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Actes Sud – août 2005 – 400 pages

Actes Sud – février 2007 – 364 pages

Livre de Poche – mars 2008 – 376 pages

traduit de l'américain par Christine Le Bœuf

Titre original : Brooklyn Follies, 2005

Quatrième de couverture :
Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder le dernier versant de son existence avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de ses habitants, il entreprend d'écrire un livre dans lequel seraient consignés ses souvenirs, ses lapsus, ses grandes et petites histoires mais aussi celles des gens qu'il a croisés, rencontrés ou aimés. Un matin de printemps de l'an 2000, dans une librairie, Nathan Glass retrouve son neveu Tom Wood, perdu de vue depuis longtemps. C'est ensemble qu'ils vont poursuivre leur chemin, partager leurs émotions, leurs faiblesses, leurs utopies mais aussi et surtout le rêve d'une vie meilleure à l'hôtel Existence... Un livre sur le désir d'aimer. Un roman chaleureux, où les personnages prennent leur vie en main, choisissent leur destin, vivent le meilleur des choses - mais pour combien de temps, encore, en Amérique ?...

Auteur : Né à Newark, New Jersey le 03 février 1947, figure centrale de la scène culturelle new-yorkaise, Paul Auster commence à écrire des l'âge de 13 ans pour s'imposer vingt plus tard comme une référence de la littérature post-moderne. Diplômé en arts, il se rend à Paris dans les années 1970 où il se plonge dans la littérature européenne et gagne sa vie en traduisant Sartre, Simenon ou Mallarmé. Cette expérience aura une influence considérable sur l'œuvre du jeune écrivain parfois qualifié de 'plus français des écrivains américains'. Son premier ouvrage majeure est une autobiographie, 'L' invention de la solitude', écrite aussitôt après la mort de son père. Devenu célèbre grâce à la fameuse 'Trilogie américaine' et au roman 'Moon Palace', l'écrivain y déploie ses thèmes de prédilections : le rapport en fiction et réalité, la solitude, ou en encore la quête d'identité. Auster écrit également pour le cinéma : on lui doit par exemple l'écriture du scénario de 'Smoke' en 1995 et la réalisation d'un film en 2006, adaptation de son roman 'La Vie intérieure de Martin Frost'. Écrivain aux influences multiples, juives, européennes et bien sûr américaines, Paul Auster a su conquérir le monde entier par on œuvre dense et profonde.

Mon avis : (lu en décembre 2011)
Voilà un roman optimiste et terriblement humain. Nathan a soixante ans lorsqu'il revient à Brooklyn quartier de son enfance. Il vient « chercher un endroit tranquille pour mourir ». Divorcé, il est tout juste en retraite, il sort d'un cancer en rémission et il s'est lancé comme projet d'écrire le Livre de la folie humaine. Et un jour, il rencontre par hasard son neveu Tom qu'il n'avait pas revu depuis sept ans. Ce dernier, âgé de trente ans, a abandonné ses études de lettre, a perdu sa mère et n'a plus aucune nouvelle de sa sœur. Il est devenu taxi puis il a trouvé un travail dans une librairie à Brooklyn. Nathan et Tom vont unir leurs solitudes et prendre en main leur destin, à travers des rencontres, des rêves à réaliser... Ils vont découvrir des petits bonheurs quotidiens et se construire une vie pleine de promesse et d'espoir.
Paul Auster nous embarque dans cette histoire simple et touchante avec de nombreux personnages attachants. Il dépeint également un New York d'avant l'enfer du 11 septembre, en effet le livre commence début 2000 et se termine à huit heure du matin, le 11 septembre 2011.
J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les vies de Nathan, Tom, Harry, Rachel, Lucy... Un livre peut faire penser à l'esprit de "Ensemble c'est tout" d'Anna Gavalda.

Un grand Merci à Papillon qui m'a offert ce livre lors du Swap in' Follies organisé par Amanda et Manu

Extrait : (début du livre)
Je cherchais un endroit tranquille où mourir. Quelqu’un me conseilla Brooklyn et, dès le lendemain matin, je m’y rendis de Westchester afin de reconnaître le terrain. Il y avait cinquante-six ans que je n’étais pas revenu là et je ne me souvenais de rien. Je n’avais que trois ans lorsque mes parents avaient quitté la ville, et pourtant je m’aperçus que je retournais d’instinct au quartier que nous avions habité, à la manière d’un chien blessé qui se traîne vers le lieu de sa naissance. Un agent immobilier du coin me fit visiter six ou sept appartements dans des maisons de pierre brune et à la fin de l’après-midi j’avais loué un trois-pièces avec jardin dans la Première Rue, non loin de Prospect Park. J’ignorais tout de mes voisins et ça m’était bien égal. Tous travaillaient de neuf à dix-sept heures, aucun n’avait d’enfants et l’immeuble serait donc relativement silencieux. Plus qu’à toute autre chose, c’était à cela que j’aspirais. Une fin silencieuse à ma vie triste et ridicule.

Déjà lu du même auteur :

Seul_dans_le_noir  Seul dans le noir

 Challenge 100 ans de littérature américaine 2011
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Challenge Paul Auster
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Challenge New York en littérature
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Challenge Objectif PAL Swap
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11/50 : New York