09 décembre 2014

La Princesse des glaces - Camilla Läckberg

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Audiolib - mai 2010 - 14h15 - Lu par Christine Pâris

Actes Sud - mai 2008 – 382 pages

Babel - mai 2012 - 448 pages

traduit du suédois par Lena Grumbach et Marc de Gouvenain

Titre original : Isprinsessan, 2003

Quatrième de couverture :
Erica Falck, trente-cinq ans, installée dans une petite ville tranquille de la côte ouest suédoise, découvre le cadavre d’une amie d’enfance perdue de vue.
A la conquête de la vérité, Erica, enquêtrice au foyer façon Desperate Housewives - rejointe par l’inspecteur Patrik Hedström, amoureux transi - plonge dans les strates d’une petite société provinciale et de ses secrets.
Comme le faisait Simenon, Camilla Läckberg, sait à merveille croquer des personnages complexes et mettre à jour une petite communauté dont la surface tranquille cache des eaux bien plus troubles qu’on ne le pense.
Fidèle à l’esprit de Camilla Läckberg, l’interprétation de Christine Pâris sait parfaitement rendre compte des abîmes de cruauté que recouvre la fausse banalité du quotidien.

Auteur : Née en 1974, Camilla Läckberg est l’auteur d’une série de romans policiers mettant en scène le personnage d’Erica Falck et de son compagnon le commissaire Patrik Hedström. L’intrigue se situe toujours à Fjällbacka, ancien port de pêche de la côte ouest en Suède, reconverti en station balnéaire, qui sous des apparences tranquilles cache de sordides relations humaines.
Après La Princesse des glaces (2008), Le Prédicateur (2009), Le Tailleur de pierre (2009), L’Oiseau de mauvais augure (2010), L’Enfant allemand (2011) et La Sirène (2012), Le Gardien de phare (2013), La Faiseuse d'anges (2014).

Lecteur : Comédienne au très beau parcours théâtral, Christine Pâris met son jeu et sa voix au service de pièces exigeantes, comme de séries télévisées divertissantes.

Mon avis : (écouté en décembre 2014)
Cela fait plus d'un an que je voulais relire les aventures d’Erica Falck en livre audio. J'ai eu un peu de mal à obtenir le premier de la série auprès de la Bibliothèque mais je ne regrette vraiment pas d'avoir patienté ! 
J'ai redécouvert avec beaucoup de plaisir le premier tome de cette série suédoise que j'aime beaucoup. Ayant oublié beaucoup de détails de cette première enquête et même la conclusion, j'ai autant apprécié cette lecture que la première fois. 
Erica Falk est écrivain, suite à la mort récente de ses parents, elle est venue s'installer pour quelques temps dans la maison familiale à Fjällbacka, ancien port de pêche de la côte ouest en Suède, devenu une station balnéaire. Elle découvre le cadavre d'une amie d'enfance, Alexandra Wijkner, nue dans une baignoire d'eau gelée avec des poignets tailladés. Elle se trouve donc mêlée à l'enquête mené par l'inspecteur Patrik Hedström...
J'aime l'ambiance de la petite ville de Fjällbacka, les nombreux personnages souvent attachants... 
Il est rare que le lecteur d'un roman policier soit une femme, dans ce livre, Christine Pâris réussi parfaitement l'exercice. Et comme l'héroïne principale de cette série est une femme, une voix féminine est logique !
J'ai déjà obtenu à la Bibliothèque le tome n°2 de la série en livre audio et j'ai en réserve les n°4 et n°5, je vais donc pouvoir continuer à écouter petit à petit la série.

Extrait :
La maison était abandonnée et vide. Le froid pénétrait le moindre recoin. Une fine pellicule de glace s’était formée dans la baignoire. La peau de la femme avait commencé à prendre une teinte légèrement bleutée.

C’est vrai, elle ressemblait à une princesse, là dans la baignoire. Une princesse des glaces.
Le sol sur lequel il était assis était glacial, mais le froid lui importait peu. Il tendit la main et la toucha.
Le sang sur les poignets s’était coagulé depuis longtemps.
Jamais son amour pour elle n’avait été plus fort. Il caressa son bras, comme s’il caressait l’âme qui désormais avait déserté le corps.
Il ne se retourna pas en partant. Il ne s’agissait pas d’un adieu, mais d’un au revoir. 

Eilert Berg n’était pas un homme heureux. Il respirait avec difficulté, de petites bouffées blanches sortaient de sa bouche, mais la santé n’était pas ce qu’il considérait comme son plus grand problème.
Svea avait été si belle dans sa jeunesse et il avait eu du mal à patienter avant de pouvoir convoler en justes noces avec elle. Elle avait à l’époque l’air si douce, aimable et un peu timide. Sa véritable nature s’était révélée après une trop courte période de fantaisie juvénile. Depuis près de cinquante ans maintenant, c’était elle qui portait la culotte, et avec fermeté. Mais Eilert avait un secret. Pour la première fois il entrevoyait une possibilité d’un peu de liberté à l’automne de sa vie, et il entendait ne pas la rater.
Il avait travaillé dur comme pêcheur toute sa vie, et ses revenus avaient tout juste suffi à faire vivre Svea et les enfants. Désormais ils ne disposaient que de leurs maigres retraites. Sans économies, il n’avait pu envisager aller s’installer ailleurs, seul, pour refaire sa vie. Puis cette opportunité s’était présentée comme un don du ciel et elle était d’une simplicité enfantine. Si des gens avaient envie de payer des sommes indécentes pour une heure de travail par semaine, c’était leur problème. Il n’irait pas s’en plaindre. En un an seulement, les billets dans la boîte en bois derrière le tas de compost avaient fini par former une liasse impressionnante et d’ici peu il aurait assez d’argent pour pouvoir s’échapper vers des cieux plus cléments.
Il s’arrêta pour reprendre son souffle dans le dernier raidillon et frotta ses mains percluses. L’Espagne, ou la Grèce peut-être, dégèlerait le froid qu’il sentait l’emplir. Eilert pensait avoir encore au moins dix ans devant lui avant que son heure ne sonne, et il avait l’intention de les utiliser au mieux. Pas question de les passer à la maison en compagnie de bobonne.
La promenade matinale quotidienne avait été son seul moment de tranquillité et lui avait permis en outre de faire un peu d’exercice dont il avait bien besoin. Il suivait toujours le même chemin et ceux qui connaissaient ses habitudes sortaient souvent pour bavarder un moment. Il avait particulièrement apprécié les discussions avec la jolie fille dans la maison tout en haut de la montée à côté de l’école de Håkenbacken. Elle n’y venait que le week-end, toujours seule, mais se donnait le temps de parler de la pluie et du beau temps. Mlle Alexandra s’intéressait au Fjällbacka d’autrefois, et ça, c’était un chapitre qu’Eilert aimait bien discuter. Et mignonne aussi, la demoiselle. Ça, c’était quelque chose qu’il appréciait encore, même à son âge. Oh, bien sûr, certaines rumeurs avaient couru sur cette fille, mais si on commençait à écouter ce que disaient les bonnes femmes, on ne ferait bientôt plus que ça.

 

Déjà lu du même auteur :

la_princesse_des_glaces La Princesse des glaces  le_pr_dicateur Le Prédicateur

le_tailleur_de_pierre Le Tailleur de pierre l_oiseau_de_mauvais_augure L'Oiseau de mauvais augure

l_enfant_allemand L'Enfant allemand cyanure Cyanure la_sir_ne La Sirène 

9782330018962  Le gardien de phare  la faiseuse d'ange La faiseuse d'anges

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catégorie "Même pas peur" :  12/25

Posté par aproposdelivres à 08:16 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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