09 février 2011

L'écriture sur le mur - Gunnar Staalesen

Lu dans le cadre de babelio_masse_critique

l__criture_sur_le_mur Gaïa - février 2011 – 352 pages

traduit du norvégien par Alex Fouillet

Quatrième de couverture :
À Bergen, février est un mois dangereux pour les sorties solitaires. Un juge d’instance est retrouvé mort dans l’un des meilleurs hôtels de la ville, seulement vêtu d’un délicat ensemble de dessous féminins.

Quelques jours plus tard, le détective privé Varg Veum se voit confier la mission de retrouver Thorild, une jeune fille disparue. Thorild, qui aurait l’âge d’être sa fille. L’âge auquel on dit de la jeunesse qu’elle reflète l’état de la société. Varg Veum a pris un coup de vieux. Il s’est fait à l’idée de garder ses distances avec l’aquavit, et assume une histoire qui dure avec Karin. Le bonheur ? Pas si simple. Varg reçoit du courrier. Dans l’enveloppe, un avis de décès. Le sien.

Auteur : Gunnar Staalesen est né à Bergen, en Norvège, en 1947. Il fait des études de philologie et débute en littérature à 22 ans. Il se lance peu à peu dans le roman policier et crée en 1975 le personnage de Varg Veum, qu’il suivra dans une douzaine de romans. Tous les polars de Staalesen suivent les règles du genre à la lettre, avec brio. Et les problèmes existentiels du détective privé, ses conflits avec les femmes et son faible pour l’alcool sont l’occasion d’explorer, non sans cynisme, les plaies et les vices de la société.

Mon avis : (lu en février 2011)
C'est le premier livre que je lis de cet auteur norvégien. Ce livre est paru en 1993 en Norvège, c'est la neuvième enquête de Varg Veum paru en France.
Varg Veum est un ancien travailleur social de la Protection de l'Enfance devenu détective privé. Il est plutôt sage, il a une relation assez stable avec une amie Karin, il sait résister à l'aquavit.
Le livre s'ouvre sur la découverte d'un juge mort vêtu de lingerie féminine dans une chambre d'hôtel. Quelques jours plus tard, Varg Veum est contacté par une mère pour enquêter sur la disparition de sa fille. Thorild, seize ans, a disparu du domicile familiale depuis presque une semaine. Varg Veum va mener son enquête auprès des amies de la jeune fille mais celles-ci sont peu bavardes... Quelques jours plus tard Var Veum reçoit son propre faire-part de décès.

Voici un roman policier plutôt agréable à lire, l'intrigue est bien construite, avec de multiples pistes et une conclusion surprenante.
Dans ce livre Gunnar Staalesen dénonce certains vices de la société, ici, il est question de la prostitution. Le personnage de Varg Veum m'a bien plu et si l'occasion se présente, je serai curieuse de lire de ses premières enquêtes.

Merci à Babelio et aux Éditions Gaïa pour m'avoir permis de découvrir ce nouvel auteur scandinave.

Extrait : (début du livre)
Quand le juge H.C Brandt, soixante-deux ans, fut retrouvé mort un vendredi de février dans l'un des meilleurs hôtels de la ville, uniquement vêtu d'un ensemble de sous-vêtements féminins des plus raffinés, les rumeurs ne tardèrent guère.
Des rires retentissants fusaient autour des tables de journalistes du Wesselstuen à chaque nouvelle information, et le moindre détail prenait facilement des proportions inattendues. Je me vis présenter une poignée de ces hypothèses par mon vieux copain de classe, le journaliste Paul Finckel, alors que nous partagions au Børs un déjeuner paisible fait de carbonnade et de bière, quelques jours plus tard.
Qu'on ait retrouvé le juge en sous-vêtements féminins, c'était déjà assez sensationnel. Les suppositions quant à la couleur des dits sous-vêtements étaient légion. Le rose et le rouge revenaient fréquemment. Plusieurs personnes maintenaient contre vents et marées qu'ils avaient été vert pastel. En fin de compte, on s'accorda pour dire qu'ils avaient dû être noirs.
Les rumeurs les plus brûlantes concernaient la ou les personnes en compagnie de qui il s'était trouvé dans cette chambre. Car absolument personne ne croyait qu'il y avait été seul.
Un groupe en particulier était convaincu qu'il s'était agi d'un homme, puisque le juge, lui, portait des vêtements de femme. Mais comme personne n'avait jamais entendu dire que le juge ait été lié au milieu homosexuel de la ville, et puisqu'il était en outre marié et grand-père, c'était selon eux la révélation d'une homosexualité refoulée. Et qui pouvait affirmer que le partenaire potentiel n'appartenait pas à la même catégorie ? Le cas échéant, les journalistes avaient plein de bonnes idées, mais aucune preuve tangible de son identité.
Certains clamaient haut et fort que le juge aurait eu une liaison assez longue avec l'une de ses collègues, et un murmure vaguement scandalisé plana sur l'assemblée à l'évocation de son nom.
Aux tables rassemblant uniquement des hommes, on avança les noms de certaines collègues, dont une reporter célèbre d'un quotidien d'Oslo, et une journaliste un peu moins connue de la rédaction de NRK-Dagsnytt.
Pourtant, d'aucuns haussaient simplement les épaules devant toute cette histoire, et prétendaient que le juge n'avait eu la compagnie que d'une personne faisant commerce de ses charmes, qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme. So what ? commentaient-ils en commandant une autre bière.
Sur la cause du décès, plus personne ne spéculait.
Presque tout le monde penchait pour un problème cardiaque.

L\'écriture sur le mur par Gunnar Staalesen

L'écriture sur le mur

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Gunnar Staalesen

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Posté par aproposdelivres à 08:46 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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