31 janvier 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [14]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

Ils_sont_votre__pouvante_et_vous__tes_leur_crainte Les_chiens_de_Riga_2 le_pingouin_p

Ils sont notre épouvante vous êtes leur crainte - Thierry Jonquet (relecture)
Les chiens de Riga - Henning Mankell
Le pingouin - Andreï Kourkov

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Entre chiens et loups - Malorie Blackman

Que lirai-je cette semaine ?

L'Enfant allemand - Camilla Läckberg
L'écriture sur le mur - Gunnar Staalesen (Masse Critique Babelio)

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

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30 janvier 2011

Le pingouin – Andreï Kourkov

le_pingouin_ le_pingouin_p  le_pingouin

Liana Levi – mars 2000 – 276 pages

Points – avril 2004 – 288 pages

Liana Levi - avril 2005 – 273 pages

traduit du russe par Nathalie Amargier

Quatrième de couverture :
A Kiev, Victor Zolotarev, journaliste au chômage, et son pingouin dépressif Micha, rescapé du zoo, tentent péniblement de survivre. Lorsque le patron d'un grand quotidien offre à Victor d'écrire les nécrologies de personnalités pourtant bien en vie, celui-ci saute sur l'occasion. Mais un beau jour, ces « petites croix » se mettent à disparaître à une vitesse alarmante... Crimes commandités par la mafia ou règlements de comptes politiques ?

Auteur : Écrivain ukrainien de langue russe né en 1961, Andreï Kourkov vit actuellement à Kiev. Très doué pour les langues étrangères – il en parle neuf – , il commence sa carrière littéraire pendant son service militaire où il est gardien de prison à Odessa, l’emploi idéal pour écrire… Son premier roman paraît en 1991, mais c’est avec Le Pingouin, paru en 2000, qu’il remporte un succès international.

Mon avis : (lu en janvier 2011)
Il y a quelques semaines, je découvrais « Les pingouins n'ont jamais froid » et lorsque j'ai vu à la bibliothèque que « Le Pingouin » était disponible, je me suis empressée de l'emprunter pour découvrir le début de l'histoire de Victor et de son pingouin Micha...
Victor est un personnage touchant et naïf, il se retrouve au centre d'histoires mafieuses depuis qu'il a accepté de rédiger des nécrologies, « des petites croix » pour le journal la Stolitchnaïa (les Nouvelles de la Capitale). Son animal de compagnie est un pingouin dépressif et maladif qui supporte mal le climat de Kiev qu'il a adopté, le zoo de la ville ne pouvant plus nourrir ses animaux. Ce livre se lit très facilement car il y a 76 chapitres pour 270 pages... C'est plein d'humour, de situations parfois cocasses ou dangereuses...
A travers ce roman décalé et un peu loufoque, le lecteur découvre la réalité sombre et anarchique de l'Ukraine ancien état de Union Soviétique.
Je me suis vraiment bien amusée à suivre les aventures de Victor et Micha !

Extrait : (page 181)
Le dégel était de retour. Début mars, il était plus que temps.

Victor attendait la belle saison, comme si la chaleur allait résoudre tous ses problèmes. Pourtant, lorsqu’il y pensait, il comprenait bien qu’il n’avait pas de réels ennuis. Il lui restait de l’argent, d’autant plus que son chef l’avait inopinément remboursé à l’aide du mystérieux « service postal nocturne » ; dans l’armoire, le sac qui contenait le pistolet recelait aussi une jolie liasse de billets verts, et même s’ils étaient à Sonia, il estimait, en tant que tuteur non officiel, avoir un droit moral sur une partie de ces dollars. Nina continuait à s’occuper de la petite du matin au soir, à la maison ou dehors, laissant Victor seul avec lui-même. Les nuits les réunissaient, et tout en sachant que ce n’était ni de l’amour, ni de la passion, il attendait que vienne le soir, son corps et ses mains l’attendaient. Pendant qu’il l’enlaçait, la caressait et faisait l’amour avec elle, il oubliait tout. La chaleur de sa peau lui semblait être ce printemps qu’il espérait avec impatience. Au milieu de la nuit, lorsqu’elle était plongée dans le sommeil, respirant avec un bruit discret, il gardait les yeux ouverts, empreint du sentiment étrange et douillet d’une vie bien ordonnée. Il pensait alors qu’il avait tout ce qu’il faut pour mener une existence normale : une femme, un enfant, un animal de compagnie. La fusion de ces quatre éléments restait artificielle, il en était conscient, mais rejetait cette idée au profit de son bien-être et de cette illusion provisoire de bonheur. Et de fait, peut-être que ce bonheur n’était pas aussi illusoire que le bon sens matinal de Victor l’affirmait. En tout cas, la nuit, il se fichait de ses réflexions du matin. La simple succession de la béatitude nocturne et du retour sur terre au réveil, la simple pérennité de cette succession semblaient démontrer qu’il était à la fois heureux et lucide. Donc tout allait bien, et la vie valait la peine d’être vécue.

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
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Ukraine

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Animal"

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29 janvier 2011

Les chiens de Riga - Henning Mankell

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Seuil – mars 2003 – 267 pages

Points – mars 2004 – 321 pages

traduit du suédois par Anna Gibson

Quatrième de couverture :
Un canot pneumatique s'échoue sur une plage en Scanie. Il contient les corps de deux hommes exécuté d'une balle dans le cœur. Le commissaire Wallander part pour Riga. Il se trouve plongé dans un pays en plein bouleversement, où la démocratie n'est encore qu'un rêve, un monde glacé fait de surveillance policière, de menaces, de mensonges. Où se cache la vérité ?

Auteur : Henning Mankell, né en 1948, est romancier et dramaturge. Depuis une dizaine d'années il vit et travaille essentiellement au Mozambique, - "ce qui aiguise le regard que je pose sur mon propre pays" - dit-il. Il a commencé sa carrière comme auteur dramatique, d'où une grande maîtrise du dialogue. Il a également écrit nombre de livres pour enfants couronnés par plusieurs prix littéraires, qui soulèvent des problèmes souvent graves et qui sont marqués par une grande tendresse. Mais c'est en se lançant dans une série de romans policiers centrés autour de l'inspecteur Wallander qu'il a définitivement conquis la critique et le public suédois. Il s'est imposé depuis comme le premier auteur de romans policiers suédois.

Mon avis : (lu en janvier 2011)
« Les chiens de Riga » est le second épisode des aventures du commissaire Wallender. Le livre a été écrit en 1991 et est paru en Suède en 1992 (bizarrement il n'est paru en France qu'en 2003). Comme nous l'explique Mankell dans un post-scriptum, « Les bouleversements survenus dans les pays baltes ces dernières années sont à l'origine de ce roman. ». En effet cette enquête du Commissaire Wallander est différente de la première, elle commence en Scanie avec la découverte d'un canot pneumatique échoué sur une plage, celui-ci est occupé par deux hommes abattus d'une balle dans le cœur. Il s'agit des corps de deux Lettons liés à la Mafia. Un policier de Riga, major Liepa vient en renfort à Ystad. Malgré des difficultés à communiquer dans un mauvais anglais, Liepa et Wallander apprécient leurs manières de travailler. A son retour en Lettonie, le major se fait assassiné et c'est Wallander qui a son tour part pour Riga. Il se retrouve seul et sans repère dans un pays en plein bouleversement, il se sait surveillé, les policiers lettons lui mentent...

Ce livre est plutôt un roman d'espionnage qu'un vrai polar, le lecteur découvre la Lettonie à une époque de transition, les Lettons rêvent de démocratie mais les Russes sont encore influents.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette seconde enquête du commissaire Wallender.

Extrait : (début du livre)
La neige arriva peu après dix heures.
L'homme qui tenait la barre jura à voix basse. S'il n'avait pas été retardé la veille au soir à Hiddensee, il serait déjà en vue d'Ystad. Encore sept milles... En cas de tempête, il serait contraint de couper le moteur et d'attendre que la visibilité revienne.
Il jura à nouveau. J'aurais dû m'occuper de ça à l'automne, comme prévu, échanger mon vieux Decca contre un système radar performant. Les nouveaux modèles américains sont bien, mais moi, j'étais avare. Et je me méfiais des Allemands de l'Est. Sûr qu'ils allaient m'escroquer.
Il avait encore du mal à admettre qu'il n'y avait plus d'Allemagne de l'Est – qu’un pays entier avait brusquement cessé d’exister. En une nuit, l’Histoire avait fait le ménage de ses vieilles frontières. Il ne restait plus que l’Allemagne tout court. Et personne ne savait ce qui se passerait le jour où les deux peuples commenceraient sérieusement à partager le quotidien. Au début, après la chute du Mur, il s’était inquiété. Le grand chambardement allait-il saper les bases de son propre business ? Mais son partenaire est-allemand l’avait rassuré. Rien n'allait changer dans un avenir prévisible. La nouvelle donne créerait peut-être même des possibilités inédites...
Le vent tournait. Sud sud-est. Il alluma une cigarette et remplit de café la tasse en faïence logée dans son emplacement spécial à côté du compas. La chaleur le faisait transpirer. Ça puait le diesel là-dedans. Il jeta un regard à la salle des machines, où le pied de Jakobson dépassait de l'étroite couchette. La chaussette trouée laissait voir son gros orteil.

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Suède

Lu dans le cadre du Challenge Viking Lit'
Viking_Lit

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Animal" et "Géographie"

Déjà lu du même auteur :
tea_bag  Tea-Bag  les_chaussures_italiennes  Les chaussures italiennes

meurtriers_sans_visage_p Meurtriers sans visage

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Bientôt en librairies...

Le prochain roman d'Harlan Coben "Faute de preuves" sortira le 3 mars prochain

Faute_de_preuves

A cette occasion, un concours de bande annonce pour ce livre est organisé.
Pour plus d'informations...

Affiche_concours_Harlan_Coben

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27 janvier 2011

Ils sont notre épouvante vous êtes leur crainte -

Thierry Jonquet (Relecture)

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Seuil - octobre 2006 - 343 pages

Points - novembre 2007 - 391 pages

Quatrième de couverture :
Département du 9-3, septembre 2005. Anna Doblinsky, une jeune diplômée d'un IUFM, rejoint son premier poste au collège Pierre-de-Ronsard à Certigny. HLM, zone industrielle, trafics de drogue, bagarres entre bandes rivales et influence grandissante des salafistes, le décor n'est pas joyeux.
Dès le premier jour, Anna est brutalement rappelée à sa judéité par des élèves mus par un antisémitisme banal et ordinaire. Lakdar Abdane, un jeune beur particulièrement doué, ne demanderait, lui, pas mieux que d'étudier, mais n'y arrive pas depuis qu'il a perdu l'usage d'une main.
Tout serait-il écrit ? Certes non, mais une fois enclenchées, il est des dynamiques qui ne s'arrêtent pas aisément. Et la mort est au bout.
Commencé bien avant les émeutes des banlieues et le meurtre d'Ilan Halimi, ce roman dit des territoires que la République se doit de reprendre au plus vite à la barbarie.

Auteur : Né à Paris en 1954, auteur de polars, Thierry Jonquet fait figure de référence dans ce genre littéraire et bien au-delà. Engagé politiquement dès son adolescence, il entre à Lutte ouvrière en 1970 sous le pseudonyme de Daumier (caricaturiste du XIXe siècle), puis à la Ligue communiste révolutionnaire l'année de son bac. Après des études de philosophie rapidement avortées et plusieurs petits boulots insolites, un accident de voiture bouleverse sa vie : il devient ergothérapeute et travaille successivement dans un service de gériatrie puis un service de rééducation pour bébés atteints de maladies congénitales, et enfin dans un hôpital psychiatrique où il exerce les fonctions d'instituteur. Inspiré par l'univers de Jean-Patrick Manchette, son premier roman, 'Le Bal des débris', est publié en 1984 bien qu'il ait été écrit quelques années plus tôt. 'Mémoire en cage' paraît en 1982, suivent 'Mygale' (1984), 'La Bête et la belle', 'Les Orpailleurs' (1993), qui confirment le talent de Thierry Jonquet pour le roman au réalisme dur, hanté par la violence et les questions de société. Ainsi, 'Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte', paru en 2006 évoque sans tabous la violence et l'antisémitisme qui sévissent dans certaines banlieues. Thierry Jonquet a également scénarisé plusieurs bandes dessinées parmi lesquelles 'Du papier faisons table rase', dessiné par Jean-Christophe Chauzy. Plébiscité par la critique, l'une des plus élogieuses est signée Tonino Benacquista qui écrit de lui : 'Jonquet sculpte la fiction, c'est le matériau qu'il façonne pour lui donner une âme, le même que celui d'Highsmith ou de Simenon, il est difficile d'en citer beaucoup d'autres.' Alors qu'il venait de publier 'Ad Vitam aeternam', Thierry Jonquet, décède en août 2009, après avoir lutté deux semaines contre la maladie.

Mon avis : (relu en janvier 2011)
Après avoir vu le téléfilm Fracture, réalisé par Alain Tasma avec un scénario d'Emmanuel Carrère d’après le roman de Thierry Jonquet, "Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte", j'ai eu très envie de relire le livre de Thierry Jonquet.

Ce livre est une véritable fresque de la vie d'une petite ville de banlieue du 9-3, Certigny, celle-ci n'existe pas, Thierry Jonquet l'a inventée. Mais elle est criante de vérité : il y a un centre-ville « vieux village » qui côtoie des barres HLM, des jeunes collégiens en échec scolaire, de la drogue, de la prostitution, de la misère...
C'est l'automne 2005, sur fond de conflit social, Thierry Jonquet nous raconte plusieurs histoires entremêlées : celle d'un garçon psychotique, celle d'une guerre de gangs sous la surveillance des policiers et d'un procureur, celle d'une jeune professeur de français débutante et celle de Lakdar, un jeune garçon dont le rêve d'avenir a été brisé...
Anna débute dans l'enseignement, après IUFM, elle a eu un
poste difficile dans un quartier sensible, elle est confrontée à violence ordinaire celles des paroles mais aussi celles des gestes, elle découvre aussi le désespoir de ceux qui ne croient par à l'avenir. Parmi ces élèves elle rencontre Lakdar, il est différent de la majorités des élèves. C'est un jeune garçon que l'on remarque, il est doué, son rêve, c’est de faire de la bande dessinée. Il a du talent, il a gagné un concours organisé par la ville. Malheureusement, après une chute accidentelle et un plâtre trop serré aux urgences sa main droite reste inerte. Lakdar espère que l'on va l’opérer et qu’il pourra de nouveau dessiner. Mais un médecin plus courageux que les autres lui avoue la vérité : son mal est irréversible, il est infirme. Pour Lakdar, c'est le choc, son rêve est brisé. Anna essaie de l’aider pour qu'il apprenne à utiliser sa main gauche. Mais Lakdar est trop mal pour accepter ses paroles d'encouragement. Il n’a plus rien, il ne lui reste que la violence...
C'est roman noir qui dresse un terrible état des lieux des banlieues, le livre a été écrit en 2005 malheureusement il est toujours d'actualité.

Le téléfilm ne montre qu'une partie de l'histoire du livre, il s'attache à l’histoire de Lakdar et à celle d’Anna. L'adaptation est très proche du livre et m'a beaucoup plu.

fracture_film_2

La distribution du téléfilm : Fracture d'Alain Tasma diffusé le 30 novembre 2010 sur France 2
Anaïs Demoustier (Anna Kagan), Samy Seghir (Lakdar Abdane), Arianne Ascaride (Seignol), Leïla Bekhti (Zora Abdane), Robin Renucci (Daniel Kagan), Mireille Perrier (Catherine Kagan), Patrick Catalifo (Vidal), Maryline Canto (Sandoval), Laurent Stocker, sociétaire de la Comédie-Française (Darbois), Paul Bartel (Kevin), Barnabé Magou (Moussa), Azdine Keloua (Slimane Abdane) et Djemel Barek (Ali Abdane).

fracture_film_1

Déjà lu de Thierry Jonquet :

Ils_sont_votre__pouvante Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte (1ère lecture)

les_orpailleurs_p Les orpailleurs  mon_vieux Mon vieux

du_pass__faisons_table_rase_p Du passé faisons table rase ad_vitam_aeternam_p Ad vitam aeternam

m_moire_en_cage Mémoire en cage  moloch_p Moloch  mygale_p Mygale

le_secret_du_rabin_p Le secret du rabbin  la_belle_et_la_bete_p La Belle et la Bête

le_bal_des_d_bris_2010 Le bal des débris la_vie_de_ma_m_re La vie de ma mère !

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26 janvier 2011

Lecture Commune - Olivier Adam

Après avoir vu mon billet du 31/12/2010, Sous le sapin...,
Nymphette m'a contactée pour organiser une Lecture commune
pour le 25 février 2011,
pour le livre

Kyoto Limited Express d'Olivier Adam et Arnaud Auzouy (photographies)

https://p3.storage.canalblog.com/38/78/536764/61210019_p.jpg

Points – octobre 2010 - 156 pages

Quatrième de couverture :
Pour Simon Steiner, revenir à Kyoto, c'est retrouver les lieux du bonheur enfui. Sa vie ne se ressemble plus, pourtant ici tout demeure inchangé. Il déambule, entre mélancolie et ravissement, dans la douceur apaisante des souvenirs et des paysages. Un pèlerinage japonais sur la trace des absentes, au fil des temples, des ruelles et des bars.

Une Lecture Commune à deux c'est sympa mais à plus c'est mieux !
Venez vous joindre à nous !

Participants :
Nymphette
Anne
achille49
mrs pepys

A propos de livres
Erato (?)
Ikebukuro (?)

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Un bon petit diable – La Comtesse de Ségur

Lu dans le cadre de 26_janvier_comtesse_de_s_gur

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Hachette - 1945

Hachette - 1950

La Bibliothèque rose – janvier 1975 -

Rouge et Or – 1995 – 186 pages

Folio junior – juin 1997 – 257 pages

Nathan – novembre 1998 – 188 pages

Casterman – octobre 2003 – 190 pages

Hachette - août 2006 – 280 pages

Livre de Poche jeunesse – mars 2008 – 381 pages

Rouge et Or – mai 2008 – 186 pages

Folio junior – septembre 2009 – 218 pages

Quatrième de couverture :
Depuis qu'il est orphelin, Charles vit chez sa vieille cousine avare, Madame Mac'Miche, qui ne cesse de le tourmenter. Le jeune garçon lui rend bien sûr la monnaie de sa pièce, mais Juliette, sa jeune cousine aveugle, voudrait qu'il ne se venge pas. Un souhait difficile à exaucer, surtout depuis que Charles a appris que Madame Mac'Miche est en possession d'une grosse somme d'argent laissée pour lui en héritage par son père mourant.

Auteur : Sophie Rostopchine est née à Saint-Petersbourg en 1799. Elle épouse un Français et devient la comtesse de Ségur. Dans un style au charme naïf, au ton alerte et amusant, elle écrit des histoires pour ses petits-enfants. Ses récits, empreints de sentiments simple et touchants, connaissent très vite une grande renommée qui persiste encore de nos jours.

Mon avis : (lu en janvier 2011)
Quelle drôle et bonne idée qu’a eu Pimprenelle de nous proposer de découvrir ou redécouvrir la Comtesse de Ségur ! C’est un auteur que j’ai beaucoup lu lorsque j’étais enfant. J’ai choisi de relire « Un bon petit diable ». C'est l'histoire de Charles un jeune orphelin de 12 ans qui vit en Écosse chez une vieille cousine avare et méchante, Madame Mac'Miche. Pour supporter ce que lui fait subir Madame Mac'Miche, Charles imagine mille et une farces et mauvais tours... Il a le soutient de Betty, la domestique et de sa cousine Juliette, une jeune aveugle de 15 ans, qui vit avec sa sœur dans une maison voisine. Juliette est comme un bon ange auprès du bon petit diable, elle l'encourage à être bon pour éviter les méchancetés de la cousine Mac'Miche.
De mes lectures d'enfance, j'avais gardé surtout les souvenirs des farces du Bon petit diable et de la méchante Madame Mac'Miche, mais j'avais complètement oublié le personnage de Juliette, personnage très touchant.
Cette histoire fait référence également à Charles Dickens (qu'il faudrait que je relise ou lise...), il est question d'orphelin, de maltraitance d'enfant, il y a même quelques fées...

J'ai pris beaucoup de plaisir à relire ce livre à la fois triste et émouvant et j'ai redécouvert également la conclusion de cette histoire.

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Un téléfilm, inspiré de ce livre, a été réalisé par Jean-Claude Brialy en 1983. Alice Sapritch y jouait le rôle de la veuve Mac'Miche.

Une version audio de ce livre est disponible gratuitement : ici

Extrait : (début du livre)
Dans une petite ville d'Écosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d'une cinquantaine d'années, Mme Mac'Miche. Elle avait l'air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans quelque dépense, car elle était d'une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste ; elle tricotait un jour dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée.
Elle jetait de temps en temps un coup d'œil à la fenêtre et paraissait attendre quelqu'un ; après avoir donné divers signes d'impatience, elle s'écria :
«Ce misérable enfant ! Toujours en retard ! Détestable sujet ! Il finira par la prison et la corde, si je ne parviens à le corriger ! »
A peine avait-elle achevé ces mots que la porte vitrée qui faisait face à la croisée s'ouvrit ; un jeune garçon de douze ans entra et s'arrêta devant le regard courroucé de la femme. Il y avait, dans la physionomie et dans toute l'attitude de l'enfant, un mélange prononcé de crainte et de décision.
Madame Mac'Miche : -D'où viens-tu ? Pourquoi rentres-tu si tard, paresseux ?
Charles : -Ma cousine, j'ai été retenu un quart d'heure par Juliette, qui m'a demandé de la ramener chez elle parce qu'elle s'ennuyait chez M. le juge de paix.
Madame Mac'Miche : -Quel besoin avais-tu de la ramener ? Quelqu'un de chez le juge de paix ne pouvait-il s'en charger ?
Tu fais toujours l'aimable, l'officieux ; tu sais pourtant que j'ai besoin de toi. Mais tu t'en repentiras, mauvais garnement ! ... Suis-moi.»
Charles, combattu entre le désir de résister à sa cousine et la crainte qu'elle lui inspirait, hésita un instant, la cousine se retourna, et, le voyant encore immobile, elle le saisit par l'oreille et l'entraîna vers un cabinet noir dans lequel elle le poussa violemment.
«Une heure de cabinet et du pain et de l'eau pour dîner ! et une autre fois ce sera bien autre chose.
-Méchante femme ! Détestable femme ! marmotta Charles dès qu'elle eut fermé la porte. Je la déteste ! Elle me rend si malheureux, que j'aimerais mieux être aveugle comme Juliette que de vivre chez cette méchante créature... Une heure ! ... C'est amusant ! ... Mais aussi je ne lui ferai pas la lecture pendant ce temps ; elle s'ennuiera, elle n'aura pas la fin de Nicolas Nickleby, que je lui ai commencé ce matin ! C'est bien fait ! J'en suis très content.»
Charles passa un quart d'heure de satisfaction avec l'agréable pensée de l'ennui de sa cousine, mais il finit par s'ennuyer aussi.
«Si je pouvais m'échapper ! pensa-t-il. Mais par où ? comment ? La porte est trop solidement fermée ! Pas moyen de l'ouvrir... Essayons pourtant...»
Charles essaya, mais il eut beau pousser, il ne parvint seulement pas à l'ébranler.

Prochain rendez-vous avec Pimprenelle 22f_v_thilliez

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25 janvier 2011

Spellman & Associés – Lisa Lutz

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Albin Michel - mai 2007 – 427 pages

Livre de poche – mars 2008 – 444 pages

traduit de l’anglais (États-Unis) Françoise Du Sorbier

Quatrième de couverture :
Qui pourrait résister aux Spellman, la famille la plus sérieusement fêlée de la Côte Ouest ? Certainement pas leur fille, Izzy, associée et néanmoins suspecte. Car pour ces détectives-nés, rien n'est plus excitant que d'espionner, filer, faire chanter... les autres Spellman de préférence. Mélange détonant d'humour et de suspense, ce best-seller international (et son héroïne) a fait craquer Hollywood : vous n'êtes pas près d'oublier les Spellman !

Auteur : Née en 1970, Lisa Lutz rêve de devenir scénariste. Elle entame en 1991 l'écriture d'un script tout en travaillant pour gagner sa vie dans... une agence de détectives. Son scénario aboutira à un film (Plan B, sorti en 2001). mais Lisa Lutz est déçue par cette expérience : elle se jure de ne plus jamais travailler pour Hollywood. C'est en 2004 qu'elle entame la rédaction de Spellman et associés, premier volet d'une série sur les Spellman, une famille de détectives privés. Aventures à suivre dans Les Spellman se déchaînent...

Mon avis : (lu en janvier 2011)
Je me suis beaucoup amusée en lisant les aventures de la famille Spellman. Les Spellman sont détectives à San Francisco. Mais leur profession déteint sur leurs vies privées... en effet tous ne peuvent pas s'empêcher d'enquêter, de suivre, de mettre sous écoutes les autres membres de la famille... Il est alors question de « dossiers compromettants », de chantages...
Il y a Izzy (Isabelle) la narratrice, sa mère rêve de la marier à un avocat. Son frère David a préféré quitter l'entreprise familiale pour devenir avocat. Rae, la petite sœur de 14 ans, préfère les filatures ou le chantage que de travailler au collège. Il y a aussi oncle Ray, buveur et joueur, qui squatte chez les Spellman après son cancer et son divorce.
C'est plein d'humour, il y a du rythme, une famille complètement déjantée, des personnages hauts en couleur, des aventures loufoques… Ce livre est plus une comédie qu’un roman policier, malgré tout il vous fera passer un très bon moment !
Il existe d’autres aventures de la famille Spellman avec Les Spellman se déchaînent et La revanche des Spellman.

Extrait : (début du livre)
Je plonge dans le parking, espérant leur échapper. Mes pas résonnent sur le ciment lisse, révélant ma position à quiconque serait aux aguets. Or ils me guettent, je le sais. Je me jure de ne plus remettre ses chaussures lorsque je cours le risque d’être poursuivie.
Je m’engage au pas de charge sur la rampe en spirale du garage, sachant qu’ils ne pourront pas aller aussi vite. Le bruit de mon souffle précipité couvre à présent l’écho de mes pas. Derrière moi, je n’entends rien.
Je m’arrête pour mieux écouter. Une portière de voiture se ferme, puis une autre, et un moteur se met en marche. Je m’efforce de prévoir leur prochaine manœuvre, et je cherche de l’œil la voiture de Daniel dans le parking – une BMW bleu nuit entre deux énormes 4x4. Je fonce vers le véhicule fraîchement lavé et mets la clé dans la serrure.
Le hurlement de l’alarme me cueille comme un coup de poing dans le ventre. J’en reste clouée sur place. J’avais complètement oublié le système de sécurité. Ma voiture à moi, une Buick de douze ans, s’ouvre avec une clé. Normal, quoi.
Mon pouce cherche à tâtons le bouton de la télécommande et je parviens enfin à arrêter la sirène. J’entends l’autre voiture monter la rampe sans hâte, histoire de me mettre la pression. J’appuie enfin sur le bouton qui déverrouille la porte.

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Lu pour le
Baby Challenge - Polar organisé par Livraddict
Livre 10/20 Médaille en chocolat

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24 janvier 2011

C'est lundi ! Que lisez-vous ? [13]

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C'est le jour du rendez-vous proposé par Mallou

Qu'est-ce que j'ai lu la semaine dernière ?

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Une année chez les français - Fouad Laroui
On dirait vraiment le paradis - John Cheever (partenariat Blog-O-Book)
D'où je suis, je vois la lune - Maud Lethielleux
Spellman et associés - Lisa Lutz (billet à venir)

Qu'est-ce que je lis en ce moment ?

Ils sont notre épouvante vous êtes leur crainte - Thierry Jonquet (relecture)

Que lirai-je cette semaine ?

Les chiens de Riga - Henning Mankell
Le pingouin - Andreï Kourkov
Entre chiens et loups - Malorie Blackman

Bonne semaine, bonnes lectures et à lundi prochain !

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22 janvier 2011

D'où je suis, je vois la lune - Maud Lethielleux

d_ou_je_suis_je_vois_la_lune Stock - mars 2010 - 304 pages

Quatrième de couverture :
Moon a choisi la rue parce qu’elle a décidé d’être « elle-même dans ce monde où les gens sont devenus des autres ». Elle ne fait pas la manche, elle vend des sourires, et observe avec malice le manège des gens pressés.
« Je dis : Avec cinquante centimes d'euros, qu'est-ce qu'on achète à notre époque ? J'insiste, il accélère, petite pirouette : Non sans déc’, à ce prix, franchement, tu trouves des trucs intéressants à acheter ? Le type finit par s'arrêter, il se demande où je veux en venir, et c'est là que je sors le grand jeu, tutti et compagnie, je dis : Un sourire à ce prix-là, c’est pas cher payé ! Et j'attends pas qu'il accepte, je lui refourgue un petit sourire façon majorette à dentelles, épaules en arrière et tête haute. Le type soupire, il pense qu'il se fait avoir. Il n'a que dix centimes mais je lui fais quand même le sourire en entier. Je suis pas une radine. »
Autour d’elle, il y a Michou et Suzie avec leur Caddie, Boule, son crâne rasé et sa boule de billard à dégainer en cas de baston, les kepons migrateurs avec leurs crêtes de toutes les couleurs, et surtout, il y a Fidji et ses projets sur Paname. Pour lui, elle a décidé d’écrire un roman, un vrai.
Et il y a Slam qui sort de prison, Slam qui aime les mots de Moon et a une certitude : un jour, elle décrochera la lune…

Auteur : Maud Lethielleux est musicienne et metteur en scène. Elle a parcouru le monde, de l’Asie à la Nouvelle-Zélande. Elle a publié Dis oui Ninon en 2009. D’où je suis, je vois la lune est son deuxième roman.

Mon avis : (lu en janvier 2011)
J’avais beaucoup aimé Dis oui Ninon et je me réjouissais de découvrir le deuxième roman de Maud Lethielleux. C'est un roman plein de tendresse et d'émotions.
Moon est une SDF, elle vit dans la rue dans des cartons, à côté d’une fleuriste, dans une ville de province. Elle vend ses sourires aux passants contre quelques pièces. Elle n'est pas seule, elle a son chiot Comète, son ami Fidji, Slam qui sort de prison, Michou et Suzie avec leur caddie. Un jour, Moon a l'idée de faire un cadeau pour le Noël de Fidji : elle va lui écrire une histoire. Et elle commence à écrire cette histoire dans un carnet volé et avec un bic volé également. Mots après mots, des pensées, des histoires et peu à peu Moon remplit plusieurs carnets mais Fidji a des projets qui l'éloigne de Moon, alors celle-ci décide d'écrire pour de vrai... Pourtant l'idée d'un futur lui fait peur, elle pense aux désillusions qui l'attendent plutôt qu'à un meilleur avenir.
A travers ses sourires, Moon partage son quotidien avec nous, elle nous transmet une nouvelle vision de ce que peut être la Rue. « Les sourires, c’est de l’énergie renouvelable, si t’as pas de pensées ensoleillées, tu vis dans le noir ». En écrivant, elle oublie son quotidien et se met à rêver.
Mais son manque de confiance en elle la maintient enfermée dans la carapace qu'elle a construite autour d'elle pour survivre dans la rue. « La vraie vie n'est pas à la hauteur de mes mots. La vraie vie est emballée dans du papier cadeau, quand tu l'ouvres, tu trouves une boîte, c'est comme les poupées russes, chaque boîte en contient une plus petite, l'espoir diminue au fur et à mesure que tu les ouvres, mais tu continues d'espérer, tu revois tes projets et tes ambitions à la baisse, les boîtes continuent d'être vides. Tu passes ton temps à les ouvrir et à la fin la dernière est tellement minuscule que tu ne fais même pas l'effort de l'ouvrir, tes doigts gelés sont trop gros pour elle, et tu ne veux plus être déçue, tu préfères la laisser là pour quelqu'un d'autre, à moins qu'elle ne soit écrasée par un passant pressé. La vraie vie, c'est une petite boîte dont plus personne ne veut, que même si elle était pleine, elle ne serait rien aux yeux des autres. Parce que les autres sont bien trop occupés avec leurs propres boîtes, et parce que les petites choses n'intéressent personne. »
Il y a beaucoup d'humanité et de poésie dans les mots et les pensées de Moon, elle est vraiment attachante ! A découvrir sans hésiter !
J'ai dans ma PAL son troisième livre, « Tout près, le bout du monde » et je compte le lire sans trop tarder...

Extrait : (début du livre)
Ça y est, ça a commencé l’acharnement, c’est toujours début novembre, t’as trois types qui se ramènent avec leur discours à la con, et vas-y que je t’enlève des degrés au thermo. Ils ont toujours des prévisions catastrophe, ils sont là avec leur talkie-walkie et leur ciré fluo, penchés au-dessus de toi comme si t’étais un clébard blessé à la patte. C’est toujours pire que l’année dernière, c’est toujours pire que l’année dernière, c’est toujours plus tôt dans l’année, ils se lamentent en chuchotant entre eux, et moi franchement je me fends la poire parce que je sais bien que tous les ans c’est pareil, c’est pas pire, c’est pas mieux, c’est les aléas et y’a pas à en faire tout un plat.
Le gars appelle un pote solidaire pour qu’il vienne lui filer un coup de main, il dit : Elle veut pas bouger d’un pouce, ramène quelque chose à manger. Il se tourne vers moi et il rajoute à son talkie : Et une couv de survie ! Les deux autres solidaires s’éloignent, ils ont dû apercevoir Michou et Suzie avec leur Caddie. Le type s’accroupit, il parle en me regardant en coin avec un air de chien battu. C’est toujours comme ça, parce que t’es une nana, on croit qu’on va t’avoir par les sentiments. Son pote me ramène un gobelet plastique et une assiette toute prête, il répète le même discours mais avec les points d’interrogation en plus, il pose des questions où on ne peut pas répondre par oui ou par non, alors je dis rien, ça lui apprendra à essayer de me piéger sous prétexte que c’est début novembre. Je fais non pour la couvrante de morgue et je ramène la mienne en laine jusqu’au cou. Comète sort son museau, elle a senti la viande.
De l’autre côté de la place, les gyrophares et tous les bénévoles du Samu d’hiver se préparent. Si ça commence comme ça, on est mal barrés… Je prends quand même le gobelet histoire de me chauffer les mitaines, Comète commence à s’exciter sur l’odeur, elle remue du pif et ça me gonfle qu’elle se fasse avoir pour un bout de viande.
Avant de partir, le type demande : T’as des copains qui sont dans le besoin ? Et là, je me marre toute seule, parce que si y’a des mecs qu’ont l’air d’être dans le besoin, c’est plutôt eux avec leur tronche d’humanitaire qui revient bredouille.

Lu dans le cadre du Challenge Petit BAC
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"Géographie"

Déjà lu du même auteur :
dis_oui_ninon_p Dis oui, Ninon – Maud Lethielleux

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