25 novembre 2009

L'histoire de Chicago May – Nuala O'Faolain

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Sabine Wespieser éditeur – août 2006 - 443 pages

10x18 - mai 2008 - 392 pages

traduit de l'anglais (Irlande) par Vitalie Lemerre

Présentation de l'éditeur :

Nuala O'Faolain s'empare du destin d'une jeune Irlandaise pauvre qui, en 1890, s'est enfuie de chez elle pour devenir une criminelle célèbre en Amérique sous le nom de "Chicago May". L'amour, le crime et un destin exceptionnel de femme au tournant du XXe siècle : tous les ingrédients du romanesque sont réunis. Tour à tour braqueuse, prostituée, arnaqueuse, voleuse et danseuse de revue musicale, May avait une beauté magnétique qui tournait la tête des hommes. Ses aventures la conduisirent du Nebraska, où elle côtoya les frères Dalton, à Philadelphie, où elle mourut en 1929, en passant par Chicago, New York, Le Caire, Londres et Paris, où elle fut jugée pour le braquage de l'agence American Express. Elle vécut sur un grand pied, fit de la prison, et écrivit même, dans le genre convenu des mémoires de criminels, l'aventure de sa vie. Partant de ce matériau, Nuala O'Faolain mène une enquête trépidante, tentant de saisir les motivations de cette énigmatique cœur d'Irlande, elle aussi exilée aux Etats-Unis. Car cette héroïne romanesque et sentimentale a payé au prix fort l'indépendance qu'elle a conquise contre les normes sociales. Ici l'écrivain nourrit de sa propre expérience une émouvante réflexion sur la quête d'une femme qui a décidé de sortir des sentiers battus, choisissant l'aventure et assumant la solitude.

L'Auteur :
Nuala 0’Faolain est née en Irlande en 1940. Journaliste à Londres, pour la BBC, puis à Dublin, elle a publié tardivement son premier livre, On s'est déjà vu quelque part ? (Sabine Wespieser éditeur, 2002). Le succès de ce récit autobiographique, qui a suscité un véritable phénomène d'identification auprès de toute une génération de femmes, a changé sa vie. Elle la consacre désormais à l'écriture, et partage son temps entre son cottage de l’ouest de l’Irlande et New York. Après Chimères (2003), J'y suis presque (2005), L'Histoire de Chicago May (Prix Femina étranger, 2006), tous parus chez Sabine Wespieser éditeur. Nuala 0’Faolain est décédée le 9 mai 2008 et Best love Rosie a été publié après sa mort.

Mon avis : (lu en novembre 2009)

J'avais découvert Nuala O'Faolain avec son livre Best love Rosie que j'avais bien aimé. J'ai donc été un peu surprise par ce livre qui est essentiellement une biographie, celle de Chicago May une femme vivant au début du XXème siècle. Elle est contrainte de quitter son pays natal l'Irlande et elle émigre aux États-Unis. Seule et sans argent, sa vie n'est pas facile et elle tombe dans la prostitution et le vol. Elle fera de la prison en France puis en Angleterre avant de retourner aux États-Unis. Tout au long du livre, l'auteur n'hésite pas à partager avec le lecteur ses interrogations, ses recherches. Elle accompagne son récit de nombreuses photos, lettres et documents pour confirmer la véracité de l'histoire. On découvre la terrible condition de la femme à cette époque aux États-Unis. L'auteur étant elle-même irlandaise vivant aux États-Unis, on sent l'importance que ces recherches sur Chicago May a eu sur sa propre histoire. J'ai trouvé très intéressant ce livre mais comme j'attendais plutôt un vrai roman qu'une biographie je l'ai trouvé un peu long à lire et j'ai été un peu déçue.

Extrait : (page 115)
Elle s'éveillait dans l'après-midi dans un grand lit où, j'imagine, un vieux manteau de fourrure miteux servait de couverture d'appoint et où les rideaux étaient cloués à la fenêtre et non suspendus. Je suppose qu'elle pouvait entendre de la rue un homme vendant du combustible à la criée, et qu'il lui montait un sac de charbon. Peut-être y avait-il une domestique quelque part qui allumait le feu et posait une casserole de café en équilibre dessus - May devait se blottir dans la chaleur dès l'instant où le feu rougeoyait. Elle lève sa tasse de café d'une main nerveuse, extrait quelque chose à se mettre hors du chaos de ses vêtements, rafraîchit son visage brûlant dans l'eau froide d'une cuvette en fer. Puis elle file vers son banc ou sa chaise attirés dans le saloon quelconque qui était à ce moment-là le quartier général de sa bande.

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