15 mai 2013

Ne lâche pas ma main – Michel Bussi

Lu dans le cadre du Prix Relay des Voyageurs 
Sélection mai

Ne_lache_pas_ma_main_600x966 Presses de la Cité – mars 2013 – 374 pages

Quatrième de couverture :
Un couple amoureux dans les eaux turquoise de l'île de La Réunion. Farniente, palmiers, soleil. 
Un cocktail parfait. Pourtant le rêve tourne au cauchemar. 
Quand Liane disparaît de l'hôtel, son mari, Martial Bellion, devient le suspect n° 1. D'autant qu'il prend la fuite avec leur fille de six ans. 
Barrages, hélicoptères... la course-poursuite est lancée au cœur de la population la plus métissée de la planète. 
Et si cette chasse à l'homme, ponctuée de cadavres, dissimulait la plus redoutable des manipulations ? 
Un thriller qui cogne comme un verre de punch. 
A déguster vite, fort et frais.

Auteur : Professeur à l'université de Rouen, Michel Bussi est l'auteur de plusieurs romans parmi lesquels Code Lupin et Omaha Crimes.

Mon avis : (lu en mai 2013)
C'est la première fois que je lisais cet auteur.
Liane et Martial passent des vacances de rêves à Saint-Gille sur l'île de la Réunion avec leur petite fille de six ans Sofa. Et Liane disparaît mystérieusement. Tout semble accuser Martial qui après avoir collaboré pendant 24 heures avec la Police décide brusquement de fuir avec sa fille vers l'autre côté de l'Ile. Une chasse à l'homme est organisée par les enquêteurs et c'est la course-poursuite entre Martial et Sofa et la capitaine de police Aja aidée par le lieutenant Christos... Je n'en dirai pas plus sur l'intrigue très bien construite avec comme il se doit son lot de fausses pistes, de rebondissements et des surprises.

Cette histoire est également l'occasion de découvrir l'Ile de la Réunion avec ses expressions, ses habitudes, ses paysages, ses habitants... Un voyage intéressant et agréable si le lecteur fait abstraction des nombreux morts qui jalonnent le roman policier !
Un polar efficace, rythmé et palpitant. 

Extrait : (début du livre)
Saint-Gilles-les-Bains, île de La Réunion
Vendredi 29 mars 2013
15 h 01

- Je monte une seconde à la chambre.
Liane n'attend pas de réponse, elle informe juste sa fille et son mari, enjouée, radieuse, tout en s'éloignant déjà de la piscine.
Gabin, derrière son bar, la suit des yeux avec une discrétion professionnelle. Cette semaine, Liane est la plus belle fille de l'hôtel Alamanda. Et de loin... Pourtant, elle n'est pas exactement le genre de touristes sur lesquelles il aime laisser traîner les yeux, d'ordinaire. Petite, très fine, presque pas de seins, mais elle possède un je-ne-sais-quoi de classe. Sa peau encore blanche, peut-être, avec un bouquet de petites taches de rousseur qui commencent à pointer dans le bas de son dos, juste au-dessus de son maillot émeraude et or. Ce petit cul qui s'éloigne aussi, qui se balance doucement comme un fruit vert bercé par le vent. La fille, pieds nus, semble marcher sur la pelouse sans briser le moindre brin d'herbe. Gabin la suit encore du regard jusque dans le patio, après les transats blancs, à moitié dissimulée par un palmier trop maigre. La dernière image qu'il a d'elle, c'est ce qu'il dira à la capitaine Purvi, c'est de la voir faire tomber discrètement le haut de son maillot ; la fugitive vision sexy d'un dos nu, d'un sein blanc, d'une moitié de téton, juste le temps qu'elle attrape sa grande serviette coucher de soleil et qu'elle l'enroule autour d'elle.

15 h 03

Naivo, à l'accueil, derrière son bureau d'acajou, rend comme il peut le sourire mouillé de Liane. 
- Bonjour, mademoiselle...
Elle passe dans le hall encombré, entre un présentoir de cartes postales et un étendoir recouvert de paréos et de chemises à fleurs. Sa chevelure blonde goutte sur l'éponge de la serviette au-dessus de sa poitrine. Naivo trouve cela joli, ces épaules sans bretelles, sans marques, blanches. La fille avance doucement, pour ne pas glisser, elle est pieds nus. C'est interdit normalement, mais Naivo n'est pas là pour faire chier les touristes. L'eau ruisselle le long des jambes de la fille. Une seconde plus tard, elle a disparu en direction de l'ascenseur et il ne reste d'elle que quelques flaques. Comme Amélie Poulain lorsqu'elle fond en larmes, a pensé Naivo sur le moment. Il ne sait pas pourquoi. C'est ce qu'il pensera toujours par la suite. Pendant des heures et des nuits à se torturer la mémoire. La fille s'est évaporée, au sens propre du terme. Mais il n'osera pas en parler aux flics. Pas sûr qu'ils comprennent ce genre de truc, les flics.  

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Posté par aproposdelivres à 07:45 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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