la_vie_en_sourdine_CD la_vie_en_sourdine la_vie_en_sourdine_p

Audiolib – février 2009 – lu par Daniel Nicodème

Rivages – septembre 2008 - 413 pages

Rivages poche – avril 2010 – 460 pages

traduit de l'anglais 

Titre original : Deaf sentence, 2008

Quatrième de couverture : 
Desmond a des problèmes d'ouïe. Et d'ennui. Professeur de linguistique fraîchement retraité, il consacre son ordinaire à la lecture du Guardian, aux activités culturo-mondaines de son épouse, dont la boutique de décoration est devenue la coqueluche de la ville, et à son père de plus en plus isolé là-bas dans son petit pavillon londonien.
Lors d'un vernissage, alors que Desmond ne comprend pas un traître mot de ce qu'on lui dit et répond au petit bonheur la chance, une étudiante venue d'Outre-Atlantique lance sur lui ce qui ressemble vite à une OPA. Pourquoi Desmond ne l'aiderait-il pas à rédiger sa thèse ? Le professeur hésite. Pendant ce temps son père, martial, continue à vouloir vivre à sa guise et son épouse à programmer d'étonnants loisirs...

Auteur : Né à Londres, David Lodge a enseigné la littérature anglaise jusqu'en 1987 à l'université de Birmingham, et donné des conférences dans le monde entier. Essayiste, critique et romancier, il connaît en France un très grand succès.

Lecteur : Daniel Nicodème : Ce comédien de formation anglo-saxonne est la voix francophone de nombreuses stars comme Kenneth Brannagh ou Liam Neeson. Metteur en scène et professeur d'art dramatique, il joue également les classiques au théâtre. Il a déjà enregistré plusieurs ouvrages pour Audiolib, notamment La vie en sourdine de David Lodge prix audio « Lire dans le noir » 2009 et « Concerto à la mémoire d’un ange », d’Eric Emmanuel Schmitt, où sa lecture a été distinguée par le Prix d’interprétation Plume de Paon.

Mon avis : (écouté en janvier 2013)
La vie en sourdine est un livre conçu comme un journal intime où le jeune retraité, Desmond Bates, professeur de linguistique, raconte son quotidien. Il a des soucis de surdité qui lui posent souvent des difficultés pour communiquer et il se trouve souvent dans des situations drôles et décalées.
Sa femme est toujours active, elle se consacre à sa boutique de décoration. Desmond va également régulièrement à Londres pour rendre visite à son père qui commence à perdre un peu la tête.
Le livre commence avec un vernissage, où Desmond fait la connaissance Alex Loom, une étudiante américaine qui lui parle durant toute la soirée, mais lui est incapable d'entendre ce qu'elle dit. Il comprendra plus tard que cette jeune femme lui demande de l'aide pour sa thèse.
Avec ce livre, David Lodge évoque avec humour et tendresse l'handicap de la surdité et les conséquences de la vieillesse.
Desmond Bates est un personnage attachant, j'ai par compte trouvé Alex Loom trop caricaturale. Et ses déboires avec Desmond n'apportent pas grand chose à l'histoire...

J'ai pris un vrai plaisir en écoutant cette histoire en particulier grâce à l'interprétation remarquable du lecteur Daniel Nicodème.

 

Extrait : (début du livre)
Le grand monsieur grisonnant à lunettes, qui se tient en lisière de la foule dans la salle principale de la galerie, et qui se penche tout contre la jeune femme au corsage en soie rouge, baissant la tête et la détournant de son interlocutrice, opinant du chef sagement et émettant un murmure phatique par moments, n’est pas, contrairement à ce que vous pouvez penser, un prêtre hors service qu’elle aurait convaincu d’entendre sa confession au beau milieu de cette assemblée, ni un psychiatre à qui elle aurait extorqué une consultation gratuite ; et, lui, il n’a pas adopté cette posture pour mieux regarder dans le décolleté de la jeune femme, bien que ce soit un bonus accidentel qu’il tire de la situation, le seul en fait. La raison pour laquelle il a adopté cette position, c’est que la pièce est pleine de bruit de conversations, gronde d’un brouhaha qui se répercute sur les surfaces dures du plafond, des murs et du plancher, et tourbillonne autour des têtes des invités, les incitant à crier encore plus fort pour se faire entendre. Les linguistes appellent cela le réflexe de Lombard, du nom d’Etienne Lombard, lequel a découvert au début du XXe siècle que les gens haussent la voix dans un environnement bruyant afin de compenser la dégradation qui menace l’intelligibilité de leurs messages.

 

 livre_audio

 Challenge God Save The Livre 
Challenge_anglais

  Challenge Voisins, voisines
voisins_voisines_2013
Grande-Bretagne