08 juin 2014

Gagner à en mourir - Pierre-Louis Basse

Lu en partenariat avec J'ai Lu

9782221131060 9782290081105

Robert Laffont - avril 2012 - 154 pages

J'ai Lu - avril 2014 - 123 pages

Quatrième de couverture :
« C'était une histoire qui n'avait cessé de me hanter, au fil des ans, sans que je parvienne à réunir l'ensemble des pièces du puzzle. Une histoire de football, privée d'images et de caméra embarquée. Une histoire de dribleurs fous et insouciants qui avaient préféré la mort à un match arrangé. »

Le 9 août 1942, l'équipe ukrainienne du FC Start rencontre une sélection des meilleurs joueurs de l'Allemagne nazie. S'ils remportent ce match de football, les Ukrainiens savent que leur existence est menacée. Faut-il risquer sa peau plutôt que de souffrir une vie de déshonneur ? Que devient le sport quand il n'est plus un jeu ?

Homme de radio devenu écrivain, passionné de lettres et d'histoire, Pierre-Louis Basse s'est impliqué pleinement dans ce récit. Le « match invisible » qu'il commente avec une réelle ferveur rend hommage à ceux qui, quelles que soient les circonstances, choisissent de combattre.

Auteur : Pierre-Louis Basse est journaliste et écrivain. Grande figure du journalisme sportif (Europe 1, Canal +), passionné d'histoire et de football, il s'est imposé au fil du temps comme animateur culturel de talk shows : « Le temps de se le dire » et « Bienvenue chez Basse » sur Europe 1. Il a collaboré également à Marianne et au Figaro. Auteur d'une dizaine de livres dont Éric Cantona, un rêve modeste et fou (1993), Guy Môquet, une enfance fusillée (2000), Séville 82 France-Allemagne : le match du siècle (2005).

Mon avis : (lu en juin 2014)
Lorsque j'ai eu la proposition de recevoir ce livre, je n'ai pas hésité longtemps, une histoire de football, en Ukraine et durant la Seconde Guerre Mondiale, voilà trois raisons d'être en phase avec des sujets d'actualités...
Malheureusement, le rendez-vous a été raté... 
Ce livre devait nous raconter l'histoire de ce « match invisible » disputé à Kiev le 9 août 1942 entre l'équipe ukrainienne du FC Start et une sélection des meilleurs joueurs de l'Allemagne nazie. Une façon pour l'occupant de montrer la supériorité de la race aryenne... Mais à la mi-temps, l'équipe ukrainienne mène 2 à 1 et malgré quelques pressions le FC Start sortira victorieux de la rencontre...
En fait, l'histoire de ce « match invisible » ne tient qu'en quelques pages et avant d'y arriver le lecteur a du subir une très très longue introduction où se mélangent les évènements passé, présent, des faits historiques, des souvenirs personnels de l'auteur...
L'auteur s'est certainement beaucoup documenté mais le récit est tellement fouilli, avec beaucoup de digressions que je me suis perdue dans tous ses détails que tout s'est mélangé et qu'au final j'ai trouvé ces 123 pages indigestes... Dommage.

Ce match est également appelé Match de la mort 

Merci Silvana et les éditions J'ai Lu pour ce partenariat.

Extrait : (début du livre)
J’ai aimé le football comme on aime son enfance.
Le 17 mars 1976, au moment exact où le Dynamo Kiev encaissa trois buts – sans en rendre un seul – du côté de Geoffroy-Guichard, ma petite gueule de Komsomol en prit un sérieux coup ! Le parti communiste réunissait encore un peu plus de 20 % de notre électorat. Trois fois le Modem s’il vous plaît ! Quelques mois plus tôt, dans les rues de Paris, et jusqu’au Père-Lachaise, deux cent mille personnes avaient accompagné la dépouille de Jacques Duclos. Il y avait encore du monde, plein de jolies jeunes filles en larmes, sur le passage mortuaire de cette figure assez bonhomme, d’un communisme à la française. Et quand le Dynamo Kiev de Blokhine, Onitchenko, Rudhakov et Lobanovski se dressa sur la route de la bande à Larqué et Rocheteau, croyez-moi : j’étais à fond les ballons derrière les Soviétiques !
Je sais bien. Je ne vais pas me faire que des amis. Mais je profite de ce livre dans lequel nous allons beaucoup parler de Kiev, de ses héros – invisibles et légendaires – pour revoir en boucle – c’est la magie d’Internet et la mise à disposition des images de l’INA – le tournant de ce fameux match du printemps 1976, à Saint-Etienne.
Magnéto.
Trente-six ans ont passé. Ces images n’ont pas pris une ride. Les hommes sont les mêmes. Seuls la haute technologie et le spectacle du sport semblent avoir modifié les visages et les corps en mouvement. Sur le terrain, les photographes sont admis au plus près des joueurs. Après chaque but, on dirait qu’ils gambadent sur le pré. Y compris dans l’action. Il y a dans les tribunes de Geoffroy-Guichard des types dont l’allure, assez naturelle, n’est pas sans rappeler le physique de Gérard Depardieu dans Le Choix des armes. Cheveux longs et pantalons en tergal avec pattes d’éléphant. L’impression que les ouvriers – au stade, comme en ville – n’avaient pas encore été placés hors champ de la réalité des choses. Illusion d’optique. Parfois, lorsqu’il était d’humeur badine, Giscard leur rendait visite à l’heure du souper. Le monde ouvrier français, en ces étranges années vertes, découvrait à domicile le tweed et les cravates du président. Ils ont bien fait d’en profiter. Bientôt, mon pays les abandonnerait. L’été promettait d’être chaud. Après chaque match de Saint-Etienne, cette année-là, on aurait dit que la télévision française découvrait l’enthousiasme des foules pour le ballon. Quelques signes – panneaux indicateurs – d’un monde qui a changé ? Ces petits riens, qui en disent long, sur une forme d’effacement, de disparition. Les jolies liaisons comme psalmodiées par les joueurs, dans leurs commentaires d’après-match. Une voix de sport ancrée encore dans l’épaisseur de vie. Et pour lancer le reportage, le présentateur, inquiet, semblait chercher une boîte mystérieuse planquée sous la table.

  Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Verbe" (9)

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