13 mars 2015

Concours : résultats

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Réponses aux questions :

1) Quel pays est mis à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

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2)  Quelle ville est mise à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

J'aurai du mettre le mot "ville" au pluriel... deux réponses possibles

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3) Citer une des expositions prévues au Salon du Livre de Paris.

5 réponses possible...

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EXPOSITION L'ÉCOLE DES LOISIRS 

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70 ANS DE SÉRIE NOIRE AUX ÉDITIONS GALLIMARD

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LES RECETTES DE NORIYUKI HAMADA PHOTOGRAPHIÉES PAR RICHARD HAUGHTON 

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HISTOIRE MONDIALE DE L’ANARCHIE 

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PETIT MANUEL DU PARFAIT RÉFUGIÉ POLITIQUE

 

Vous étiez 14 à participer au tirage au sort,

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les heureux gagnants de ce vendredi 13 sont :

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Bravo !

Je transmets ce matin vos coordonnées au Salon du Livre qui se chargera
de vous envoyer directement l'invitation. Bonne réception !

 

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11 mars 2015

Prix Audiolib

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Je viens de recevoir les 3 derniers livres audio 
sélectionnés pour le Prix Audiolib 2015 

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 Déjà lu

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Constellation - Adrien Bosc 
 Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda (coup de cœur)

Billet à paraître

Trois mille chevaux-vapeur - Antonin Varenne (très belle surprise) 
En finir avec Eddy Bellegueule - Edouard Louis (déjà lu en 2014)

Lecture en cours

Oona & Salinger - Frédéric Beigbeder

 

 

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Concours : 2 Entrées au Salon du Livre de Paris à gagner !

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Les règles du concours :

 1) date du concours du 11/03 au 12/03/2014 minuit 
(Attention : c'est court... mais il faut le temps de recevoir les places)

2) Répondre au concours en utilisant le formulaire Contactez l'auteur

3) Ne pas oublier de me donner vos coordonnées nom et adresse pour l'envoi 

4) Un tirage au sort sera effectué le 13/03/2014 sur les bonnes réponses 
pour déterminer les 2 gagnants qui recevront leur gain par la poste.

 

Les questions :

1) Quel pays est mis à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

2)  Quelle ville est mise à l'honneur cette année au Salon du Livre de Paris ?

3) Citer une des expositions prévues au Salon du Livre de Paris.

 

concours terminé

résultats

 

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09 mars 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [211]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

 sais-tu pourquoi un hiver à paris 9782356417145-T

Sais-tu pourquoi je saute ? - Naoki Higashida 
Un hiver à Paris - Jean-Philippe Blondel 
Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda (Prix Audiolib 2015)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Trois mille chevaux-vapeur - Antonin Varenne (Prix Audiolib 2015)
La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald (partenariat Denoël)

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

Faces B - François Thomazeau (Babelio - Masse Critique)
Les loups blessés - Christophe Molmy (partenariat La Martinière)
Oona & Salinger - Frédéric Beigbeder (Prix Audiolib 2015) 

Bonnes lectures et bonne semaine !

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08 mars 2015

Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda

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Audiolib - décembre 2014 - 3h21 - Lu par Feodor Atkine

Editions Métailié - avril 1992 - 130 pages

Points - 1994 - 130 pages

Points - janvier 1997 - 120 pages

Points - janvier 2003 - 120 pages

Editions Métailié - mai 2004 -137 pages

traduit de l’espagnol (Chili) par François Maspero

Titre original : Un viejo que leía novelas de amor, 1992

Quatrième de couverture :
Antonio José Bolivar Proaño est le seul à pouvoir chasser le félin tueur d’hommes. Il connaît la forêt amazonienne, il respecte les animaux qui la peuplent, il a vécu avec les Indiens Shuars et il accepte le duel avec le fauve. Mais Antonio José Bolivar a découvert sur le tard l’antidote au redoutable venin de la vieillesse : il sait lire, et il a une passion pour les romans qui parlent de l’amour, le vrai, celui qui fait souffrir. Partagé entre la chasse et sa passion pour les romans, le vieux nous entraîne dans ce livre plein de charme dont le souvenir ne nous quitte plus.

Auteur : Luis Sepúlveda est né en 1949 au Chili. Emprisonné sous le régime de Pinochet puis exilé, il parcourt l’Amérique latine et fonde de nombreuses troupes théâtrales. Très soucieux d’écologie, il participe à une recherche de l’UNESCO au sujet de l’impact de la colonisation sur les populations amazoniennes et passe un an chez les Indiens Shuars. Depuis 1996, il vit en Espagne. Ses oeuvres sont aujourd’hui des bestsellers mondiaux. Il a publié en 2013 Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis et Ingrédients pour une vie de passions formidables.

Lecteur : Difficile de présenter ce comédien talentueux, à la carrière exemplaire et au parcours surprenant. Féodor Atkine a tourné avec les plus grands cinéastes : Woody Allen,Oliver Stone, Raul Ruiz... Théâtre, films et doublages se succèdent (Dr House, Breaking Bad). Ce lecteur passionné a obtenu en 2014 le Coup de coeur de l’Académie Charles Cros pour sa lecture du Quatrième mur.

Mon avis : (écouté en mars 2015)
J'avais déjà fait un billet sur ce livre cet été, dans la rubrique "souvenirs, souvenirs...", c'est un livre que j'ai lu pour la première fois il y a plus de vingt ans et que j'avais beaucoup aimé. 
J'ai passé un moment incroyable (beaucoup trop court) en l'écoutant lu par Féodor Atkine que j'ai également adoré dans Le quatrième mur de Sorj Chalandon. 
L’histoire se passe au fin fond de l’Amazonie, dans le village d'El Idilio. C’est là que vit Antonio José Bolivar, il est arrivé en Amazonie avec l'espoir d'une vie meilleure et un terrain à faire fructifier... Pendant quelques temps, il va vivre avec les Shuars, les indiens locaux, qui vont lui apprendre à se débrouiller dans le milieu hostile de la forêt vierge. Un jour, les indiens l'invitera à quitter la tribu et il s'installera à El Idilio. Il se découvrira alors une passion pour les romans d'amour...
Lorsque l'histoire commence le corps sans vie d'un homme est retrouvé. Les villageois soupçonnent immédiatement les indiens Shuars. Seul le "vieux" est persuadé que le coupable est un félin...
Sepulveda est un vrai conteur et avec cette histoire, il nous parle de l'Amazonie et rend un très bel hommage à la nature.
Féodor Atkine a su rendre vivant ce conte plein d'humanité, de poésie et d'humour. Un vrai bonheur, un vrai coup de coeur !

Extrait : (début du livre)
Le ciel était une panse d’âne gonflée qui pendait très bas, menaçante, au-dessus des têtes. Le vent tiède et poisseux balayait les feuilles éparses et secouait violemment les bananiers rachitiques qui ornaient la façade de la mairie.
Les quelques habitants d’El Idilio, auxquels s’étaient joints une poignée d’aventuriers venus des environs, attendaient sur le quai leur tour de s’asseoir dans le fauteuil mobile du dentiste, le docteur Rubincondo Loachamín, qui pratiquait une étrange anesthésie verbale pour atténuer les douleurs de ses clients.
— Ça te fait mal ? questionnait-il.
Agrippés aux bras du fauteuil, les patients, en guise de réponse, ouvraient des yeux immenses et transpiraient à grosses gouttes.
Certains tentaient de retirer de leur bouche les mains insolentes du dentiste afin de pouvoir lui répondre par une grossièreté bien sentie, mais ils se heurtaient à ses muscles puissants et à sa voix autoritaire.
— Tiens-toi tranquille, bordel ! Bas les pattes ! Je sais bien que ça te fait mal. Mais à qui la faute, hein ? À moi ? Non : au gouvernement ! Enfonce-toi bien ça dans le crâne. C’est la faute au gouvernement si tu as les dents pourries et si tu as mal. La faute au gouvernement.
Les malheureux n’avaient plus qu’à se résigner en fermant les yeux ou en dodelinant de la tête.
Le docteur Loachamín haïssait le gouvernement. N’importe quel gouvernement. Tous les gouvernements. Fils illégitime d’un émigrant ibérique, il tenait de lui une répulsion profonde pour tout ce qui s’apparentait à l’autorité, mais les raisons exactes de sa haine s’étaient perdues au hasard de ses frasques de jeunesse, et ses diatribes anarchisantes n’étaient plus qu’une sorte de verrue morale qui le rendait sympathique.
Il vociférait contre les gouvernements successifs de la même manière que contre les gringos qui venaient parfois des installations pétrolières du Coca, étrangers impudiques qui photographiaient sans autorisation les bouches ouvertes de ses patients.
À quelques pas de là, l’équipage du Sucre chargeait des régimes de bananes vertes et des sacs de café.
Sur un bout du quai s’amoncelaient les caisses de bière, d’aguardiente « Frontera », de sel, et les bonbonnes de gaz débarquées au lever du jour.
Le Sucre devait appareiller dès que le dentiste aurait terminé de réparer les mâchoires, pour remonter les eaux du Nangaritza, déboucher dans le Zamora et, après quatre jours de lente navigation, rejoindre le port fluvial d’El Dorado.
Le bateau, une vieille caisse flottante mue par la volonté de son chef mécanicien, les efforts des deux costauds qui composaient l’équipage et l’obstination phtisique d’un antique diesel, ne devait pas revenir avant la fin de la saison des pluies dont le ciel en deuil annonçait l’imminence.

Déjà lu du même auteur : 

le_monde_du_bout_du_monde_p Le Monde du bout du monde 97555469 Le vieux qui lisait des romans d'amour

Challenge Petit Bac 2015 
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Objet (3)

 

 

 

 

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06 mars 2015

Un hiver à Paris - Jean-Philippe Blondel

un hiver à paris Buchet Chastel - janvier 2015 - 288 pages

Quatrième de couverture :
Jeune provincial, le narrateur débarque à la capitale pour faire ses années de classe préparatoire. Il va découvrir une solitude nouvelle et un univers où la compétition est impitoyable. Un jour, un élève moins résistant que lui craque en plein cours, sort en insultant le prof et enjambe la balustrade. On retrouve dans 
"Un hiver à Paris" tout ce qui fait le charme des romans de Jean-Philippe Blondel : la complexité des relations ; un effondrement, suivi d'une remontée mais à quel prix ; l'attirance pour la mort et pour la vie ; la confusion des sentiments ; le succès gagné sur un malentendu ; le plaisir derrière la douleur ; l'amertume derrière la joie. Sont présents les trois lieux qui guident la vie de l'auteur : Troyes, Paris, les Landes. Dans la lignée de "Et rester vivant", il y a chez le personnage-auteur-narrateur la même rage pure, la même sauvagerie - pour rester toujours debout sous des allures presque dilettantes.

Auteur : Professeur d'anglais à Troyes, Jean-Philippe Blondel publie romans pour adultes et pour adolescents Le Baby-sitter, G229 (prix Virgin - Version femina), Et rester vivant et 06H41 ont rencontré un réel succès.

Mon avis : (lu en mars 2015)
Dans ce livre, Jean-Philippe Blondel raconte comment un jeune provincial, Victor, venu à Paris pour faire ses années de classe préparatoire va être confronté au suicide d'un camarade du lycée.
Le narrateur a découvert la solitude de l'étudiant arrivant de sa province et ne connaissant pas les "codes" de Paris. Il découvre le fossée qu'il y a entre sa vie et celle de ses camarades parisiens. Durant sa première année, il décide de se plonger dans le travail et de résister aux pressions de l'extérieur, de ne pas se décourager par les mauvaises notes ou les humiliations de certains professeurs. En début de seconde année, Victor a pris l'habitude de fumer une cigarette avec Mathieu un élève de première année venant lui aussi de province et qui avait du mal à s'adapter à la capitale. Ils n'auront pas beaucoup l'occasion d'échanger ou de sympathiser car le 14 octobre, durant un cours, Mathieu craque, il insulte le professeur et se jette dans le vide. 
Victor est choqué, pour les professeurs et ses camarades, il n'est plus "transparent", il est devenu l'ami de Mathieu. Le père de ce dernier va vouloir créer un lien avec lui pour essayer de comprendre le geste de son fils. Sa deuxième année de prépa va être bouleversée.
Le sujet du livre est grave, Jean-Philippe Blondel a su le traiter avec beaucoup de pudeur et de subtilité. Il laisse percevoir toute l'empathie qu'il a pour ses personnages. Dans les interviews qu'il a fait lors de la "promo" du livre, il n'a pas caché que cette histoire était en partie autobiographique.

Extrait : (début du livre)
Nous sommes revenus de vacances en fin d’après-midi. Huit heures de route depuis Capbreton. Il y avait eu beaucoup de circulation. La troisième semaine d’août se terminait. Encore quelques jours et la routine reprendrait : la rentrée, la réunion de début d’année, la découverte des emplois du temps, les listes des classes. Cette année-là, ma fille aînée arrivait dans le lycée où j’enseigne depuis plus de vingt ans. Je me pré- parais à la croiser dans les couloirs. J’avais demandé à ne pas l’avoir dans ma classe – je n’avais pas envie de mêler ma vie privée à ma vie professionnelle. Il faisait bon. Le soleil était encore resplendissant, mais il n’avait plus la dureté dont il avait fait preuve dans la première quinzaine du mois. Les soirées fraîchissaient. 
La ville dans laquelle j’avais toujours habité, à l’exception des deux années d’études que j’avais passées à Paris, reprenait vie. Les rues piétonnes étaient bondées. Une fois les affaires rangées et le linge trié, j’ai jeté un coup d’œil à mes e-mails. Rien d’important dans les quelque deux cents messages reçus pendant mes quinze jours d’absence. En éteignant l’ordinateur, je me suis rendu compte que nous n’avions pas relevé le courrier. Ce geste anodin, qui avait ponctué mes journées pendant des lustres, était devenu presque inutile. Les factures étaient électroniques, les événements marquants aussi. L’essentiel s’était dématérialisé. Dans la boîte, au milieu des publicités pour la rentrée, deux ou trois cartes postales d’amis dont j’avais déjà des nouvelles par les réseaux sociaux, une invitation pour un salon littéraire que je n’allais pas honorer parce qu’il se déroulait trop loin de chez moi, et une autre lettre, comme il m’arrive d’en recevoir, adressée à ma maison d’édition qui l’avait fait suivre. Je ne l’ai pas ouverte tout de suite, je savais qu’il me fallait du temps pour parcourir ces lignes-là, tout en réfléchissant à une réponse à la fois chaleureuse et distante qui découragerait l’expé- diteur de se lancer dans une correspondance échevelée sans le vexer. C’était un art dans lequel certains de mes collègues écrivains étaient experts mais que je n’avais jamais bien manié. Il était un peu plus de vingt-deux heures quand j’ai trouvé le temps de la lire. Je n’étais pas aussi concentré que je le souhaitais. J’errais encore mentalement sur les plages des Landes que je venais de quitter et dont j’avais, les années passant, de plus en plus de mal à me séparer, au point que nous envisagions sérieusement, ma femme et moi, de demander notre mutation dans le Sud-Ouest pour y finir nos carrières respectives. J’ai tout de suite remarqué l’écriture un peu tremblée – mais aux lettres parfaitement formées – et les espaces entre les lignes. Une personne âgée. J’en étais sûr. L’ensemble tenait sur deux feuillets. L’adresse m’a fait sursauter. À une heure à peine du lieu de vacances que je venais de quitter. Le nom d’un village – Biscarrosse-Plage – a déclenché en moi un maelström d’images, se succédant à une telle rapidité que je n’en retenais que les couleurs, l’orangé du sable, le blanc de l’écume et le vert pâle des volets d’une maison. Le nom, surtout, au-dessus de l’adresse. Je ne parvenais pas à entamer ma lecture tant ce nom-là, aujourd’hui encore, me remuait. Je me suis assis à la table de la cuisine. J’ai posé les mains bien à plat sur le bois, j’ai inspiré et expiré longuement, comme avant de plonger sous une vague particulièrement menaçante. Voilà longtemps que j’aime l’océan – mais je n’ai jamais réussi à l’amadouer vraiment. Au moment de m’y jeter, il me reste encore une appréhension. Et si la lame me renversait ? Et si je ne recouvrais plus mon souffle ? Dans la cuisine, les mains à plat sur la table, j’étais dans le même état.
Cher auteur,
J’ai fini hier soir la lecture de votre dernier livre et j’ai eu envie, finalement, de vous écrire. J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop. Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi – pourtant, je m’aperçois en écrivant ces mots que je crois que si, au fond. J’en suis même persuadé. Nous nous sommes rencontrés brièvement il y a bien longtemps. Quelques années avant l’époque que vous décrivez dans votre livre, en fait. Je m’appelle Patrick Lestaing.
Je ne suis pas allé plus loin. J’ai regardé fixement mon reflet dans la vitre de la cuisine. Je m’attendais à ce que mon regard s’embue. Mais non. Je souriais. Je me suis vu sourire. Nous attaquions la deuxième décennie du XXIe siècle. J’étais en vie. Patrick Lestaing aussi. Et il se souvenait de moi. Nous sommes beaucoup plus résistants que nous ne le croyons.

 Challenge Petit Bac 2015 
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Géographie (2)

Déjà lu du même auteur :

Déjà lu du même auteur :

juke_box Juke Box  au_rebond Au rebond

le_baby_sitter  Le Baby-sitter G229 G229  blog Blog

5317 Et rester vivant replay (Re)play  brise_glace Brise glace

acc_s_direct___la_plage Accès direct à la plage 6h41 06H41

double jeu Double jeu 

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04 mars 2015

Sais-tu pourquoi je saute ? - Naoki Higashida

sais-tu pourquoi Editions des Arènes - septembre 2014 - 172 pages

traduit de l'anglais par Daniel Roche 

Titre original : The reason I jump, 2007

Quatrième de couverture :
Pour la première fois, un enfant atteint d’autisme sévère nous raconte l’autisme de l’intérieur. Il répond aux questions que les parents se posent : Pourquoi fuis-tu le contact visuel ? Est-il vrai que tu détestes qu’on te touche ? Pourquoi répètes-tu la même question sans arrêt ? Pourquoi sautes-tu en tapant des mains ?, etc. David Mitchell, l’un des meilleurs écrivains anglais de sa génération et père d’un enfant autiste, a découvert ce texte qui fut pour lui une révélation, une sorte de « Scaphandre et le Papillon » de l’autisme : « J’ai eu l’impression, pour la première fois, que notre fils nous racontait ce qui se passait dans sa tête. » Il a décidé de le traduire du japonais avec sa femme KA Yoshida : « Ce livre est bien plus qu’une somme d’informations, il apporte la preuve qu’il y a, emprisonné à l’intérieur du corps autistique, apparemment impuissant, un esprit aussi curieux, subtil et complexe que le vôtre, le mien, celui de n’importe qui. » 

Auteur : Naoki a appris à communiquer grâce à une grille alphabétique. Il a écrit ce livre à 13 ans et l’a d’abord publié via Internet. Il a aujourd’hui 22 ans et communique toujours grâce à son clavier. Il vit à Kimitsu et tient un blog. 

Mon avis : (lu en février 2015)
Sous forme de questions - réponses, Naoki, un autiste de 13 ans, témoigne. Il cherche à expliquer les comportements bizarre des autistes. Vu de l'intérieur, il donne son ressenti et rend plus compréhensible les réactions des autistes.
Un livre très intéressant et instructif pour mieux comprendre le monde de l'autisme. C'est un témoignage et il faut le prendre comme cela, tout ce qui est raconté ne concerne pas tous les autistes mais ce regard est très touchant même si le récit est parfois assez factuel. Naoki nous explique ses difficultés à faire fonctionner à la fois sa pensée et son corps. Il a des difficultés à contrôler les mouvements de son corps qu'il semble souvent faire malgré lui. A treize ans, il a une étonnante maturité sur son handicap.

Extrait : 
Quand j'étais petit, je ne savais même pas que j'étais un enfant handicapé. Comment l'ai-je découvert? Parce que des gens me l'ont dit : j'étais différent des autres, c'était ça mon problème. C'est vrai, j'avais beaucoup de mal à agir comme quelqu'un de normal et même maintenant je n'arrive pas à "avoir" une vraie conversation. Pour lire des livres à haute voix ou pour chanter, je n'ai pas de problème, mais quand j'essaie de parler avec quelqu'un, mes mots... je ne kes trouve plus. D'accord, j'arrive parfois parfois à répondre quelque chose, mais souvent c'est le contraire de ce que je voulais dire ! Quand on me demande de faire ceci ou cela, je ne réagis jamais comme il faut, et quand je m'énerve je finis par m'enfuir. Du coup, même une activité banale comme le shopping peut devenir vraiment compliquée si je me lance tout seul.
Alors pourquoi est-ce que je n'arrive pas à faire toutes ces choses ? Les jours où ça ne va pas, quand je me sens frustré, malheureux ou découragé, je m'imagine un monde où il n'y aurait que des autistes. Où l'autisme serait considéré comme un genre de personnalité parmi d'autres. La vie serait tellement plus simple et plus heureuse pour nous ! C'est vrai que nous causons parfois beaucoup de problèmes aux gens normaux, et que ces moments-là sont vraiment durs à vivre. Mais ce qu'on voudrait, nous, au fond, c'est croire à un avenir meilleur.

  Challenge Petit Bac 2015 
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Pronom personnel sujet (3)

 Challenge 6% Rentrée Littéraire 2014 
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36/36

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02 mars 2015

C'est lundi, que lisez-vous ? [210]

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C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

happy parent 9782356418562-T six fourmis blanches

Happy parents - Zep (BD)
Constellation - Adrien Bosc (livre audio)
Six fourmis blanches - Sandrine Collette

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Un hiver à Paris - Jean-Philippe Blondel
Trois mille chevaux-vapeur - Antonin Varenne (Prix Audiolib 2015) 

Que lirai-je la  semaine prochaine ?

La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald (partenariat Denoël)

Bonnes lectures et bonne semaine !

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