Lu en partenariat avec les éditions Belfond

une collection Belfond - mars 2013 - 272 pages

Quatrième de couverture : 
Il rêvait d'un trésor unique au monde : un tableau impressionniste sans prix... Ce rêve va le mener de surprise en surprise, et vers des trésors moins coûteux, mais bien plus précieux. 
La trentaine séduisante, Frédéric Solis est un brillant avocat qui collectionne les succès et les tableaux impressionnistes. Son assistante, Pétronille, n'a d'yeux que pour lui mais il ne la voit pas, tout à son ambition et à son appétit de collectionneur... jusqu'au jour où un notaire lui annonce qu'il a fait un mystérieux héritage. Persuadé d'avoir touché le jackpot, Frédéric tombe de haut lorsqu'il découvre que son legs consiste en quelques tickets de métro et en une étrange carte aux trésors. Et puis la chance tourne. Quelques mauvaises affaires, et le voilà acculé : ses clients disparaissent et ses biens sont saisis. Il ne lui reste plus qu'à suivre la trace de l'étrange héritage, tandis que dans l'ombre Pétronille fait tout pour l'aider. De rencontre en rencontre et de surprise en surprise, le jeu de piste légué par un défunt bienveillant lui permettra de regarder, enfin, la vie au fond des yeux. 
Quand un flirt avec la dérive se transforme en aventure trépidante et savoureuse, généreuse et... amoureuse.

Auteur : Après des études de cinéma, Caroline Vermalle a travaillé à Londres pour la BBC, fait le tour du monde, puis s’est installée en Vendée, juste en face de l’Île d’Yeu, qui lui a inspiré L’Île des beaux lendemains (2013). Une collection de trésors minuscules est son troisième roman pour adultes. Elle a également publié un roman pour la jeunesse, Sixtine (2013).
Mon avis : (lu en mars 2014)
Frédéric Solis est un beau et brillant avocat. C'est également un collectionneur de tableaux impressionnistes.
Pétronille son assistante est fascinée par son patron, dévouée elle est prête à tout pour lui faire plaisir. Elle est même en secret amoureuse de lui... Non, non, rassurez-vous il ne s'agit pas de chick-lit... mais plutôt un jeu de piste. En effet, Frédéric reçoit un jour une lettre lui annonçant qu'il hérite d'un certain Fabrice Nile, il espère un tableau ou de l'argent. En réalité, ce sont quelques billets de trains, billets de musée et une carte aux trésors.
A la demande de son patron, Pétronille va enquêter sur le dénommé Fabrice Nile et découvrir que c'était un sdf... 
Menant en parallèle enquête et chasse au trésor, Pétronille et Frédéric vont rencontrer des personnages abîmés par la vie mais aspirant toujours au bonheur et dont les mots tolérance et solidarité ont un vrai sens pour eux. L'un et l'autre vont évoluer dans leur comportement, Frédéric va être moins égoïste et Pétronille va prendre confiance en elle.
J'ai lu presque d'une traite ce roman que l'on peut classer dans ceux "qui font du bien".
J'ai aimé cette chasse au trésor qui nous transporte dans le monde des impressionnistes. J'ai été touchée par les personnages de ce roman où il est question de liens familiaux, d'histoire d'amour... 
Merci à Anny, Jérémy et aux éditions Belfond pour m'avoir permis de découvrir ce roman et rencontrer son auteur.
Après avoir lu ce livre, j'ai eu très envie d'aller voir des tableaux impressionnistes représentant des paysages d'hiver... Ci-dessous un tableau d'Alfred Sisley (dans le roman, le tableau de Sisley n'est pas précisément nommé, j'ai choisi celui-ci qui répondait pas trop mal à sa courte description) et La pie de Claude Monet qui est présent dans cette histoire.
Il faut absolument que j'aille faire une visite au Musée d'Orsay...

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       Alfred Sisley                                                     La pie - Claude Monet

Autres avis : Géraldine, GeorgeKeishaSandrine, Aifelle, Saxaoul

Extrait : (début du livre)
La neige tombait sur les quais de la Seine à Paris et deux jeunes femmes la regardaient tomber. Il y avait deux petits ronds de buée sur la vitre froide du dernier étage d'un hôtel particulier de l'île Saint-Louis. L'un d'eux dessinait la bouche en coeur de Pétronille, vingt-cinq ans ; ses beaux cheveux châtains faisaient des boucles sur ses épaules et elle tirait sur son cardigan que ses rondeurs ourlaient. L'autre petit rond palpitait à chaque soupir de sa grande soeur Dorothée ; elle avait trente et un ans, était blonde et mince et ses yeux brillaient d'un bleu déterminé. Dorothée n'était pas du genre à tirer sur ses cardigans, sauf depuis six mois qu'un petit était venu faire grossir son ventre.
- Il y en a vraiment qui ont de la chance, soupira Dorothée. Regarde-moi cette vue...
Notre-Dame, le Panthéon, la tour Montparnasse, la tour Eiffel, tout Paris était là, comme sur les cartes postales qu'on vendait sur les quais. Pétronille soupira aussi. Apercevoir la tour Eiffel faisait toujours naître en elle un frisson. Non, pas tout à fait un frisson, plutôt le souffle minuscule d'un battement d'ailes, d'un envol soudain, et la nostalgie d'un instant à peine posé : c'est le bonheur des petits tiens. Si elle avait pu les mettre en bouteille, Pétronille en aurait fait collection. Elle les aurait gardés dans son petit chez-elle, là-bas, dans l'une de ces milliers de veines sombres qui rayaient la capitale, là où les fenêtres ne voyaient que d'autres fenêtres. Car ici, dans ce grand appartement, au milieu des toits gris qui petit à petit se poivraient de blanc, ici d'où l'on pouvait, si l'on prenait la peine de regarder, voir battre le coeur de Paris, ici, hélas, elle était chez quelqu'un d'autre.
- Bon, fit Pétronille, il faut qu'on y aille. S'il revient et qu'il nous trouve ici, on va être très mal.
Elle ramassa les derniers restes de l'emballage qui traînaient sur le parquet ancien et les fourra dans un grand sac-poubelle noir. Elle admira une dernière fois ce qu'elle avait fini de déballer : un petit tableau, d'à peine trente centimètres de haut. Un village tranquille en hiver, quelques arbres nus, des silhouettes que le froid pressait et, en bas à gauche, presque timide, la signature penchée de l'artiste : Alfred Sisley.
- Tu m'avais dit qu'il restait toujours au bureau jusqu'à pas d'heure, renchérit Dorothée, toujours collée à sa vitre.
- Oui, mais ça serait pas de chance s'il avait choisi aujourd'hui pour rentrer plus tôt. Allez viens.
Pétronille alla poser son sac-poubelle près de l'entrée, à côté de la console où se trouvait du courrier qui semblait important.
Dorothée déambulait à travers l'appartement, inspectant le mobilier d'exception.
- C'est quand même pas juste. Il a tout, ce mec. Il est riche, il est brillant, il a un appart de rêve, il a bon goût... Autant de veine, ça fait pas trop pour un seul homme ?

Déjà lu du même auteur :

l_avant_derni_re L'avant-dernière chance 

 Challenge Petit Bac 2014
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"Objet" (6)