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Jean-Claude Lattès - septembre 2006 – 429 pages

Livre de Poche – février 2008 – 443 pages

traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud

Titre original : Til musikken, 2004

Quatrième de couverture :
"La Société des Jeunes Pianistes", c'est le nom que se sont donné un groupe d'adolescents passionnées, à Oslo, à la fin des années soixante. A la fois amis et rivaux, ils ont en commun l'amour de la musique ; pourtant, un seul remportera les concours du Jeune Maestro. Tous vont subir une terrible pression de leur entourage, mais surtout d'eux-mêmes. La " Société des Jeunes Pianistes " est un roman initiatique, un concert émouvant, une mélodie grave et subtile sur le désir, la vie et la mort.

Auteur : Ketil Björnstad, qui est à la fois auteur, compositeur et musicien, a été découvert à l'âge de quatorze ans lorsqu'il a gagné le Grand Concours des Jeunes Pianistes à Oslo. Son roman, salué par la critique, a connu un vif succès en Europe.

Mon avis : (lu en septembre 2011)
Le narrateur Aksel est un jeune pianiste de 16 ans, c'est sa mère qui lui a donné la passion de la musique et du piano. Le livre commence par le récit d'un drame : la mort de la mère du narrateur, lors d’une sortie familiale, elle se noie emportée dans le courant d'une rivière.
Après ce décès, Aksel décide d'interrompre ses études scolaires pour s'adonner tout entier à sa passion, le piano. Il se réfugie dans la musique et prépare avec obstination le concours Jeune Maestro du Piano. Il espère ainsi pouvoir réussir dans la musique, commencer une carrière de pianiste professionnel. Autour de lui, Anja Skoog, Rebecca Frost, Margrethe Irene, Ferdinand sont également candidats puis finalistes ce même concours. Ils existent entre eux une compétition mais aussi du respect, leur amour commun pour la musique les réunissent et ensemble ils forment « La Société des Jeunes Pianistes ». Ils se soutiennent et s'encouragent.
Ces adolescents sont également en train de devenir des adultes. Ils ont beaucoup de préoccupations : ils doivent réussir un concours, ils sont soumis à la pression de leur entourage famille ou professeurs, ils sont également confrontés à l'échec, Aksel doit vivre avec le deuil, il découvre l'amour, la passion amoureuse...

Un très beau roman sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte. Sans être mélomane ou pianiste, j'ai lu avec beaucoup de plaisir l'histoire d'Aksel et ses amis.

 

Extrait : (début du livre)
La rivière court au creux du vallon. Provenant du lac en surplomb, près de la scierie, elle dévale et serpente jusqu'au pont, glisse sur les galets, claque contre les écueils lissés qui se dressent au milieu du courant, figés, inébranlables, dans un silence étrange et froid. Maman, vêtue de son maillot de bain bleu à pois blancs, les cheveux mouillés, aime s'installer au sommet du plus haut rocher, le Taterberget. Si elle ramène ses jambes sur le côté comme elle sait si bien le faire, elle offre une ressemblance frappante avec la Petite Sirène sur son quai de Copenhague que nous avons vue l'été dernier, quand papa et elle ont fêté leur quinzième anniversaire de mariage. Depuis la berge, nous lui faisons de grands signes de la main. Papa lui crie qu'elle est la plus belle femme du monde.
Au pied des ponts, la rivière s'élargit pour se transformer en bassin. Une digue a été aménagée sur la façade ouest, flanquée par la fabrique de meubles. J'aime ce bâtiment rouge en ardoise, les transats en teck ou en acajou, les salons de jardin qui rappellent celui que papa et maman possèdent à la maison, en bouleau blanc, avec des motifs à petits carreaux. C'est là qu'ils ont commandé le sofa où maman fait la sieste, où elle dort quand elle refuse de partager le lit de papa, certaines nuits. Juste sous les fenêtres de l'usine se jette la cascade. Elle surgit sans qu'on s'y attende. Cent mètres au-dessus, tout baigne encore dans une atmosphère idyllique. L'eau s'écoule tranquillement. Il n'empêche : papa nous demande de nous méfier des courants sous-marins. Cathrine et moi n'avons jamais la permission de nous baigner sur le flanc sud du Taterberget.
Je garde un souvenir flou de cette journée d'été, quand je me suis retrouvé gisant sur les galets à quelques mètres de la rive ouest. Le courant m'avait emporté. Cathrine, qui n'avait cessé de me regarder, avait hurlé – un cri strident dont seules les filles sont capables. Papa s'était jeté à l'eau et m'avait rattrapé en quelques brasses. Je n'avais pas compris le danger de la situation, et tout en même temps j'en saisissais la gravité. Il m'avait ramené sur la terre ferme, enveloppé dans une serviette, serré fort contre lui avec ses deux bras. Il s'était mis à trembler. Je me souviens de sa voix suraiguë, plaintive. Et je me souviens de maman lui tambourinant le dos à coup de poing. Il avait pleuré, le visage entre les mains. Ç'avait été une scène pénible.

 

 Challenge "Choisir la prochaine lecture de sa PAL"
organisé par magda31 et Livraddict

 PAL2
Choisi par Lau1307

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Norvège

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Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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