04 novembre 2010

Le Livre sans nom – Anonyme

le_livre_sans_nom Sonatine – juin 2010 – 460 pages

traduit de l'anglais par Diniz Galhos

Quatrième de couverture :
Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…
La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique…
Deux flics très spéciaux, un tueur à gages sosie d’Elvis Presley, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

Auteur : Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

Mon avis : (lu en octobre 2010)
Voilà un livre totalement atypique qui mélange les genres : western, policier, thriller, et même surnaturel…
L'action se déroule dans Santa Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde. Tous les cinq ans, s'y déroule une éclipse totale.
Nous découvrons une multitude de personnages hauts en couleurs et une histoire qui nous entraîne d'énigmes en énigmes...
Ils sont tous à la recherchent de l'Œil de Lune, une pierre détenant de grands pouvoirs.
En premier lieu, il y a les moines de l'Ile d'Hubal, le père supérieur Taos envoie les moines Kyle et Peto,spécialistes des arts martiaux, retrouver cette pierre qui leurs appartienne.
Ils vont rencontrer le terrible «Bourbon Kid», disparu depuis cinq ans après avoir laissé de nombreux cadavres derrière lui parce qu'il avait bu trop de bourbon.
Sanchez est le propriétaire du bar Tapioca où va se dérouler l'essentiel de l'intrigue, ses clients sont
Jefe ou Marcus la Fouine... 
Il y a également deux inspecteurs, Mile Jensen, spécialiste des enquêtes surnaturelles et Archibald Somers, policier à la retraite.
Une belle femme, Jessica va se réveiller amnésique après un comas de 5 ans, elle est la seule survivante de la tuerie lors de la dernière éclipse.
Et pour compléter le tableau, il y a Elvis, le meilleur tueur à gages de la ville, El Santino l'homme le plus craint de la ville, Dante et Kacy un jeune couple d'amoureux à la recherche d'argent facile, Rodeo Rex, lutteur, chasseur de prime, sans oublier une diseuse de bonne aventure nommée «La Dame Mystique».

Il y a des règlements de compte en permanence, le lecteur fréquente plusieurs bars glauques, les cadavres se multiplient... Il est plongé dans un monde sombre et violent (un peu trop pour moi).
Il y a également beaucoup de références au cinéma, au série télé, à la musique... Je ne les ai pas toutes comprises...

J'avoue avoir été un peu déçu par ce livre si encensé... Au début, j'étais souvent perdue aux milieux des nombreuses intrigues, ensuite j'ai trouvé certaines longueurs dans l'histoire mais j'ai quand même voulu terminer ce livre pour comprendre la clé du mystère... Un livre vraiment original.

Extrait : (début du livre)
Sanchez avait horreur que des inconnus entrent dans son bar. En fait, il détestait également les habitués, mais il les accueillait tout simplement parce qu'il avait peur d'eux. Éconduire un habitué, ce serait signer son propre arrêt de mort. Les criminels qui fréquentaient le Tapioca étaient toujours à l'affût de la moindre occasion d'y prouver ce qu'ils valaient, parce que c'était le plus sûr moyen d'acquérir une renommée, jusqu'au sommet de la hiérarchie du monde du crime.

Le Tapioca était un bar qui avait vraiment du caractère. Ses murs étaient jaunes, et pas d'un jaune agréable : plutôt un jaunâtre de fumée de cigarette. Rien d'étonnant à cela : l'une des nombreuses règles tacites du Tapioca était l'obligation, pour l'ensemble de la clientèle, de fumer. Cigares, pipes, cigarettes, joints, narguilés, cigarillos, bangs, tout était autorisé, excepté ne pas fumer. Ne pas fumer était tout à fait inacceptable. Le fait de ne pas boire de l'alcool était aussi considéré comme un péché, mais le plus grand des péchés, c'était d'être un inconnu dans ses lieux. Dans ce bar, personne n'aimait les inconnus. Les inconnus n'apportaient que des problèmes. On ne pouvait pas se fier à eux.
Aussi, lorsqu'un homme, vêtu d'une longue cape, capuche rabattue sur la tête, entra et s'assit sur un tabouret de bois au bar, Sanchez eut la certitude qu'il ne ressortirait pas en un seul morceau.
La vingtaine d'habitués attablés cessèrent leur conversation et toisèrent longuement l'homme encapuchonné assis au bar. Sanchez remarqua qu'ils s'étaient également arrêtés de boire. C'était mauvais signe. S'il y avait eu une musique d'ambiance, elle se serait sûrement interrompue dès l'entrée de l'inconnu. Le seul son audible était à présent le bourdonnement continuel du gros ventilateur fixé au plafond.

Posté par aproposdelivres à 07:23 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
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