Livre lu dans le cadre du partenariat Blog-o-Book - Aux forges de Vulcain

contretemps Aux forges de Vulcain – août 2009 – 163 pages

Quatrième de couverture :

« Assis par terre dans sa chambre devant le thé au goût de vieille terre moite qu’il affectionnait, il méditait sur la meilleure façon de retrouver le disparu. Ce qu’il lui fallait, c’était une méthode. Une méthode de recherche. Comme il n’avait jamais cherché à retrouver personne auparavant, il prit pour point de départ l’agonie familière que lui infligeait la disparition quotidienne de ses clés, évaporées. Il retournait alors chaque objet de son appartement, soupçonnant des pires conspirations des recoins où il n’était pourtant jamais allé, en découvrant ainsi beaucoup de nouveaux, les retrouvant finalement, le plus souvent dans sa poche, parfois sur la porte, du coté extérieur. Il décidait alors, épuisé, de remettre ses projets à plus tard et de demeurer à l’intérieur pour le moment. Il était le genre d’homme à qui l’expérience n’apprend jamais rien. Ce qu’il savait, il le savait d’instinct ou du fait de ses lectures, mais ce que le monde tentait de lui enseigner par les événements, il l’oubliait toujours. »

Auteur : Charles Marie, né en 1980, est avocat et vit à Paris. Contretemps est son premier roman.

Mon avis : (lu en septembre 2009) 

C’est le premier livre de la Collection Littératures de la jeune maison d’édition Aux forges de Vulcain. J’ai accepté de lire ce livre que me proposait le site Blog-O-Book vraiment par curiosité car j’ai beaucoup de mal à refuser de lire un livre qu’on me propose…

Melvin est recruté anonymement pour retrouver Bruno Bar, un ami qu'il a perdu de vu. Melvin part du principe que l'on retrouve facilement que ce que l'on ne recherche pas et il part donc un peu par hasard pour Florence. Il y rencontre une très jolie femme, Lorraine qui l’invite à une soirée dans les catacombes. Une fusillade a lieu lors de cette soirée et Melvin découvre alors que deux clans s’affrontent la Banque et la Catacombe. Brutalement, il quitte Florence pour Budapest où il croit voir Bruno Bar…

Cela commence comme un vrai roman policier avec de l’action, des surprises, du fantastique aussi, mais j’ai été vite perdue dans une intrigue qui part dans tous les sens et j’ai péniblement terminé le livre sans vraiment de plaisir. J'avoue ne pas être une fan des livres fantastiques, c'est peut-être cela qui m'a empêché d'apprécier ce livre. Sinon j’ai été perturbée par la construction du livre avec des petits chapitres de quelques pages qui se succèdent les uns les autres sans passer à la page suivante. D’autre part, la typographie est un peu petite et rend fatigante la lecture.

J'ai voulu avoir un autre avis, celui de mon fils qui est un grand lecteur de livres de science-fiction et de fantastique. Il a trouvé l'intrigue et les personnages très sympa mais au milieu du livre l'histoire est un peu confuse.

Merci aux éditions Les forges de Vulcain pour cette découverte.

Extrait : (page 7 – Briser la glace)

Melvin adorait prendre le train. Et cette fois-ci ne dérogeait pas : l'idée que ce train précis, dans lequel il était depuis une heure, arriverait à Florence le lendemain matin, quoi qu'il advint ou presque, lui était particulièrement douce. C'était comme si, dans un monde d'incertitudes et de libre arbitre, les principes ployaient sous la force des rails, et le destin redevenait maître de sa vie. Il s'achetait toujours un billet de train avec le sourire de l'homme qui échappe à ses ennemis, certain d'avoir, pour quelques heures, réussi à rétablir l'inexorable au sein de sa vie. Il ne lui restait qu'à se débarrasser du costumé qui gesticulait devant lui pour en goûter pleinement l'abandon souverain.

Cet homme, dont Melvin souhaitait désespérément le départ, c'était le contrôleur, qui ne comprenait pas que l'on puisse réserver une cabine double alors que l'on était seul, dans le but, précisément, de la rester. C'était un de ces hommes qui croit à la communauté des hommes. Il aurait été plus prompt à admettre l'existence d'une femme invisible et sa présence dans la cabine que la possibilité d'homme prêt à payer deux fois plus cher pour pouvoir voyager seul. Il semblait donc décidé à rester discuter le plus longtemps possible afin de neutraliser le bénéfice de cet acte inhumain. Il fallait y mettre fin. Mais comment se débarrasser d'un humaniste ? La maladie. Tout le monde fuyait devant la maladie.

Livre lu dans le cadre du partenariat logotwitter_bigger et LOGO4_large