18 novembre 2015

Les amis du Paradis - Caroline Vermalle

Lu en partenariat avec les éditions Belfond

les amis du paradis Belfond - octobre 2015 - 252 pages

Quatrième de couverture : 
Antoine est un jeune homme timide qui rêve d'être un héros. Rose est une violoncelliste de talent, mais qui a perdu sa flamme intérieure. Et le Paradis est un somptueux cinéma, où le vieux Camille invite à rêver en projetant des films tous les dimanches soirs. Lors d'une nuit glaciale, une tempête de neige enveloppe le petit village, et Camille meurt. C'est à Antoine qu'il revient de continuer à faire vivre le Paradis, seule animation du village. Mais des choses étranges se passent. Dans le cœur solitaire d'Antoine, Camille n'a pas disparu, il est même là qui lui parle et le conseille chaque fois qu'Antoine se retrouve seul dans le cinéma, presque abandonné. Et puis surtout la mairie décide de vendre le Paradis, et le promoteur qui compte l'acheter va le détruire pour profiter du terrain. Soudainement Antoine n'est plus seul et c'est tout le village qui va se battre pour sauver le cinéma de Camille, la mémoire du village. Même Rose, la discrète musicienne, revenue dans la maison de son enfance depuis quelques semaines... Se souviendra-t-elle d'Antoine avec qui elle avait joué, enfant, aux châteaux de sable, plusieurs juillets de suite ? Est-ce seulement dans les films projetés au Paradis que des femmes comme Rose tombent amoureuses d'hommes comme Antoine ?

Auteur : Après des études de cinéma, Caroline Vermalle a travaillé à Londres pour la BBC, fait le tour du monde, puis s'est installée en Vendée, juste en face de l'Île d'Yeu, qui lui a inspiré L'Île des beaux lendemains (2013). Les amis du Paradis est son quatrième roman pour adultes. Elle a également publié un roman pour la jeunesse, Sixtine (2013).
Mon avis : (lu en novembre 2015)
Le Paradis est le vieux cinéma de Villerude-sur-Mer une station balnéaire familiale de Vendée. Camille est le vieux projectioniste du cinéma, tout les dimanches, il fait revivre la salle en programmant de vieux films. Antoine est mécanicien, vivant de petits boulots, il n'a pas quitté sa ville d'enfance. Il est toujours prêt à venir réparer les projecteurs de Camille lorsque l'urgence s'en fait sentir.
Rose est une grande violoniste, usée par les nombreuses tournées dans le monde entier, elle a tout plaqué et est venue se réfugier dans la maison de vacances de son enfance qui appartenait autrefois à ses grands-parents. Depuis son retour à Villerude-sur-Mer, elle vient chaque dimanche au cinéma. Elle va y croiser Antoine qu'elle ne reconnaît pas. Ce dernier, lui, l'a reconnu mais n'ose pas l'aborder. Il y a plus de vingt ans, Antoine et Rose ont joué plusieurs étés ensemble sur la plage...
Un soir de tempête, Camille meurt brutalement et Antoine, seul à savoir faire fonctionner les vieux projecteurs, reprend non sans peine le cinéma. Celui-ci est en danger, la mairie veut le vendre pour le détruire car il est coûteux... Antoine va avoir des soutiens inattendus et trouver sa voie. Je ne vais pas en raconter plus car la quatrième de couverture est déjà trop bavarde...
J'ai bien aimé cette histoire, les personnages d'Antoine et Rose sont très attachants. Le Paradis ne peut que nous faire penser au film Cinéma Paradiso (film que j'ai très envie de revoir), l'histoire est différente, mais le lecteur imagine un lieu comparable, plein de surprises et de magie...
Comme Rose, j'ai la chance d'avoir passées toutes mes vacances d'été depuis que j'ai l'âge de 3 ans dans une petite station balnéaire bretonne... Il s'y trouve également un vieux cinéma qui était paroissial et qui est devenu municipal depuis quelques années... A ma connaissance, il n'a jamais été menacé, mais notre maison de vacances n'ayant pas de télé, la séance de cinéma est une institution à chaque séjour... En particulier lors des séjours à Pâques ou à la Toussaint pour profiter d'une soirée bien au chaud... Dans cette lecture, j'étais donc totalement en phase avec les souvenirs de Rose et Antoine
Merci au éditions Belfond pour cet envoi surprise.
Extrait : (début du livre)
"Ferme la porte, Rose, ma puce, pour pas que les moustiques rentrent." C'était l'été, le néon de la cuisine était allumé au-dessus de mamie qui faisait la vaisselle et on était un peu mélancoliques. C'était le dernier soir des vacances.
On avait passé l'après-midi à la plage. Une immense plage longue qui semblait toujours à marée basse tellement elle était grande. Il n'y avait pas trop de monde, parce qu'ici, c'était une petite station balnéaire de Vendée entre Notre-Dame-de-Monts et Noirmoutier, et que "c'est pas comme sur la Côte d'Azur, où ils sont serrés comme des sardines". On avait eu de la chance, cette année, il y avait eu du soleil, sauf pour le feu d'artifice du 14 juillet où il avait plu comme vache qui pisse. En cette dernière journée, il avait fait un temps superbe et on en avait si bien profité qu'on avait pris un coup de soleil sur l'épaule. On avait fait un château de de sable un peu moche, mais qui avait des fortifications stratégiques décorées de coquillages, et qui avait bien résisté quand la mer était montée. On s'était fait un nouvel ami grâce au château, ce qui était idiot, vu qu'on partait le lendemain. On avait pris le dernier goûter dans les pins, des biscuits au chocolat ramollis par la chaleur mais qui croquaient sous les dents à cause du sable au fond du sac. On avait étendu une dernière fois les serviettes élimées à côté des maillots, où il restait encore quelques algues dans les plis.   

Déjà lu du même auteur :

l_avant_derni_re L'avant-dernière chance 9782714456656 Une collection de trésors minuscules 

 Challenge 3%
rl2015
16/18

Posté par aproposdelivres à 17:52 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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