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Plon - mars 2006 - 247 pages

J'ai lu - septembre 2008 - 218 pages

Quatrième de couverture :
Avec sa résidence secondaire, Pierre s'était offert un 4x4 et un cancer du poumon. " Dans un petit village de Normandie, entre Deauville et Trouville, plusieurs couples profitent de leur résidence secondaire. Ou plutôt tentent d'en profiter. Bobos, écolos, aristos ou prolos... Tout propriétaire de résidence secondaire se reconnaîtra dans ce livre, et surtout y reconnaîtra une peinture sarcastique de ses voisins. Une joyeuse comédie de mœurs taillée dans un humour débridé et cinglant.

Auteur : Isabelle Motrot est journaliste, chroniqueuse dans la bande à Ruquier On va s'gêner ! sur Europe 1 et On a tout essayé sur France 2 et rédactrice en chef du Bateau Livre sur France 5.

Mon avis : (lu en août 2013)
J'ai trouvé par hasard ce livre dans la bibliothèque bretonne que je fréquente une ou deux fois par an. Le sujet et l'auteur m'ont interpellée. Pour me sortir un peu de ma lecture de "Le Monde selon Garp" un peu de légèreté n'était pas de trop... 
Beaucoup rêvent d'avoir un jour une résidence secondaire, mais cela peut être également source de soucis... Le lecteur suit plusieurs couples dans leurs résidences secondaires en Normandie entre Deauville et Trouville. Ils sont de conditions sociales très différentes et ont des résidences secondaires modestes ou plus tape à l'oeil. Ils vont découvrir les problèmes de voisinages, l'authenticité des produits "fermiers", les artisans locaux pas toujours fiables, les embouteillages du dimanche soir... Au fil des week-end, nous suivons cette comédie grinçante aux personnages attachants avec des dialogues jubilatoires et plein d'humour. 
Un livre léger et amusant qui se lit facilement et qui m'a fait passer un très bon moment. 

Note : ♥♥♥♥♥

Extrait : (début du livre)
Avec sa résidence secondaire, Pierre s'était offert un 4x4 et un cancer du poumon. L'élégante maison de campagne était un ancien pressoir normand, près de Deauville, et le véhicule, une Jeep Grand Cherokee hors de prix, destinée à parcourir les pistes dangereuses de la Normandie profonde (où la vache féroce est tapie). Le cancer, lui, fourbissait ses armes à la faveur des emboutaillages. Car « aller respirer en sur la côte normande » se traduisait invariablement par des heures d’attente derrière le volant, pendant lesquelles Pierre réglait ses affaires en téléphonant et... en fumant. Durant les mois d'hiver, Pierre et Catherine Dartois fermaient leur résidence secondaire. Le soleil étant terriblement nécessaire à Catherine, sujette à la dépression saisonnière. Megève et les Maldives (« ou Saint-Barth, depuis ces affreux problèmes de tsunami ! ») remplaçaient la Normandie pendant les frimas.

Ce premier week-end de mars marquait donc le début de la saison, la réouverture du Pressoir. Comme chaque année, Pierre partait en éclaireur pour rouvrir la maison. En guerrier âpre et courageux, il allait affronter l'humidité du refuge campagnard, près à pourfendre les linceuls de toiles d'araignée qui auraient pu s'y installer durant l'hiver. Catherine lui était reconnaissante de cette attitude de mâle dominant et l'attendait au chaud, dans leur caverne (200 mètres carrés) du 7e arrondissement. C'était un rituel plus qu'une nécessité, car Pierre ne risquait pas grand-chose en matière de mauvaise surprise. Son épouse prévenait toujours Denise, leur femme de ménage normande, quelques jours auparavant. Denise ouvrait et dépoussiérait, allumait le chauffage et préparait le bois dans les cheminées. Elle remplissait le frigo et le congélateur, disposait des fruits et des fleurs, des serviettes dans les salles de bains et du papier dans les toilettes (« Denise, je vous ai dit et répété : blanc ! Je me moque des promos, Denise ! »).

 Challenge Petit BAC 2013
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