03 octobre 2013

Mudwoman - Joyce Carol Oates

En librairie le 3 octobre 2013

Lu en partenariat avec les éditions Philippe Rey

mudwoman Philippe Rey - octobre 2013 - 546 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Claude Seban

Quatrième de couverture :
Abandonnée par sa mère à demi-folle au milieu des marais de l’Adirondacks, Mudgirl, l’enfant de la boue, est sauvée on ne sait trop comment, puis adoptée par un brave couple de Quakers qui l’élèvera avec tendresse en s’efforçant toujours de la protéger des conséquences de son horrible histoire.
Devenue Meredith « M.R. » Neukirchen, première femme présidente d’une université de grand renom, Mudgirl, brillante et irréprochable, fait preuve d’un dévouement total à l’égard de sa carrière et d’une ferveur morale intense quant à son rôle. Mais précisément épuisée par la conception d’une rigidité excessive qu’elle a des devoirs de sa charge, tourmentée par ses relations mal définies avec un amant secret et fuyant, inquiète de la crise grandissante que traverse les États-Unis à la veille d’une guerre avec l’Iraq (crise qui la contraint à s’engager sur un terrain politique dangereux) et confrontée à la classique malveillance sournoise des milieux académiques, M.R. se retrouve face à des défis qui la rongent de manière imprévisible.
Un voyage sur les lieux qui l’ont vue naître, censé lui rendre un peu de l’équilibre qui lui échappe, va au contraire la jeter dans une terrifiante collision psychique avec son enfance et menacer de l’engloutir une fois encore, mais dans la folie.
Cette impitoyable exploration des fantômes du passé, doublée du portrait intime d’une femme ayant percé le plafond de verre à un coût gigantesque, fait de ce livre ainsi que l’a proclamé la critique, « un géant parmi les grands romans de Oates ».

Auteur : Joyce Carol Oates est née en 1938 à l'ouest du lac Erié. Son père travaillait pour la General Motors. Elle passe une enfance solitaire face à sa soeur autiste et découvre, lorsqu'elle s'installe à Detroit au début des années 60, la violence des conflits sociaux et raciaux. Membre de l'Académie américaine des arts et des lettres depuis 2008, professeur de littérature anglaise à Princeton. Titulaire de multiples et prestigieuses récompenses littéraires (elle figure depuis des années sur la courte liste des Nobélisables), Joyce Carol Oates figure depuis longtemps au premier rang des écrivains contemporains. Elle a reçu le prix Femina étranger en 2005 pour Les Chutes.

Mon avis : (lu en septembre 2013)
En premier lieu, je trouve très belle et très évocatrice la couverture de ce livre.
Mudwoman raconte le destin exceptionnel d’une enfant abandonnée dans un marécage, qui a été sauvée puis recueillie par des parents adoptifs et qui est devenue présidente d’une prestigieuse université américaine. 
En alternance, le lecteur découvre la vie quotidienne de M.R. Neukirchen, première femme présidente d’une université de renom et les souvenirs de son passé tragique. En effet, suite à plusieurs épreuves professionnelles ou personnelles chez Meredith, des fantômes de son passé se réveillent en elle... Ce personnage principale est multiple d'où tout les noms qui lui sera donné au fil de l'histoire : Jedina, Jewell, Mudgirl, Mudwoman, M.R., Meridith, Merry, elle est fascinante, attachante et bouleversante.
J'ai beaucoup aimé ce livre admirablement écrit et traduit, même si parfois il n'ai pas toujours facile de démêler ce qui est réel de ce qui est imaginaire mais n'est-ce pas propre à nos souvenirs de mélanger le vrai et ce que l'on a pu rêver... Une très belle lecture.

Un grand merci à Anaïs et aux éditions Philippe Rey pour m'avoir permis de découvrir le dernier livre de Joyce Carol Oates en avant-première.

Extrait : (début du livre)
Tu dois être préparée, dit la femme.
Préparée n'était pas un mot que l'enfant comprenait. Prononcé par la femme, préparée était un mot calme et lisse comme l'eau miroitante des marais de la Black Snake que l'enfant prendrait pour les écailles d'un serpent géant quand on est tellement près du serpent qu'on ne peut pas vraiment le voir.
Car c'était ici la terre de Moriah, disait la femme. Cet endroit où elles étaient arrivées dans la nuit, cet endroit qui leur avait été promis, où leurs ennemis n'avaient pas d'empire sur elles et où personne ne les connaissait ni ne les avait même jamais aperçues.
La femme parlait de sa voix d'eau miroitante, calme et lisse, et ses mots étaient prononcés uniment comme si elle traduisait aveuglément à mesure qu'elle parlait, des mots d'une forme étrange qui se logeaient au petit bonheur dans son larynx : ils la feraient souffrir, mais elle était habituée à la douleur et elle avait appris à y trouver un bonheur secret, trop merveilleux pour être mis en péril par son aveu.

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Le Mois Américain

50__tats
43/50 :  Wisconsin
diplômée de l'université de Wisconsin-Madison

Challenge 2% Rentrée Littéraire 2013
logorl2013
10/12

 

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