17 novembre 2009

Les copains d'Aristide – Claude Michelet

les_copains_d_aristide Éditions France loisirs – janvier 2005 – 170 pages

Quatrième de couverture :

Il y a ceux qui naissent sous une bonne étoile, bénis des dieux, heureux au jeu et en amour et il y a... Aristide. Roi de la guigne, prince de la poisse, il a fait de la malchance son sport favori, son hobby à plein temps. Tout ça à cause d'un nom à coucher dehors, car notre Aristide s'appelle... Klobe.
Après une scolarité passée sur le banc des colles, un service militaire à l'ombre du trou et mille petits boulots ingrats, notre homme au nom impossible mais à la plume talentueuse se fait engager comme nègre chez un éditeur aussi âpre au gain qu'aux jupons. Mais ce jour-là, Aristide aurait sans doute mieux fait de se casser une jambe ou de briser un miroir !

Auteur : Claude Michelet est né en Corrèze en 1938, dernier d'une famille de sept enfants. Son premier roman, La Grande Muraille, paraît en 1969. Suivi d'Une fois sept (1970), Mon père Edmond Michelet (1971), Roche-flame (1973). Le succès vient en 1975 avec J'ai choisi la terre, et avec Cette terre est la vôtre (1977) sur le même thème. Et la consécration en 1980, quand le prix des Libraires couronne Des grives aux loups (paru en septembre 1979). Les palombes ne passeront plus, suite du précédent roman, paraît à l'automne de 1980. La série télévisée réalisée par Philippe Monnier a accru encore la diffusion de cette suite romanesque.

Mon avis : (lu en novembre 2009)

C'est un peu par hasard que j'ai pris ce petit livre à la bibliothèque. Ayant déjà lu des livres de Claude Michelet avec La Grande Muraille puis Des grives aux loups (tome 1 à 4) il y a quelques années, j'ai été attirée par celui-ci peut-être grâce aux canetons de la couverture ?

Ce livre ne ressemble en rien à ceux que j'avais déjà lu du même auteur. Ce livre commence par la citation d'Eugène Labiche « Les chanceux sont ceux qui arrivent à tout... Les malchanceux sont ceux à qui tout arrive. » En effet c'est l'histoire d'Aristide Klobe qui a toujours été malchanceux à cause de son patronyme difficile à prononcer et à retenir qui l'entraîne dans des situations difficiles à l'école, au service militaire puis dans la vie professionnel. Ce roman se lit très facilement et est plutôt amusant, mais sans plus. Cependant, je n'ai pas compris la raison de la présence des canetons sur la couverture du livre...

Extrait : (début du livre)

« Si leur ramassage n'était pas interdit – mais qu'est-ce qui n'est pas interdit de nos jours ? - il ferait un temps à chercher les escargots, pensa l'homme en regardant la pluie qui frappait avec violence la fenêtre située derrière sa persécutrice.

« Mais évidemment, avec la malchance qui me poursuit depuis sa naissance, il a fallu que cette virago me convoque aujourd'hui ! De toute façon, si cette imbécile qui se gargarise de mots – car elle adore s'écouter parler, c'est évident ! - oui, si elle me lâche avant midi j'aurai quand même le temps de faire un saut jusqu'à la forêt de Rambouillet ; je suis sûr qu'elle regorge de champignons. Depuis qu'il tombe cette pluie, encore tiède pour la saison, je suis persuadé que les lactaires et les russules pullulent, et les girolles aussi !

« Mais au lieu de m'oxygéner et de me ramener de quoi me confectionner quelques solides omelettes, je suis là à feindre d'écouter les remontrances de cette vilaine garce ! Car avec la gueule qu'elle a, c'est sûrement une garce, une chamelle ! Je ne jurerais pas qu'elle ait jamais réussi à mettre un homme dans son lit ; mais si c'est le cas, le pauvre bougre n'a pas dû y faire la grasse matinée, pressé d'aller se réchauffer ailleurs ! Elle doit être aussi impossible à dégeler qu'un congélateur en marche et elle me fout vraiment la trouille ! Elle a des yeux à vous expédier à la guillotine...

- Vous m'écoutez au moins ? Lança sèchement la femme.

- Mais oui madame le juge, assura l'homme d'un ton qui démentait son acquiescement.

- Je vous ai déjà dit qu'on disait madame LA juge !

-Bien sûr, bien sûr, quoique du point de vue grammatical ce soit on ne peut plus douteux..., dit-il en contemplant à nouveau le ruissellement de la pluie sur les carreaux.

- Alors puisque vous m'écoutez vous comprendrez donc qu'avec les charges qui pèsent sur vous...

- Non, les soupçons, de simples soupçons infondés, coupa-t-il.

- Je dis bien les charges et je sais ce que je dis ! Vu les charges donc, je ne peux faire à moins que de préparer votre mise en examen ; elle devrait être effective sous peu. Je vous incite donc à trouver un avocat. Vous avez jusque-là négligé d'en prendre un, je ne saurai trop vous conseiller de pallier au plus vite cette carence.

- J'essaierai d'y penser.

Posté par aproposdelivres à 07:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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