Lu en partenariat avec Folio

un long moment de silence_ un long moment de silence_folio

Manufacture de Livres - mars 2013 - 480 pages

Folio - mai 2014 - 512 pages

Quatrième de couverture : 
2012. À la fin de l’émission où il est invité pour son livre sur la «Tuerie du Caire», un attentat qui a fait quarante victimes dont son père en 1954, Stanislas Kervyn reçoit un coup de téléphone qui bouleverse tout ce qu’il croyait savoir. 1948. Nathan Katz, un jeune Juif rescapé des camps, arrive à New York pour essayer de reconstruire sa vie. Il est rapidement repéré par le Chat, une organisation prête à exploiter sa colère et sa haine. Quel secret unit les destins de ces deux hommes que tout semble séparer ?

Auteur : Paul Colize est un écrivain belge de polars né en 1953 à Bruxelles. Paul Colize est consultant en management et organisation. Il vit actuellement à Waterloo, dans le Brabant wallon. Grand passionné de romans policiers depuis son plus jeune âge, ses romans se caractérisent par une documentation fouillée, une intrigue sophistiquée et un grand sens de l’humour.

Mon avis : (lu en juin 2014)
Le père de Stanislas Kervyn est l'une des victimes de la « Tuerie du Caire » qui a eu lieu en 1954. A cette époque Stanislas avait 1 an. Nous le retrouvons en 2012, invité à la télévision pour présenter son livre écrit autour de l'attentat qui a tué son père. A la suite de l'émission, il reçoit un coup de téléphone qui va remettre en cause la thèse que son livre défendait...
Le lecteur va suivre en parallèle la nouvelle enquête de Stanislas et découvrir le parcours de Nathan Katz, un jeune Juif rescapé des camps depuis 1948 jusqu'à nos jours. Un thriller historique autour de la vengeance et du pardon qui tient le lecteur en haleine.
Un petit bémol sur le comportement sexuel de Stanislas et les descriptions qui en découlent... Cela n'ajoute rien à l'histoire...
En fin du livre, une note de l'auteur (à surtout ne pas lire avant la fin du livre) donne une autre dimension à cette histoire passionnante et fort bien construite.

Merci Anna et les éditions Folio pour cette très belle découverte.

Extrait : (début du livre)
La sonnerie du téléphone retentit. Ses pas résonnent dans le couloir. Elle entre dans la pièce, me sourit, décroche.
Un homme lui parle. Je perçois quelques syllabes dont je ne saisis pas le sens. La voix est grave. Elle écoute. Le silence s’installe. Je lève les yeux. Elle me dévisage avec une expression que je ne lui connais pas. Elle prononce un mot. Non. Un mot qu’elle répétera comme un écho mourant.
Elle s’adosse contre le mur, me fixe avec des yeux qui me font peur.
L’homme a raccroché. Elle s’effondre lentement. Le combiné quitte ses mains, entame un mouvement de balancier dans le vide.
Elle est assise par terre, figée. Je ne sais que faire. Un sentiment étrange m’envahit. J’ai envie de pleurer, de me soustraire à l’émotion indéfinissable qui me submerge.
Impuissant, je détourne les yeux et continue à empiler mes cubes de bois.

La tuerie du Caire

Le 21 août 1954, le Douglas DC-6 de la compagnie KLM qui assurait la liaison entre Amsterdam et Le Caire atterrit à 14 h 18 dans la capitale égyptienne avec à son bord quarante-six passagers et cinq membres d’équipage.
À leur arrivée, les voyageurs furent dirigés vers l’aérogare où ils présentèrent leur passeport et remplirent les formalités d’entrée. Ils se rendirent ensuite dans le hall de débarquement pour y récupérer leurs bagages.
La plupart d’entre eux étaient regroupés devant le comptoir de livraison lorsqu’une Peugeot 203 noire força l’entrée de service de l’aéroport, traversa la piste à vive allure et s’arrêta à hauteur de l’aérogare.
Trois hommes cagoulés, armés de pistolets mitrailleurs, en descendirent et abattirent de sang-froid les policiers en faction. Ils pénétrèrent dans le hall, se déployèrent dans la salle et ouvrirent le feu sur les passagers. À plusieurs reprises, ils rechargèrent leur arme et poursuivirent leurs tirs meurtriers.
Ils lancèrent ensuite des grenades fumigènes dans plusieurs directions et rejoignirent le véhicule dans lequel un quatrième homme les attendait.
L’attaque avait duré moins de cinq minutes.

Les véhicules de police et les ambulances arrivèrent rapidement sur les lieux. Le bilan humain se révéla très lourd. Dix-sept personnes avaient trouvé la mort durant le raid, vingt-trois autres avaient été blessées, dont plusieurs grièvement. Quatre d’entre elles décédèrent dans les jours qui suivirent. Les rescapés durent leur salut à l’initiative qu’ils prirent de se jeter au sol dès les premiers tirs.
Les tueurs se volatilisèrent et ne furent jamais interceptés. Leur véhicule fut retrouvé quelques jours plus tard, calciné dans un terrain vague, à la périphérie du Caire. Le signalement que les témoins firent des assaillants ne permit pas de les identifier.

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