06 juin 2016

C'est lundi, que lisez-vous ? [263]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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Les noces macabres - Jean-François Coatmeur 
Le gardien de nos frères - Ariane Bois

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le dompteur de lions - Camilla Läckberg

Que lirai-je la semaine prochaine ?

Le jour où Anita envoya tout balader - Katarina Bivald (partenariat Denoël)
La déesse des petites victoires - Yannick Grannec (partenariat Babelio et Le Livre Qui Parle)

Bonne semaine et bonnes lectures !

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04 juin 2016

Le gardien de nos frères - Ariane Bois

le gardien de nos frères Belfond - janvier 2016 - 385 pages

Quatrième de couverture :
Rien ne prédestinait Simon et Léna à se rencontrer. Lui appartient à la bourgeoisie juive parisienne, patriote, laïque et assimilée ; il a été maquisard et blessé au combat. Elle est issue d'un milieu de petits commerçants polonais et a réussi à survivre au Ghetto de Varsovie. 
En 1945, la guerre leur a tout pris. Chacun de leur côté, ils vont accepter une mission très particulière : rechercher des enfants juifs cachés par leurs parents dans des familles, des orphelinats ou des couvents, quand il s'avère que ceux-ci ne rentreront pas des camps. Simon parce que son petit frère Elie a disparu dans des conditions mystérieuses ; Léna car elle espère ainsi redonner du sens à sa vie. Et cela va les entraîner bien au-delà de ce qu'ils auraient pu imaginer. 
C'est l'histoire de deux jeunes révoltés qui, dans une France exsangue, vont se reconstruire grâce à la force de l'amour. De Paris à Toulouse, d'Israël à New-York, un roman d'aventure porté par le souffle de l'Histoire. 

Auteur : Grand reporter et critique littéraire, Ariane Bois a déjà publié trois romans, Et le jour pour eux sera comme la nuit (2009), Le Monde d'Hannah (2011), et Sans oublier (2014, prix Charles-Exbrayat). Tous trois ont été salués unanimement par la critique, par quatre prix littéraires, et traduits à l'étranger. 

Mon avis : (lu en mai 2016)
Voilà un livre entre roman et essai historique qui aborde des faits peu connus de l'Après Guerre, en particulier le retour dans leur famille d'origine des enfants juifs cachés.
L'auteur a fait un très gros travail de documentation dont elle donne ses sources en fin de livre.
Simon Mandel est juif, à l'âge de 16 ans, il s'est engagé dans la Résistance. A son retour, après la Libération, il retrouve l'appartement familiale occupé, tous les meubles ont disparu… Il réussit à chasser l'occupant indélicat et à récupérer quelques objets chez des voisins pour réorganiser son quotidien. Puis il attend ceux qui vont revenir...
Mais ni ses parents, ni ses soeur et frère aînés ne reviendront. Simon n'a plus qu'une seule raison de vivre retrouver Elie, son petit frère, qui a disparu dans le Sud de la France...

Avec d'autres jeunes gens issus des EI (Eclaireurs Israelites), Simon va devenir dépisteur. Il s'agit de rechercher des enfants juifs cachés durant la Guerre dans des institutions religieuses ou des familles, pour leur permettrent de retrouver leurs familles d'origine. C'est un vrai travail de fourmi, souvent difficile, que Simon effectuera en compagnie de Lena. Cette dernière est une jeune femme qui a fui la Pologne après avoir connu le ghetto de Varsovie.
C'est un roman passionnant, instructif et qui fait réfléchir. Une très belle découverte.

Extrait :

Déjà lu du même auteur : 

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02 juin 2016

Les pieds dans l'eau...

Pour mon village (en Seine et Marne), c'est du jamais vu...

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Hier soir, le quai du Loing

Moret_02062016_echelle crue_10h

Ce matin, la cote de la crue de 1910 est presque atteinte...

 

moret_01062016_18h15
(1/06/2016 - 19h) : La bandole est normalement sur une petite île... 
Ironie du sort, elle annonce la Fête Nationale de l'Eau et de la Pêche pour dimanche prochain...

 

moret_02062016_6h
(2/06/2016 - 6h) : Ce matin, cette place est normalement un parking et des espaces verts
Le Loing coule normalement au fond de la photo, les cygnes explorent de nouveaux plans d'eau...

 

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01 juin 2016

Les noces macabres - Jean-François Coatmeur

Lu en partenariat avec Albin Michel

Les-noces-macabres-Jean-Francois-COATMEUR Albin Michel - mai 2016 - 224 pages

Quatrième de couverture :
Tout commence par un coup de fil. Une voix métallique qui menace tour à tour le père Gildas, cloîtré dans son abbaye de Kerascouët, le maire d’une petite ville de Bretagne, effrayé au point de renoncer à un mandat de député, et un médecin du Perche, qui prend la fuite.

Trois notables aux vies transparentes, qui avaient fait leurs études de médecine ensemble. Avec le chirurgien Alain Vénoret, revenu à Brest après de nombreuses années d’absence, ils formaient un joyeux quatuor : « la petite bande ». Pourquoi se sont-ils séparés brusquement ? Que leur a chuchoté cette mystérieuse voix pour les troubler à ce point ? Et pourquoi Alain a-t-il été épargné ?
Jean-François Coatmeur distille, avec une savante maîtrise, une sombre histoire dont on ne sort pas indemne.

Auteur : Grand prix de littérature policière, prix du suspense et grand prix des écrivains de l'Ouest, Jean-François Coatmeur est considéré comme un auteur classique du suspense français. La Bretagne, où il vit depuis toujours et qu'il connaît bien, sert de toile de fond à la plupart de ses romans. Nombre de ses œuvres ont été adaptées au cinéma et à la télévision.

Mon avis : (lu en mai 2016)
Brest 1987, une petite fête trop arrosée tourne mal. Une jeune fille passe par la fenêtre, elle en réchappe mais elle est marquée à vie.
Bien des années plus tard, Chris découvre cette histoire dans une lettre que sa mère lui a laissé avant de mourir. Elle donne également les noms des coupables qui n'ont jamais été punis... Chris va mettre entre parenthèse sa vie "d'avant" (abandonner son travail et son petit ami) pour venger sa mère...
C'est le premier livre que je lisais de cet auteur breton. Et mon ressenti est mitigé, d'abord la Bretagne, elle n'est pas si présente que cela dans ce roman, le drame du passé se déroule bien à Brest et la conclusion de l'histoire également...

La lecture est facile et l'intrigue est plutôt bien construite mais je n'ai pas été captivé par cette histoire assez classique et parfois brouillonne.

Merci Aurore et les éditions Albin Michel pour cette découverte.

 

Extrait :
17 septembre 1987, Brest

Clovis Lestafou commençait à en avoir ras la casquette de leur boucan à l’étage supérieur. Il repoussa d’une tape rageuse l’un des battants de la croisée, grande ouverte sur la tiédeur de cet après-midi de mi-septembre, prit à témoin sa femme qui, assise devant la table gigogne du séjour, demi-lunes au bout du nez, continuait, imperturbable, à pousser le crochet entre les mailles de son napperon.
– Non mais t’entends, Céleste ?
Elle hocha la tête.
– Cette question ! Faudrait sinon que je file en urgence chez un spécialiste ! Bon, ajouta-t-elle, conciliante, c’est de leur âge.
– Pas une raison pour emmerder le monde, fulmina-t-il. J’ai été jeune moi aussi, et jamais, au grand jamais…
Elle sourit, effleurée par une pensée impertinente – « Jeune, lui ? » – qu’elle se garda d’extérioriser.
Clovis tournait dans la pièce comme un tigre en cage.
– Y a quand même des limites, fit-il, les règlements de copropriété stipulent…
– Il n’est que 17 h 20, remarqua-t-elle sans hausser le ton. 
– Sauf que ça fait pas loin de trois heures qu’ils nous cassent les burettes avec leurs rengaines à la con ! Et ça n’a pas l’air près de s’arranger ! Mais putain, qu’est-ce qu’ils foutent, nom de Dieu ?
– Ils guinchent, dit-elle, un brin d’envie dans la voix.
Jusque-là, le magma sonore s’apparentait peu ou prou à de la musique, classiques de salles de garde hurlés à pleins poumons et repris en boucle, ou chansons à la mode diffusées par un appareil poussé à fond. Voici qu’à présent le chahut s’atténuait, se civilisait. Et que s’imposait le rythme d’un air très lent, soutenu par le halètement sourd des basses. Le vieux parquet de châtaignier au-dessus de leurs têtes craquetait de toutes parts. Oui, ils devaient danser.
Ce qui rendait Clovis perplexe. Bon Dieu, lui aussi il avait eu sa période « gambille », à dix-huit ans, les sorties en boîte, les nanas qu’on emballait le samedi soir au Vauban, à La Guinguette, au Petit Jardin.
Mais aujourd’hui le compte n’y était pas, quatre mecs pour une fille, comment ils se débrouillaient, là-haut ?
La trêve ne dura guère et le fichu charivari repartit ; les voix désormais avaient pris le dessus, bribes de conversations hachées de rires gras, tirades péremptoires d’hommes avinés crachant des paroles qu’ils ne comprenaient pas, et de temps à autre, étonnante intrusion dans ce grossier univers de mâles, une frêle voix de femme. Et Clovis se prenait à la plaindre, la pauvre petite, qu’est-ce qu’elle fichait parmi ces brutes ?
Elle était la seule qu’il connût un peu, parce que depuis un an elle occupait en location le logement situé au-dessus. Elle s’appelait Anne-Sophie Marion, c’était le nom annoncé sur sa boîte aux lettres au rez-de-chaussée, sur un carton anti-pub de l’Union fédérale des consommateurs, mais elle lui avait confié qu’elle était plus habituée au diminutif « Nanou ». Elle était étudiante en médecine. Une fille sérieuse, bûcheuse, qui ne sortait guère en dehors de ses cours et ne recevait pas, à part Alain, un camarade d’études, qu’elle lui avait présenté un jour comme un très bon copain, sans qu’il lui fût possible de déterminer le degré d’intimité auquel, en l’état des mœurs actuelles, renvoyait l’appellation.
Avec cela, très gentille, prévenante, d’humeur égale. Clovis avait noté avec intérêt qu’elle recevait régulièrement le journal Rouge, mais rien dans son parler, très mesuré, ne dénotait un engagement partisan.

Posté par aproposdelivres à 08:24 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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