2013-11-17_164113 Ecole des Loisirs - mars 2005 - 125 pages

Quatrième de couverture :
Chloé a une hanche qui se bloque à cause d'un petit bout

d'os mort. Antoine a un doigt retourné, plié en deux pendant un cours de tennis. Les voilà qui partagent la même chambre d'hôpital, un soir d'hiver, avant leurs opérations respectives. Leurs regards se croisent, s'attrapent, se reconnaissent. Très vite, ils se découvrent un autre point commun. Ils sont tous deux orphelins de père, et un peu morts depuis, à l'intérieur. Il neige sur le fleuve. La nuit est éclairée par des cracheurs de feu. Antoine a envie d'entraîner Chloé. Chloé a envie de se laisser entraîner par Antoine. Ce qu'ils vont partager, cette nuit-là, c'est bien plus qu'une chambre d'hôpital, bien plus que des souvenirs de blessures, bien plus que la peur du lendemain.

Auteur : Olivier Adam est né en 1974. Après avoir grandi en banlieue et vécu à Paris, il s'est installé à Saint-Malo. Il a publié Je vais bien, ne t'en fais pas (2000) et Passer l'hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), Falaises, A l'abri de rien (prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008), Des Vents contraires (Prix RTL/Lire 2009), Le Cœur régulier (2010), Les lisières (2012).

Mon avis : (lu en décembre 2013)
Antoine et Chloé font connaissance un soir dans une chambre d’hôpital. Ils vont passer la nuit à faire connaissance, à se confier leurs angoisses, leurs envies... Ils ont un point commun, tous deux sont orphelins de père. Ils vont partager une nuit inoubliable. Le lendemain, au réveil, ils sont séparés sans avoir pu se donner leurs coordonnées. Chloé était déjà partie au bloc lorsqu'Antoine se réveille.
Le lecteur découvre cette histoire à travers le récit alterné, un chapitre sur deux, d'Antoine et Chloé. L'un et l'autre ont repris leur vie quotidienne, ils ne peuvent pas oublier cette nuit spéciale et l'un et l'autre vont tous faire pour se retrouver.
Une très jolie histoire pleine d'émotion.

Extrait : (début du livre)
Depuis cette nuit à l'hôpital, je ne peux pas voir une fille dans la rue, un peu plus loin devant moi, avec des cheveux noirs qui tombent jusqu'au milieu du dos, sans presser le pas, sentir dans ma poitrine et dans mes tempes le coeur qui bat, accélérer encore, me porter à sa hauteur, la dévisager et être déçu à en pleurer, déçu à m'en bouffer les dents.
Et pourtant. Je ne l'ai connue que le temps d'une nuit.
Une nuit et pas plus.
Une nuit et elle me manque à en crever. Et elle me manque comme manque l'air pour respirer.
Une nuit et maintenant, je vis comme un poisson hors de l'eau. J'ouvre grand la bouche mais j'étouffe.
Thomas dit que j'en rajoute. Que je la connais à peine. Que je me complais là-dedans parce que ça m'évite de regarder la vie en face, de la prendre en main et pourquoi pas de vraiment la vivre.
Il a peut-être raison. Mais je ne vois pas ce que ça change.
- Si ça se trouve, tu ne la reverras jamais, dit-il. Ou bien tu la croiseras dans dix ans, amoureuse folle d'un surfeur et mère de huit enfants. Tu vas pas vivre toute ta vie dans le souvenir d'une nuit.

Déjà lu du même auteur :

a_l_abris_de_rien_p A l'abri de rien    falaises Falaises  
 Des_vents_contrairesDes vents contraires  je_vais_bien_ne_t_en_fait_pas_p Je vais bien, ne t'en fais pas
 le_coeur_r_gulier  Un cœur régulier    kyoto_limited_Express  Kyoto Limited Express  

a_l_ouest_p  A l'ouest  les_lisi_res Les lisières

 Challenge Petit BAC 2013

petit_bac_2013
"Partie du corps"