aya_5 Gallimard - novembre 2009 – 106 pages

Présentation :

A Abidjan les problèmes s'accumulent pour Aya : Mamadou fait le 'génito' pour la femme de son professeur de biologie, tandis que Félicité est séquestrée au village par son père. De son côté, Grégoire, le Parisien moisi, s'est fait recruter par un pasteur, fondateur de la très prospère 'Eglise Réformée de Dieu Zéro Malade'. Pendant ce temps à Paris, Innocent, l'aventureux coiffeur, découvre que l'homosexualité n'est peut-être pas aussi bien acceptée en France qu'il l'espérait...

Auteurs :
Marguerite Abouet
naît en 1971 à Abidjan. Elle grandit en famille dans le quartier populaire de Yopougon jusqu'à l'âge de douze ans. Puis, ses parents l'envoient avec son grand frère à Paris, où les héberge leur grand oncle. Elle y découvre avec émerveillement les bibliothèques et se passionne pour les livres. Elle écrit bientôt des romans qu'elle ne fait lire à personne, tout en devenant tour à tour punk, supernounou pour triplés, pour mamies et papis, serveuse, opératrice de saisie... Après une carrière d'assistante juridique, elle décide de se consacrer uniquement à l'écriture et crée, avec la complicité de Clément Oubrerie, le personnage d'Aya. Elle y raconte avec une voix et un humour inédits une Afrique loin des clichés, de la guerre et de la famine. En 2006, Aya de Yopougon est célébré par le prix du Premier album au Festival international de ta bande dessinée d'Angoulême. Marguerite Abouet vit aujourd'hui à Noisy le Sec, près de Paris. Elle écrit de nombreuses histoires pour le livre, la télévision et le cinéma. Elle travaille aussi beaucoup pour l'association qu'elle a fondée Des livres pour tous, dans le but de rendre le livre plus accessible aux enfants d'Afrique en y créant des maisons de quartier bibliothèques.

Clément Oubrerie naît à Paris en 1966. Après le bac, il entame des études d'art à l'école Penninghen, qu'il interrompt pour partir aux États-Unis. Il y passe deux années, exerce toutes sortes de métiers, mais finit dans un pénitencier au Nouveau-Mexique parce que sans papiers. De retour en France, il illustre des ouvrages pour la jeunesse - une quarantaine à ce jour - et co-fonde La Station, un studio d'animation avec lequel il prépare actuellement un long-métrage signé Anna Gavalda. Il trouve aussi le temps de jouer de la batterie avec un groupe de funk et de voyager, notamment en Côte d'Ivoire. Son talent singulier donne vie avec esprit et authenticité au récit de Marguerite Abouet.

Mon avis : (lu en décembre 2009)

Je me suis plongée dans ce nouvel album de Aya de Yopougon avec toujours le même plaisir. L’intrigue va tout azimut car on passe tout au long du livre d’un personnage à l’autre, cela donne du rythme à ce cinquième album. Innocent est toujours à Paris, il emménage avec jeune homme, Moussa est recherché par ses parents, Félicité a été ramenée de force par son géniteur au village, Grégoire a été recruté par la fausse l’Église Réformée de Dieu Aucun Malade… Toujours avec humour mais appelant à la réflexion et avec des expressions imagées Marguerite Abouet aborde de nombreux sujets comme le patriarcat, les fausses églises, l’homosexualité… Je n’oublie pas le dessin de Clément Oubrerie drôle et coloré qui évoque si bien l’Afrique vivante. Comme toujours à la fin, il y a le « bonus ivoirien » avec un lexique, un article sur les églises en Afrique et la recette traditionnelle du « biékosseu ». Que du plaisir ! Et maintenant, j’attends avec impatience la parution de l’épisode suivant !

Extrait :

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Aya de Yopougon

Aya de Yopougon 2

Aya de Yopougon 3

Aya de Yopougon 4