parsons Editions de la Martinière - octobre 2015 - 428 pages

traduit de l'anglais par Pierre Brévignon

Titre original : The Murder Bag, 2014

Quatrième de couverture :
Ils sont sept. Ils se connaissent depuis vingt ans, tous anciens élèves de la très prestigieuse école de Potter's Field. Des hommes venus des meilleures familles, riches et privilégiés. Mais quelqu'un a décidé de les égorger, un à un. Quel secret effroyable les lie ? Sur quel mensonge ont-ils construit leur vie ? L'inspecteur Max Wolfe va mener l'enquête, depuis les bas-fonds de Londres jusqu'aux plus hautes sphères du pouvoir. Au péril de sa vie.

Auteur : Né dans le Comté d'Essex, en Angleterre, Tony Parsons abandonne ses études à l'âge de 16 ans et se lance dans la littérature. C'est à la distillerie Gordon's qu'il commence à écrire son premier roman. Il en conservera une allergie pour le gin toute sa vie... Devenu journaliste, spécialisé dans le punk rock, il traîne avec les Sex Pistols, enchaîne femmes, drogues et nuits sans sommeil. Dix ans plus tard, changement de vie : il connaît un immense succès mondial avec Man and Boy (Un homme et son fils, Presses de la cité, 2001), publié dans 39 langues, vendu à plus de deux millions d'exemplaires, lauréat du British Book Award. En 2014, il publie son premier roman policier, Des garçons bien élevés, qui prend la tête des meilleures ventes à sa sortie. Son second roman mettant en scène Max Wolfe vient de paraître en Angleterre.

Mon avis : (lu en novembre 2015)
En 1988, une jeune femme est violée par sept jeunes tortionnaires. 
Vingt ans plus tard, sept anciens étudiants de la prestigieuse école privée britannique Potter's Field se font égorger les uns après les autres…
Max Wolfe commence sa carrière d'inspecteur, il vient d'être affecté au service des homicides, c'est lui qui va mener l'enquête et tenter de découvrir qui est le justicier. Il est aussi le père d'une petite fille de 5 ans, Scout, qu'il élève seul, dans la famille, il y a aussi le petit chien Stan. 
Une intrigue assez classique avec le lecteur qui en connaît un peu plus que les enquêteurs. L'intrigue est parfois un peu brouillonne puisque de nombreux meurtres ont lieu, et l'on découvre peu à peu les caractères des différentes victimes... 
J'ai mis du temps à lire ce roman policier, est-ce parce que je l'avais en cours de lecture mi-novembre et que j'avais la tête ailleurs, mais je n'ai pas été transporté par ce livre. Seul bon point pour le personnage de Max que j'ai trouvé attachant, un policier parmi les autres avec ses doutes, ses faiblesses qui sait faire passer sa petite fille avant son enquête.

Merci aux éditions La Martinière pour cet envoi. 

 

Extrait : (début du livre)
Ils en avaient déjà fini avec elle. Gisant sur le matelas, à plat ventre, elle semblait déjà morte.
Une meute de garçons dans le sous-sol. Des garçons forts comme des hommes, cruels comme des enfants. Ils avaient pris tout ce qu'ils voulaient et, maintenant, il ne restait plus rien.
Elle ne sentait plus leurs voix au-dessus de son visage, pesant sur elle, contre son oreille. Elles venaient désormais de la longue table où ils fumaient, riaient et se congratulaient.
Tout à l'heure, elle portait un tee-shirt. Si seulement elle pouvait le récupérer. Elle parvint à rassembler assez de forces pour le retrouver, l'enfiler et se laisser glisser au bas du matelas. Pas question de rester dans cette pièce. Elle se mit à ramper vers l'escalier du sous-sol.
Les voix à table se turent. Le bang, pensa-t-elle. Le bang les ralentit, les abrutit, les endort. Béni soit le bang.
Sa bouche était pleine de sang, son visage lui faisait mal. Tout lui faisait mal. Le sang coulait de son nez, emplissait sa gorge, l'étouffait, l'obligeait à ravaler un haut-le-coeur.
Elle s'immobilisa, s'étrangla, reprit sa progression.

 

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