30 juin 2012

L'Enfant-rien – Nathalie Hug

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Calmann-Levy – janvier 2011 - 144 pages

Livre de Poche – mars 2012 - 128 pages

Quatrième de couverture :
« Aussi loin que je me souvienne, je l'attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard. »

Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine l'arrivée du père de sa demi-sœur, dans l'espoir de recueillir un regard, une parole ou un geste tendre. S'il rêve d'un papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance, secret qu'il croit enfermé dans une boîte rouge, cachée hors de sa portée. Le jour où sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en « tas-de-fraises-à-la-crème », la possibilité d'une vie différente s'ouvre à lui. Mais Adrien, l'enfant-rien, peut-il vraiment trouver sa place dans une famille qui n'est pas la sienne ?

Auteur : Née en 1970 à Nancy où elle vit toujours, Nathalie Hug a publié depuis 2004 plusieurs thrillers avec son mari Jérôme Camut. Avec L’Enfant-rien, son premier roman en solo, elle signe une œuvre poignante, bouleversante.

Mon avis : (lu en juin 2012)
C'est la blogosphère qui m'a donnée envie de découvrir ce livre. Je ne connaissais pas l'auteur.
Ce livre est bouleversant, Adrien est un jeune garçon qui recherche désespérément un père. Il vit avec sa mère dépressive et Isabelle sa demi-sœur. Un jour, sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en un « tas-de-fraises-à-la-crème », il est alors accueilli chez le père d'Isabelle et Adrien essaie de se faire accepter dans cette nouvelle famille, mais son attente est déçue...
Je ne vais pas en dire tellement plus pour ne rien dévoiler de trop et laisser au lecteur découvrir qui est cet Enfant-rien. Pour ma part, il m'a émue jusqu'aux larmes...

Autres avis : CanelStephie

Extrait : (début du livre)
Aussi loin que je m’en souvienne, je l’attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard.
Je comptais jusqu’à vingt, j’entendais le ronronnement de l’ascenseur six étages en dessous et le clic des vieux boutons noirs quand il appuyait dessus. Enfin, je guettais le grincement des portes, juste à côté de la nôtre, celle qui allait s’ouvrir, à quelques centimètres de mes genoux, de ma tête, de mon cœur, quand il aurait sonné un coup et que ma mère se serait précipitée pour l’accueillir.
C’était rarement plus court, souvent plus long, quand d’autres gens montaient, descendaient avant lui, appuyaient sur tous les boutons ou bloquaient la cabine au sous-sol. J’ai toujours eu peur du parking souterrain. Je détestais marcher derrière ma mère et Isabelle parce que je sentais des choses frôler mon dos – comme si elles voulaient m’attraper, m’aspirer et me broyer tout entier. D’ailleurs, je m’endors toujours avec un oreiller sur les yeux, face à la porte du placard, même si je sais bien que les monstres-noirs-qui-aspirent n’existent pas.

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