LOGOTYPE-2015

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Audiolib - mars 2015 - 12h36 - Lu par Thibault de Montalembert

Zulma - août 2014 - 460 pages

Quatrième  de couverture :
Martial Canterel, richissime opiomane, se laisse interrompre dans sa reconstitution de la fameuse bataille de Gaugamèles par son vieil ami Holmes (John Shylock). Un fabuleux diamant, l’Anankè, a été dérobé à Lady MacRae. Voilà donc Holmes et l’aristocratique dandy embarqués dans la poursuite du dangereux criminel. Par une mise en abyme jubilatoire, cette poursuite vient s’entrecroiser avec les aléas d’une fabrique de cigares du Périgord où, comme aux Caraïbes, se perpétue la tradition de la lecture, à voix haute, des aventures de Jean Valjean ou de Monte-Cristo. Mais la fabrique est bientôt reprise par le fondateur de B@bil Books, une usine de liseuses électroniques…

Cette folle équipée romanesque est aussi une réflexion sur l’art littéraire, doublée d’une critique radicale de la gouvernance anonyme qui nous aliène jusque dans nos bonheurs les plus intimes.
Jean-Marie Blas de Roblès a obtenu en 2008 le prix Médicis pour Là où les tigres sont chez eux.

Auteur : Né en 1954 à Sidi-Bel-Abès, Jean-Marie Blas de Roblès est notamment l’auteur du monumental Là où les tigres sont chez eux (Prix du Roman Fnac, Prix Giono et Prix Médicis 2008).

Lecteur : Formé à l’école de comédiens du Théâtre des Amandiers de Nanterre,Thibault de Montalembert joue au cinéma et au théâtre sous la directionde metteurs en scène prestigieux : Costa-Gavras, Desplechin, Wargnier, Bonello…Très grand lecteur, il a enregistré pour Audiolib : Le voyage dans le passé,trois nouvelles de Boris Vian, Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants(Grand Prix du livre audio « La Plume de Paon » 2012), Karoo et La Véritésur l’affaire Harry Quebert, Prix Audiolib 2013. 

Mon avis : (écouté en mai 2015)
Ce livre est très difficile à résumer, c'est une folle aventure autour du monde, un mélange d'Agatha Christie, de Jules Vernes, de Conan Doyle... Un mélange de roman d'aventure, de roman policier avec quelques touches de fantastiques...
Martial Canterel, un dandy, et son majordome, Lady MacRae, une comtesse écossaise, et John Shylock Holmes, un détective, partent à la recherche d'un diamant volé, cela commence par un voyage plein d'embûches dans le Transsibérien... il y aura également un voyage en dirigeable... Il y a beaucoup de références à des évènements historiques, à la littérature et aux sciences.
Malheureusement, je n'ai pas réussi à entrer dans l'esprit de ce livre, et j'ai fini par être embrouillée dans les différentes histoires. En lecture audio, il est difficile de feuilleter le début du livre pour revenir sur certains passages que l'on aurait pu oublier. 
Et pris par le temps (date à laquelle il fallait rendre le classement pour le Prix Audiolib), je n'ai écouté que la moitié du livre... je ne pense pas que je terminerai le livre ces jours prochains.

Extrait : (début du livre)
Le Tigre à droite, désormais invisible, à gauche les hauteurs pelées des monts Gordiens ; entre les deux, la plaine ressemblait à un désert fourmillant de carabes à reflets d’or. C’était à Gaugamèles, moins de trois ans après la cent douzième Olympiade. Darius avait aligné quelque deux cent mille fantassins et trente mille cavaliers : Indiens auxiliaires, troupes de Bactriane conduites par leurs satrapes respectifs, Scythes d’Asie, tous archers à cheval alliés des Perses, Ariens, Parthes et Phrataphernes, Mèdes, Arméniens, mercenaires grecs, sans oublier ceux d’Hircanie, de Suse, de Babylone ; Mazaios commandait aux soldats de la Syrie, Oromobatès à ceux des bords de la mer Rouge. On comptait aussi quinze éléphants et deux cents chars à faux pour lesquels le Roi des Rois avait fait dépierrer l’emplacement prévu pour la bataille.

Alexandre dormait.
Sur ses ordres, l’armée macédonienne – quarante mille hommes de pied, et à peine sept mille chevaux – s’était déployée sur un front oblique. La phalange au centre, protégée sur ses flancs par les hypaspistes de Nicanor, les bataillons de Perdiccas, ceux de Méléagre, la cavalerie thessalienne de Parménion sur l’aile gauche, celle de Philotas à l’autre extrémité. Le soleil déjà haut faisait luire casques et cuirasses, les boucliers aveuglaient.
Alexandre dormait toujours. Ses compagnons eurent le plus grand mal à le réveiller, mais lorsqu’il fut debout, il enfourcha Bucéphale et rejoignit l’aile droite, à la tête des cavaliers macédoniens.
Darius, au centre de son infanterie d’élite – dix mille Immortels dont on savait que pas un seul ne mourrait au cours du combat sans être aussitôt remplacé – signifia l’ordre de l’attaque. Il fit donner le gros de sa cavalerie sur l’aile gauche d’Alexandre et lança les chars pour enfoncer la phalange centrale. Le roi de Macédoine ne parut pas s’en préoccuper. Il emmena ses cavaliers vers la droite, comme s’il voulait contourner le front de ce côté, provoquant en miroir le même déplacement de la cavalerie adverse, mais avec pour effet de la disjoindre du reste des troupes et d’étirer le front. Tandis que Parménion subissait l’assaut des Perses, les phalangistes se préparaient au choc. Lorsque les chars ne furent plus qu’à une cinquantaine de mètres, cette haie d’hommes hérissée de piques s’ouvrit en plusieurs couloirs. Dans le même temps, les trompettes sonnèrent, et tous les fantassins se mirent à frapper du glaive le fer de leur bouclier. Cet incroyable vacarme effraya les chevaux des attelages, certains refusèrent, entraînant la culbute des chars, les autres s’engouffrèrent d’instinct dans les allées ménagées par les soldats. En se refermant sur eux, la phalange les avalait ; elle les digéra ensuite à coups de sarisses. Il faut pourtant avouer, dira Diodore, que quelques chariots, échappés à cette défense, firent de terribles dégâts dans les endroits où ils tombèrent. Les tranchants des faux et des autres ferrements attachés aux roues étaient affilés au point qu’ils portaient la mort sous des formes très différentes, enlevant aux uns le bras accompagné du bouclier qu’il portait, coupant à d’autres la tête si subitement, que posée à terre elle beuglait encore. Plusieurs infortunés furent tranchés par le milieu et moururent avant que d’avoir senti le coup.

Challenge 7% Rentrée Littéraire 2014 
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