04 mai 2012

Mon doudou divin – Katarina Mazetti

mon_doudou_divin Gaïa – mars 2012 – 214 pages

traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

Titre original : Mitt himmelska kramdjur, 2007

Quatrième de couverture : 
Pigiste pour la presse féminine, Wera a épuisé tous les sujets. Et ses liquidités ! Elle tombe à la caisse d'un supermarché sur une petite annonce proposant un stage en spiritualité. Un sujet en or ! C'est parti pour trois semaines d'immersion à La Béatitude, en compagnie d'un apprenti gourou, d'une « petite mère », et de quatre autres participants en manque de spiritualité. Il y a un médecin radié, un musulman iranien, une femme invisible, et Madeleine qui porte en permanence son sac à dos comme un fardeau. Ressortiront-ils adeptes d'une nouvelle religion ou déchargés de leurs préjugés ? Car tous, même Wera et son pseudo-cynisme, sont en quête de sacré. N'avons-nous pas tous besoin d'un doudou divin à dorloter ?

Auteur : Née en 1944, Katarina Mazetti est journaliste, productrice radio et auteur de livres pour la jeunesse et de romans pour adultes. La France caracole largement en tête des pays où elle connaît un immense succès, notamment avec Le mec de la tombe d'à côté et Le caveau de famille.

Mon avis : (lu en avril 2012)
Journaliste en mal d'inspiration, Wera tombe sur une petite annonce pour un stage de spiritualité. Elle décide de s'y inscrire et se retrouve en pleine campagne dans une ferme en compagnie de six autres personnes pour un séjour de trois semaines à La Béatitude. Il y a Adrian, apprenti gourou, Annette, les organisateurs du stage, un médecin radié, un musulman iranien, une femme presque invisible et Madeleine avec son sac à dos. Wera et Madeleine sont tour à tour les narratrices de cette histoire. Elles font le portrait ce cette surprenante « communauté ». Ils tous et toutes des idées différentes sur les religions ou les croyances, ils sont là pour échanger, se réconcilier avec le spirituel et avec eux-même.
En y ajoutant l'humour piquant de Katarina Mazetti, je m'attendais à un cocktail plutôt détonnant...
Malheureusement, la mayonnaise n'a pas totalement prise, certains passages sont très bien mais par moment il y a des longueurs et cela manque un peu d'originalité.
J'ai passé un bon moment de lecture mais je m'attendais à mieux...  

Extrait : (début du livre)
Comment me suis-je retrouvée à La Béatitude ?
Ben… faut bien gagner sa croûte. Je travaille comme journaliste free-lance dans une petite localité. Si petite que les automobilistes de passage sont sidérés de tomber sur le panneau « Merci de votre visite, à bientôt » alors qu’ils croyaient tout juste arriver. Oui, il est parfaitement possible de louper complètement la ville, si on n’y prend garde. Je projette de déménager, mais il faudra d’abord que ma vieille mère se décide à mourir, elle n’en a plus que pour un an ou deux, au grand maximum. On n’est pas les meilleures amies du monde, mais on observe une sorte de neutralité armée, et je suis son seul enfant.
Les piges haut de gamme atterrissent rarement sur les genoux des journalistes indépendants dans de si petites villes. Ici, pas la moindre affaire municipale louche à dégoter que toute la ville ne connaisse de longue date et qui n’ait déjà été largement punie par la surveillance citoyenne. Ou alors les coupables jouissent de la protection gracieuse de l’Homme Fort local (président de parti, sang bleu ou gros contribuable) et les articles ne sont pas publiés. Je mets du beurre dans les épinards en faisant des piges pour des magazines nationaux et des suppléments du dimanche, mais les alouettes viennent rarement voleter toutes rôties autour de moi.
J’étais donc en train de pister des scoops, le nez dans le bitume, comme d’habitude. Tous mes articles ayant déjà été payés, je n’avais plus de rentrées d’argent, et mon compte en banque se vidait lentement mais sûrement.
Puis un jour j’entre dans la supérette en bas de chez moi et je trouve une petite annonce sur le tableau d’affichage, parmi les offres de baby-sitting et de skis d’occasion. Elle était écrite à la main, le bord inférieur divisé en petits talons détachables soigneusement marqués à la règle, avec un numéro de téléphone. Stage à La Béatitude clamait l’en-tête tracé aux feutres de toutes les couleurs avec une écriture qui tenait du cours du soir de calligraphie. Grande majuscule avec un serpent joliment dessiné et en bas à côté, une pomme.
Si j’avais vu cette annonce dans une de ces revues New Age indigestes, je ne lui aurais pas accordé la moindre attention. 
Tu es à la recherche d’une foi ? D’un mode de vie ? Tu essaies de trouver ton Dieu au moyen de cérémonies et rituels divers, tu te laisses absorber par différentes doctrines – pour les abandonner aussitôt ? Alors tu aimerais peut-être nous accompagner au domaine de La Béatitude, pour trois semaines de stage en octobre, et essayer de trouver – ou de créer – ta propre foi en toute tranquillité, de forger ta propre image d’un dieu, de suivre ta voix intérieure. Seul et dans la rencontre avec d’autres, en quête comme toi. Nous concevons ce stage comme un cercle d’études et notre but n’est pas de gagner de l’argent sur ton dos, nous participons aussi et nous ne facturons que la nourriture et le gîte. Appelle-nous ! Adrian et Annette.
Puis tout en bas, un PS en grosses lettres d’imprimerie : Attention !!! Nous ne détenons pas de réponses !
Un stage pour créer son propre dieu ! Ça a immédiatement fait tilt, pour la journaliste que je suis, mais aussi pour la personne privée. Certes, je n’étais pas activement préoccupée par la quête d’un dieu, mais j’ai tout de suite eu envie de savoir ce qui pouvait bien pousser les gens à chercher !
Ma truffe s’est mise à vibrer comme celle d’un limier. J’étais aussi à la recherche d’un bon sujet d’article à placer dans un magazine classieux, de ceux sur papier glacé qui payent bien. Quelque chose d’Authentique et de Grand Public, mais qui offre une Qualité pour lecteurs difficiles. Dans le genre chou farci pour la jet-set. Un pays comme la Suède, qui vient de vendre son État providence pour un plat de lentilles, se vautre volontiers dans la nostalgie du bien-être démocratique, de l’instruction pour tous, du bandy* et des remerciements fleuris aux maisons de retraite – et puis ce stage à La Béatitude avait aussi une touche philosophique, furieusement tendance par les temps qui courent. Sans parler des aspects politiques : les antagonismes religieux sont devenus bien plus branchés que la défunte Guerre froide. Dans la peau clandestine d’une chercheuse de dieu, je m’appliquerais à explorer ce besoin de divin ! J’ai réussi à vendre l’idée à un rédacteur, pour un bon prix et tous frais payés. Rapports réguliers envoyés par mail. Heureusement, c’était possible avec mon téléphone portable, rien ne disait que des lieux de stage paumés à la campagne disposent d’une connexion.

* Lointain ancêtre du hockey sur glace, encore en vogue dans les pays nordiques et en Russie. (note des traductrices)

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Déjà lu du même auteur :

le_mec_de_la_tombe_d___cot_ Le mec de la tombe d'à côté   les_larmes_de_Tarzan

entre_dieu_et_moi_c_est_fini  Entre Dieu et moi, c’est fini  le_caveau_de_famille Le caveau de famille

Challenge Voisins, voisines
voisin_voisines2012
Suède

 Lu dans le cadre du  Défi Scandinavie blanche
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Suède : Katarina Mazetti

 Challenge Viking Lit' 
Viking_Lit

Challenge Littératures Nordiques
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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Objet"

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Concours STAR - 4ème édition : bilan semaine 4

Voilà un petit bilan de ma quatrième semaine de participation 
au Concours Stop Talking And Read (4ème édition), organisé par Liyah

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Compteur (au 04/05/2012 00:00) : ???? pages 

 A la demande de Liyah pas de chiffres aujourd'hui...

Bilan semaine 1 : 1113 pages

l_homme_qui_souriait_p 5507 aral juste_avant deux_jours___tuer

L'homme qui souriait - Henning Mankell (de la page 115 à la page 422 = 308 pages)
Ouvrière - Franck Magloire (184 pages)
Aral – Cécile Ladjali (252 pages)
Juste avant – Fanny Saintenoy (119 pages)
Deux jours à tuer – François d’Epenoux (250 pages)

§ § §

Bilan semaine 2 : 1153 pages

jours_sans_faim ocean_noir_folio le_prince_de_la_brume_ le_chien_des_baskerville_ldpj_2002 

Jours sans faim – Delphine de Vigan (124 pages)
Noir océan – Stefán Máni (543 pages)
Le Prince de la Brume - Carlos Ruiz Zafón (210 pages) 
Le Chien des Baskerville - Arthur Conan Doyle (282 pages)
Si je reste - Gayle Forman (118/187 pages) 

§ § §

Bilan semaine 3 : 1834 pages

si_je_reste_p destination_NZ Bon_r_tablissement la_fille_tomb_e_du_ciel D_autres_vies_que_la_mienne_folio banquises les_revenants 

Si je reste – Gayle Forman (69/187 pages) 
Un livre pour le Challenge Destination proposé par evertkhorus (435 pages) 
Bon rétablissement - Marie-Sabine Roger (205 pages)
La fille tombée du ciel - Heidi W. Durrow (274 pages)
D'autres vies que la mienne – Emmanuel Carrère (352 pages)
Banquises - Véronique Goby (247 pages)
Les revenants - Laura Kasischke (LC avec Enna pour le 10/05) (252/588 pages)

§ § §

Bilan semaine 4 : ??? pages

les_revenants le_petit_bonzi mon_doudou_divin confidences___Allah_jl l__crivain_de_la_famille le_vieil_homme_et_la_mer_folioj_1999 quand_vous_lirez_ce_livre_p 

Les revenants - Laura Kasischke (LC avec Enna pour le 10/05) 
Le petit Bonzi - Sorj Chalandon 
Mon doudou divin - Katarina Mazetti 
Confidences à Allah - Saphia Azzeddine 
L'écrivain de la famille - Grégoire Delacourt 
Le vieil homme et la mer - Ernest Hemingway 
Quand vous lirez ce livre... - Sally Nicholls 
Harjunpäa et l’homme-oiseau – Matti Yrjänä Joensuu (en cours)

 Il ne reste plus que 3 jours de Challenge ! ! !

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