippie, se retrouveront à camper par erreur dans le potager d'un gentil couple qui leur conseillera un petit coin de paradis à découvrir dans les Calanques... Le soleil, la mer, la plage, la sieste, du bon temps en famille... Des vacances inoubliables, c'est savoureux, plein d'optimisme, de joie de vivre et de bonheur simple !

Extrait : (début du livre)

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Déjà lu du même auteur :

108883254 Les beaux étés - 1 - Cap au Sud ! 

le_beau_voyage Le beau voyage

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11 juillet 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [267]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Un reportage de Hubert Paris, envoyé spécial T1 : Clandestino - Aurel 
La Petite Boulangerie du bout du monde - Jenny Colgan

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La fête est finie - Olivier Maulin (partenariat Denoël)
Une année particulière - Thomas Montasser

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Agathe Raisin enquête : Remède de cheval - M.C. Beaton (partenariat Albin Michel)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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10 juillet 2016

La Petite Boulangerie du bout du monde - Jenny Colgan

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Editions Prisma - janvier 2015 - 528 pages

Pocket - janvier 2016 - 512 pages

traduit de l'anglais par Franicne Sirven, Eve Vila, Etienne Menanteau

Titre original : The little beach street bakery, 2015

Quatrième de couverture :
Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu'un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ? 

Seule dans une boutique laissée à l'abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n'était qu'un break semble annoncer le début d'une nouvelle vie... 

Auteur : Jenny Colgan est une romancière britannique auteur de nombreuses comédies romantiques, et d'autant de délicieuses recettes de cuisine. 

Mon avis : (lu en juillet 2016)
Voilà un joli roman d'été rafraîchissant, qui fait du bien...
Polly a tout perdu : l'entreprise de communication qu'elle avait avec Chris, son compagnon, a fait faillite, son couple n'existe plus et leur appartement commun va être vendu. Avec le peu de ressources qui lui reste, Polly décide de s'installer à Mount Polbearne, petite île de Cornouaille reliée à la terre ferme par une chaussée submersible. Elle a besoin de calme pour envisager son avenir... Elle sympathise avec une équipe de pêcheurs, avec un jeune macareux blessé et avec un apiculteur américain. Elle a plus de mal avec sa propriétaire qui est aussi la boulangère de l'île, c'est une vieille femme revêche qui fait un pain détestable. A ses moments perdus, Polly adore pétrir du pain, cela la déstresse et lui vide la tête de ses soucis... 
J'ai beaucoup aimé ce livre qui a failli plusieurs fois me faire rater ma station de métro ou ma gare... trop absorbée dans ma lecture ! Les personnages sont attachants, les paysages magnifiques, les sentiments simples et justes... Et en bonus à la fin du livre, quelques recettes de pains à tester... A découvrir !

Extrait : (début du livre)
Des années plus tard, quand elle serait bien vieille, et à des kilomètres de là, Polly aurait du mal à trouver les mots pour expliquer que tel était leur quotidien, à l'époque. Que certains jours, ils pouvaient rejoindre la côte en voiture, et d'autres, ils étaient obligés de prendre le bateau. Parfois même ils se retrouvaient complètement isolés pendant de longues périodes, et personne ne savait vraiment alors combien de temps cela allait durer. Le tableau des marées vous disait à quelle heure la mer allait monter ou se retirer, il n'annonçait pas la météo.

- Mais ça devait être affreux, dirait Judith. De se savoir coupé du monde, comme ça...
Alors, Polly repenserait aux reflets du soleil scintillant à la crête des vagues, quand la mer était haute, aux changements de lumière et aussi à l'eau qui se teintait de rose, de mauve et de violet lorsque le soleil se couchait, à l'ouest. Vous compreniez qu'un autre jour était sur le point de se terminer, sans que vous ayez eu envie d'aller nulle part ailleurs.
- En fait, pas du tout, répondrait-elle. C'était magnifique. Un peu comme se pelotonner sous une doudoune, bien à l'abri. En sécurité, avec tous les autres, sur le Mount. Il fallait s'assurer de tout avoir surélevé, et si l'électricité marchait encore, c'était tant mieux, sinon, eh bien, tu te passais aussi de ça. Tu pouvais voir dans ce cas les flammes des bougies briller derrière toutes les petites fenêtres. C'était chaud et douillet.
- On dirait que ça fait un siècle, au moins...
- Je sais, dirait Polly en souriant. Pourtant, c'était il n'y a pas si longtemps... Pour moi, ça semble hier. Lorsque tu as trouvé l'endroit où ancrer ton coeur, il reste à jamais en toi.
Mais bien sûr, tout cela arriva bien plus tard. Car au début, ce fut affreux.

2014

Polly feuilleta les dépliants glissés dans une pochette à rabats en papier glacé, avec la photo d'un phare en couverture. Une photo magnifique, nota-t-elle, faisant vraiment de son mieux pour voir les choses sous un angle positif.
En fin de compte, ces deux types étaient plutôt aimables. Plus encore qu'ils n'y étaient obligés. Tellement gentils, en réalité, qu'au lieu d'aller mieux, Polly étrangement se sentit encore plus mal. Triste, en fait, plutôt qu'en colère, ou sur la défensive.
Ils avaient pris place dans l'arrière-salle du petit bureau de deux pièces aménagé dans l'ancienne gare. Ce bureau dont Chris et elle étaient si fiers. C'était mignon, coquet, avec une vieille cheminée hors service qui trônait dans ce qui servait autrefois de salle d'attente.

Challenge Voisins, Voisines
voisins voisines 2016
Grande-Bretagne

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08 juillet 2016

Un reportage de Hubert Paris, envoyé spécial T1 : Clandestino - Aurel

1447_couv Glénat - mars 2014 - 72 pages

Quatrième de couverture :
Hubert Paris, journaliste au magazine américain Struggle, se rend en Algérie dans le cadre d un reportage sur les migrants clandestins à travers le monde. Faussement flegmatique, se laissant porter par ses rencontres et ses découvertes, il découvre les accords internationaux, les fonctionnaires peu respectueux de leur rôle social, le recrutement de main d'oeuvre clandestine et bon marché. Il rencontre également les « harragas », candidats à la traversée et suit leur périple afin de témoigner de leur histoire.

Habitué des enquêtes satiriques, le dessinateur de presse Aurel nous montre une autre facette de son talent avec cette fiction politique et sociale basée sur des faits réels issus de plusieurs reportages qu'il a effectué aux côtés de journalistes tel que Pierre Daum du Monde Diplomatique. Une plongée sans concession dans les dessous de l'immigration clandestine racontée à hauteur d'homme...

Auteur : Né en 1980, Aurel a grandi dans le sud de la France. Après des études de biochimie, il se consacre à partir de 2003 au dessin de presse. Publié dans un premier temps dans des journaux montpelliérains, il franchit rapidement le pas vers la presse nationale. Aurel est aujourd'hui dessinateur et reporter pour le journal Le Monde, l'hebdomadaire Politis et le site "Yahoo, Actualités! mais aussi L'Express, Jazz Magazine, L'Infirmière Magazine ou CQFD. Chez Drugstore, il a signé avec le journaliste Renaud Dély les albums Sarkozy et ses femmes, Sarkozy et les riches et Hollande et ses 2 femmes. Il a aussi publié C'est dur d'être de gauche en 2012. Aurel est passionné de musique, il lie dès qu'il le peut cette passion avec le dessin. Réside à Montpellier.

Mon avis : (lu en juillet 2016)
Cette bande dessinée est avant tout un reportage graphique qui aborde le sujet de l’immigration clandestine des Africains vers l'Europe. L'auteur s'est inspiré de faits réels et de vrais reportages journalistiques.
Hubert Paris est un journaliste freelance français qui part enquêter en Algérie sur les migrants clandestins. Il va rencontrer deux « harragas », jeunes algériens prêts à risquer leur vie pour rejoindre « l’eldorado » européen. L'un veut se cacher dans un camion et passer la Méditerranée par le ferry, l'autre embarquera sur un bateau de fortune avec 15 autres passagers.
Le journaliste va se rendre en Espagne pour suivre leur périple et savoir s'ils ont réussi. Il va découvrir que ceux qui ont réussi la traversée de la Méditerranée deviennent de la main-d’œuvre bon marché pour les exploitants d'immenses serres deplantations du sud de l’Espagne. Esclaves modernes, logés dans des bidonvilles ou  « chabolas » où règnent corruption et prostitution, ces jeunes Africains se retrouvent prisonniers.
Une bande-dessinée à teneur politique et sociale très intéressante et instructive à découvrir.

Extrait : (début du livre)

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