Lu dans le cadre du Challenge Un mot, des titres...
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Le mot : JOUR

jour_sans_faim_ jours_sans_faim jours_de_faim 

Grasset – mars 2001 – 211 pages

J'ai lu – février 2009 – 124 pages

J'ai lu – février 2009 – 124 pages

Quatrième de couverture :
« Cela s'était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu'elle s'en rende vraiment compte. Sans qu'elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s'asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l'insomnie qui accompagne la faim qu'on ne sait plus reconnaître.

Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu'elle était arrivée au bout et qu'il fallait choisir entre vivre et mourir. »

Auteur : Delphine de Vigan est notamment l’auteur du best seller No et moi, plus de 400 000 exemplaires vendus toutes éditions Prix des Libraires 2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman, des Heures souterraines (2009), près de 100 000 exemplaires vendus en édition première et traduit dans le monde entier et Rien ne s'oppose à la nuit (2011) . Elle vit à Paris.

Mon avis : (lu en mars 2012)
Delphine de Vigan a écrit ce premier roman sous le pseudonyme de Lou Delvig.
Un livre très émouvant qui raconte l'anorexie d'une jeune fille. Laure a dix-neuf ans, elle est hospitalisée au dernier stade de la maladie, elle a enfin choisi entre vivre et mourir. Le déclic, c'est sa rencontre avec un médecin qui va savoir l'accompagner dans sa guérison, il est à son écoute, il ne la juge pas.
"Jours sans faim" raconte trois mois d'hôpital, trois mois pour redonner la vie à un corps, trois mois pour guérir. Laure raconte ses souffrances, ses douleurs, elle raconte le quotidien de l'hôpital, les autres patients
J'ai déjà lu plusieurs livres de Delphine de Vigan et dans son dernier livre « Rien ne s'oppose à la nuit », Delphine de Vigan évoque la période de sa propre anorexie. On comprend vraiment la justesse du ton qu'elle a trouvé pour raconter cette histoire. Un roman qui peut être considéré également comme un témoignage sur cette maladie.

Extrait : (début du livre)
C’était quelque chose en dehors d’elle qu’elle ne savait pas nommer. Une énergie silencieuse qui l’aveuglait et régissait ses journées. Une forme de défonce aussi, de destruction.
Cela s’était fait progressivement. Pour en arriver là. Sans qu’elle s’en rende vraiment compte. Sans qu’elle puisse aller contre. Elle se souvient du regard des gens, de la peur dans leurs yeux. Elle se souvient de ce sentiment de puissance, qui repoussait toujours plus loin les limites du jeûne et de la souffrance. Les genoux qui se cognent, des journées entières sans s’asseoir. En manque, le corps vole au-dessus des trottoirs. Plus tard, les chutes dans la rue, dans le métro, et l’insomnie qui accompagne la faim qu’on ne sait plus reconnaître.

Et puis le froid est entré en elle, inimaginable. Ce froid qui lui disait qu’elle était arrivée au bout et qu’il fallait choisir entre vivre ou mourir.

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Déjà lu du même auteur :

no_et_moi_p No et moi les_heures_souterraines  Les heures souterraines

rien_ne_s_oppose___la_nuit Rien ne s'oppose à la nuit

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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star_4