04 janvier 2011

Un monde sans fin – Ken Follett

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Robert Laffont – octobre 2008 – 1296 pages

Livre de Poche – janvier 2010 – 1337 pages

traduit de l'anglais par Viviane Mikhalkov, Leslie Boitelle et Hannah Pascal

Quatrième de couverture :
1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d'Angleterre. Ce jour scellera à jamais leurs destinées...
Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, qui rêve d'être médecin, devra défier l'autorité de l'Église, et renoncer à celui qu'elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie mais, ne pouvant épouser celle qu'il a toujours désirée, rejoindra l'Italie pour accomplir son destin d'architecte ; Ralph son jeune frère dévoré par l'ambition deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance.
Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages féroces de la peste noire...

Auteur : Ken Follett est né au pays de Galles, en 1949. Dès son premier roman, en 1978 (L'Arme à l'œil), qui reçoit le grand prix Edgar du roman policier, il s'est imposé comme l'un des plus grands auteurs de romans d'espionnage. Peur blanche, Le Vol du frelon, Le Réseau corneille ont été traduits dans plus d'une vingtaine de pays. Trois de ses plus grands best-sellers ont été également adaptés au cinéma (Les Lions du Panshir, Le Code Rebecca et Le Troisième Jumeau).

Mon avis : (lu en décembre 2010)
J'avais lu il y a très longtemps Les piliers de la Terre que j'avais beaucoup aimé. Dans Un monde sans fin, on retrouve le même esprit. L'action se déroule deux siècles plus tard, au XIVème siècle dans la ville anglaise de Kingsbridge. Nous suivons pendant plus de trente ans, plusieurs intrigues autour de nombreux personnages : le plus attachants sont Caris et son esprit de femme moderne, Merthin le bâtisseur visionnaire, Gwenda.
Ken Follett décrit avec beaucoup de précisions les détails de la vie quotidienne à cette époque, comme la façon de travailler, de se nourrir, les maladies, le poids du servage. On découvre les luttes de pouvoir entre le Roi, l'Église et les marchands, on voit déjà pointer le commerce mondiale. Le lecteur est happé par une histoire captivante avec de nombreux rebondissements, mêlant le romanesque, le romantisme et un peu d'érotisme, mais aussi les injustices et la violence.
Il est question de la rénovation de la cathédrale, de l'effondrement et de la reconstruction du pont, d'une épidémie de peste... J'ai dévoré sans aucune difficulté les 1300 pages de ce livre avec beaucoup de plaisir et d'intérêts. L'histoire est passionnante !

Ce livre a été classé à tort dans la catégorie Polar pour le Baby-Challenge, il s'agit plutôt d'une fresque historique.

Extrait : (début du livre)
Gwenda n’avait pas peur du noir, et pour tant elle n’avait que huit ans.
  Quand elle ouvrit les yeux et ne vit que l’obscurité autour d’elle, elle n’en fut aucunement effrayée. Elle savait où elle se trouvait : étendue à même le sol sur de la paille, auprès de sa mère, dans le long bâtiment en pierre du prieuré de Kingsbridge qu’on appelait l’hospice. À en juger d’après la chaude odeur de lait qui chatouillait ses narines, Ma devait nourrir le bébé qui venait de naître et n’avait pas encore de nom. À côté d’elle, il y avait Pa et, juste après, Philémon, son frère de douze ans. Plus loin, d’autres familles se serraient les unes contre les autres, comme des moutons dans un enclos. Mais, bien que la salle soit bondée, dans le noir, on ne les distinguait pas. On sentait seulement l’odeur puis sante de leurs corps chauds.
  La naissance de l’aube annoncerait la Tous saint – fête d’autant plus remarquable cette année qu’elle tombait un dimanche. La nuit sur le point de s’achever clôturait une journée de grands dangers car, en cette veille du jour où l’on célébrait tous les saints, les esprits malins se déchaînaient et rôdaient en liberté de par le monde. Tout un chacun le savait, et Gwenda ne faisait pas exception. C’était pour se tenir à l’écart de ce péril que les centaines de fidèles à l’instar de sa famille étaient venus des villages voisins se réfugier dans ce lieu sacré qu’était le prieuré pour y attendre l’heure de se rendre à mâtines.
  Comme toute personne dotée d’un tant soit peu de raison, Gwenda se méfiait des esprits mauvais. Toutefois, il était une chose qu’elle appréhendait plus encore, une chose qu’elle devrait accomplir pendant l'office. Pour l’heure, elle s’efforçait de la chasser de ses pensées, tout en scrutant la morne obscurité alentour. Le mur en face d’elle était percé d’une fenêtre en ogive – plus exactement d’une ouverture sans vitre, car seuls les édifices les plus importants possédaient de véritables fenêtres avec des vitres, comme on le lui avait expliqué. Ici, une tenture en lin empêchait l'air froid de l'automne de pénétrer – une tenture épaisse assurément, car le mur était d'une même noirceur opaque d'un bout à l'autre. Pour une petite fille qui redoutait tant l'arrivée du matin, ces ténèbres avaient quelque chose de rassurant.

Lu dans le cadre du Challenge Voisins, voisines
voisin_voisine
Grande-Bretagne

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Lu pour le
Baby Challenge - Polar organisé par Livraddict
Livre 9/20 Médaille en chocolat

d_fi_1000
Lu dans le cadre du Défi des Mille organisé par Fattorius

Posté par aproposdelivres à 06:51 - - Commentaires [13] - Permalien [#]
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