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Audiolib - juin 2013 - 14h35 - lu par Pulcherie Gadmer

Les Escales - mai 2012 - 431 pages

Livre de Poche - avril 2013 - 528 pages

Livre de Poche - novembre 2013 - 528 pages (Edition Noël 2013)

traduit de l'anglais par Alice Delarbre

Titre original : The island, 2005

Quatrième de couverture :
Une jeune Anglaise, Alexis, ignore tout de l’histoire de sa famille maternelle, tant sa mère, Sophia, fait peser sur le passé une chape de plomb qui empoisonne leurs relations. Pour dénouer ce noeud obscur, Alexis décide de se rendre dans le village natal de Sophia, en Crète. Et découvre que juste en face se trouve Spinalonga, l’île où l’on déportait les lépreux. Quand elle apprend que son arrière grand-mère y serait morte, elle décide d’élucider tous ces mystères. Pourquoi Sophia a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? Quelles épreuves ont vécu ses aïeules ? Une quête d’identité qui révèlera l’histoire de trois générations de femmes héroïques, dont le destin fut lié à l’île des oubliés…
Pulcherie Gadmer restitue parfaitement l’alchimie subtile de ce roman, où le soleil éclatant de la Crète fait paraître encore plus sombre la tragédie des oubliés.

Auteur : Victoria Hislop est diplômée de littérature anglaise de l’université d’Oxford. Best-seller international, vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde, son premier roman L’Île des oubliés est resté plus de 15 semaines dans les classements des meilleures ventes en France, et a fait l’objet d’une série télévisée très populaire en Grèce. Le Fil des souvenirs, son deuxième ouvrage est publié aux Éditions Les Escales.

Lecteur : Férue de mise en scène, de comédie et de dramaturgie, la comédienne Pulcherie Gadmer restitue parfaitement l’alchimie subtile de ce roman, où le soleil éclatant de la Crète fait paraître encore plus sombre la tragédie des oubliés.

Mon avis : (écouté en décembre 2013)
A l'occasion d'un voyage en Crête, Alexis, une jeune anglaise d'origine grecque, va découvrir l'histoire de sa famille. Elle se rend à Plaka le village natal de sa mère en Crète. Elle découvre juste en face du village l'île de Spinalonga, l'île des oubliés où était envoyés les lépreux... Elle va rencontrer Fotini, une vieille amie de Sophia, sa mère qui va lui raconter, l'histoire de sa famille.
Le lecteur va découvrir trois générations de femmes et d'hommes dont les destins sont liés à l'île de Spinalonga. Cela commence en 1939, lorsque Eleni la grand-mère de Sophia doit quitter ses deux filles Anna et Maria, âgées de douze et dix ans, et son mari Giorgis pour s'exiler à Spinalonga avec Dimitri l'un de ses élèves car ils sont tous deux porteurs de la lèpre. 
J'ai beaucoup aimé cette histoire en particulier les descriptions de cette colonie de malades vivants en autarcie et en quasi autonomie. Les épisodes évoquant la Seconde Guerre Mondiale en Crète sont également très intéressants. 
Au début de mon écoute, j'ai eu un peu de mal avec les noms grecques que je confondais les uns avec les autres... Puis en me concentrant sur les prénoms, j'ai fini par réussir à distinguer plus facilement les différents personnages.
J'ai suivi sans déplaisir la saga familiale, mais ce n'est pas ce que j'ai préféré dans ce livre. 

Autres avis : Sandrine, Mrs BSylire, EnnaValérie

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Plaka, 2001
Libérée de son point d'amarrage, la corde se déroula d'un mouvement vif, et des gouttelettes d'eau de mer aspergèrent les bras nus de la jeune femme. Elles séchèrent rapidement, et celle-ci remarqua que, sous le soleil de plomb qui brillait dans un ciel limpide, les cristaux de sel dessinaient des motifs complexes et scintillants sur sa peau, comme un tatouage de diamants. Alexis était l'unique passagère de la petite barque délabrée. Tandis qu'au son du moteur haletant elle s'éloignait du quai pour rejoindre l'île déserte qui se dressait face à eux, elle réprima un frisson, songeant à tous ceux et toutes celles qui s'y étaient rendus avant elle.
Spinalonga. Elle joua avec le mot, le fit rouler sur sa langue comme un noyau d'olive. L'île n'était pas loin et, quand l'embarcation approcha de l'imposante fortification vénitienne adossée à la mer, Alexis fut submergée à la fois par le poids du passé et par la sensation écrasante que ces murailles conservaient, aujourd'hui encore, une force d'attraction. Elle se mit à songer qu'il s'agissait peut-être d'un endroit où l'histoire, toujours palpitante, ne s'était pas figée dans les pierres froides, un endroit où les habitants étaient réels et non mythiques. Quelle différence avec les palais antiques et les sites qu'elle avait visités au cours des dernières semaines, mois, voire années !
Alexis aurait pu consacrer une journée supplémentaire à escalader les ruines de Cnossos, à se représenter, devant les fragments grossiers de pierre, la vie que les Crétois avaient menée en ces lieux plus de quatre mille ans auparavant. Ces derniers temps, cependant, ce passé si lointain commençait à se dérober à son imagination et à sa curiosité. Malgré son diplôme en archéologie et son poste dans un musée, elle sentait son intérêt pour la question s'émousser de jour en jour. Son père était un universitaire passionné, et elle avait grandi avec la croyance naïve qu'elle suivrait ses traces dans la poussière de l'histoire. Pour quelqu'un comme Marcus Fielding, toutes les civilisations, même les plus anciennes, étaient dignes d'intérêt, mais, du haut de ses vingt-cinq ans, Alexis trouvait que le boeuf qu'elle avait dépassé sur la route plus tôt dans la journée avait bien plus de réalité, plus de résonance avec sa propre vie que n'en aurait jamais le Minotaure enfermé dans le labyrinthe légendaire de Crète.
Pour l'heure, elle avait toutefois d'autres sujets de préoccupation que son orientation professionnelle ; elle devait prendre une décision au sujet d'Ed. Tout le temps qu'ils s'étaient prélassés, en cette fin d'été, sur une île grecque, les limites de leur liaison autrefois prometteuse lui étaient peu à peu apparues. Si leur histoire avait réussi à fleurir au sein du microcosme étouffant de l'université, elle s'était flétrie au contact du monde extérieur et, au bout de trois ans, ne ressemblait plus qu'à une bouture chétive qui n'aurait pas pris une fois passée de la serre au jardin.

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