30 mai 2014

Vénus noire - Abdellatif Kechiche et Renaud Pennelle

vénus noire_ Emmanuel Proust - octobre 2010 - 132 pages

Quatrième de couverture :
Voici l'incroyable histoire de Saartjie Baartman, esclave magnifique venue d'Afrique du Sud, à Londres, au début du XIXe siècle et qui défraya la chronique. Dotée d'une particularité physique inconnue en occident (un fessier surdéveloppé), elle devient l'objet de toutes les convoitises... et de toutes les humiliations. Exhibée comme une bête de foire, prostituée de force, la Vénus Hottentote devra se battre contre tous pour prouver son humanité. 

Cette histoire vraie est le prochain film du réalisateur Abdellatif Kechiche, le roman graphique s'en est inspiré et sort en même temps.

Auteur : Renaud Pennelle est scénariste, dessinateur, coloriste de bande dessinée.

Mon avis : (lu en mai 2014)
Voici un des albums que j'ai gagné au Loto BD organisé par Valérie sur le thème des adaptations (roman ou film). Merci LoulaVoici l'adaptation du film de Abdellatif Kechiche du même nom. 
Ce film et cette bande-dessinée sont inspirés de l'histoire vraie de Saartjie Baartman, noire et esclave, née en Afrique du Sud à la fin du XVIIIème siècle. Elle a été achetée à ses maîtres pour devenir une artiste en Europe. En réalité, elle sera exhibée dans les foires ou dans les théâtres comme un animal sous le nom de Vénus Hottentote. Sa particularité anatomique fait d'elle un objet de curiosité malsaine... 
L'histoire est émouvante, tragique et dérangeante. J'ai été sensible aux dessins et aux couleurs avec des tons sépia. 
Cette histoire m'a également fait penser au livre Cannibale de Didier Daeninckx.

Extrait : 

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Challenge Petit Bac 2014
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"Couleur" (9)

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29 mai 2014

Il est de retour - Timur Vermes

Lu en partenariat avec les éditions Belfond

9782714456090 Belfond - mai 2014 - 390 pages

traduit de l'allemand par Pierre Deshusses

Titre original : Er ist wieder da, 2012

Quatrième de couverture :
Succès inouï en Allemagne, traduit dans trente-cinq langues, bientôt adapté au cinéma, Il est de retour est un véritable phénomène. Entre Chaplin, Borat et Shalom Auslander, une satire aussi hilarante que grinçante qui nous rappelle que face à la montée des extrémismes et à la démagogie, la vigilance reste plus que jamais de mise.


Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : comment, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Depuis quand tous ces Turcs ont-ils pignon sur rue ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ?
Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour cela, il lui faut une tribune. Ça tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon client alléchée, est toute prête à lui en fournir une.
La machine médiatique s'emballe, et bientôt le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise...
Hitler est ravi, qui n'en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste à porter l'estocade qui lui permettra d'achever enfin ce qu'il avait commencé...

Auteur : De mère allemande et de père juif hongrois réfugié en Allemagne, Timur Vermes est né à Nuremberg en 1967. Après des études d'histoire et de sciences politiques, il devient journaliste et contribue à de nombreux journaux et magazines. Succès colossal outre-Rhin avec près d'1,5 million d'exemplaires vendus, traduit dans 35 langues, Il est de retour est son premier roman.

Mon avis : (lu en mai 2014)
J'avoue avoir hésité à accepter de lire ce livre... Le sujet du livre me gênait, faire de l'humour autour de ce personnage est dérangeant. Charlie Chaplin a su très bien le faire avec son film Le Dictateur en 1940, c'était plus courageux qu'en 2012 !
Je n'ai pas assumé la couverture du livre que j'ai recouverte, en particulier dans les transport public, le temps de ma lecture... 
Ce livre est présenté comme suit : « ... Tout à la fois hilarante et édifiante, une satire virtuose et prophétique sur nos sociétés fascinées par la célébrité et le culte de la personnalité, même si (ou a fortiori ?) ces  "people" font, au mieux, preuve d'une bêtise crasse ou, au pire, professent des idées nauséabondes. »
Je trouve les qualificatifs « hilarante et édifiante virtuose et prophétique » très exagérés et tente à penser que ce livre est surtout un coup commercial... On remarquera que le prix du livre a été fixé à 19,33 euros.

L'idée qu'Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin, 65 ans après sa disparition est assez originale et ses réactions face à une télévison, à un ordinateur, à un téléphone portable sont plutôt bien vu. Les Allemands de 2011 le prenne pour un artiste comique qui joue formidablement son personnage... Il est donc invité à participer à un Show télévisé et devient très populaire.
Il y a un vrai décalage entre les vraies intentions d'Hitler et le spectacle qu'il donne, beaucoup le prennent à la rigolade. Il y a quand même quelques uns qui ne le trouvent vraiment pas drôle et dénoncent l'indécence du personnage et de ses propos.
Le livre est très bien documenté car notre personnage revient souvent sur des évènements de 1933 à 1945. Il y a également à la fin du livre, un glossaire très intéressant que j'ai malheureusement découvert seulement à la fin de ma lecture...
Je trouve que cette histoire est plus une critique du monde des médias qu'une réflexion sur les idées extrémistes.
Sur le même sujet, j'ai largement préféré le livre d'Eric-Emmanuel Schmitt La Part de l'autre que je vous conseille de découvrir

Merci Elsa et les éditions Belfond pour ce partenariat.

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Je me souviens : je me suis réveillé, ce devait être en début d'après-midi. J'ai ouvert les yeux, j'ai vu le ciel au-dessus de moi. Il était bleu, légèrement voilé ; il faisait chaud et je me suis tout de suite rendu compte qu'il faisait trop chaud pour un mois d'avril. On pouvait presque parler de canicule. C'était relativement calme, pas d'avions ennemis au-dessus de moi, pas de grondements de canons, pas d'explosions à proximité ni de sirènes annonçant une attaque aérienne. J'ai également noté qu'il n'y avait pas de chancellerie, pas de bunker. J'ai tourné la tête, j'étais allongé sur un terrain vague entouré par des maisons dont les murs de brique étaient en partie barbouillés par quelques vauriens - cela m'a mis en rogne et j'ai voulu aussitôt convoquer Dönitz. En même temps, je me disais, dans une sorte de demi-sommeil, que si Dönitz était là aussi, allongé quelque part, il régnerait forcément ordre et discipline ; et j'ai vite compris toute l'étrangeté de la situation. Je n'ai jamais eu pour habitude de camper à la belle étoile.
Je me suis mis à réfléchir : qu'avais-je fait la veille au soir ? Aucune raison de m'inquiéter d'un quelconque excès d'alcool, je ne bois pas. La dernière chose dont je me souviens c'est que j'étais assis avec Eva sur un canapé recouvert d'une couverture. Autre souvenir : une certaine atmosphère d'insouciance ; j'avais sans doute décidé, pour une fois, de laisser de côté les affaires de l'État. Nous n'avions pas de projets pour la soirée, il n'était bien sûr pas question d'aller au restaurant, au cinéma ou ailleurs, les possibilités de se divertir dans la capitale du Reich s'étaient déjà joliment réduites - et l'ordre que j'avais donné y était pour beaucoup. Je ne pouvais pas encore dire avec certitude si Staline allait entrer dans la ville au cours des prochains jours, mais, à ce stade de la guerre, ce n'était pas totalement impossible. En revanche, ce que je pouvais affirmer, c'est qu'il aurait autant de chances d'y trouver un cinéma qu'à Stalingrad. Je crois que nous avons encore un peu bavardé, Eva et moi, et je lui ai montré mon vieux pistolet. À part ça, aucun autre détail ne m'est revenu en mémoire. Il faut dire aussi que je souffrais d'un magistral mal de crâne. Non, inutile d'essayer de rameuter d'autres souvenirs de la veille.
J'ai décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire face à la situation. Au cours de ma vie, j'ai appris à regarder, à observer, à saisir les moindres détails que certains intellectuels négligent voire ignorent complètement. Or, pour ma part, je peux dire sans me vanter que toutes ces années marquées par une discipline de fer m'ont permis d'avoir encore davantage de sang-froid dans les périodes de crise. Mon esprit s'affûte, mes sens s'aiguisent. Je travaille avec une grande précision, calmement, telle une machine. Méthodiquement, je rassemble toutes les informations qui sont à ma disposition : je suis allongé par terre. Je regarde autour de moi. À côté de moi, il y a un amas de détritus, des mauvaises herbes, des brindilles, ici et là un buisson, il y a même une pâquerette, un pissenlit. J'entends des voix, elles ne sont pas très éloignées, des cris, des impacts répétés, je tourne mon regard vers l'endroit d'où viennent ces bruits ; ce sont des gamins qui jouent au football. Ils sont trop âgés pour être enrôlés dans les Pimpfe, trop jeunes encore pour le Volkssturm, la milice du peuple ; ils font sûrement partie de la Jeunesse hitlérienne, mais, de toute évidence, ils ne sont pas en service pour le moment. On dirait que l'ennemi a fait une pause. Un oiseau sautille dans les branches d'un arbre, il gazouille, il chante. Certains n'y verraient qu'un signe de bonne humeur, mais dans une situation aussi précaire, où chaque information compte, même la plus infime, le spécialiste de la nature et du combat quotidien pour la survie peut en déduire qu'il n'y a pas de prédateurs à proximité. Près de ma tête, une flaque d'eau semble déjà s'amenuiser. Il a donc sans doute plu il y a un moment, mais, depuis, le temps est resté sec. Au bord de la flaque, j'aperçois ma casquette. Voilà comment fonctionne mon esprit aguerri, et c'est ainsi qu'il travaillait dans ce moment d'intense confusion.

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27 mai 2014

La mauvaise pente - Chris Womersley

Lu en partenariat avec Albin Michel

9782226258113g Albin Michel - mai 2014 - 331 pages

traduit de l'anglais (Australie) par Valérie Malfoy 

Quatrième de couverture : 
Lee, un petit voyou d’une vingtaine d’années, se réveille dans un motel sordide avec une balle dans le ventre, une valise pleine de dollars, et pas la moindre idée de ce qui a pu le mener jusqu’ici. À son chevet, Wild, médecin morphinomane en rupture de ban, son seul recours pour l’aider à quitter les lieux avant que la police ne débarque. Complices malgré eux, ils vont chercher refuge dans la maison de campagne d’un confrère de Wild. Une intimité maladroite s’installe entre ces deux hommes en cavale dont l’un est hanté par un séjour en prison et l’autre fuit un procès pour erreur médicale. Mais un troisième larron est à leurs trousses : Josef, un vieux gangster roumain superstitieux et violent, qui a pour mission de récupérer l’argent et de s’occuper de Lee. Une bonne fois pour toutes…
Couronné en Australie par le prestigieux Ned Kelly Award, ce grand roman noir, qui est aussi un conte moderne sur l’aliénation et le désespoir, est servi par la prose sèche et tendue de Chris Womersley, auteur du très remarqué Les Affligés.

Auteur : Né en 1968 à Melbourne, Chris Womersley est considéré comme l'un des meilleurs jeunes écrivains australiens. Il a connu une véritable consécration auprès de la presse et du public avec Les Affligés, son deuxième livre, finaliste de tous les grands prix littéraires du pays (2012). La mauvaise pente a été récompensé par le Ned Kelly Award en 2008.

Mon avis : (lu en mai 2014)
Je n'ai toujours pas lu le premier livre de Chris Womersley Les Affligés, je n'ai donc pas hésité à accepter ce partenariat.

Tout commence dans un motel, Lee, blessé au ventre par une balle, saigne dans un lit, il possède une valise pleine d'argent mais il a oublié comment il est arrivé là... Dans une chambre voisine, il y a Wild, un ancien médecin, drogué qui fuit un procès pour erreur médicale. Wild va soigner Lee et tous deux vont s'associer pour fuir le tueur qui est aux trousses de Lee et la police qui recherche Wild.
Le lecteur va suivre les péripéties des deux hommes dans leur fuite et découvrir qui sont vraiment Lee et Wild. Malgré leurs situations passés ou présentes, ces deux personnages sont attachants, associés par les circonstances dans cette cavale, au fil des pages le portrait de Lee et Wild se précise. L'histoire est sombre, elle est construite avec suspense et réserve quelques surprises au lecteur. Une belle découverte.

Merci Claire et les éditions Albin Michel 

Extrait : (début du livre)
Emergeant de profondeurs océaniques, Lee revint lentement à lui. Il lui semblait que c'était en rêve qu'il battait des paupières, face à ses genoux cagneux. La chambre se taisait, comme s'apprêtant à l'accueillir. Telle une grossière figurine d'argile, rigide et très ancienne, il était couché dans ce lit, et il clignait des yeux.
Enfant, s'il avait peur, la nuit, il s'efforçait de respirer de façon à ne pas attirer l'attention de la chose tapie dans l'obscurité. tout doucement. Comme si on pouvait se cacher des fantômes qui hantaient les chemins, à la recherche d'enfants à dévorer. A une certaine époque - il avait quatorze ans -, il se réveillait même parfois parfois avec la sensasion que sa chambre tout entière, arrachée de ses gonds, était propulsée à travers l'espace. A ce moment-là, Claire, sa soeur, se matérialisait à son chevet, plaçait fermement ses mains sur ses épaules et attendait que cessent ces pleurnicheries. Elle ne disait rien. Il n'y avait rien à dire, vu la situation.
Et, là encore, Lee s'efforçait de rester aussi immobile que possible, de se faire tout petit au sein de l'univers, convaincu que la potentielle perturbation de son réveil pourrait affecter le déroulement de la journée. Autant partir du bon pas. Il prolongea encore un peu ce moment. De l'air tiède murmurait dans ses poumons. Il humecta ses lèvres et parcheminées.
Finalement, il s'autorisa à respirer plus normalement et ouvrit les yeux. La chambre était rougeâtre, le jour filtrait à travers un fin voilage. Mur d'un jaune sinistre, fenêtre en aluminium. Une chambre de motel, apparemment.

 

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26 mai 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [175]

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(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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La vie héroïque d'Antoine Lebic, Champion du Monde ! - Sophie Dieuaide 
Nos cheveux blanchiront avec nos yeux - Thomas Vinau 
Les Fleurs d’hiver - Angélique Villeneuve 
Minitel & Fulguropoing Davy Mourier 
Une part de ciel - Claudie Gallay

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La mauvaise pente - Chris Womersley (partenariat Albin Michel)
Il est de retour - Timur Vermes (partenariat Belfond)

Que lirai-je cette semaine ?

Buvard - Julia Kerninon
Le liseur du 6h27 - Jean-Paul Didierlaurent (partenariat Au Diable Vauvert)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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25 mai 2014

Une part de ciel - Claudie Gallay

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Actes Sud - août 2013 - 445 pages

Editions Thélème - février 2014 - 13h45 - Lu par Pauline Huruguen

Quatrième de couverture : 
Aux premiers jours de décembre, Carole regagne sa vallée natale, dans le massif de la Vanoise, où son père, Curtil, lui a donné rendez-vous. Elle retrouve son frère et sa soeur, restés depuis toujours dans le village de leur enfance. Garde forestier, Philippe rêve de baliser un sentier de randonnée suivant le chemin emprunté par Hannibal à travers les Alpes. Gaby, la plus jeune, vit dans un bungalow où elle attend son homme, en taule pour quelques mois, et élève une fille qui n’est pas la sienne. Dans le Val-des-Seuls, il y a aussi le vieux Sam, pourvoyeur de souvenirs, le beau Jean, la Baronne et ses chiens, le bar à Francky avec sa jolie serveuse…
Dans le gîte qu’elle loue, à côté de la scierie, Carole se consacre à une traduction sur la vie de Christo, l’artiste qui voile les choses pour mieux les révéler. Les jours passent, qui pourraient lui permettre de renouer avec Philippe et Gaby un lien qui n’a rien d’évident : Gaby et Philippe se comprennent, se ressemblent ; Carole est celle qui est partie, celle qui se pose trop de questions. Entre eux, comme une ombre, cet incendie qui a naguère détruit leur maison d’enfance et définitivement abîmé les poumons de Gaby. Décembre s’écoule, le froid s’installe, la neige arrive… Curtil sera-t-il là pour Noël ?
Avec une attention aussi intense que bienveillante, Claudie Gallay déchiffre les non-dits du lien familial et éclaire la part d’absolu que chacun porte en soi. Pénétrant comme une brume, doux comme un soleil d’hiver et imprévisible comme un lac gelé, Une part de ciel est un roman d’atmosphère à la tendresse fraternelle qui bâtit tranquillement, sur des mémoires apaisées, de possibles futurs.

Auteur : Née en 1961, Claudie Gallay vit dans le Vaucluse. Elle a publié L’Office des vivants (2000), Mon amour, ma vie (2002), Les Années cerises (2004), Seule Venise (2004, prix Folies d’encre et prix du Salon d’Ambronay), Dans l’or du temps (2006), Les Déferlantes (2008, Grand Prix des lectrices de Elle), L’amour est une île (2010) et Une part de ciel (2013).

Mon avis : (lu en mai 2014)
Un livre que je voulais vraiment lire depuis l'automne dernier et qui a été à la hauteur de ce que j'en attendais. 
Après de nombreuses années d'absence, Carole revient au Val-des-Seuls son village natal. Elle y retrouve son frère aîné, Philippe et Gaby sa petite soeur. Leur père Curtil leur a envoyé à chacun une boule à neige, traditionnellement cela annonce son retour. C'est pour Carole l'occasion de renouer avec ses souvenirs, ses frère et soeur.
Le lecteur suit au jour le jour l'attente de Carole, son quotidien dans ce village de montagne, ses retrouvailles avec Philippe, Gaby, Jean, Sam, la Baronne et ses chiens, Francky... Tous ses personnages sont attachants, ce village est apaisant et cette histoire réserve quelques surprises au lecteur.
J'ai beaucoup aimé ce séjour en hiver, ce retour vers le passé de Carole, les échanges avec son frère et sa soeur, l'atmosphère de ce village... 

Extrait : (début du livre)
Lundi 3 décembre

On était trois semaines avant Noël. J'étais arrivée au Val par le seul train possible, celui de onze heures. Tous les autres arrêts avaient été supprimés. Pour gagner quelques minutes au bout, m'avait-on dit.
C'était où, le bout ? C'était quoi ?
Le train a passé le pont, a ralenti dans la courbe. Il a longé le chenil. Je me suis plaqué le front à la vitre, j'ai aperçu les grillages, les niches, les chiens. Plus loin, la scierie sombre et la route droite. Le bungalow de Gaby, la boutique à Sam, les boîtes aux lettres sur des piquets, le garage avec les deux pompes et le bar à Francky.
On avait bâti des maisons tristes cent mètres après la petite école. Les stations de ski étaient plus haut, sur d'autres versants.
J'ai pris ma valise. Je l'ai tirée jusqu'à la porte.
Le Val-des-Seuls n'est pas l'endroit le plus beau ni le plus perdu, juste un bourg tranquille sur la route des pistes avec des chalets d'été qui ferment dès septembre.
Le train est entré en gare.
J'ai regardé le quai.
J'avais froid.
J'ai toujours froid quand je reviens au Val. Un instant, j'ai ressenti l'envie terrible de rester dans le train.
Je suis née ici, d'un ventre et de ce lieu. Une naissance par le siège et sans pousser un cri. Ma mère a enterré mon cordon de vie dans la forêt. Elle m'a condamnée à ça, imiter ce que je sais faire, revenir toujours au même lieu et le fuir dès que je le retrouve.
Deux fois par an, avec le père des filles, on faisait la route. Parfois en train, le plus souvent en voiture. Saint-Étienne, Vienne, Lyon, et on tirait à l'est, Chambéry, Saint-Jean-de-Maurienne. On ne restait jamais longtemps, quelques jours à certaines vacances, celles de Pâques et du bel été. Des jours pris sur nos congés, on voulait que les petites connaissent le pays, qu'elles rencontrent Yvon, Gaby et la Môme. Qu'elles aient un aperçu du sol, du sang. Et de la famille.
"Dès que je vois les cimes, j'ai le coeur qui se tend", c'est ce que je disais au père des filles. Je m'arrêtais toujours cinq minutes après le panneau d'entrée, dans le même virage, une courbe d'ombre derrière la chapelle. La main au panneau. Il fallait que je prenne l'air. De grandes goulées de vent froid que j'avalais les yeux dans le ciel et les pieds dans le fossé.
Je m'arrêtais aussi au retour. Même endroit. De l'autre côté.
L'été précédent, j'étais venue seule.

Le train a stoppé le long du quai. Une gare sans guichet. Les fenêtres étaient murées par des parpaings.
Philippe m'attendait. Son badge de garde forestier brillait au revers de sa veste. Il avait pris des rides en vrac, les cheveux en broussaille, une barbe de trois jours et des kilos en trop.
Philippe est mon frère.
À part lui, il n'y avait personne.
Personne non plus en face, sur l'autre quai.
- Ça va ?
- Ça va.
- Pas trop long ?
- Non.
Le train est reparti. Il desservait Modane, après la frontière et Bardonecchia.
Un autre allait passer dans quatre minutes. Direction Chambéry. Celui-là ne s'arrêterait pas.
Philippe a voulu qu'on attende Gaby. On s'est assis sur un banc. L'horloge au-dessus de la porte marquait un temps d'une seule aiguille, celle des minutes s'était décrochée et reposait dans le fond bombé du cadran.

Déjà lu du même auteur :

lesd_ferlantes Les déferlantes Dans_l_or_du_temps Dans l'or du temps

mon_amour_ma_vie Mon amour ma vie l_office_des_vivants L'office des vivants

seule_venise_p Seule Venise l_amour_est_une_ile L’amour est une île 

les_ann_es_cerises_babel Les Années cerises 

Challenge Petit Bac 2014
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"Couleur" (7)

Challenge 7% Rentrée Littéraire 2013
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40/42

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24 mai 2014

Minitel & Fulguropoing - Davy Mourier

Lu en partenariat avec J'ai Lu

9782290079294 J'ai Lu - avril 2014 - 160 pages

Quatrième de couverture :
Mais comment faisait-on avant Internet ? Ce livre nous donne une réponse en jouant avec la nostalgie des années 80-90, quand le Club Dorothée et les Chevaliers du Zodiaque étaient à leur apogée, quand K2000 et Arnold et Willy étaient les séries les plus regardées AU MONDE... Une époque où les téléphones portables et les GPS n’existaient pas ! Davy Mourier nous replonge dans notre enfance en pointant du doigt les différences entre le monde d’hier et celui d’aujourd’hui. Tendre et ironique mais toujours drôle, ce livre comblera tous ceux qui ont grandi à une époque où les stars du rap français s’appelaient Benny B, où les slogans publicitaires étaient « Treets : fond dans la bouche, pas dans la main », et même tous ceux qui ont un jour essayé de danser le smurf...

Auteur : Davy Mourier est un acteur, scénariste, réalisateur, graphiste, animateur et auteur de bande dessinée français. Passionné de comics et de jeux vidéo, il est le cofondateur du collectif Une case en moins, il est animateur pour la chaine Nolife aux côtés de Didier Richard et Rémy Argaud.

Mon avis : (lu en mai 2014)
Dans les années 80 et 90, internet n'existait pas, les téléphones n'étaient pas portable et pourtant nous en gardons plein de souvenirs : Pub, séries, dessins animés, marques...
Voilà un livre qui se feuillette facilement et où le retrouve des souvenirs des années 80 et 90 : Tout n'était pas mieux avant, mais se retour en enfance a un goût de nostalgie mais également d'humour. 

Je ne connaissais pas l'auteur contrairement à mes adolescents, ils ont donc été curieux de découvrir ce livre qui reflète la fin de l'adolescence de leurs parents et pour les plus âgés un peu de leur petite enfance !

Autre avis : Sofinet

Extraits :  
Les marques qui changent #1 (page 24)
Papou
On prend la même recette que les Pépitos et on appelle ça Papou. Même concept post-colonialiste pour le logo que celui de Banania, du coup les gâteaux disparaissent et laisse la place à... GRANOLA.

Nesquik on en a une énorme envie
Groquik, l'énorme mascotte de Nesquik, disparaît pour laisser sa place à Quicky le lapin insipide. Groquik ayant un ventre énorme, Nestlé se rend compte que le personnage peut inciter les enfants à devenir obèses... Heureusement que Quicky, le lapin anorexique qui mange cinq fruits et légumes par jour, est là pour nous sauver.

Le cadeau Bonux
Bonux, la lessive que les enfants demandaient à leurs parents pour avoir le jouet en plastique qu'il y avait dedans... mais qui ne jouaient jamais avec car celui-ci sentait trop la lessive. Bonux devient Génie sans frotter... Je suppose qu'à cause du jouet dans le paquet en carton, des enfants ont dû s'étouffer en prenant la lessive pour un paquet de céréales. ( Attention, je ne suis pas sûr de la véracité de mes propos.)

Le réveille-matin  (page 24)
Aujourd'hui, nous avons tous des téléphones qui ont l'option "Réveil". Mais bien avant ça, nous avions tous des réveils avec l'option : "Bruit mécanique que tu dois arriverà ignorer pour dormir."

Au début, les réveils étaient tout bêtes, avec deux aiguilles et un tic-tac. Puis les technologies ont évolué et les heures sont devenues phosphorescentes. Ensuite, on a atteint le summum des avancées technologiques avec des personnages qui bougeaient en même temps que les aiguilles.

Qui n'a pas vu la poule qui picore sur les réveille-matin des années 80 ?
Une poule et son poussin étaient dessinés et le cou de la poule était animé pour picorer au rythme des secondes. Non, ça ne vous dit rien ? Bon, en tous cas, vous n'avez pas pu passer à côté des montres et des réveils Flik Flack. La marque existe encore aujourd'hui mais les mascottes ont disparu. Elles ont probablement dû aller se réfugier sur l'île des mascottes abandonnées, en compagnie de Malabar et de Groquik.

Les heures sympas
16h30 --> Quand on est en primaire
17h00 --> Quand on est au collège
18h00 --> Quand on est au lycée

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23 mai 2014

Les Fleurs d’hiver - Angélique Villeneuve

9782752909985-e581c Phébus - avril 2014 - 150 pages

Quatrième de couverture : 
Octobre 1918. La guerre s’achève. Toussaint rentre chez lui. Il va retrouver Jeanne, sa femme, et la petite fille qu’il n’a pas vue grandir. Mais ce n’est pas du fond des tranchées qu’il revient, c’est de l’hôpital du Val-de-Grâce, service des gueules cassées.
Pour Jeanne, ouvrière fleuriste, ce retour signifie le début d’un nouveau combat. Si pendant quatre ans elle a su affronter l’absence, la peur et les privations, le silence de l’homme qu’elle aime et le bandeau que nuit et jour il garde sur le visage seront des ennemis autrement plus cruels.
Le chemin qu’ils vont parcourir tous deux, ensemble et séparément, Angélique Villeneuve le livre ici avec pudeur, cherchant l’éblouissement dans l’ombre et les fleurs dans l’hiver.

« Elle voudrait pouvoir approcher Toussaint, lever vers lui un visage clair, elle voudrait n’avoir qu’un seul sentiment et ne rien inventer, et puis voilà que tout s’embrouille, rien n’est comme elle a prévu et elle n’a rien prévu, pas voulu y penser, pas pu croire qu’un jour ça allait vraiment arriver. »

Auteur : Angélique Villeneuve, qui a vécu en Suède et en Inde, est née en 1965 à Paris où elle habite aujourd’hui.

Mon avis : (lu en mai 2014)
C'est grâce à la blogosphère que j'ai eu envie de découvrir ce livre. Et j'ai beaucoup aimé.
En 1914, lorsque la guerre a été déclarée, Jeanne et Toussaint étaient un jeune couple d'ouvriers parisiens avec un bébé de 7 mois. Toussaint part au front et Jeanne élève seule leur petite fille, en travaillant à domicile : elle confectionne des fleurs artificielles. La vie n'est pas facile car la pénurie est là pour se nourrir, se chauffer. Toussaint et Jeanne échangent entre eux par l'intermédiaire de quelques lettres. Fin 1916, Toussaint est blessé à Verdun et il restera hospitalisé jusqu'en octobre 1918. En janvier 1917, il envoie sa dernière lettre à Jeanne avec les mots suivants :  « Je veux que tu viennes pas. »
L'histoire commence en octobre 1918, le soir du retour de Toussaint. L'homme a bien changé, il ne parle pas, le visage dissimulé sous un bandeau : Toussaint est une Gueule cassée. Tout en gérant son difficile quotidien, Jeanne va tenter de renouer avec son mari qui est devenu un étranger. 

Une histoire très touchante qui nous plonge dans la vie quotidienne des civils à Paris durant la Première Guerre Mondiale et sur le regard qui était porté sur les Gueules cassées. 

Autres avis : AifelleClaraCathuluAntigone, Gambadou, Sylire

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Elle n'entend rien. Ne pressent rien. ça lui arrive d'un coup.
La petite est étendue sur le lit, elle fait la morte et Jeanne, à genoux, trempe le bord du torchon dans un fond d'eau, attrape un bras.
Comme chaque fois, Léonie tente d'échapper à la toilette. Inerte, aussi lourde que son jeune corps le lui permet, elle cligne des yeux, son nez se plisse et sa lèvre, légèrement tirée vers le haut et découvrant deux dents écartées, laisse jaillir la pointe brillante d'une langue piquetée de blanc.
Jeanne se redresse et examine l'enfant dans la semi-obscurité de la pièce.
Léonie.
Léo.
Ce qui lui reste.

Les mains de Jeanne sont étourdies d'ouvrage, son dos lui tire. Et tandis qu'elle ferme les yeux, relâche les épaules et la tête, tout l'air retenu lui sort d'un jet, en un cri rauque dont, à l'écouter, on ne saurait dire s'il est d'aise ou de douleur.
Au sol, à travers l'étoffe épaisse de la jupe, un mince objet sous sa rotule roule de droite et de gauche, sans doute la tige tordue d'un cep avec lequel, rentrant de l'école un peu plus tôt, la petite a joué distraitement.
Il va falloir allumer la lampe.

 Challenge Petit Bac 2014
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"Moment/temps" (7)

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21 mai 2014

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux - Thomas Vinau

nos cheveux nos cheveux_p

Alma éditeur - août 2011 - 107 pages

10/18 - août 2012 - 91 pages

Quatrième de couverture : 
Le voyage géographique et intime d'un jeune homme.
Walther quitte la femme qu'il aime pour aller vagabonder du nord au sud, des Flandres laiteuses jusqu'à l'Espagne éclatante. Un voyage qui finira par le ramener presque par hasard à l'essentiel, vers celle qui a su le laisser partir et attendre leur enfant. Composé d'instantanés d'une grande délicatesse, ce roman est conçu en deux parties : les jours d'errance puis la vie à demeure, les lointains dépaysants et l'art des petits riens.

Auteur : Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et vit au pied du Luberon. Nos cheveux blanchiront avec nos yeux est son premier roman.

Mon avis : (lu en mai 2014)
La forme de ce roman est originale c'est un ensemble de petits textes qui mis bout à bout racontent une histoire. Le roman est divisé en deux parties "le dehors du dedans" et le "dedans du dehors". 
Dans la première partie, Walther quitte Sally la femme qu'il aime pour voyager en Europe. Il ira de la Norvège, à Amsterdam, Prague, puis traversera l'Allemagne pour aller à Bruxelles, puis direction Ostende, puis traversée de la France pour aller en Espagne et à Gibraltar... Il fera les rencontres de Kavlar, Lenka, Eric, Thala, Elisa et l'oisillon Pec...
A la fin de cette première partie, Walther réalise qu'il veut retrouver Sally pour fonder une famille. Dans la deuxième partie, l'auteur évoque son quotidien, ses émotions...
J'ai préféré la première partie qui raconte le voyage et les rencontres de Walther. Le style est très original, poétique.

Extrait : (début du livre)
L'idée
L'idée de partir était comme un petit feu de bois placé au centre de son cerveau. Au bout de quelque temps, il comprit que les flammes ne s'éteindraient pas d'elles-mêmes.

Des milliers de gris
Le jour de son départ, il a Sally au téléphone.
Il lui répète qu'il est désolé de partir comme ça mais qu'il a besoin d'essayer des choses.
Elle raccroche avant de craquer. Il l'imagine devant la petite fenêtre de la cuisine qui donne sur les toits de la ville. Sa façon de disparaître à travers ses yeux lorsqu'elle regarde la fumée des cheminées d'usines se mélanger au gris de l'océan.

Moby Dick
Le port est plein de perdants magnifiques. Walther hésite entre deux chalutiers des grands fonds.
L'Achab et la Terre Neuve. Il opte pour le premier et vient s'agglutiner à la longue file des demandeurs d'emploi. Merlan, cabillaud, thon ? lui demande le capitaine.
Il répond par un signe de tête et se retrouve embarqué sur le pont de l'Achab à cinq heures du matin.
Destination : l'archipel de Svalbard, en Norvège.

Tabac brun
Trier les poissons par taille. Réfrigérer les caisses. Réparer le chalut. Les mains restent froides. Le sel s'installe autour des plaies. Le vieux Kavlar lui explique que parfois, le chalut accroche un obstacle au fond de l'eau. Ça s'appelle La Croche, lâche-t-il entre deux bouffées de tabac. Si c'est un rocher, ça va. Un peu moins si c'est un vieux missile. 
Le soir, ils jouent aux cartes, boivent de la bière et s'endorment tôt.
Au matin, les mouettes et les sternes se moquent de leurs visages à coup de grands cris glacés.

Déjà lu du même auteur : 

2013-11-12_152629 Ici ça va

 

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20 mai 2014

La vie héroïque d'Antoine Lebic, Champion du Monde ! - Sophie Dieuaide

Lu en partenariat avec les éditions Casterman

9782203088290 9782203017511FS champion

Casterman - mai 2014 - 138 pages - Illustrations : Jacques Azam

Casterman - janvier 2010 - 105 pages

Editions Mango - mars 2001 - 92 pages

Quatrième de couverture : 
Qu'est-ce qu'ils nous ont mis ! Éliminés au premier tour du championnat inter-écoles ! C'est vrai qu'on ne s'attendait pas à faire des étincelles. Notre équipe n'était pas très bien préparée pour la rencontre, on ne peut pas dire. Mais quand même. 18-0, c'est raide ! C'est raide, mais pas question de se laisser abattre ! Antoine Lebic et son équipe reprennent aussitôt un entraînement digne des plus grands champions. La victoire est-elle encore possible ? L'entraîneur n'y croit plus, il a tort. Il ignore qu'Antoine dispose d'une puissante arme secrète...

Auteur : Sophie Dieuaide vit dans le Val-de-Marne avec son mari et ses trois enfants. Elle a publié une quarantaine de romans et des bandes dessinées ou l'humour est toujours présent, et elle a reçu de nombreux prix littéraires.

Mon avis : (lu en mai 2014)
A l'approche de la Coupe du Monde de football au Brésil, ce roman jeunesse a été réédité avec en bonus "le guide du super supporter".
Antoine Lebic, 10 ans, et son école participe au championnat de foot inter-écoles. Mais l'école rue Ribot est éliminée dès le premier tour avec un score très peu glorieux de 0 - 18 par l'école du Boulevard Voltaire. C'est vraiment la honte !
Coup de théâtre, l'entraîneur de l'équipe du Boulevard Voltaire fait une chute dans l'escalator du Monoprix et se casse les deux jambes, il ne pourra pas accompagner son équipe en quart de finale. Dans pareil cas, le règlement stipule que c'est l'équipe battue au tour précédent qui remplace l'équipe forfait. Ainsi, l'équipe d'Antoine et ses copains revient donc dans la compétition ! Mais il va falloir s'entraîner sérieusement, bien connaître les règles du foot... Il est hors de question de se faire encore battre ! L'entraîneur est déterminé à ne rien laisser passer et Magali, leur camarade de classe, décide de s'occuper de l'entraînement psychologique...
Une histoire amusante et sympathique qui m'a fait penser aux aventures du "petit Nicolas".
D'après l'éditeur, livre à lire dès 9 ans.

Merci Brigitte et les éditions Casterman

Extrait : (début du livre)
Le numéro 5 a feinté, droite , gauche, il a passé Benjamin, il a armé son tir... but !
Jonathan, notre goal, n'a rien pu faire, il rattachait ses lacets.
Notre moniteur de sport a hurlé sur le banc de touche :
- Ce n'est rien ! Allons ! 1-0 ! Ne vous laisser pas abattre ! On se reprend !
1-0, ce n'est rien, d'accord, mais quand ça tombe dans les trois minutes, ça démotive.
Sur les gradins, les filles de notre école de la rue Ribot nous encourageaient. Ma copine Leïla m'a fait un petit signe.
- "Vous êtes les champions ! Vous êtes les champions !" chantait Magali à tue-tête.
C'était gentil. J'ai fait l'engagement. L'avantage quand on a pris un but, c'est qu'on est sûr d'avoir le ballon.

On se reprend ! J'ai fait une longue passe dans les pieds de Sacha, un cadeau, une merveille, dommage qu'il ait marché sur le ballon. Il s'est relevé mais cette teigne de numéro 5 était toujours vivant. Il a fondu sur Sacha, on aurait dit qu'il allait le mordre. Il était effrayant, essoufflé, il en bavait.Sacha aussi a dû avoir peur car il a préféré lui laisser le ballon. Le numéro 5 a pris de la vitesse, il a passé à l'aile, au numéro 3, un malingre. J'ai rigolé, moi, Samuel et Julien, on allait le croquer tout cru. Le malingre a résisté. Il a donné en retrait, un joueur rougae a déboulé, un qu'on n'a pas vu venir, il a armé... But !

  Challenge Petit Bac 2014
91121022
"Prénom" (8)

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19 mai 2014

C'est lundi, que lisez-vous ? [174]

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(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaine ? 

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La fabrique du monde - Sophie Van der Linden  
Tyler Cross - Nury et Brüno (BD)
Oscar et la dame rose - Eric-Emmanuel Schmitt (livre audio) 
40 recettes pour marmitons de 7 à 10 ans - Christophe Faveau et Isabelle Soufflet 
Traîne Savane, cent vingt jours dans le vie de David Livingstone - Guillaume Jan

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

La mauvaise pente - Chris Womersley (partenariat Albin Michel)

Que lirai-je cette semaine ?

Buvard - Julia Kerninon
Il est de retour - Timur Vermes (partenariat Belfond)
Le liseur du 6h27 - Jean-Paul Didierlaurent (partenariat Au Diable Vauvert)

Bonne semaine, bonnes lectures !

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