la_tentation_du_homard Calmann-Lévy – septembre 2011 – 408 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie Boudewyn

Titre original : Stern men, 2000

Quatrième de couverture : 
Sur deux îles voisines le long des côtes du Maine, des pêcheurs de homards se livrent depuis des générations une lutte sans merci pour s’approprier les ressources de l’océan. Ruth Thomas, âgée de dix-huit ans, revient parmi les siens après des années passées en pension sur le continent, résolue à intégrer pleinement la communauté des durs à cuire qui peuplent son île.

Plus la lutte qui oppose Fort Niles à Port Courne s’envenime, plus la détermination de Ruth s’affermit : sa place est parmi ces drôles d’insulaires, la truculente Mme Pommeroy et sa ribambelle de garçons, Simon le Sénateur et son rêve de musée, Angus le teigneux, Webster et sa chasse au trésor… Futée comme personne mais pas romantique pour deux sous, Ruth succombe pourtant au charme d’Owney Wishnell, un jeune pêcheur beau à se damner, issu de l’île rivale…

La Tentation du homard est le premier roman d’Elizabeth Gilbert. Il brosse le portrait d’une inoubliable héroïne promise à un destin hors du commun.

« Un sens de la métaphore absolument remarquable […]. La Tentation du homard fait mouche tant il déborde de vie et de force. » New York Times

Auteur du best-seller Mange, Prie, Aime (2008), paru dans plus de trente pays et adapté au cinéma, Elizabeth Guilbert a également publié Le Dernier Américain, en 2009, et Mes alliances, histoires d’amour et de mariages, en 2010. En 2008, le magazine Time l'a désigné comme l’une des cent personnes les plus influentes de la planète.

 

Mon avis : (lu en mars 2012)
J’ai pris ce livre à la bibliothèque car j’ai été attirée par sa couverture multicolore et l’atmosphère marine qu’elle évoquait… (y est photographiées les balises qui permettent de distinguer les casiers des pêcheurs, chacun a sa couleur).
C’est le premier roman d’Elizabeth Gilbert, il a été  publié en 2000 et il a fallut attendre 11 ans pour qu’il soit traduit en France.

Ce livre raconte l’histoire de deux îles voisines et rivales des côtes du Maine, Fort Niles et Port Courne. Depuis des générations, les pêcheurs de homards de ces deux îles se livrent une guerre sans merci autour des lieux de pêche.
Ruth Thomas est la fille d’un pêcheur de Fort Niles, intelligente et brillante, elle est partie faire ses études sur le continent. Tous les ans, elle revenait pour les vacances. Agée de 18 ans, diplômée, malgré les pressions, elle est bien décidée à revenir  vivre sur son île. Le lecteur va suivre Ruth durant cet été et découvrir à la fois le quotidien des habitants de Fort Niles, l’histoire de cette rivalité avec Port Courne, l’histoire de la famille de Ruth… A travers les proches de Ruth, nous découvrons également une galerie de personnages hauts en couleurs, son père Stan Thomas, les frères Addams Angus et Simon le Sénateur, Mme Pommeroy et ses sept fils tous plus ou moins « dégénérés »,  sa mère Mary, Mademoiselle Vera…

Au début de chaque chapitre, une citation sur le comportement des homards est mise en parallèle avec les comportements des habitants de l’île du roman. C'est plutôt bien vu !
Il y a beaucoup d’humour dans ce livre, j’ai beaucoup aimé le personnage de Ruth spectatrice de ce petit monde îlien. Elle a un caractère bien trempé, elle sait ce qu’elle veut. Il n’y a pas beaucoup d’actions ou de rebondissements, mais l’atmosphère iodée m’a fait passer un bon moment.
J’ai aimé les descriptions des deux îles, de sorties de pêches… J’aurais aimé venir passer un été à Fort Niles ou Port Courne.

 

Extrait : (début du livre)
A trente-deux kilomètres au large des côtes du Maine se dressent en vis-à-vis les îles de Fort Niles et de Port Courne, qui se regardent en chiens de faïence depuis la nuit des temps, chacune d’elles montant la garde face à sa rivale. Il n’y a rien d’autre aux alentours. Elles se situent au milieu de nulle part. Rocheuses, en forme de pommes de terre, elles constituent à elles seules un archipel. La découverte de ces îles jumelles sur une carte a de quoi étonner ; comme si on tombait sur deux villes jumelles dans la savane, deux campements jumeaux dans le désert, deux cabanes jumelles dans la toundra. Isolées du reste du monde, les îles de Fort Niles et de Port Courne ne sont séparées que par un filet d’eau de mer baptisé le Bon Chenal, de près de un kilomètre et demi de large, si peu profond par endroits qu’en le traversant à marée basse, même en canot, il est impératif de redoubler de prudence. A moins de savoir ce qu’on fait, et pas qu’un peu.

Uniques en leur genre, les îles de Fort Niles et de Port Courne sont si étonnamment semblables que leur créateur ne pouvait qu’être un simple d’esprit ou un génie comique.
Les deux îles, uniques sommets qui subsistent encore d’une seule et même chaîne de montagnes aujourd’hui submergée, se composent d’une strate de granit noir masquée par une couverture luxuriante de pins. Chacune mesure à peu près six kilomètres et demi de long sur trois de large et possède quelques petites criques, plusieurs nappes d’eau douce, des grèves rocheuses disséminées çà et là, une unique plage de sable, une unique colline et un seul port digne de ce nom, que l’une et l’autre dissimulent jalousement dans leur dos comme un sac de pièces d’or.
Sur chaque île se trouvent une église, une école et une grand-rue qui mène au port (baptisée dans l’un et l’autre cas « Grande-Rue »), le long de laquelle s’alignent quelques établissements publics : poste, épicerie, café. Il n’y a de route pavée sur aucune des deux îles. Les maisons s’y ressemblent beaucoup. Rien ne distingue les bateaux qui mouillent dans l’un et l’autre ports. Les îles bénéficient du même microclimat, plus doux l’hiver et plus frais l’été que dans n’importe  quelle ville du littoral, et disparaissent souvent sous une nappe de brouillard pas très rassurante. Les mêmes  espèces de fougères, d’orchidées, de champignons et de roses sauvages poussent sur les deux îles, peuplées des même types d’oiseaux, de grenouilles, de cerfs, de rats, de renards, de serpents et d’hommes.

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Challenge 6% 
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
38/42

Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Animal"

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18/50 : Delaware
Ruth est envoyée faire ses études dans l'Etat du Delaware