21 octobre 2009

Le voyage vers l'enfant – Vonne van der Meer

le_voyage_vers_l_enfant Editions Héloïse d'Ormesson - août 2009 – 171 pages

Présentation de l'éditeur

Quand Julia aperçoit un siège enfant sur une bicyclette, son désir de maternité s'affirme et elle rêve d'un bébé avec Max, son mari. Or le couple ne peut pas avoir d'enfant. Dans l'espoir d'adopter, ils décident alors de partir au Pérou, oit ils iront de surprises en défaites. Et rencontreront Pablo qui, loin d'être le nourrisson tant espéré, changera leur vie à jamais. Vonne van der Meer nous éblouit par son écriture limpide qui cerne les craquelures du quotidien. Son histoire forte et juste déborde d'émotions.

Biographie de l'auteur

Vonne van der Meer vit près d'Amsterdam. Ses précédents romans, La Maison dans les dunes (2005) et Le Bateau du soir (2006), situés sur une île frisonne, ont rencontré un énorme succès aux Pays-Bas. Le Voyage vers l'enfant, en cours d'adaptation au cinéma, débute sur cette même île de Vlieland et se poursuit jusqu'à Lima.

Mon avis : (lu en octobre 2009)

J'ai adoré les deux livres précédents que j'ai lu de cette auteur : Les invités de l'île et Le bateau du soir. Celui-ci m'a surpris. En effet, si on s'attend à une suite des deux précédents comme nous le laisse imaginer le début du livre qui se situe sur l'île, je comprend que l'on peut être déçu. Pour ma part, j'ai essayé d'oublier les deux premiers livres pour mieux entrer dans « Le voyage vers l'enfant ».

C'est l'histoire de Julia et Max qui après sept ans de mariage décident d'avoir un enfant, après trois ans d'attente et des visites chez le médecin qui ne décèle aucun problème, ils décident d'aller chercher un enfant, loin, dans un autre pays. Et ils commencent à entreprendre les démarches nécessaires pour une adoption. L'attente est longue, longue et impatiente Julia est prête à partir au Pérou pour aller y chercher un bébé en faisant confiance à un homme rencontré dans un café à la sortie d'une réunion d'information sur l'adoption. Max est réticent mais malgré tout il accompagne sa femme au Pérou. Mais là-bas, les démarches ne sont pas simples et les espoirs et les déceptions seront au rendez-vous. Le voyage se prolonge, et l'histoire bascule avec la rencontre avec Pablo, car la fin du livre est vraiment inattendue et surprenante.

J'ai trouvé Julia très touchante dans son désir de devenir mère et j'ai bien aimé ce voyage au Pérou. Mais cependant cela n'a pas été le coup de cœur des deux premiers livres.

Extrait : (page 13)

Descendre un chemin entre les dunes, sentir la mer avant même de la voir – rien n'est comparable à cette sensation. Voilà pourquoi elle venait ici ou sur l'une des autres îles de Wadden au moins deux fois par an. Mais en ce jour, la seule odeur qu'elle sentait, c'était celle du cadeau d'anniversaire de mariage. Elle l'avait dans les narines, emballée, avec une faveur.

Arrivée au sommet de la dune depuis laquelle on découvrait la mer, elle s'immobilisa comme à son habitude. Réalisation d'un désir semble-t-il inné. Mais cette fois, savoir que la mer s'étendait en principe au-delà de cet endroit ne lui fit rien. Ça ressemblait à la mer, ça bougeait comme la mer, ça bruissait comme la mer. Mais ça exhalait une odeur de salon de coiffure. Julia remonta un peu plus la fermeture éclair de son anorak et enfouit les mains dans les poches. Descendant le chemin menant à la plage, elle eut l'impression d'entrer dans un cinéma.

- Bonsoir madame.

- Bonsoir madame.

- Bonsoir madame.

Les enfants de la maison voisine de la leur passaient à sa hauteur, portant les seaux, des pelles ainsi qu'un ballon rouge. Ils lui demandèrent s'ils pouvaient venir regarder la télé, leur poste était de nouveau en panne.

- Bien sûr, dit-elle, mais à condition d'arrêter de m'appeler avec vos madame par-ci, madame par-là. Je m'appelle Julia.

Les enfants hochèrent la tête et s'éloignèrent. Il ne lui avait pas échappé que sa remarque les avait embarrassés. A chaque fois qu'elle tentait de se rapprocher de quelqu'un, elle ne faisait que s'en éloigner un peu plus. Une personne habituée à côtoyer des enfants, par exemple une maman, n'aurait pas tiqué sur l'emploi du mot « madame ».

Posté par aproposdelivres à 17:01 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : ,