24 mars 2016

Je me souviens Beyrouth - Zeina Abirached

897160854 Editions Cambourakis - décembre 2008 - 100 pages

Quatrième de couverture :
A la manière du Je me souviens de Perec, Zeina Abirached évoque des scènes de son enfance et de son adolescence à Beyrouth, dans un Liban en guerre, jusqu'à son départ pour Paris en 2006. Si, dans cette mosaïque de souvenirs, la mémoire est marquée par la peur constante, les privations et la dureté de la vie, elle est aussi celle des moments heureux où l'on arrive à oublier la guerre. Par un constant décalage du regard vers ce qui permet de continuer à vivre, Zeina Abirached mêle au récit des difficultés du quotidien celui des jeux de l'enfance, évoquant avec humour la cueillette d'éclats d'obus par son petit frère, ou le sadisme d'un coiffeur qui l'amocha durant toute son adolescence. On retrouve dans Je me souviens la tension, caractéristique de l'oeuvre de Zeina Abirached, entre un dehors hostile où la guerre fait rage et l'espace familier d'une intimité protectrice. Ce quatrième opus est sans doute celui qui s'ouvre le plus vers le monde extérieur, la distance et l'humour créant de salutaires espaces de liberté.

Auteur : Libanaise, Zeina Abirached est née à Beyrouth en 1981. Elle vit actuellement entre Beyrouth et Paris. Après des études à l'Académie libanaise des beaux-arts (ALBA), elle a suivi un cursus spécialisé en animation à l'Ecole Nationale des Arts Décoratifs de Paris. Elle est l'auteur de [Beyrouth] Catharsis, 1er prix du festival de bande dessinée de Beyrouth en 2002, du livre-objet 38 rue Youssef Semaani et de Mourir partir revenir, le jeu des hirondelles retenu dans la sélection officielle d'Angoulême 2008.

Mon avis : (lu en mars 2016)
A la façon de Pérec, l'auteur se souvient de son enfance à Beyrouth pendant la guerre du Liban. Elle évoque aussi bien les difficultés du quotidien pour aller à l'école, les coupures d'électricité que ce qu'elle voit à la télévision, les friandises, ses jeux...
Le dessin noir et blanc rappelle celui de Marjane Satrapi, mais le ton est beaucoup plus léger malgré la présence de la guerre... 
Une bd que j'ai pris un peu par hasard à la bibliothèque sans réaliser que j'allais bientôt recevoir pour le Festival BD PriceMinister, "Le piano oriental" donc à suivre...
 

Extrait :

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Posté par aproposdelivres à 07:27 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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