30 avril 2013

Purgatoire, livre 3 – Christophe Chabouté

purgatoire3 Vents d'Ouest – septembre 2005 – 64 pages

Résumé : 
Benjamin erre toujours parmi les vivants, à la recherche de l'âme qui va lui permettre de racheter ses pêchés.
Sa quête va s'orienter plus particulièrement vers son ancien assureur immobilier, Robert Trusquin, qui entame une carrière très prometteuse de politicien verreux.

Auteur : Né en 1967, d’origine alsacienne, Christophe Chabouté suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d’Ouest publie ses premières planches en 1993 dans "les Récits", un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il faut attendre 1998 pour que ce graphiste free-lance se fasse un nom dans la bande dessinée en publiant coup sur coup "Sorcières" aux Editions du Téméraire et "Quelques jours d’été" aux Editions Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au Festival d’Illzach, le second à Angoulême où Christophe Chabouté décroche l’Alph’Art Coup de Coeur. Avec "Zoé" paru en 1999, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité, ce qu’il démontre avec encore plus d’évidence dans "Pleine Lune". "Tout seul"(2008), "Terres Neuvas"(2009).

Mon avis : (lu en avril 2013)
Dans ce dernier volet de la série, nous retrouvons l'horrible Trusquin, l'assureur véreux coupable de la descente aux enfers de Benjamin. Trusquin cache bien son jeu, il se présente sous l'image d'un respectable citoyen qui se présente à l’élection municipal. Il n’hésite pas à utiliser tous les moyens pour arriver à ses fins. La population est sous le charme de ses beaux discours et de ses belles promesses électorales... Mais Benjamin qui est toujours une âme du purgatoire en phase de réparation va profiter de son rôle de "petite voix" pour utiliser ses nouveaux talents à bon escient...
Chabouté caricature ici la société et en particulier ceux qui veulent accéder au pouvoir par tous les moyens en utilisant le mensonge et la manipulation... 
La conclusion de la série est assez surprenante et je l'ai aimé.

Extrait : 

purgatoire_3_extrait

purgatoire1 Purgatoire, livre 1 purgatoire2 Purgatoire, livre 2

 

Déjà lu du même auteur :

tout_seul Tout Seul  Terres_neuvas Terres Neuvas  

construireunfeu Construire un feu

quelques_jours_d_ete  Quelques jours d'été / Un îlot de bonheur 

landru Henri Désiré Landru un_peu_de_bois_et_d_acier Un peu de bois et d'acier

 

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29 avril 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [123]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

le_gar_on_qui_n_existait_paspurgatoire1 purgatoire2 l_avant_derni_re adrenaline

Le garçon qui n'existait pas - Patrice Leconte 
Purgatoire, livre 1 – Christophe Chabouté (BD)
Purgatoire, livre 2 – Christophe Chabouté (BD)
L'avant-dernière chance - Caroline Vermalle 
Adrenaline - Jeff Abbott

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Oublié son passé - Karin Alvtegen

Que lirai-je cette semaine ?

Le manuscrit retrouvé - Paulo Coelho 
Baby Love - Joyce Maynard

Bonne semaine et bonnes lectures.

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27 avril 2013

Adrenaline - Jeff Abbott

Lu en partenariat avec les éditions J'ai Lu

adrenaline J'ai Lu - février 2013 - 439 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Anath Riveline

Titre original : Adrenaline, 2011

Quatrième de couverture :
Sam Capra, un jeune Américain basé à Londres, mène la vie dont il a toujours rêvé. Brillant agent de la CIA, sa femme, Lucy, attend leur premier enfant. Mais un jour, elle l’appelle à son travail et lui demande de quitter le bâtiment immédiatement. Il le fait… quelques secondes avant que tout explose ! Lucy disparaît et le couple est bientôt accusé par la CIA. Torturé, Sam parvient à s’échapper et se lance à la recherche de sa famille et du responsable de ce complot.

Auteur : Jeff Abbott est américain. Il a publié dans une vingtaine de langues onze best-sellers, dont Trauma, Panique, Faux-semblants et Double jeu.

Mon avis : (lu en avril 2013)
Le ton est donné dès le début du livre : action, action, action...

Sam Capra travaille à Londres pour la CIA. Un jour, il reçoit un appel téléphonique de sa femme Lucy qui le supplie de quitter l'immeuble où se trouve son bureau. Il obtempère et soudain une bombe explose dans l'immeuble et Sam est le seul survivant. Lucy enceinte est enlevée et Sam emprisonné, il est suspecté d'être complice de sa femme qui a trahi... Entre les États-Unis, Amsterdam et Londres une course contre la montre est engagée.
C'est un livre qui tient en haleine comme un film d'action ou d'espionnage... Les chapitres sont courts et ils donnent beaucoup de rythme au livre.
Le lecteur est presque essoufflé tellement l'action va vite et les rebondissements sont multiples : terrorisme, enlèvement, espion, complot, trahison... Rien ne nous est épargné et tout est à cent à l'heure ! C'est enchaînement de rebondissements et de fausses pistes ont fini par me lasser, c'est efficace mais pas toujours crédible et ce n'est pas le genre de thriller que je préfère. La conclusion m'a laissé sur ma faim car elle ouvre sur une nouvelle aventure de Sam plutôt qu'elle ne conclut cette aventure...
J'ai aimé la partie qui se passe à Amsterdam puisque l'auteur décrit très bien les lieux que j'ai eu la chance de découvrir un petit peu l'année dernière.

Merci à Silvana et aux éditions J'ai Lu pour m'avoir permis de découvrir ce livre.

Extrait : (début du livre)
Un jour, ma femme me demanda : Si tu savais que c'était notre dernière journée ensemble, qu'est-ce que tu me dirais ?
Nous étions mariés depuis un an déjà. Allongés dans le lit, nous regardions le soleil qui commençait à briller à travers les épais rideaux, et je lui répondis la vérité : Tout sauf au revoir. Je ne pourrai jamais te dire au revoir.
Deux ans plus tard, cette journée-là démarra comme la plupart des autres. Levé à cinq heures du matin, je pris ma voiture et je me garai à côté de la station de métro de Vauxhall. Je profite des logements sociaux à quelques mètres de là pour mes petites aventures.
Je commençai mon entraînement par un long échauffement dans la cour en béton ouverte d'un vieil immeuble. Course sur place pour prendre le rythme, monter la température de mon corps de quelques degrés indispensables puis je me lançai. Il vaut mieux préparer ses muscles et ses ligaments. Un mur de brique s'élevait droit devant moi, trois mètres de haut environ. Je le négociai avec un élan qui me propulsa en l'air, mes doigts agrippant le bord. Je me soulevai d'un mouvement fluide que j'avais répété des milliers de fois. Souffle régulier, pas de craquements au niveau des articulations. J'essayai d'avancer sans faire de bruit. Le silence prouve la maîtrise. Je franchis le mur, traversai une cour, puis sautai par-dessus un mur bien plus bas, m'appuyant sur une main, mes jambes balayant les briques.
Dans le bâtiment principal, une cage d'escalier sentant la pisse et décorée de graffitis obscènes, noir et blanc, s'ouvrit devant moi. De mon pied gauche, je frappai le mur peint dans un bond prudent, utilisant le contact pour m'élancer en avant vers la rambarde au tournant dans l'escalier. Un geste périlleux qui m'avait valu des blessures par le passé. Mais cette fois, j'atterris sans heurt, doucement sur la balustrade, cherchant l'équilibre, le coeur battant la chamade, l'esprit au repos. L'adrénaline puisait. Je bondis de la rambarde vers une barre en acier qui s'étendait le long du chantier et, grâce à la vitesse, je me projetai vers un étage éviscéré. Le bâtiment était détruit et reconstruit. Je n'abîmerais rien, ne laisserais aucun signe de mon passage. On peut m'accuser de violation de propriété, mais pas d'être un connard. Je courus vers l'autre bout de l'étage, me jetai dans les airs, attrapai une autre barre d'acier, me balançai, lâchai et touchai le sol dans une roulade contrôlée. L'énergie de la chute se répandit dans mon dos et mes fessiers plutôt que d'alourdir mes genoux et je repartis aussitôt, de retour dans le bâtiment, à la recherche d'une nouvelle façon plus efficace d'y entrer. Le parkour, l'art de se mouvoir, maintient mon niveau d'adrénaline au maximum et en même temps, une profonde tranquillité m'envahit. À la moindre erreur, je dégringole d'un mur de brique. C'est enivrant et apaisant à la fois.
Encore trois voyages à travers l'espace fascinant de l'immeuble, sols cassés, cages d'escalier béantes, équipement de toute sorte, piochant dans ma palette de sauts, de bonds et de réceptions pour trouver la ligne, le chemin le plus direct et le plus simple à travers les murs à moitié en ruine, les briques et les escaliers vides. L'énergie enflammait mes muscles, mon coeur battait, mais tout ce temps j'essayais de garder un calme intérieur. Trouver la ligne, toujours la ligne. Autour de moi, au loin, j'entendais la circulation grossir. Le ciel s'éclairait, annonçant une nouvelle journée.
Les gens pensent que ce que les Anglais appellent des logements sociaux constitue une horreur. Ça dépend du point de vue. Pour un traceur, les vieux immeubles carrés sont un régal. Des tas de surfaces planes et de murs à escalader et sur lesquels sauter, des rambardes et des rebords desquels s'élancer, des voisins qui n'appellent pas la police au moindre bruit.
À mon dernier passage, je me laissai tomber du deuxième étage vers le premier, attrapant une barre, me balançant et me réceptionnant après une chute maîtrisée. - Eh ! s'exclama une voix, alors que je fendais l'air. Je fis une roulade, permettant à l'énergie de l'impact d'inonder mes épaules et mon bassin. Je me redressai sur les pieds, fis quelques pas et m'arrêtai.

 

50__tats

40/50 :  New-York

Challenge New-York 2013
challenge_ny_2013

challenge_thriller_polars
catégorie "Même pas peur" : 38/12

 

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26 avril 2013

L'avant-dernière chance - Caroline Vermalle

l_avant_derni_re Calmann-Lévy - mars 2009 - 245 pages

Prix Nouveau Talent 2009

Quatrième de couverture :
A Londres, lors du tournage d'une fiction pour la télévision, Adèle, une jeune stagiaire française, reçoit un texto totalement inattendu et absolument irréel : son grand-père, mort quelques jours auparavant, lui souhaite un joyeux anniversaire... Adèle se remémore alors les événements de ce dernier mois. Son papy, Georges, quatre-vingt-trois ans, les pieds plantés dans son potager, enraciné dans sa bonne vieille terre du Poitou, a subitement décidé de partir pour un tour de France avec son voisin et ami Charles, soixante-seize ans. Sa petite-fille a découvert leur projet et, inquiète pour la santé de son aïeul, lui a fait promettre de lui envoyer des nouvelles tous les jours par texto. Commence alors une drôle de correspondance, tendre et complice, entre le grand-père et sa petite-fille, qui ne se sont pas vus depuis dix ans. Ce beau récit, touchant et juste, mêle à la gouaille des dialogues l'émotion de sentiments qui peinent à se révéler.

Auteur : Née dans l'Oise en 1973, Caroline Vermalle est une voyageuse, férue de dépaysement, d'aventure et de cinéma. Cette fille de pilote de chasse déménage dix fois avant de quitter le cocon familial à 17 ans. Elle décroche ensuite le diplôme de l'Ecole Supérieure d'Etudes Cinématographiques. Puis elle s'exile à Londres à 21 ans. Outre-manche, elle est embauchée par la BBC où elle grimpe les échelons et devient productrice associée. Et quand, en 2006, Caroline a enfin réalisé son rêve en faisant carrière dans la production audiovisuelle de documentaires, elle épouse un architecte sud-africain. Elle démissionne de la BBC, et déménage en France en décembre 2007. « L'Avant-dernière chance » est son premier roman.

Mon avis : (lu en avril 2013)
J'ai commencé ce livre l'été dernier et comme le début m'a beaucoup plu j'ai décidé d'en faire cadeau à l'une de mes tantes alors que j'étais de passage chez elle. Je n'avais pas eu le temps de finir le livre avant de l'offrir, et c'est seulement maintenant que je le termine après l'avoir emprunté à la bibliothèque...

Pour ses 23 ans, Adèle jeune stagiaire française sur un tournage d'un film à Londres reçoit un texto de Georges son grand-père. Sa surprise est totale et bouleversée elle revient sur ce qu'il s'est passé ce dernier mois... Georges 83 ans et Charles 76 ans, son voisin, ont décidé de partir faire les étapes du Tour de France 2008 non pas en vélo mais en voiture ! Une drôle d'idée pour deux séniors à la forme déclinante... « C'était la dernière chance de quitter la scène avec un grand coup de chapeau. Il n'avait même pas besoin d'être grand, le coup de chapeau. Juste digne. Et le bonhomme, juste debout. »
Pour rassurer sa famille, Georges s'engage à envoyer chaque soir un texto à Adèle pour dire où ils en sont dans Tour de France.
Alors commence ce road-movie à travers le Grand Ouest. C'est un livre plein de tendresse et d'émotions mais également plein d'humour en particulier dans les échanges SMS entre Georges et Adèle.
J'ai aimé ce voyage (dont certains lieux m'étaient familier...) et ses échanges intergénérationnelles. Une belle découverte. 

Extrait : (page 13)
Adèle n’en était pas à sa première scène de meurtre. Ça l’ennuyait beaucoup, alors elle rêvassait en attendant que ça se passe. Juste avant que son téléphone ne vibre, elle était en train de se dire que la jeune femme qui pleurait dans la chambre lui ressemblait un peu. Même âge, même cheveux longs, bruns, épais, même taille fine. Mais la fille dans la chambre, sans être forcément plus jolie, était mieux habillée, mieux apprêtée, ses mains étaient douces et elle avait l’habitude d’être le point de mire. Adèle, en comparaison, malgré les traits harmonieux de son visage, faisait davantage garçon manqué. En outre elle n’était pas riche, et on ne faisait jamais très attention à elle. Même le jour de son anniversaire. Elle trouvait en revanche que le mort n’avait pas la classe d’Irving Ferns. Irving Ferns. Son coeur se serra à sa pensée.
Adèle bouillait d’impatience – qui lui avait envoyé ce texto ? Le jeune avocat rencontré lors d’une fête un mois plus tôt ? Mais comment aurait-il pu deviner que c’était son anniversaire ? Elle regarda autour d’elle. Il y avait du monde dans le couloir encombré, une trentaine de personnes peut-être, qui ne bougeaient pas, de peur de faire craquer le parquet ; quelques-uns se grattaient le nez, d’autres se rongeaient un ongle. On communiquait en mimant, car même les chuchotements étaient inappropriés. Mais personne ne semblait regarder Adèle. Elle vérifia encore une fois que les dictateurs du silence n’étaient pas dans le couloir – non, ils étaient occupés avec le mort –, sortit son portable et ouvrit le texto qu’on venait de lui envoyer.
Elle dut l’approcher de ses yeux pour être sûre qu’elle lisait correctement. Elle ne put s’empêcher de pousser un petit cri étouffé et lâcha l’appareil, qui alla s’écraser sur le parquet de la vieille maison avec un bruit assourdissant. Tout le monde sursauta et se tourna vers Adèle. Immédiatement, on entendit une voix en colère venir de la chambre.
« COUPEZ ! COUPEZ ! Mais qu’est-ce qui se passe là-dedans, nom de Dieu ? » Et le premier assistant-réalisateur fit irruption dans le couloir. Adèle bredouilla : « Je suis vraiment désolée, John, je… »
Toute l’équipe de tournage se tourna vers Adèle, acteurs compris, puis on passa à autre chose. Ça arrivait souvent, et c’était une occasion pour tout le monde de se délasser deux minutes.

Challenge Petit BAC 2013
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"Sentiment"

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25 avril 2013

Ce soir à La Grande Librairie : John Irving

irving2

 Sur France 5, ce jeudi 25 avril à 20h35 
John Irving sera l'invité de François Busnel dans La Grande Librairie

Avec son 13ème roman : "A moi seul bien des personnages", John Irving aborde la question de la bisexualité et donne à réfléchir sur la question du genre et de la forme des désirs.
Un grand roman ambitieux, intelligent et divertissant.

Autres invités :
Erik Orsenna - La fabrique des mots
Michel Winock - Flaubert
Alain Corbin - La douceur de l'ombre

 En replay sur le site de La Grande Librairie

Rediffusion de l'émission : dimanche 28 avril à 23 heures

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Purgatoire, livre 2 – Christophe Chabouté

purgatoire2 Vents d'Ouest – septembre 2004 – 64 pages

Présentation éditeur :
Après avoir été écrasé par son assureur, Benjamin Tartouche, n’ayant manifestement pas mérité sa place au paradis, se retrouve au purgatoire. Là, il apprend qu’il doit redescendre sur terre comme conscience en vue de ramener dans le droit chemin un être précis. S’il y parvient, il ira au paradis, mais s’il échoue, à lui l’enfer. Revenu sur terre sous forme immatérielle, Benjamin découvre les désagréments, mais également les plaisirs de sa nouvelle existence.

Auteur : Né en 1967, d’origine alsacienne, Christophe Chabouté suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d’Ouest publie ses premières planches en 1993 dans "les Récits", un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il faut attendre 1998 pour que ce graphiste free-lance se fasse un nom dans la bande dessinée en publiant coup sur coup "Sorcières" aux Editions du Téméraire et "Quelques jours d’été" aux Editions Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au Festival d’Illzach, le second à Angoulême où Christophe Chabouté décroche l’Alph’Art Coup de Coeur. Avec "Zoé" paru en 1999, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité, ce qu’il démontre avec encore plus d’évidence dans "Pleine Lune". "Tout seul"(2008), "Terres Neuvas"(2009).

Mon avis : (lu en avril 2013)
Le titre de la série prend tout son sens avec ce livre 2, en effet après sa descente aux enfers sur Terre (cf. Livre 1), Benjamin se retrouve au Purgatoire. Avant d'aller peut-être au Paradis, il doit rendre des comptes sur son comportement durant sa courte vie. Le lecteur découvre que Benjamin n'est pas une simple victime, dans son enfance et sa jeunesse il a été coupable comme beaucoup de quelques bassesses... Pour réparer, la bureaucratie de l'Au delà le renvoie sur Terre pour devenir la bonne conscience d'un vivant, la petite voix qui donne un bon conseil. A Benjamin de trouver la bonne personne pour pouvoir revenir au Purgatoire et prendre l'ascenseur vers le Paradis...
Cet épisode prend un ton plus imaginaire et moins réaliste, ce retour au monde des vivants m'a rappelé le film Ghost...
La noirceur du Livre 1 s'efface avec ce Livre 2 plus léger et plein d'humour. Chabouté nous offre une vision du paradis et de l‘enfer très personnelle avec un clin d’œil à quelques âmes célèbres comme Brassens, Einstein, Hitchcock ou Van Gogh...
Graphiquement, nous retrouvons les couleurs sombres du premier tome et ce sont des silhouettes blanches qui représentent les âmes.  

Extrait :

purgatoire_2_extrait

purg2_54a purg2_54b

purg2_43

 

purgatoire1 Purgatoire, livre 1 

 

Déjà lu du même auteur :

tout_seul Tout Seul  Terres_neuvas Terres Neuvas  

construireunfeu Construire un feu

quelques_jours_d_ete  Quelques jours d'été / Un îlot de bonheur 

landru Henri Désiré Landru un_peu_de_bois_et_d_acier Un peu de bois et d'acier

 

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24 avril 2013

Purgatoire, livre 1 – Christophe Chabouté

purgatoire1 Vents d'Ouest – septembre 2003 – 64 pages

Quatrième de couverture : 
Benjamin Tartouche est heureux : le voilà qui peut enfin s’installer à son compte, ayant acheté le matériel informatique nécessaire à son activité et ayant hérité d’une maison. Mais il a dû s’endetter pour faire ces acquisitions qui partent en fumée en une nuit, un incendie ravageant sa demeure. L’assureur bloque le dossier, l’expert est de mèche, le banquier est inflexible… et Benjamin se voit contraint de dormir dehors quelques nuits.

Auteur : Né en 1967, d’origine alsacienne, Christophe Chabouté suit les cours des Beaux-Arts d’Angoulême, puis de Strasbourg. Vents d’Ouest publie ses premières planches en 1993 dans "les Récits", un album collectif sur Arthur Rimbaud. Mais il faut attendre 1998 pour que ce graphiste free-lance se fasse un nom dans la bande dessinée en publiant coup sur coup "Sorcières" aux Editions du Téméraire et "Quelques jours d’été" aux Editions Paquet. Deux albums remarqués et primés, le premier au Festival d’Illzach, le second à Angoulême où Christophe Chabouté décroche l’Alph’Art Coup de Coeur. Avec "Zoé" paru en 1999, Chabouté prouve que son talent a atteint sa pleine maturité, ce qu’il démontre avec encore plus d’évidence dans "Pleine Lune". "Tout seul"(2008), "Terres Neuvas"(2009).

Mon avis : (lu en avril 2013)
Cette bande-dessinée Purgatoire, livre 1 raconte plutôt une descente aux enfers !
Benjamin vient de s'installer à son compte et d'hériter d'une vieille maison tout semble lui sourire... Et une nuit, un incendie détruit tout, Benjamin se retrouve seul et sans ressources, son seul espoir l'assurance de sa maison. Or son assureur n'est pas pressé... 
C'est une histoire vraiment réaliste et actuelle, le récit d'une chute sociale implacable après un accident de la vie. Plus de travail, plus de logement, plus d'argent, Benjamin devient SDF malgré lui, il s'isole et personne ne lui tendra la main pour l'aider... Benjamin est un personnage un peu naïf et très attachant, cette BD se lit très rapidement et j'ai hâte de connaître la suite de l'histoire.
Côté dessin, c'est la première BD de Chabouté que je lisais en couleurs. L'histoire est sombre mais très prenante.

 

Extrait : 

purgatoire_1_extrait2 planche_purgatoire1_1106766253_56278 purgatoire_1_extrait

 purgatoire_1_extrait1

 

Déjà lu du même auteur :

tout_seul Tout Seul  Terres_neuvas Terres Neuvas  

construireunfeu Construire un feu

quelques_jours_d_ete  Quelques jours d'été / Un îlot de bonheur 

landru Henri Désiré Landru un_peu_de_bois_et_d_acier Un peu de bois et d'acier

 

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23 avril 2013

Le garçon qui n'existait pas - Patrice Leconte

Lu en partenariat avec les éditions Albin Michel

le_gar_on_qui_n_existait_pas Albin Michel - mars 2013 - 176 pages

Quatrième de couverture : 
« “Un jour, je traverserai la Manche à la nage, et ça leur clouera le bec à tous.” Voilà ce que je me suis dit un beau matin. Parce que, fatigué de n’être personne, j’ai envie de devenir quelqu’un, pour épater mes collègues de la banque où je travaille, mais surtout pour séduire Victoire, qui est la jeune femme la plus jolie que je connaisse. »

Le héros de Patrice Leconte possède le charme distrait et la poésie d’Antoine Doinel. Comme lui, il pense que les femmes sont magiques. Et comme lui, il va accomplir un exploit effarant pour gagner le cœur de l’une d’entre elles…
Une comédie sentimentale aussi cocasse que mélancolique.

Auteur : Dessinateur, scénariste, adaptateur, Patrice Leconte a réalisé une trentaine de films fréquemment en tête du box office et primés dans les festivals du monde entier.
En 2009, il publie son premier roman, Les femmes aux cheveux courts, qui connaît un très bon accueil de la critique et du public, et Riva Bella en 2011. Dans le registre de la comédie où il excelle, il récidive aujourd'hui avec Le garçon qui n'existait pas.

Mon avis : (lu en avril 2013)
Gérald n'en peut plus d'être « transparent » depuis toujours ou pour tout le monde. Dernier né et bébé non attendu d'une famille de cinq enfants, il a toujours été celui de trop, celui qu'on oubliait. C'est à l'âge de 12 ans qu'il expérimente un avantage de sa « transparence » en quittant le magasin de jouets sans payer avec une maquette de jonque chinoise...Il est maintenant âgé d'environ trente ans et travaille comme guichetier à la BNP de la rue d'Arago. Il a pu également avoir pendant un temps un double emploi puisqu'on personne ne s’aperçoit de sa présence ou de son absence à l'agence !

Cela ne peut plus durer, et comme il est subjugué par la belle Victoire qui travaille également à la banque, pour tenter de la séduire il décide de faire quelque chose d'exceptionnelle : traverser la Manche à la nage !
Sans aucune préparation physique, au petit matin d'un 21 juin, il se jette à l'eau depuis Douvres pour espérer gagner la plage de Calais où il a donné rendez-vous à Victoire...
J'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce livre de Patrice Leconte. Gérald est un personnage très attachant et son histoire est à la fois pleine d'humour, d'imagination et de poésie. J'ai retrouvé le ton de Patrice Leconte dans ses films ou lorsque je l'écoute à la radio dans la bande de Laurent Ruquier. En lisant ce livre, j'entendais son auteur me le lire avec ses expressions...

Merci à Carol et aux éditions Albin Michel pour cette belle découverte pleine d'humour et de poésie.

Extrait : (début du livre)
« Un jour, je traverserai la Manche à la nage, et ça leur clouera le bec à tous. »

Il est sans doute singulier, pour un employé de banque d'une trentaine d'années environ, sans aucun entraînement sportif ni goût particulier pour la natation, de vouloir traverser la Manche à la nage. Mais c'est cependant mon projet le plus cher. Et je compte bien passer à l'acte dans un avenir proche.
Je dis « un employé de banque d'une trentaine d'années environ », parce que, même si c'est difficile à croire, je ne sais pas trop quel âge j'ai. Lorsque je m'examine dans un miroir, je fais trente ans. Il arrive qu'on me donne dix ans de plus ou cinq de moins, en fonction des jours, de l'éclairage, de mon humeur. Les gens me considèrent toujours furtivement. Ils me regardent sans me voir. Plus précisement : me voient sans me regarder. Chez les commerçants, on me donne du « jeune homme » ou bien du « monsieur », ça dépend. C'est flou. En fait rien n'est précis chez moi. Je n'ai pas d'âge. Et le plus fort, c'est que j'ai fini pour oublier moi-même la date de ma naissance. Ce qui ne change pas grand chose, puisque personne ne pense jamais à me souhaiter mon anniversaire. Et ça a toujours été comme ça.

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22 avril 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [122]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

qu_avonsnous_fait_de_nos_reves le_pare_adoptac yellows_birds __moi_seul_bien_des_personnages_cd la_cinqui_me_femme

Qu'avons-nous fait de nos rêves ? - Jennifer Egan 
Père adopté - Didier Van Cauwelaert 
Yellow birds - Kevin Powers (Prix Relay des Voyageurs) 
A moi seul bien des personnages – John Irving (Livre audio : Editions Thélème) 
La cinquième femme - Henning Mankell

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Le garçon qui n'existait pas - Patrice Leconte 

Que lirai-je cette semaine ?

Adrenaline - Jeff Abbott 
Le manuscrit retrouvé - Paulo Coelho 

Bonne semaine et bonnes lectures.

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21 avril 2013

La cinquième femme - Henning Mankell

la_cinqui_me_femme_ cinquieme_femme_p la_cinqui_me_femme la_cinqui_me_femme_2points cinquieme_femme_audio

Seuil - mars 2000 - 489 pages

Points - mai 2001 - 592 pages

Points - 2004 - 592 pages

Points2 - avril 2011 - 1008 pages

Sixtrid/Livraphone - mars 2013 - lu par Marc-Henri Boisse

traduit du suédois par Anna Gibson

Titre original : Den femte kvinnan, 1996

Quatrième de couverture : 
Des meurtres à donner froid dans le dos se succèdent : un homme est retrouvé empalé dans un fossé, un autre ligoté à un arbre et étranglé, un troisième noyé au fond d’un lac. Et si le crime était la vengeance d’une victime contre ses bourreaux ? Dans ce cas, Wallander doit se hâter pour empêcher un autre meurtre tout aussi barbare.

Auteur : Henning Mankell, né en 1948, partage sa vie entre la Suède et le Mozambique. Lauréat de nombreux prix littéraires. Outre la célèbre « série Wallander », il est l'auteur de romans sur l'Afrique ou sur des questions de société, de pièces de théâtre et d’ouvrages pour la jeunesse.

Mon avis : (lu en avril 2013)
C'est la sixième enquête de la série du Commissaire Wallander. Automne 1994, tout commence avec des meurtres cruels et épouvantables. C'est un vrai travail de fourmis que va entreprendre Kurt Wallander et son équipe d'enquêteurs pour résoudre cette enquête. Henning Mankell n'hésite pas à décrire avec beaucoup de précision et de réalisme tous les rouages de l'enquête : les indices, les doutes et les intuitions de Kurt, les différentes pistes...

Le rythme est assez lent mais également passionnant. L'intrigue est comme d'habitude bien construite et vraisemblable.
Dans cet épisode, l'auteur dénonce la montée de la violence en Suède et la souffrance des femmes battues.
L'automne avec la pluie, le brouillard et la boue ajoute ajoute sa noirceur à l'atmosphère angoissante, sombre et lourde du roman.
Je suis toujours une inconditionnelle d'Henning Mankell et surtout de Kurt Wallander.

Cette lecture a été particulière car en parallèle j'écoutais (en relecture) en livre-audio également un auteur suédois avec Millénium de Stieg Larsson et par moment je mélangeais Kurt Wallander et Mikael Blomkvist...

En 2010, ce livre a été adapté par la BBC dans la série télévisée Wallander (saison 2 – épisode 3) réalisé par Andy Wilson avec Kenneth Branagh, Benedict Taylor, David Sibley, Roland Hedlund, Rupert Graves. Cette adaptation très réussie est assez proche du livre et nous permet de découvrir de très beaux paysages de Suède.

Extrait : (début du livre)
Tout était silencieux en cette nuit où ils étaient venus pour accomplir leur mission sacrée.
Celui qui portait le nom de Farid et qui était le plus jeune des quatre hommes pensa après coup que même les chiens n’avaient fait aucun bruit. La nuit tiède enveloppait le petit groupe. Ils attendaient depuis la tombée du jour. La voiture qui les avait conduits depuis Alger et le lieu de rendez-vous de Dar Aziza était un vieux tacot. Ils avaient dû s’arrêter deux fois, d’abord pour réparer le pneu arrière gauche, qui avait crevé alors qu’ils n’étaient même pas à la moitié du voyage. Farid, qui n’avait jamais quitté la capitale, s’était assis à l’ombre d’un éboulis pour regarder le paysage. Le caoutchouc du pneu était usé et fissuré ; il s’était déchiré un peu au nord de Bou Saada. Il leur fallut un long moment pour dévisser les boulons et monter la nouvelle roue, et Farid comprit aux conciliabules des trois autres qu’ils seraient en retard et qu’ils n’auraient pas le temps de s’arrêter pour manger.
Le voyage reprit. Peu avant El Qued, la voiture tomba en panne. Ils mirent plus d’une heure à localiser le problème et à réparer le moteur. Leur chef – un homme pâle et barbu d’une trentaine d’années, au regard de feu comme seul pouvait en avoir un élu du Prophète – invectivait à voix basse le chauffeur qui suait sous le capot brûlant. Farid ignorait le nom de leur chef. Pour des raisons de sécurité, il ignorait tout de lui – qui il était, et d’où il venait.
Il ne connaissait pas non plus le nom des deux autres.
Seul son propre nom lui était familier.
Ils avaient continué ; l’obscurité tombait déjà, et ils n’avaient que de l’eau à boire, rien à manger.
Lorsqu’ils arrivèrent enfin à El Qued, tout était calme. Ils s’arrêtèrent au cœur du labyrinthe de ruelles, non loin d’une place de marché. La voiture disparut dès qu’ils en furent descendus. Un cinquième homme se détacha de l’ombre et ils le suivirent dans la nuit.
Ce fut alors seulement, comme il se faufilait derrière les autres le long des ruelles étrangères, que Farid songea à ce qui allait bientôt se produire. Il effleura le couteau à la lame recourbée rangé dans son fourreau au fond d’une poche de son caftan.
C’était son frère, Rachid Ben Mehidi, qui lui avait parlé pour la première fois des étrangers. Ils savouraient les soirées tièdes sur le toit de la maison paternelle, en regardant les lumières scintillantes d’Alger. Farid savait que Rachid était activement engagé dans la lutte pour faire triompher la loi du Prophète. Tous les soirs, Rachid revenait sur la nécessité de chasser les étrangers du pays. Au début, Farid s’était senti flatté que son frère prenne le temps de discuter politique avec lui, même si ses propos ne lui paraissaient pas toujours très clairs. Plus tard, il comprit que Rachid avait une autre raison de lui sacrifier tout ce temps : il voulait que Farid participe au combat.
Ces conversations avaient eu lieu plus d’un an auparavant. À présent, Farid suivait les autres hommes vêtus de noir le long des ruelles obscures, dans l’air chaud et immobile, et il s’apprêtait à exaucer le vœu de Rachid. On allait chasser les étrangers, mais pas en les escortant vers les ports ou les aéroports. On allait les tuer. Ainsi, les autres réfléchiraient à deux fois avant de venir.
Ta mission est sacrée, lui répétait sans cesse Rachid. Le Prophète sera content de toi. Tu auras un avenir radieux une fois que nous aurons transformé ce pays selon son désir.

 

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