western girl Editions du Rouergue - mars 2013 - 201 pages

Quatrième de couverture :
Le rêve d'Élise va enfin se réaliser. Son american dream !

Trois semaines dans un ranch du Middle-West.
Tout ce qu'elle aime réuni dans un pack complet : l'équitation, la musique country, les bottes à franges, les cactus dans le désert...
Sauf qu'elle partage le séjour avec une bande de snobinards, tout ce qu'elle déteste !
Alors, comme dans tout bon western, va y avoir de la bagarre, et Élise est du genre Calamity Jane...
Les méchantes n'ont qu'à bien se tenir. Et les gentils cow-boys aussi !

Auteur : Née en 1970 à Épinal, Anne Percin grandit à Strasbourg où elle fait ses études de lettres modernes. À 25 ans, elle quitte l'Alsace pour Paris, où elle commence à enseigner le français en collège. En 2003, elle s'installe avec sa famille en Bourgogne. Là, elle prend le temps de mettre de l'ordre dans ses écrits, dont un journal intime fictionnel écrit à 17 ans, qui va devenir un roman.

 

Mon avis : (lu en janvier 2014)
Depuis le jour où petite, Elise a découvert l'ambiance western dans un restaurant Buffalo Gril, la country et les chevaux sont devenus ses passions. 
Et voilà qu'Elise va pouvoir réaliser son rêve de petite fille en partant pour un séjour de trois semaines dans un ranch du Middle-West avec une dizaine autres adolescent(e)s aimant les chevaux. La cohabitation avec le groupe ne va pas toujours être facile, les uns et les autres venant de milieux différents, mais le séjour sera inoubliable !
C'est à travers le journal de bord de la jeune Elise que le lecteur découvre cette aventure aux États-Unis. Elise partage avec nous ses impressions, ses découvertes, ses activités, ses coups de cafards, ses colères avec beaucoup de franchise et d'humour.
Un roman frais, drôle, et touchant très agréable et facile à lire.
En bonus à la fin du livre, une liste des musiques country que l'auteur recommande pour se mettre dans l'ambiance.

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Extrait : 
Mercredi 11 juillet
Hello, I'm Johnny Cash.
Johnny Cash commençait tous ses concerts par cette phrase. Il jouait devant des milliers de personnes venues de l'autre bout du pays (et c'est loin, « l'autre bout du pays », aux States !), exprès pour lui, et pourtant il se présentait au public, toujours de la même façon, simple, efficace et modeste : «Bonjour, je suis Johnny Cash.» J'adore.
Moi, je devrais peut-être faire pareil dans la vie : « Hello, je suis Élise Bonnel. » Le problème, c'est qu'une fois que j'aurais dit ça, je n'aurais plus grand-chose à ajouter... A part que j'ai seize ans, que je suis lycéenne, rousse, que j'aime l'équitation et la musique country. Pas de quoi déplacer les foules, quoi... Je suis quelqu'un de très ordinaire, j'en conviens, si l'on excepte mon goût prononcé pour la musique traditionnelle américaine. Comment j'en suis arrivée là ! Ça, j'en sais rien ! J'ai l'impression que ça a toujours été en moi. Je dois avoir un gène avec un chapeau de cow-boy.
Mes parents, ça n'est pas du tout leur truc, les westerns, les USA et tout ça. D'abord, mon père, il faut savoir que c'est un geek intégral : il écoute de l'électro et passe sa vie le nez dans un ordi. Ma mère s'habille comme si elle revenait des Indes, n'écoute que de la musique celte et du reggae. Ils ne se ressemblaient pas, ils se sont assemblés quand même et là, une erreur fatale s'est produite : je suis née western girl.
Évidemment, ça ne s'est pas vu tout de suite. La découverte a eu lieu quand j'avais six ans.

On revenait de vacances et on s'est arrêtés pour manger dans un restaurant blanc au toit rouge. Je m'en souviens, c'était à Poitiers, juste à côté du Futuroscope. Devant, il y avait un grand totem en bois peint et une espèce de grosse vache en plâtre avec des cornes : d'après mon papa, ça s'appelait un bison. Fascinée, j'ai devancé mes parents. Je me rappelle avoir poussé une porte de saloon et fait quelques pas sur une moquette rouge jusqu'à une statue de Sioux grandeur nature, qui m'a foutu la peur de ma vie. Heureusement, une gentille dame en jean blanc, chemise western et santiags est arrivée pour nous placer. Elle nous a fait asseoir à une table flanquée de banquettes en skaï, dans un petit recoin où on était tout seuls, et elle m'a mis sur la tête une coiffe d'Indien en carton. Un instant plus tard, elle nous apportait de l'eau, du pain et de la salade sans qu'on n'ait rien commandé. Alors, au comble du bonheur, j'ai déclaré : « On est au paradis ! » 
Oui, bon, ça va.

Déjà lu du même auteur :

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