Lu dans le cadre du Challenge Un mot, des titres...
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Le mot : MONDE

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Éditions Métailié – mai 2005 – 131 pages

Points – janvier 2010 – 122 pages

traduit de l’espagnol (Chili) par François Maspero

Titre original : El Mundo del fin del Mundo, 1989

Quatrième de couverture :
Encore émerveillé par la lecture précoce de Moby Dick et son périple de jeunesse sur les mers antarctiques, un journaliste chilien repart à l'aventure. Aux côtés du capitaine Nilssen, il sillonne cet océan légendaire, traverse les fjords enneigés, dépasse les récifs du cap Horn. Croisant les baleines majestueuses qui tentent d’échapper à la pêche industrielle, il s’en prend aux nouveaux pirates du sud de la Patagonie...

Auteur : Luis Sepúlveda est né au Chili en 1949. Ses best-sellers sont traduits dans le monde entier, Le Vieux qui lisait des romans d’amour, Journal d’un tueur sentimental et Rendez-vous d’amour dans un pays en guerre.

Mon avis : (lu en janvier 2011)
Ce livre est un récit maritime empreint de beaucoup de poésie et de sensibilité.
Ayant lu Moby Dick avec émerveillement, à l’âge de 16 ans un jeune garçon embarque comme mousse à bord de L’Evangéliste durant ses vacances. Il fait la rencontre de "Le Basque", un grand chasseur de baleine, et de don Pancho son harponneur. Mais en assistant à la capture d'un cachalot dans le détroit de Magellan, il comprend que la chasse à la baleine n'est pas sa vocation.
Vingt ans plus tard, le jeune garçon est devenu journaliste à Hambourg, il est proche de la cause écologique. Il est de retour au Chili pour une enquête sur le mystérieux naufrage d'un baleinier industriel japonais. En peu de pages,
Luis Sepúlvedanous fait faire un très beau voyage 
au bout du monde et où se mêle des légendes de pirates, des souvenirs de chasses à la baleine et des enjeux écologiques, politiques et économiques...

Un grand Merci à Thiphanie qui m'a offert ce livre lors du Swap Une Vague Bleue  organisé par Valérie

Extrait : (page 15)
J'étais très jeune alors, presque un enfant, et je rêvais aux aventures qui m'ouvriraient la voie d'une vie loin de l'ennui et de l'abrutissement.
Je n'étais pas seul dans mes rêves. J'avais un Oncle, oui un Oncle avec une majuscule. Mon Oncle Pepe, dont le caractère tenait davantage de ma grand-mère basque, l'indomptable, que de mon grand-père andalou, le pessimiste. Mon Oncle Pepe. Volontaire dans les Brigades internationales pendant la guerre civile espagnole. Une photo qui le représentait à côté d'Ernest Hemingway était l'unique patrimoine dont il s'enorgueillissait, et il ne cessait de me répéter qu'il fallait trouver le chemin et se mettre en route.
Faut-il ajouter que l'Oncle Pepe était la brebis galeuse de la famille et que, plus je grandissais, plus nos rencontres se faisaient clandestines ?
C'est de lui que j'ai reçu mes premiers livres, ceux qui m'ont fait connaître des écrivains que je n'oublierai jamais ; Jules Verne, Emilio Salgari, Jack London.
C'est de lui que j'ai reçu une histoire qui a marqué ma vie : Moby Dick, d'Herman Melville.
J'ai lu ce livre à quatorze ans et, à seize, je n'ai pas pu résister davantage à l'appel du Sud.
Au Chili, les vacances d'été durent de la mi-décembre à la mi-mars. D'autres lectures m'avaient appris que de petites flottes de baleiniers mouillaient aux confins continentaux du cercle antarctique, et je brûlais d'impatience de connaître ces hommes que j'imaginais les héritiers du capitaine Achab.

Challenge Objectif PAL Swap
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3/10

 

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC 2012
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"Géographie"