06 juin 2013

Qu'est ce que je faisais le 6/06 à 6h06 ?

 

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C'est la jour J (ou le D Day), Je participe au rendez-vous d'Enna du 6/6 à 6h06...

Pour cette session, j'ai fait deux photos...

6h06

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Je suis en train de lire dans le train du matin, l'arrivée en Gare de Lyon est proche...

18h06

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Photo plus difficile à prendre... je suis dans le train du retour...

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Tout le monde n'a pas le destin de Kate Middleton - Fred Ballard

Lu en partenariat avec J'ai Lu

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Pygmalion - mars 2012 - 306 pages

Piment - 288 pages

J'ai Lu - juin 2013 - 288 pages

Quatrième de couverture : 
Capucine Guillon, rédactrice de questions pour jeux télévisés, maman solo de trois ados mal dégrossis, n'a pas vraiment le profil de la femme fatale épanouie ni de la businesswoman accomplie.
Son irrésistible attrait pour tout ce qu'il faut éviter 
et son manque cruel de discernement la mettent dans des situations que certains qualifieraient de pathétiques mais qu'elle assume avec beaucoup d'humour et une pointe d'inconscience.
Sous la plume de Fred Ballard sa vie frise 
même l'épopée burlesque ! Eclats de rire garantis. A lire de toute urgence !

Auteur : Chroniqueuse du quotidien des gens normaux et portraitiste des gens célèbres sur France Bleu, Fred Ballard est aussi, entre autres, scénariste pour la télévision.

Mon avis : (lu en juin 2013)
Une lecture facile, sans prétention et divertissante. Un portrait savoureux de Capucine Guillon, quarante-trois ans, divorcée, élevant seule trois adolescents Paul, Emile et Victor, nés de trois pères différents. Elle travaille comme rédactrice de questions pour des jeux télévisés. Nous la suivons durant douze mois, jonglant entre son travail, la gestion de la maison et de ses ados, les courses, les vacances et les fins de mois difficiles...
Mais contrairement à ce que peut évoquer le titre, pas d'Angleterre, ni de prince ou princesse dans cette histoire...

Merci Silvana et les éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce livre plein de fraîcheur et d'humour.

Extrait : (début du livre)
Un bouledogue en robe de soirée… c'était l'image que me renvoyait mon miroir depuis une bonne demi-heure. J'avais eu beau changer trois fois de tenue, la seule qui mettait un tantinet ma plastique de rêve en valeur était ce vieux jean taille 44 que j'avais acheté au quatrième mois de ma dernière grossesse, il y a neuf ans.
Je ne comprendrai jamais le concept du réveillon de la Saint-Sylvestre qui consiste à fêter la nouvelle année alors qu'on sait pertinemment qu'il y a de fortes chances pour qu'elle soit pire que la précédente. Chaque année, je me disais que jamais plus on ne me reverrait dans une de ces soirées « confettis et langues-de-belle-mère », et cette année encore, je m'étais fait avoir par cette question pernicieuse… posée incidemment… en fin de repas… un soir de décembre… par une copine un chouia éméchée :
— Tu fais quoi, pour le jour de l'An ?
Je savais pourtant, après toutes ces années de décomptes crétins à minuit tapant, dans des maisons de campagne mal chauffées, que le réveillon de la Saint-Sylvestre était LA soirée à bannir. Mais chaque année, à cette question posée un soir de décembre par cette copine passablement ivre, je répondais immanquablement…
— Heu… Ben… Rien… et toi ?
En fait, dans cette réponse, le « Heu », le « Ben » et le « et toi ? » sont définitivement en trop. Pour être sûre de ne pas être conviée à un réveillon de la Saint-Sylvestre, il faudrait répondre très sèchement mais avec le sourire :
— Rien !
Un bon « Rien », bien sec, coupe court à toute envie de l'interlocuteur-trice de vous proposer quoi que ce soit derrière ; il sent en vous une détermination qui le laisse coi… et qui vous laisse libre. Alors qu'un « Rien » un peu mou du genou, suivi d'un « et toi ? » presque implorant, vous fait passer pour un pauvre être abandonné par ses congénères un soir de liesse populaire. Donc forcément, si l'interlocuteur-trice est un tant soit peu charitable, ce qui est généralement le cas au moment des fêtes de fin d'année (petit Jésus oblige), l'interlocuteur-trice vous invite à un réveillon de la Saint-Sylvestre au fin fond de la Creuse ou sur la route de Louviers !
Il devient alors très difficile de refuser l'invitation au risque de passer pour une bipolaire, schizophrène et asociale. À moins de tenter un petit :
— Ah heu… c'est gentil mais en fait… j'avais oublié… je suis déjà invitée !
En revanche il ne faudra pas s'étonner de n'être jamais plus réinvitée à quelque dîner que ce soit par cet interlocuteur-trice qui prendra bien sûr cette réponse indélicate comme un affront, puisqu'en gros, vous êtes en train de lui dire que son réveillon sera ringard et que vous en préférez un autre où le champagne sera de meilleure qualité et les invités moins beaufs.
C'est pourquoi, cette année encore, j'avais accepté l'invitation de Sophie, la belle-sœur de Caroline, une copine de la femme du prof de gym volontaire du quartier de ses amis d'enfance. Autant dire que je ne connaîtrais personne… Ce réveillon de la Saint-Sylvestre dans une demeure seigneuriale de Normandie s'annonçait donc furieusement chouettard… j'y allais à reculons… je rentrerais ventre à terre !
Après deux heures et demie de route à cinq dans une Opel Corsa, boudinée dans une robe noire, je m'extirpai avec bonheur de l'habitacle. Un bonheur de courte durée puisqu'en posant ma ballerine gauche vernie au sol, je sentis une coulée de boue glacée pénétrer dans ma godasse. L'électricité n'était visiblement pas parvenue jusqu'à la demeure seigneuriale : les abords du château étaient plongés dans l'obscurité, ce qui me fit arriver toute crottée sur le perron de notre hôte qui se présenta de la façon suivante :
— Bonsoouaaaaaaaaarrrre… Eymeric de La Ménardière… votre hôte !
Sympatoche, le gars ! Tellement sympatoche que je m'excusai platement pour mon look de palefrenière en robe d'organdi. Ceci dit, quand je découvris l'état des sols carrelés du château, je sus que je ne serais pas la seule souillon de la soirée…
Après une petite discussion avec notre hôte en queue-de-pie mitée, je compris que le gros problème de la demeure seigneuriale héritée de beau-papa et de belle-maman, qui l'avaient eux-mêmes héritée de leurs illustres pépés, était le chauffage… et que le problème des réveillons de la Saint-Sylvestre organisés dans la demeure seigneuriale était le champagne : je n'en comptabilisais que trois bouteilles à notre arrivée… et elles étaient vides !
Il était donc 23 h 45, il faisait un froid de gueux dehors, un froid de gueux dedans, et à part l'antigel de l'Opel Corsa, il n'y avait rien à boire pour se réchauffer… je me demandais franchement à quoi avaient servi les 90 euros qui m'avaient été demandés en participation… Aux Curly peut-être qui jonchaient le sol de la salle de bal…
À minuit, à la fin du décompte crétin, on entendit péter un bouchon… de cidre et tout le monde s'embrassa comme du bon pain en se souhaitant une supeeeeeerrrrrrbbbe année, avant de retourner pogoter à fond sur « partenaire particulier cherche partenaire particulière… ». À minuit cinq, j'attaquai avec appétit mon quatrième Curly de la nouvelle année quand une grande bringue un peu étrange m'attrapa sous les aisselles et me fit tournoyer dans les airs avant de me reposer sur la table censée accueillir le buffet. Elle me regarda dans les yeux, prit un air grave et presque inquiétant, et me remit solennellement une photo noir et blanc datant des années 1960 représentant une enfant particulièrement peu avenante sur laquelle était inscrit : « Meilleurs vœux de bonne et heureuse année. »
Je la remerciai d'un sourire crispé, elle repartit en trottinant comme une vieille petite fille… Elle avait l'air bien perchée et, à vue de nez, il devait lui manquer un bon gros quart d'heure de cuisson. Son état mental me fut confirmé par notre hôte, Eymeric de La Ménardière : Émeline, sa sœur, était atteinte d'une maladie orpheline qui altérait la croissance de son cerveau. Elle avait quarante-cinq ans mais son comportement était celui d'une petite fille de six ans totalement désinhibée. En revanche, tout témoignage de sympathie de sa part était de fort bon augure. La légende familiale disait même que celui ou celle à qui elle offrait sa photo de classe année 1967-68 estampillée : « Meilleurs vœux de bonne et heureuse année » avait toutes les chances de vivre des choses extraordinaires les douze mois suivants…
Je n'avais pas bu une goutte de champagne, j'avais dépensé 90 euros pour un réveillon pathétique, j'avais les pieds gelés, le mollet boueux et quatre Curly dans l'estomac, en revanche j'allais sûrement passer une année extraordinaire… dixit la légende familiale des La Ménardière… Ma soirée était sauvée !

 Challenge Petit BAC 2013
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"Prénom"

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7ème session : Négation

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