eux_sur_la_photo1 Arléa – août 2011 – 273 pages

Quatrième de couverture :
Une petite annonce dans un journal comme une bouteille à la mer. Hélène cherche la vérité sur sa mère, morte lorsqu’elle avait trois ans. Ses indices : deux noms et une photographie retrouvée dans des papiers de famille, qui montre une jeune femme heureuse et insouciante, entourée de deux hommes qu’Hélène ne connaît pas. Une réponse arrive : Stéphane a reconnu son père.
Commence alors une longue correspondance, parsemée de détails, d’abord ténus, puis plus troublants. Patiemment, Hélène et Stéphane remontent le temps, dépouillant des archives cherchant dans leur mémoire. Peu à peu, les histoires se recoupent, se répondent, formant un récit différent de ce qu’on leur avait dit.
Avec
Eux sur la photo, Hélène Gestern nous livre une magnifique réflexion sur le secret de famille et la mémoire particulière que fixe la photographie.

Auteur : Hélène Gestern vit et travaille à Nancy. Eux sur la photo est son premier roman.

Mon avis : (lu en novembre 2011)
Hélène n'a jamais vraiment connu sa mère qui est morte alors qu'Hélène avait trois ans. Plus de trente ans plus tard, son père étant mort depuis quelques années, elle trouve une photo où deux noms sont mentionnés. Alors, comme une bouteille à la mer, Hélène publie une petite annonce dans le journal pour en savoir un peu plus sur sa mère. Quelques temps plus tard, elle obtiendra une réponse de Stéphane, il a reconnu son père sur la photographie. Ainsi commence une longue correspondance entre Stéphane et Hélène, peu à peu leur enquête progresse et de photographies en photographies le lecteur découvre l'histoire d'une famille avec ses non-dits, ses secrets.
Dès le début de cette lecture, j'ai pensé au livre La pluie, avant qu'elle tombe de Jonathan Coe où l'héroïne s'appuie sur la descriptions de photos pour raconter ses souvenirs.
C'est une histoire émouvante, construite avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité. Un premier roman à découvrir que j'ai beaucoup aimé !

Extrait : (début du livre)
La photographie a fixé pour toujours trois silhouettes en plein soleil, deux hommes et une femme. Ils sont tout de blanc vêtus et tiennent une raquette à la main. La jeune femme se trouve au milieu : l’homme qui est à sa droite, assez grand, est penché vers elle, comme s’il était sur le point de lui dire quelque chose. Le deuxième homme, à sa gauche, se tient un peu en retrait, une jambe fléchie, et prend appui sur sa raquette, dans une posture humoristique à la Charlie Chaplin. Tous trois ont l’air d’avoir environ trente ans, mais peu être le plus grand est-il un peu plus âgé. Le paysage en arrière-plan, que masquent en partie les volumes d’une installation sportive, est à la fois alpin et sylvestre : un massif, encore blanc à son sommet, ferme la perspective en imprimant sur la scène une allure irréelle de carte postale.
Tout, dans ce portrait de groupe, respire la légèreté et l’insouciance mondaine. Pourtant, la jeune femme ne s'est pas départie d'un soupçon de gravité, que ne démentent pas tout à fait son sourire et la lumière malicieuse de son regard. Elle est grande, elle aussi, moins que l'homme qui lui parle, mais suffisamment pour donner l'impression d'une harmonie dans leurs allures. Son corps est élancé, sa beauté un peu austère, avec son visage allongé et ses pommettes hautes et rondes. Le creux des joues est balayé par des cheveux épais, courts, coupés au carré. Et un chapeau blanc, posé de côté, fit de rappeler les élégantes des photographies des Séeberger.

 Challenge 3%
Rentrée Littéraire 2011
RL2011b
20/21

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Objet"

Challenge des Agents Littéraires
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Lu dans le cadre du Challenge Défi Premier roman
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