04 janvier 2015

Lettres mortes - Robert Allison

Lu en partenariat avec les éditions Denoël

product_9782207116210_195x320 Denoël - octobre 2014 - 304 pages

traduit de l'anglais par Isabelle D. Philippe

Titre original : The letter bearer, 2014

Quatrième de couverture :
1942, au beau milieu du désert libyen. Un jeune soldat anglais reprend connaissance, sa moto totalement détruite à quelques mètres de lui. Il a sauté sur une mine et est grièvement blessé. Une musette pleine de lettres gît à ses côtés. Il ne se souvient de rien, ni de qui il est, ni pourquoi il se retrouve dans cet endroit. À la surprise de tous, il se remet peu à peu de ses blessures et occupe sa convalescence à lire les missives. L'une d'entre elles le touche particulièrement : celle qu'un lieutenant, Tuck, a écrite à la femme aimée. Le jour où une tribu de Bédouins attaque le campement, le jeune amnésique saisit l'occasion de changer d'identité et d'endosser celle de Tuck. Il va s'inventer une vie rêvée. Lettres mortes est un voyage hypnotique qui nous parle de la solitude des soldats, de leur courage et, parfois, de leur lâcheté. Robert Allison nous emmène dans les dunes fascinantes et dangereuses du Sahara, qui offrent un décor magistral, à la hauteur de la noirceur du coeur de la guerre.

Auteur : Né dans le Yorkshire en 1963, Robert Allison a travaillé comme metteur en scène et critique musical avant de devenir relecteur-correcteur dans l’édition. Lettres mortes est son premier roman.

Mon avis : (lu en janvier 2015)
J'ai accepté de lire ce livre fin novembre et avec les fêtes de fin d'année, j'ai pris un peu de retard...
Au milieu du désert lybien, un jeune soldat anglais en moto est grièvement blessé en sautant sur une mine. Lorsqu'il se réveille, il est amnésique et ne se souvient de rien. Blessé, il est recueilli par quelques soldats d'un campement situé en plein désert. Ils sont quatre déserteurs, Brinkhurst, le chef, Mawdsley, un médecin opiomane, Coates, un canadien, Swan, conducteur de char, et son prisonnier italien Lucchi. Petit à petit, grâce aux soins de ses compagnons le motocycliste va se remettre de ses blessures. Mais après une attaque aérienne italienne qui blesse Coates, le groupe de soldats décide de quitter leur campement en direction du Caire. Une traversée du désert pleine d'embûches, leur survie est en jeu...
Pour échapper à l'enfer de ce huis clos, le motocycliste lit les quelques lettres de la sacoche de courrier qu'il avait avec lui lors de son accident. Il rêve, il s'amuse à imaginer la vie du lieutenant Tuck et de son épouse et pourquoi retrouver des images de son passé...
J'ai été déçue par cette lecture, je me suis souvent ennuyée, la vie dans le désert est assez monotone et peu attractive. J'ai bien aimé les passages autour des lettres mais je les ai trouvés trop plutôt anecdotiques sur l'ensemble du livre...
Je suis restée sur ma faim (la quatrième de couverture était peut-être trop prometteuse...), je suis passée à côté de ce livre.

Merci Célia et les éditions Denoël pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
Il se réveille dans le désert, surpris d’entendre l’hymne de ses funérailles. Bye Bye Blackbird – Gene Austin, Victore Orthophonic Recording -, son refrain qui s’élève au-dessus du contrepoint des mouches.
A plat dos, il se voit écrasé par la perspective, il voit ses membres dessinés par une nuée d’ailes. Sa capote étalée à ses côtés, le drap transpercé, les dentelles laissées par un violent assaut. Un éperon métallique pointe des plis de sa chemise militaire kaki, étincelant au soleil. Totalement indolore à condition de ne pas bouger.
Oh, quelle sale histoire !
Sol mineur-do 7e-fa-ré mineur.
D'autres mélodies lui reviennent en mémoire. In the Mood - le Glenn Miller Orchestra, There's a New Day Coming - Harry Roy and His Orchestra. L'adagio de la Huitième Symphonie de Bruckner, serein, extatique. Dans ma prochaine vie, songe-t-il, je serai musicien et je composerai un ragtime à la louange de la malchance. Le sable bourbonne, ses doigts battent la mesure, la chanson des yardangs et des pédiments. Il fronce les lèvres pour siffler.
Erreur. La salive de son toussotement attire les mouches. Elles vont s'engouffrer par la brèche, lui pondre des oeufs dans la gorge. Son cadavre noirci par le soleil qui se dilate et se contracte tour à tour, assis au petit déjeuner, allongé à l'heure du dîner. La farce des asticots, il la connaît. Mourir sera un chant funèbre.

 Challenge 5% Rentrée Littéraire 2014 
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28/30

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