Lu dans le cadre du partenariat Livraddict et Livre de Poche

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Le Masque – avril 2009 – 408 pages

Livre de Poche – février 2011 – 448 pages

traduit de l'anglais (États-Unis) par Jean Esch

Quatrième de couverture :
Soupçonné d'avoir tué un homme, Billy a été expédié dans un « centre thérapeutique » pour ados en Floride. Deux ans plus tard, le voici « en permission » à Brooklyn, sous la garde de son oncle Artie Cohen, à qui tout le monde crie : « Dégage ce gamin de là, on n'en veut pas dans le quartier. » Pourtant bon flic, Artie est aveugle quand il s'agit de Billy. Il veut le croire guéri. Le lecteur aussi, jusqu'à une première découverte macabre. La tension monte, le doute s'infiltre, lorsque Luda, une petite fille de la communauté russe, disparaît. Artie est alors contraint d'ouvrir les yeux… Un roman noir poignant sur l'amour et la confiance, la force des racines et les peurs ancestrales.

Auteur : Née à Greenwich Village, Reggie Nadelson a obtenu un diplôme de journalisme à Stanford et réalisé des reportages pour la BBC. Son documentaire consacré à Dean Reed, musicien américain devenu la plus grande star rock de l’ex-URSS, lui a inspiré un livre, Comrade Rockstar. Reggie Nadelson collabore au Vogue américain et à plusieurs quotidiens britanniques. Elle partage son temps entre Londres et New York.

Mon avis : (lu en avril 2011)
Ce livre est la suite du livre « Sous la menace » du même auteur que je n'ai pas lu.
Soupçonné d'avoir tué un homme, Billy a été enfermé dans un centre pour jeunes délinquants en Floride. Le livre « Racines russes » commence deux ans après, Billy est alors âgé de 14 ans, il a obtenu une permission et comme ses parents sont absents c'est son oncle Artie qui l'accueille. Artie est un flic d'origine russe, il aime son neveu Billy et il est persuadé que celui-ci est guéri. Ils vont passer ensemble quatre jours à Brooklyn. Avec Billy et Artie ont arpentent plusieurs quartiers new-yorkais, et l'on découvre une communauté russe de New-York haute en couleur.
Artie doit surveiller Billy mais en même temps il est sollicité par son travail et lorsqu'il doit s'absenter, il laisse Billy pour quelques heures à des proches. Le passé de Billy le rattrape, il n'est pas le bienvenue à New-York.
Dès les premières pages, le lecteur découvre Billy comme un adolescent plutôt mature, sympathique, il semble être rejeté par ses parents et il attend beaucoup de son oncle. Une forte tension psychologique, tourne autour du personnage de Billy. Rapidement, le lecteur ne sait pas comment cerner Billy.
Je n'ai pas été totalement conquise par le roman policier mais j'ai beaucoup aimé la ballade dans New-York, ville qui me fascine de plus en plus depuis le Swap in' Follie's auquel j'avais participé il y a un an.
Merci à Livraddict et au Livre de Poche de m'avoir fait découvrir un auteur et un livre que je ne connaissais pas.

 

Extrait : (début du livre)
Le bruit régulier du moteur au-dessus de ma tête se modifia. Je me redressai et ouvris les yeux, aveuglé par le soleil. Le petit avion qui transportait des touristes volait à basse altitude au-dessus de Coney Island. Il crachota en plein ciel et je retins mon souffle, dans l'attente du crash. A côté de moi, mon neveu Billy était allongé sur la plage. Dans une main, il tenait un poste de radio qui retransmettait un match des Yankees ; ses grands pieds d'adolescent, chaussés de baskets noires, lacets défaits, reposaient sur un carton de pizza de chez Totonno, vide.
L'avion disparut derrière des nuages qui se découpaient dans la lumière ; sans doute volait-il vers un aérodrome quelconque, non loin d'ici, où les touristes embarquaient pour voir la ville d'en haut.
On était mardi, c'était une douce journée de juillet, et seules quelques personnes, deux douzaines peut-être, étaient étendues sur le sable autour de moi, pour se faire bronzer. Deux vieux bonhommes assis sur des chaises en plastique vert jouaient au rami. Près d'eux, deux femmes, leurs épouses très certainement, vêtues de pantalons de survêtement en velours rose et bleu et de coupe-vent assortis, lisaient des journaux russes qui claquaient au vent. Une famille de Pakistanais avait apporté son déjeuner dans des petites boîtes en métal superposées ; ils bavardaient en urdu, probablement. Sans doute imaginaient-ils qu'ils étaient dans leur pays et profitaient d'un après-midi de congé sur une plage de Karachi. Il y avait à Midwood, au coeur de Brooklyn, à environ cinq kilomètres de Coney Island, une importante communauté pakistanaise. Je sentais l'odeur de la nourriture. Ça me donnait faim.