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Plon – mai 1998 – 252 pages

10/18 – mars 1999 – 252 pages

10/18 – mai 2004 – 252 pages

10/18 – mai 2006 – 315 pages

10/18 – mai 2010 – 315 pages

traduit de l'anglais par Gilles Lergen

Quatrième de couverture :
"Un roman hilarant, voilà l'événement ! [...] II y a de quoi faire dans cette histoire destinée aux individus coincés et mal coincés entre la trentaine et tout ce qui suit. Rob, bientôt trente-six ans, est mal en point : "Qu'ai-je fait de ma vie ?" se demande ce sempiternel adolescent qui craint de vieillir (même bien), au lendemain d'une rupture, en contemplant les bacs de son magasin de disques pop paumé dans une ruelle de Londres. [...] Pour notre plus grand plaisir, Rob, qui se demande in fine s'il ne serait pas un nul, décide d'entamer la falaise. II récapitule ses amours, depuis le premier, à douze ans, qui dura trois fois deux heures, jusqu'au dernier, une nuit correcte avec une chanteuse américaine, et dresse un inventaire hilarant de ses états d'âme. [...] Tous ceux qui considèrent comme vertige nécessaire le fait de savoir à un moment donné faire durer une relation monogame, se délecteront à la lecture de ce roman post-mélancolique qui célèbre les vertus du rire." Catherine Argand, Lire

Auteur : Nick Hornby est né en 1957. Il est devenu un auteur culte outre-Manche avec ses romans : Haute fidélité, A propos d'un gamin, La Bonté : mode d'emploi, Vous descendez ? (finaliste pour le Whitbread Award), Slam et Juliet, Naked. Il a également écrit des ouvrages de non-fiction, Carton jaune, qui obtient le William Hill Sports Book of the Year Award, et 31 songs, finaliste pour le National book Critics Circle Award. En 1999, Nick Hornby s'est vu remettre l'E.M. Forster Award de l'Académie américaine des Arts et Lettres et remporte en 2002 le W.H. Smith Award For Fiction. Il a signé récemment le scénario du film Une Education, réalisé par Lone Sherfig et nominé aux Oscars. Nick Hornby vit et travaille à Highbury, au nord de Londres.

Mon avis : (lu en avril 2011)
Rob Gordon tient une boutique de disques vinyls pour des amateurs d'albums rares des années soixante et soixante-dix. Toute sa vie est dédiée à la musique, elle l'aide a affronter le quotidien et elle donne du sens à son existence. Laura, sa dernière compagne, vient de le quitter. Rob se met donc à faire le bilan de sa vie, il veut comprendre pourquoi il n'arrive pas à construire quelque chose de durable avec une femme...
Rob aime faire des Top 5 musicaux ou autres... Aussi le livre commence par la liste des cinq ruptures inoubliables de Rob. Après sa rupture avec Laura, il va chercher à contacter ses ex pour comprendre ses échecs sentimentaux...
Au début, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire car dans ce livre la musique à une grande importance, et malheureusement pour moi ma culture musicale des années soixante et soixante-dix est totalement nulle... Ainsi les discussions entre Rob et ses deux employés à la boutique Championship Vinyl avec beaucoup de références musicales étaient pour moi plutôt obscures. J'ai donc commencé à voir le film tiré du livre et même si je n'étais pas sensible à la musique, cela m'a aidé à comprendre l'ambiance de l'histoire et j'ai mieux apprécié la fin de l'histoire de Rob et Laura. (Et j'ai terminé de regarder le film après avoir fini de lire le livre).

 

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Le Film : Une adaptation de ce livre a été réalisée au cinéma en 2000 par Stephen Frears avec John Cusack, Iben Hjejle, Todd Louiso, Jack Black, Lisa Bonet.
Le film est fidèle au roman sauf que l'action du livre se situe à Londres, alors que dans le film, elle a pour cadre Chicago.
Pour en savoir plus sur le film voir l'article de wikipedia, qui est très complet et qui, par exemple, recense les très nombreux morceaux de musique présents dans le film.

Extrait : (page 35)
Laura part à la première heure lundi matin, avec un panier et un sac de voyage. Ça remet les idées en place de voir le peu de choses qu'elle emporte, cette femme qui aime tant ses affaires, ses théières, ses livres, ses gravures et la petite sculpture qu'elle a achetée en Inde. Je regarde le sac et je me dis : Bon Dieu, elle veut me quitter à ce point !

On s'embrasse devant la porte, elle pleure un peu.
« Je sais pas très bien ce que je fais, dit-elle.
- Je m'en rends bien compte, dis-je à moitié en plaisantant. Tu es pas obligée de partir tout de suite. Tu peux rester autant que tu veux.
- Merci. Mais on a fait le plus dur. Je ferais mieux de...
- Alors reste au moins jusqu'à demain. »
Mais elle fait juste la grimace et tend la main vers la poignée.
Ce n'est pas ce qu'on appelle une sortie élégante. Elle n'a pas une main libre, essaie d'ouvrir la porte quand même, n'y arrive pas, alors je l'aide, mais je la gêne, il faut que je sorte sur le palier pour la laisser passer, elle doit laisser la porte ouverte parce que je n'ai pas la clé, je dois me précipiter derrière elle pour attraper la porte avant qu'elle se referme. Et c'est tout.

J'ai le regret de dire qu'une sensation exaltante, de liberté et d'excitation nerveuse à la fois, pénètre en moi par les orteils et me submerge comme une grande vague. J'ai déjà ressenti ça, et je sais que ça ne signifie pas grand-chose – bizarrement, ça ne signifie pas que je vais être au sommet du bonheur pendant plusieurs semaines, par exemple. Mais je sais que j'ai intérêt à en profiter, à en jouir tant que ça dure.
Voilà comment je célèbre mon retour au royaume du Célibataire : je m'assieds dans mon fauteuil, celui qui ne va jamais me quitter, et j'arrache des brins de laine de son bras ; j'allume une cigarette, bien qu'il soit encore très tôt et que je n'en aie aucune envie, simplement parce que j'ai maintenant le droit de fumer dans cet appart quand je veux, sans attendre mon tour ; je me demande si j'ai déjà rencontré la prochaine femme avec qui je vais coucher, ou s'il s'agira d'une inconnue ; je me demande à quoi elle ressemble, si on va le faire ici ou chez elle, et à quoi ça ressemblera chez elle ; je décide de faire peindre le logo des disques Chess sur le mur du salon. (Il y avait un magasin à Camden qui les avait tous – Chess, Stax, Motown, Trojan – décalqués sur le mur de brique derrière l'entrée, et c'était très chouette. Peut-être que je pourrais dénicher le type qui a fait le boulot et lui demander de la refaire en petit ici.) Je me sens mal. Ça va bien. Je vais travailler.

Lu dans le cadre du Nick Hornby's Challenge
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Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Grande-Bretagne

Déjà lu du même auteur :

Slam Slam juliet__naked Juliet, Naked