17 novembre 2013

Ici ça va - Thomas Vinau

2013-11-12_152629 Alma éditeur - août 2012 - 133 pages

Quatrième de couverture :
Un jeune couple s’installe dans une maison apparemment abandonnée. L’idée ? La rénover. Tandis qu’elle chantonne et jardine, lui, à pas prudents, essaie - en remuant les murs et la poussière - de retrouver ses souvenirs dans ce lieu qu’il habita enfant, avant que la mort soudaine du père coupe le temps en deux. Dans ce paysage d’herbes folles et de rivière, ce sont les gestes les plus simples, les événements les plus ordinaires qui vont réenchanter la vie. 
La petite voisine, la canne à pêche,  les ragondins, le mélodica, le frèe... Dans ce roman aérien et grave, Thomas Vinau aborde avec la légèreté d'un peintre d'estampes la douleur de l'absence, la fragilité de l'existence, l'art du recommencement.

Auteur : Thomas Vinau est né en 1978 à Toulouse et vit au pied du Luberon à Pertuis. Son premier roman, Nos cheveux blanchiront avec nos yeux a été publié en 2011.

Mon avis : (lu en novembre 2013)
C'est grâce au "Café Lecture" de la Bibliothèque et Emilie que j'ai découvert ce livre.
Le narrateur et sa femme viennent d'emménager à la campagne dans la maison d'enfance de celui-ci. C'est un retour à la nature mais également une reconstruction. La maison est en très mauvais état, il faut donc la rénover. Le narrateur n'était pas revenu dans cette maison après la mort brutale de son père sur ces lieux. Il va retrouver au fond d'un cabanon de jardin une malle de souvenirs. 
La nature est apaisante, la rivière, les oiseaux...
Le narrateur va pouvoir se retrouver et apprécier la simplicité du quotidien avec sa compagne et enfin pouvoir se projeter vers un avenir.
Des chapitres de une à deux pages, des phrases courtes, parfois sans verbe. Une belle écriture poétique. Une lecture qui fait du bien. 

Extrait : (début du livre)
Ici ça va. La maison n'est pas toute neuve mais elle est propre et les plafonds sont hauts. Au moment où Ema a ouvert la porte grinçante, dont le bois humide avait gonflé autour des gonds et de la serrure, il y a eu comme un grand silence de poussière et de souvenirs. Les tomettes usées du sol, les toiles d'araignée qui voilent les fenêtres, l'odeur de renfermé, je ne sais pas pourquoi, j'ai ressenti de la tendresse pour cet endroit. C'est plutôt bon signe. Il faudra se l'approprier bien sûr, reconstruire quelque chose, mais une fois que nous l'aurons tout installé, je pense que nous ne serons pas trop mal. C'est toujours mieux qu'avant. Et puis il y a la lumière. Omniprésente. On dirait parfois qu'elle monte de la terre. Avec le bruit de la rivière. Qui lui sert d'escalier.

 

Posté par aproposdelivres à 06:35 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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