03 mai 2010

Sans laisser d'adresse – Harlan Coben

sans_laisser_d_adresse Belfond – mars 2010 – 347 pages

traduit de l'américain par Roxane Azimi

Quatrième de couverture :
De Paris à New York en passant par Londres et la Nouvelle-Angleterre, entre services secrets, réseaux terroristes et scientifiques corrompus, une machination infernale orchestrée par un Harlan Coben au sommet de son art.
Ancien sportif reconverti dans les relations publiques, Myron tombe des nues quand il reçoit l'appel de Terese, dont il est sans nouvelles depuis sept ans. " Rejoins-moi. Fais vite... ".
À peine arrivé à Paris, le cauchemar commence...
Qui en veut à la vie de Terese ? Quels secrets lui a-t-elle cachés ? Pourquoi le Mossad, Interpol et la CIA les traquent-ils sans relâche ?
Enlèvements, meurtres, menace islamiste, manipulations génétiques, complots internationaux... Un suspense au coeur d'une actualité brûlante, par le maître de vos nuits blanches.

 

Auteur : Né en 1962, Harlan Coben vit dans le New Jersey avec sa femme et leurs quatre enfants.
Diplômé en sciences politiques du Amherst College, il a travaillé dans l’industrie du voyage avant de se consacrer à l’écriture.
Depuis ses débuts en 1995, la critique n’a cessé de l’acclamer. Il est notamment le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis.
Traduits dans une quarantaine de langues, ses romans occupent les têtes de listes de best-sellers dans le monde entier.
Le premier de ses romans traduit en France, Ne le dis à personne (Belfond, 2002) – prix du polar des lectrices de Elle en 2003 – a obtenu d’emblée un énorme succès auprès du public et de la critique. Succès confirmé avec : Disparu à jamais (2003), Une chance de trop (2004), Juste un regard (2005), Innocent (2006), Promets-moi (2007), Dans les bois (2008) et Sans un mot (2009).

Mon avis : (lu en mai 2010)
Un livre qui se lit facilement et rapidement comme un Harlan Coben qui se respecte ! Ce n’est pas le meilleur mais je l’ai lu avec plaisir et détente. Myron Bolitar reçoit un appel de Terese, une femme qu’il n’avait pas revue depuis huit ans. Celle-ci lui demande simplement au téléphone : "Viens vite à Paris", son ton est semble-t-il inquiet. Myron va se laisser convaincre et partir pour Paris, dès l’arrivée à l’aéroport les ennuis commencent… De l’action, du suspens, beaucoup de rebondissements et finalement on se laisse prendre par l’intrigue, on découvre un peu plus de la personnalité de Myron et le lecteur est plongé dans une histoire de famille, de terrorisme…

En situant une partie de l’histoire à Paris, Harlan Coben fait quelques petits clin d'œil à l'adaptation cinématographique de Ne le dis à personne par Guillaume Canet, comme par exemple le Commissaire de police français qui se nomme Berléand.

Extrait : (début du livre)

- Tu ne connais pas son secret, m’a dit Win.
- Pourquoi, je devrais ?
Win a haussé les épaules.
- C’est grave ? ai-je demandé.
- Très.
- Alors j’aime mieux ne pas savoir.

Deux jours avant que je ne découvre le secret qu’elle gardait enfoui en elle depuis dix ans – un secret a priori personnel qui allait non seulement nous démolir tous les deux, mais changer à jamais la face du monde -, Terese Collins m’avait téléphoné à cinq heures du matin, me propulsant d’un rêve quasi érotique dans un autre. Pour me déclarer de but en blanc :
- Viens à Paris.

Ça faisait sept ans que je n’avais pas entendu le son de sa voix, il y avait de la friture sur la ligne, et elle n’avait pas perdu de temps en préliminaires.
- Terese ? avais-je répondu en émergeant. Où es-tu ?
- Dans un charmant hôtel de la rive gauche. Tu vas adorer. Il y a un vol Air France ce soir, à dix-neuf heures.
Je m’étais assis. Terese Collins. Les images affluaient : son bikini assassin, l’île privée, la plage baignée de soleil, son regard envoûtant, son bikini assassin.
Le bikini mérite d’être cité deux fois.
- Je ne peux pas, avais-je dit.
- Paris.
- Je sais.

Il y a presque dix ans, nous nous étions réfugiés sur une île comme deux âmes perdues. Je pensais ne plus jamais la revoir, mais je me trompais. Quelques années plus tard, elle m’avait aidé à sauver la vie de mon fils. Après quoi, pfuitt, elle s’était volatilisée… jusqu’à ce jour.

Posté par aproposdelivres à 20:44 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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