22 mars 2013

La voie Marion - Jean-Philippe Mégnin

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Le Dilettante - août 2010 - 160 pages

J'ai Lu - septembre 2012 - 118 pages

Quatrième de couverture : 
Marion, fille d’Annecy, parents dignes et coudes au corps, ouvre à Chamonix une librairie, plaisir et défi tout à la fois. Un jour, dans la porte, s’encadre Pierre, géant de granit rose, colosse timide qui peu à peu l’entraîne dans ce qui lui sert d’élément et d’horizon : la montagne. La montagne est la vraie langue dans laquelle s’exprime Pierre à coups de piolets, à force de pitons, d’encordements ; taillant, dans la masse impavide des sommets, voies et parcours. Une fée vorace qui lui a également pris son père, disparu au fil d’une course. Peu à peu, Marion s’initie par lui à la discipline pratique du périple montagnard. À la cordée succède le lien amoureux. Mais l’enfant qui doit marquer cette victoire, cet accès au bonheur, se fait attendre. Au roman-fleuve, ample, lent, charriant masse énorme de faits, de figures, répond ce récit-glacier : court, ténu, brûlant comme la glace, inexorable en son avancée fatale. La Voie Marion ou les neiges éternelles n’existent pas.

Auteur : Jean-Philippe Mégnin vit pas très loin de Besançon et tout près de sa femme et de leurs deux enfants.
Quand il n’enseigne pas l’histoire des sciences, il se demande toujours ce qu’il préfère : écrire ou jouer du piano, Lascaux ou Soulages, le glacier du Géant ou le Quartier latin. Sans compter qu’il y a aussi la pointe du Raz...

Mon avis : (lu en mars 2013)
Marion est libraire à Chambéry, Pierre est guide de haute montagne. Marion et Pierre tombent amoureux, elle lui fait découvrir les livres, il lui fait découvrir la montagne. La vie s'est installée doucement. Mais quelques années plus tard, c'est la routine et...
Un roman très court avec comme décor de superbes paysages de montagnes, c’est beau, c’est tendre et cela devient imprévisible… Une belle découverte.

Extrait : (page 83)
Je l’ai dit, ce n’était pas la première fois que je me risquais à partager ma vie avec quelqu’un.

Qu’est-ce qui a fait que cette fois-là, je l’ai sentie comme plus… définitive ? Les sentiments? En toute honnêteté, pas seulement; je sais que c’est un peu dur de dire ça comme ça, mais après toutes ces années j’arrive à le dire, pas seulement. Seule dans le chalet de mon enfance, seule dans ma librairie, seule dans mes commandes, mes factures, mes traites, mes tracasseries administratives, seule dans mes soirées, dans mes bouquins, seule dans mes sonneries de réveil, j’ai dû croire à ce en quoi j’avais envie de croire. Il m’a rassurée, et c’est de ça que j’avais le plus besoin.
Et puis il y a eu ce manque. Cet enfant, il n’est jamais venu.
À la place, on a eu la lente transformation de l’optimisme heureux en attente anxieuse, puis celle de l’attente anxieuse en résignation douloureuse. Avec en plus le ballet obscène des consultations médicales, à Annecy, à Genève, à Lyon… les questions auxquelles il a fallu répondre, les examens qu’il a fallu subir… Et tout l’éventail des blouses blanches, de l’être rare à l’imbécile indifférent… Et toujours cette même réponse, que tout paraissait normal, que chacun de son côté avec un autre on aurait sans doute eu un enfant sans problème, mais que voilà, les deux… Je le sais bien, que j’ai changé aussi.
J’ai eu l’impression que tout ce que j’aimais devenait plus terne. Mes longues discussions avec les clients devenaient moins longues, mes copines boulangères ou vendeuses de génépi de la rue Vallot m’agaçaient, le soleil du matin sur le dôme du Goûter avait perdu son étincelle. Même les petits jeunes gens qui venaient le soir travailler à la maison avec Pierre me devenaient insupportables.
– Marion… Il y a quelque chose qui… ça ne va pas ?
– Non, non, laisse, Marie-Ève, ce n’est rien…
– Écoutez… (Elle n’avait pas pu se résoudre à me tutoyer; j’avais insisté, dès les premiers jours, mais elle n’avait pas pu.) Écoutez… Je ne voudrais surtout pas paraître indiscrète, mais…
La pauvre, elle tournait autour sans oser se lancer.
– ça va passer, Marie-Ève, ça va passer… 
Tout me devenait pesant. Moi qui m’enthousiasmais d’un rien, j’avais le sentiment de devenir une frigide de la vie.

Déjà lu du même auteur :

la_patiente La patiente

Challenge Petit BAC 2013
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"Prénom"

 Challenge Pour Bookineurs En Couleurs
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PAL Bleu

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21 mars 2013

Etranges rivages - Arnaldur Indridason

etranges_rivages Editions Métailié - février 2013 - 298 pages

traduit de l'islandais par Eric Boury

Titre original : Furðustrandir, 2010

Quatrième de couverture : Erlendur est de retour ! Parti en vacances sur les terres de son enfance dans les régions sauvages des fjords de l'est, le commissaire est hanté par le passé. Le sien et celui des affaires restées sans réponse. Dans cette région, bien des années auparavant, se sont déroulés des événements sinistres. Un groupe de soldats anglais s'est perdu dans ces montagnes pendant une tempête. Certains ont réussi à regagner la ville, d'autres pas. Cette même nuit, au même endroit, une jeune femme a disparu et n'a jamais été retrouvée. Cette histoire excite la curiosité d'Erlendur, qui va fouiller le passé pour trouver coûte que coûte ce qui est arrivé...
C'est un commissaire au mieux de sa forme que nous retrouvons ici !

Auteur : Arnaldur Indridason est né à Reykjavik en 1961. Diplômé en histoire, il est journaliste et critique de cinéma. Il est l'auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays.

Mon avis : (lu en mars 2013)
Après deux enquêtes sans notre commissaire préféré, dans ce livre, c'est le retour d'Erlendur. Nous le retrouvons sur les terres de son enfance où il est venu affronter le drame qui le hante depuis toujours : la disparition de son jeune frère, âgé de 8 ans, lors d'une terrible tempête de neige...

C'est une Islande austère et sauvage que nous découvrons dans cette histoire, il fait froid, cette nature hostile est un personnage à part entière de ce livre.
Il s'intéresse alors à d'autres disparitions qui ont eu sur la lande. En particulier, celle de Mathildur, une jeune femme disparue en 1942 en même temps qu'un régiment anglais. Cette enquête qu'Erlendur va mener seul, à son rythme et à sa façon va dévoiler des réponses aux questions que pouvait se poser le lecteur depuis les premiers romans d'Arnaldur Indridason autour de la personnalité torturée de notre héros. Ce policier est indispensable pour mieux comprendre qui est Elendur. Il est préférable de le lire après avoir lu ces précédentes aventures.

Extrait : (début du livre)
Il n'a plus froid. Au contraire, une étrange vague de chaleur lui envahit le corps. Lui, qui pensait que toute chaleur l'avait déserté, il a l'impression qu'elle se diffuse dans ses bras et ses jambes, jusqu'à ses mains et ses pieds, et brusquement son visage lui semble s'enflammer.

Allongé dans le noir, ses pensées vont et viennent, désordonnées, il ne distingue qu'à peine la frontière entre le sommeil et la veille. Il a beaucoup de peine à se concentrer et à évaluer son état. Comme plongé dans une confortable torpeur, il ne souffre pas. Des rêves, des images, des bruits et des lieux qui lui sont à la fois connus et inconnus défilent dans son esprit qui lui joue d'étranges tours et le projette constamment à travers le passé et le présent, défiant l'espace et le temps. Il n'a aucune véritable prise sur ces errances. Un instant, il est assis à l'hôpital, au chevet de sa mère qui se meurt et le quitte. L'instant d'après, un hiver sombre s'est abattu et il se retrouve à nouveau allongé sur le sol de cette ferme abandonnée qui était jadis sa maison. Il a toutefois bien conscience que ce n'est là qu'une illusion.
- Que faites-vous ici ?
Il se redresse, s'assoit et aperçoit un homme à la porte. Un voyageur vient de tomber sur lui par hasard. Il ne comprend pas sa question.
- Que faites-vous ici ? répète l'homme.
- Qui êtes-vous ?
Il ne distingue pas son visage et ne l'a pas entendu entrer, tout ce qu'il voit se résume à cette silhouette qui répète inlassablement la même question insupportable.
- Que faites-vous ici ?
- Je suis chez moi. Qui êtes-vous ?
- J'ai l'intention de passer la nuit avec vous, si ça ne vous dérange pas.
L'homme assis par terre à côté de lui a allumé un feu. Il sent la chaleur se diffuser sur son visage et tend ses mains vers les flammes. Il n'a eu aussi froid qu'une seule fois dans sa vie.
- Qui êtes-vous ? demande-t-il une nouvelle fois à son visiteur.
- Je suis venu vous écouter.
- M'écouter ? Qui est avec vous ?
Il a l'impression qu'ils ne sont pas seuls, que quelqu'un d'autre accompagne cet homme, quelqu'un qu'il ne parvient pas à distinguer.
- Personne, répond le voyageur, je suis venu seul. Vous habitiez ici ?
- Êtes-vous Jakob ?
- Non, je ne suis pas Jakob. Je m'étonne que ces murs tiennent encore debout, je vois que la maison est solide.
- Qui êtes-vous ? Êtes-vous Boas ?
- Je passais par là.
- Vous êtes déjà venu ici ?
- Oui.
- Quand ça ?
- Il y a des années. A l'époque où cette maison était encore habitée. Que sont devenus ces gens ? Savez-vous ce qu'est devenue la famille qui vivait ici ?

Allongé dans le noir et transi, il ne parvient plus à faire aucun mouvement. Il est à nouveau seul, le feu a disparu, de même que la maison abandonnée. Les ténèbres et le froid le cernent, la chaleur déserte peu à peu ses membres et son visage.
Quelque part, il entend à nouveau ce grattement.
Venu des profondeurs glacées et lointaines, le bruit approche et enfle constamment, bientôt suivi par de déchirants cris d'effroi.

Déjà lu du même auteur :

la_cit__des_jarres La Cité des jarres  la_femme_en_vert La Femme en vert 

la_voix La Voix l_homme_du_lac L'Homme du lac hiver_arctique Hiver Arctique 

 hypothermie Hypothermie la_rivi_re_noire La rivière noire betty Bettý 

la_muraille_de_lave La muraille de lave

 Challenge Voisins, voisines

voisins_voisines_2013
Islande

 Défi Scandinavie noire

dc3a9fi_scandinavie_noire
Islande

Challenge Littératures Nordiques

litterature_nordique

 Challenge Thriller 

challenge_thriller_polars
catégorie "Même pas peur" : 32/12

 

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20 mars 2013

15ème Printemps des Poètes

 

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L'enfance d’Alan - Emmanuel Guibert

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Lu dans le cadre La BD fait son festival avec Price Minister

 

l_enfance_d_alan L'Association - septembre 2012 - 159 pages

Présentation de l'éditeur : 
En 1994, Emmanuel Guibert, alors en vacances, rencontre par hasard Alan Ingram Cope, un américain retiré sur l’île de Ré. C’est le début d’une profonde amitié entre ce retraité de 70 ans, et le dessinateur âgé d’alors 30 ans. Très vite, Alan, en fabuleux conteur, se met à raconter sa vie à un Emmanuel Guibert émerveillé.Après La Guerre d’Alan, consacré aux périple du jeune soldat Alan durant la seconde Guerre Mondiale, Emmanuel Guibert s’attache à retranscrire ses souvenirs d’enfance. L’Enfance d’Alan est aussi un formidable témoignage sur la vie quotidienne aux Etats-Unis avant-guerre. On y découvre la vie d’une famille ordinaire, humble, et l’éveil d’un enfant à l’existence. Dans la description des jeux avec les enfants du voisinage, des moments vécus en famille, ce travail de mémoire touche à l’universel. Le talent de conteur d’Alan, et la grâce du dessin d’Emmanuel Guibert, apportent à ce témoignage une douceur pleine de l’innocence de l’enfance, et de la joie du souvenir.

Auteur : Emmanuel Guibert est un dessinateur et scénariste de bande dessinée, né en 1964 à Paris.  

Mon avis : (lu en mars 2013)
J'ai beaucoup aimé le livre La Guerre d'Alan d'Emmanuel Guibert , consacré aux périples du jeune soldat Alan durant la seconde Guerre Mondiale, aussi lorsque Price Minister nous a proposé de participer à l'opération La BD fait son festival, je n'ai pas hésité à choisir L'enfance d'Alan.

Alan est né en 1925 en Californie dans une banlieue de Los Angeles. Il passe son enfance dans cette région de la côte ouest, entre Alhambra, Pasadena et Santa Barbara. A travers des petites histoires souvenirs d'enfance, nous découvrons une époque et une région. C'est intéressant, émouvant, amusant : il est question d'une immense avenue d'arbres de Noël, des sorties au bord de la mer avec les maillots en laine, des grands-parents, des locomotives…

J'ai beaucoup aimé ce retour à l'enfance qui m'a rappelé également des souvenirs d'enfance (différents de ceux d'Alan car autre lieu et autre époque). J'aime également ce dessin noir et blanc simple et épuré. Cette bande-dessinée a été à la hauteur de mon attente.

Note : 17/20

Merci à Price Minister pour cet opération.

Extrait : 

l_enfance_d_alan_11 

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Déjà lu du même auteur :

la_guerre_d_Alan La Guerre d'Alan

Challenge Petit BAC 2013
petit_bac_2013
"Prénom"

 

 

 

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19 mars 2013

Festival Rue des Livres - 16 mars 2013

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 Les billets des dernières années sur les rencontres à Rennes entre blogueurs et blogueuses à l'occasion du Festival Rue des livres m'ont donné envie d'y participer et cette année, j'ai sauté le pas.

Je suis partie très tôt de chez moi, après un transilien, un bus et un TGV, je suis arrivée à la gare de Rennes vers 10h30 avec la pluie... Je retrouvais Sylire, Fransoaz arrivant par le train de Brest et Gambadou organisatrice de la rencontre blogo qui nous véhiculait gentiment jusqu'au Festival.

Retrouvailles avec le reste des participant(e)s sous le chapiteau du Festival : SandrineYvon, Joelle et son mari, Géraldine, HildeYaneck, Xian Moriarty, Arieste, Canel et sa famille. 

Rapidement nous partons déjeuner à la Cantine des auteurs, où nous attend un délicieux repas marocain préparé par une association de quartier. Nous sommes répartis sur deux tables l'occasion d'échanger des livres, de discuter BD, prix Elle et lectures bien sûr !

Nous ne traînons pas trop à table car nos tables sont attendues par de nouveaux convives. La pluie s'étant arrêtée, nous en profitons pour faire un grand tour du salon, tout en papotant ! 

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            Bernard Minier                                Viviane Moore

Ensuite, Sandrine, Canel, son fils et moi nous décidons d'aller voir la conférence sur L’école française du Polar avec Stéphane Marchand, David S. Khara, Christian Rauth et Bernard Minier. J'ai beaucoup aimé les interventions de Bernard Minier.

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de gauche à droite : Stéphane Marchand, David S. Khara, Christian Rauth et Bernard Minier

Nous profitons de la pause pour faire la photo de groupe avec ceux et celles qui le voulaient...
(cf. les billets de Gambadou, Sandrine, Syrelire...)

Puis c'est la conférence qui m'a le plus marqué : Écrire contre l’oubli superbement animée par C. Capochichi avec Magda Hollander-Lafon, son éditrice Anne-Sophie Jouanneau et Yahia Belaskri :

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Quelle grande dame avec un regard inoubliable, née en Hongrie en 1928, elle est déportée à l'âge de 16 ans.
En 1977, longtemps après sa sortie des camps, elle témoigne à travers un petit livre Les chemins du temps.
Ce livre est réédité et complété Quatre petits bouts de pain : Des ténèbres à la joie. 
Un matin, à Auschwitz, une femme mourante demande à Magda Hollander-Lafon d'approcher et lui dit de prendre dans sa main les quatre petits bouts de pain qu'elle a gardés mais qu'elle ne peut plus manger : " tu es jeune, tu dois vivre ", lui dit-elle. Cette phrase a donné à Magda une formidable envie de vivre et aujourd'hui elle veut transmettre l'horreur avec douceur. Elle nous parle de l'importance du regard qui peut être aussi bien destructeur que plein de douceur... « Il y a en chacun de nous le meilleur et le pire », « La vie ne se mérite pas mais se vit au présent. Je suis responsable de ma vie et du sens que je veux lui donner. »

Le témoignage de Yahia Belaskri originaire d'Oran ville cosmopolite à propos de son livre Une longue nuit d'absence était également très intéressant. J'ai aimé sa formule pour résumer le livre : 1 homme (Paco), 2 pays (Algérie et Espagne), 3 guerres (Guerre d'Espagne, 2de Guerre Mondiale, Guerre d'Algérie).

Re-pause, je sors mes cookies...

La dernière conférence auquelle j'assiste sans connaître est Autour de Philip K. Dick animée par Erwan Cadoret (spécialiste cinéma, éducateur à l’image, intervenant Clair Obscur à Rennes) avec Étienne Barillier (spécialiste de P. K. Dick), Florian Treguer (enseignant
chercheur en littérature américaine) et Jérémy Zucchi (spécialiste en cinéma et intervenant sur P. K. Dick).


de gauche à droite :
Erwan Cadoret, Jérémy Zucchi, Étienne Barillier, Florian Treguer

(cf. Wikipedia : Philip K. Dick)

 Et bien sûr, dans un Salon, je collecte des marque-pages ! 

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Il est déjà l'heure de quitter le Festival, de quitter Rennes et de prendre le chemin du retour...

Merci à Canel et à sa famille de m'avoir reconduite à la gare...

J'ai un peu dormi dans le TGV pour éviter de rater ma gare à minuit... 

Et lorsque j'arrive chez moi, il est déjà dimanche !

Je suis ravie d'avoir participé à cette journée, d'avoir pu enfin rencontrer en vrai Sandrine et Canel avec qui j'échange par commentaires ou mails depuis plusieurs années. Je regrette de n'avoir pas pris le temps d'échanger plus avec les autres participant(e)s...
Ce sera pour une autre fois !

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18 mars 2013

C'est lundi que lisez-vous ? [117]

BANNIR
(c) Galleane

C'est le jour du rendez-vous initié par Mallou proposé par Galleane  

Qu'est-ce que j'ai lu cette semaines ? 

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Indigo - Catherine Cusset (Prix Relay des Voyageurs)
Crains le pire - Linwood Barclay 
La Villa des Térébinthes - Jean-Paul Malaval 

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Joseph Anton - Salman Rushdie (Grand Prix Elle 2013) 
Etranges rivages - Arnaldur Indridason 
L'enfance d'Alan - Emmanuel Guibert (
La BD fait son festival avec Price Minister)

Que lirai-je cette semaine ?

Celui que tu cherches - Amanda Kyle Williams (partenariat)
Eléments incontrôlés - Stéphane Osmont (Prix Relay des Voyageurs)
Dans le jardin de la bête - Erik Larson (Grand Prix Elle 2013)

Bonne semaine et bonnes lectures.

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17 mars 2013

Grand Prix des lectrices Elle

La sélection du Jury d'Avril est arrivée hier dans ma boîte aux lettres,
ce sont les derniers livres de l'aventure :

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Je dois rendre ma "copie" avant le 18 avril.

Pas d'avis particulier avant lecture...
656 pages + 416 pages + 320 pages

 A suivre...


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16 mars 2013

La Villa des Térébinthes - Jean-Paul Malaval

Lu dans le cadre du Challenge
 "Ecoutons un livre"

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Audiolib - septembre 2012 - lu par Colette Sodoyer

Calmann Lévy - août 2012 - 384 pages

Quatrième de couverture : 
1894. Quand Silvius épouse la fille d’un riche soyeux lyonnais, il pense se faire une place au soleil dans le milieu des négociants. En butte aux railleries des patrons comme des ouvriers, il comprend bien vite qu’on ne lui pardonnera pas ses origines de petit paysan ardéchois.
Avec l’arrivée de l’électricité et de la soie artificielle, se dessine le déclin de sa belle-famille. Seul Silvius prend la mesure des bouleversements qui vont affecter l’industrie lyonnaise, des canuts jusqu’aux éleveurs de cocons de mûrier. 
Mais le passé n’abdique jamais. Sa mère, abandonnée de tous dans la magnanerie familiale, sa cadette, mariée à un vigneron qui la maltraite, son orgueilleuse soeur aînée, institutrice en Ardèche, sauront le lui rappeler. Silvius devra payer le prix de ses ambitions.

Auteur : Après des études de lettres, Jean-Paul Malaval a été journaliste, notamment pour Le Nouvel Observateur, avant de se consacrer à la littérature. Il est l’auteur d’une oeuvre importante qui l’a imposé comme l’un des principaux auteurs contemporains de romans de terroir. Né à Brive, il est aujourd’hui maire de Vars-sur-Roseix en Corrèze.

Lecteur : Colette Sodoyer, cette jeune et talentueuse comédienne de formation classique s’est distinguée dans toutes les formes de son art, de la télévision au doublage sans oublier le théâtre et le cinéma ! Vous pouvez désormais apprécier son talent en livre audio.

Mon avis : (écouté en mars 2013)
C'est pour répondre au thème de la 3e session  "Ecoutons un livre" consacrée aux livres de la rentrée de septembre 2012 que j'ai emprunté ce livre audio à la bibliothèque, le seul du rayon répondant au thème...
Cette histoire se passe à la fin du XIXème siècle, début du XXème à Lyon et en Ardèche. Silvius est fils de paysans éleveurs de vers à soie. Il a quitté le monde rural pour Lyon où il est devenu négociant en soie, il a épousé Roxane, la fille d’un riche soyeux. Ils ont eu une petite fille Jade, mais leur couple est en crise. Le père de Silvius, Théodore Andrommas vient de mourir, sa femme se retrouve seule pour s'occuper de la ferme de vers à soie. Silvius a deux soeurs : Pauline est mariée à un vigneron qui la brutalise et Eugénie est institutrice. Le contexte économique change avec l'arrivée de la soie artificielle, de l'électricité... Entre roman du terroir et saga familiale, je n'ai pas été vraiment passionnée par cette lecture. Et après plus de la moitié du livre écouté, j'ai même réalisé que c'était le deuxième tome... 

 

Challenge 6% Littéraire 2012

  logochallenge2  
39/42

 

 

 

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Festival Rue des Livres

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Une première pour moi, je passe la journée à Rennes au Festival Rue des Livres !

A cette occasion, je vais rencontrer des blogueurs et blogueuses... 

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14 mars 2013

Crains le pire - Linwood Barclay

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Audiolib - février 2012 - lu par Philippe Sollier

France Loisirs - février 2011 - 535 pages 

Belfond - février 2012 - 460 pages

J'ai Lu - février 2013 - 509 pages

traduit de l'américain par Marieke Merand-Surtel

Titre original : Fear the worst, 2009

Quatrième de couverture :
Votre fille de 17 ans part de bon matin pour son petit boulot d'été.

Elle vous promet d'être de retour pour le dîner.
Mais elle ne rentrera pas.
Ni ce soir là, ni les suivants.
Votre pire cauchemar a commencé...
Pour Tim Blake, le père de Sydney, une seule mission : la retrouver à tout prix. Un coup de fil mystérieux, des individus menaçants, des meurtres... et la vie sans histoire de Tim bascule dans un engrenage incompréhensible et totalement terrifiant. Pourtant, galvanisé par son amour paternel, il ira jusqu'au bout, au risque de tout perdre...

Vendeur automobile divorcé depuis cinq ans et père de Sydney, une ado de 17 ans, Tim Blake mène une existence plutôt casanière. Un soir d’été, Syd ne rentre pas. Quand Tim appelle le motel où elle travaille comme réceptionniste, mauvaise surprise : personne ne la connaît.L’adolescente a-t-elle fugué ? Les semaines passent dans une terrible attente mais Tim ne peut envisager la mort de sa fille. Il se lance à sa recherche et comprendra bien vite que sa vie est basée sur des mensonges.

Auteur : D’origine américaine, Linwood Barclay vit à Toronto, au Canada, avec son épouse et leurs deux enfants.En 2008, après une carrière de journaliste, il décide de se consacrer à l’écriture. Cette nuit-là (2009) rencontre un succès international retentissant : best-seller en Angleterre et en Allemagne, et lauréat du ArthurEllis Award, nominé pour le Barry Award et le prix du meilleur roman de l’Association internationale desauteurs de thrillers, il sera traduit dans près de quarante langues.

Lecteur : Philippe Sollier, comédien de théâtre, voix-off au talent reconnu, vous l’avez vu dans les plus célèbres séries de la télévision française : Commissaire Moulin, Avocats et associés ou En cas d’urgence.

Mon avis : (écouté en mars 2013)
Après avoir découvert Linwood Barclay avec son dernier livre Contre toute attente, j'ai trouvé celui-ci en version audio et je me suis régalée.

Tout commence un matin au petit-déjeuner, avec Tim Blake et sa fille de 17 ans Sidney et une dispute sans gravité entre le père et la fille. Ensuite, tous les deux partent chacun de son côté pour leur journée de travail. Mais le soir, Sidney ne rentre pas à la maison et elle a disparu. Tim Blake ne veut pas imaginer l'impensable et il part à la recherche de sa fille. Il se rend sur le lieu de travail de sa fille, il interroge sans relâche les collègues, les voisins... La police mène également son enquête.
Cette histoire est rythmée, captivante entre de nombreuses pistes et de nombreuses péripéties, Tim Blake va vivre des journées difficiles...
Certaines péripéties sont parfois peu crédibles mais c'est secondaire, ce père est vraiment touchant, il se donne à fond pour retrouver sa fille sans avoir peur de s'attirer des ennuis. Il y a également de l'humour dans certaines scènes décrites. 
Un livre audio que j'ai écouté en peu de jours, j'y suis entrée très facilement et il a bien occupé pour mon voyage du retour de vacances.

Extrait : (début du livre)
Le matin du jour où j'ai perdu ma fille, elle m'a demandé de lui faire des œufs brouillés. 
— Tu veux du bacon avec ? ai-je crié en direction de l'étage, où Sydney se préparait pour aller travailler. 
— Non, a-t-elle répondu de la salle de bains. 
— Des toasts ? 
— Non plus. 
J'ai entendu le claquement du fer à lisser. Ce bruit indiquait généralement la fin de son rituel matinal. 
— Du fromage dans tes œufs ? 
— Non. Ou alors un peu, pourquoi pas ? 
Je suis retourné dans la cuisine, j'ai ouvert le frigo, en ai sorti des œufs, un morceau de cheddar, du jus d'orange, et j'ai mis la cafetière électrique en route. 
Susanne, mon ex-femme, qui venait d'emménager chez Bob, son nouveau compagnon, à Stratford, de l'autre côté du fleuve, aurait sans doute dit que je gâtais trop notre fille, qu'à dix-sept ans elle était assez grande pour se préparer son petit déjeuner. Mais l'avoir avec moi pour l'été était un tel plaisir que ça ne me dérangeait pas de la dorloter. L'an passé, je lui avais trouvé un job à la concession Honda de Milford où je suis vendeur, de ce côté-ci du fleuve. Mis à part quelques échanges virulents, partager notre quotidien avait été dans l'ensemble une expérience plutôt agréable. Cette année, toutefois, Sydney avait choisi de ne pas retourner chez Honda. Cohabiter avec moi lui suffisait. Que je garde un œil sur elle pendant qu'elle travaillait était une autre histoire. 
— Tu as remarqué, avait-elle observé l'été précédent, que tu critiques chaque garçon à qui je parle, même une minute ? 
— Une femme avertie en vaut deux, avais-je répliqué. 
— Dwayne, par exemple, à l'atelier ? 
— Il a mauvais caractère. 
— Et Andy ? 
— Tu plaisantes. Beaucoup trop vieux pour toi. Il a bien vingt-cinq ans. 
Alors cette année, elle avait trouvé un autre emploi, toujours à Milford, afin de pouvoir vivre avec moi de juin au jour de la fête du Travail, début septembre. Elle s'était fait embaucher au Just Inn Time, un hôtel pour représentants de commerce ne restant qu'une nuit ou deux. Milford est une jolie ville, sans être une destination touristique. Dans une existence antérieure, l'hôtel avait été un Days Inn ou un Holiday Inn ou encore un Comfort Inn, mais la chaîne propriétaire, quelle qu'elle fût, avait repris ses billes et un indépendant l'avait remplacée. 
Je n'avais guère été étonné quand Sydney m'avait appris qu'on lui avait donné un poste à la réception. 
— Tu es intelligente, charmante, bien élevée… 
— Je suis surtout une des rares à parler anglais, avait-elle riposté, coupant court à ma fierté paternelle. 
Il fallait lui tirer les vers du nez pour la faire parler de son nouveau travail. « C'est juste un boulot », disait-elle. Au bout de trois jours, je l'ai surprise en pleine dispute au téléphone avec sa copine Patty Swain, elle voulait trouver autre chose, même si son salaire était correct puisqu'elle ne paierait pas d'impôts. 
— Ce n'est pas déclaré ? lui ai-je demandé lorsqu'elle a raccroché. Tu es payée au noir ? 
— Tu écoutes mes coups de fil ou quoi ? 
J'ai préféré la laisser tranquille. Qu'elle règle ses problèmes elle-même. 
J'ai attendu que Sydney descende l'escalier pour verser les deux œufs battus avec du cheddar râpé dans la poêle beurrée. L'idée m'est alors venue de lui faire le même genre de surprise que lorsqu'elle était petite. J'ai pris une moitié de coquille d'œuf vide et, à l'aide d'un crayon à mine tendre, j'ai dessiné un visage dessus. Un sourire tout en dents, une demi-lune pour le nez, et deux yeux menaçants. Après avoir tiré un trait de la bouche jusque derrière la coquille, j'ai écrit : SOURIS, BON SANG ! 
Elle est entrée dans la cuisine d'un pas traînant, comme un prisonnier en route pour l'échafaud, puis elle s'est affalée sur sa chaise, le regard baissé, les cheveux sur les yeux, les bras inertes le long du corps. Une énorme paire de lunettes de soleil, que je ne lui connaissais pas, était perchée au sommet de son crâne. 
J'ai fait glisser les œufs, devenus fermes en quelques secondes, sur une assiette que j'ai déposée devant elle. 
— Votre Altesse, ai-je déclaré par-dessus le son de l'émission Today qui s'échappait du petit téléviseur de la cuisine. 
Levant lentement la tête, Sydney a d'abord regardé l'assiette, avant de s'arrêter sur le petit bonhomme qui la fixait. 
— Oh, mon Dieu, a-t-elle soufflé. 
Puis elle a tourné la salière coiffée de la demi-coquille pour lire ce qui se trouvait à l'arrière. 
— Souris toi-même, a-t-elle riposté avec une inflexion espiègle dans la voix. 
— Tu as de nouvelles lunettes de soleil ? 
D'un air absent, comme si elle avait oublié qu'elle venait de les poser là, elle a touché une des branches, les a vaguement ajustées sur sa tête. 
— Oui. 
J'ai remarqué la griffe Versace inscrite en lettres minuscules dessus. 
— Très chouette, ai-je commenté. 
Syd a hoché la tête avec lassitude. 
— Tu es rentrée tard ? ai-je poursuivi. 
— Pas tellement. 
— Minuit, ça l'est. 
Elle savait que nier l'heure de son retour ne servirait à rien. Je ne fermais jamais l'œil avant de l'entendre franchir le seuil de notre maison de Hill Street et verrouiller la porte derrière elle. Je supposais qu'elle était sortie avec Patty Swain, qui, bien qu'également âgée de dix-sept ans, donnait l'impression d'avoir un peu plus d'expérience que Syd dans les domaines qui empêchent les pères de dormir la nuit. J'aurais été naïf de croire Patty Swain encore novice en matière d'alcool, de sexe ou de drogue. 
Cela dit, Syd n'était pas un ange non plus. Je l'avais surprise une fois avec un joint, sans compter ce jour où, alors qu'elle avait quinze ans, elle était rentrée de la boutique Abercrombie & Fitch de Stamford avec un nouveau T-shirt, incapable d'expliquer à sa mère l'absence de ticket de caisse. Ç'avait bardé. 
Voilà peut-être pourquoi ces lunettes de soleil me titillaient. 
— Elles t'ont coûté cher ? ai-je demandé. 
— Pas tant que ça. 
— Et comment va Patty ? 
En fait, je voulais surtout m'assurer que Syd était bien sortie avec elle. Même si leur amitié ne remontait qu'à un an, elles passaient tellement de temps ensemble qu'on aurait dit qu'elles se connaissaient depuis le jardin d'enfants. J'aimais bien Patty, elle avait un franc-parler rafraîchissant, mais j'aurais parfois préféré que Syd traîne un peu moins avec elle. 
— Nickel, répondit-elle. 
À la télévision, Matt Lauer1 nous mettait en garde contre la radioactivité potentielle des plans de travail en granit. Chaque jour apportait son nouveau sujet d'inquiétude.
Sydney a pioché dans ses œufs. 
— Mmm, a-t-elle fait avant de relever les yeux vers le poste. Tiens, c'est Bob. 
J'ai suivi son regard. Il s'agissait d'un spot publicitaire de la chaîne locale. Un grand type avec un début de calvitie et un sourire éclatant se tenait devant un océan de voitures, les bras étendus, tel Moïse fendant les eaux de la mer Rouge. 
« Venez dare-dare chez Bob Motors ! Vous n'avez pas de reprise ? Aucun problème ! Vous n'avez pas d'acompte ? Aucune importance ! Vous n'avez pas de permis de conduire ? Bon, ça, c'est un peu embarrassant ! Mais si vous recherchez une voiture, et si vous voulez une bonne affaire, venez vous éclater dans l'une de nos trois… »
J'ai coupé le son. 
— Il est crétin sur les bords, a dit Sydney de l'homme avec lequel vivait sa mère, mon ex-femme. Mais dans ces pubs il fait carrément Supercrétin. Qu'est-ce qu'on mange ce soir ? 
Le petit déjeuner ne se terminait jamais sans que nous discutions du dîner. 
— Si on se faisait livrer un truc ? 
Avant que je puisse répondre, elle a ajouté : 
— Une pizza ? 
— Je crois que je vais préparer quelque chose, ai-je objecté. 
Syd n'a pas cherché à cacher sa déception. 
La pub de Bob passée, j'ai remis le son du téléviseur. Al Roker2 se mêlait à la foule habituelle du Rockefeller Center, où la plupart des gens agitaient des panneaux souhaitant un bon anniversaire à des parents postés devant l'émission. 
J'ai observé ma fille manger son petit déjeuner. Être père, du moins pour moi, c'est aussi être constamment fier. Sydney devenait vraiment ravissante. Cheveux blonds aux épaules, long cou gracile, teint de porcelaine, traits affirmés. Sa mère a des racines norvégiennes, d'où ce côté scandinave. 
Comme si elle sentait mon regard sur elle, Syd a demandé : 
— Tu crois que je pourrais être mannequin ? 
— Mannequin ? 
— Inutile de prendre cet air choqué. 
— Je ne suis pas choqué, ai-je riposté, sur la défensive. Simplement, c'est la première fois que tu m'en parles. 
— Ça ne m'avait jamais traversé l'esprit. C'est une idée de Bob. 

1. Journaliste présentateur de l'émission Today sur NBC. (Toutes les notes sont de la traductrice)
2. Présentateur météo et animateur sur NBC.

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Challenge Thriller 
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Connecticut

 

 

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